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  1. M2 DROIT FISCAL et M2 FISCALITE INTERNATIONALE — MM. COLLET et BLANLUET Ces deux masters visent à former des fiscalistes de haut niveau. De nombreuses universités et grandes écoles forment des fiscalistes, auxquels s’ouvrent des possibilités de carrières variables. Mais les Masters dont il est question ici visent surtout à mettre sur le marché des étudiants “employables” pour les plus gros cabinets d’avocats qui cherchent des gens très spécialisés. Donc gros cabinets mais encore les grosses en entreprises qui ont de gros clients. La sélection est d’ailleurs effectuée en fonction de cela, les directeurs du Master sont à la recherche des étudiants qui sont le plus à même d’être vite opérationnels, qui sont aptes à travailler en entreprise. Dans le cadre de ces masters tout le monde est – sauf exception – en apprentissage. Le calendrier est assez particulier : dès le 1er septembre, tous les étudiants du Master commencent leur apprentissage en entreprise, entreprise qui les accueillent pendant toute l’année, ce qui suppose que les recrutements dans le Master se fassent le plus tôt possible. Les directeurs cherchent donc à évaluer quelles sont les candidats les plus à même à s’épanouir dans un milieu d’entreprise ou au sein d’un grand cabinet d’avocats. Il faut donc des étudiants qui ont fait beaucoup de droit fiscal, notamment en M1, qui connaissent les notions, les concepts, c’est une exigence essentielle. Distinction entre les deux diplômes Il y a une formation qui se veut généraliste : le M2 Droit fiscal qui tente de couvrir les différents terrains de la fiscalité des entreprises mais aussi la fiscalité personnelle. Refus d’une hyper-spécialisation ici. Avec une ouverture importante sur le droit fiscal international aussi. Le M2 Fiscalité internationale lui, est évidemment plus spécialisé, plutôt destiné à des personnes qui souhaitent avoir une carrière tournée vers l’international. Il est également plus axé sur la fiscalité des entreprises. Processus de sélection En termes de critères de sélection, les exigences sont identiques pour les deux masters. Bien qu’il soit d’autant plus apprécié, comme on peut l’imaginer, d’être bilingue voire trilingue en fiscalité internationale. Il faudra en tout cas avoir une maîtrise minimale de la langue anglaise pour les deux formations. Il est vivement conseillé de ne pas envoyer son dossier à la date limite. L’idée c’est qu’au 29 juin, pour l’essentiel, tout le monde soit déjà recruté. Les résultats du S2 sont regardés à la marge, mais pour peu de gens finalement, ceux pour lesquels des doutes persistent encore, soit les dossiers mis en attente, mais en vérité le moins possible de sorte que tout soit bouclé d’ici le 29 juin parce que ce jour est lancé le processus d’apprentissage : accueil des étudiants de la future promotion, aide à la rédaction des CV, entretiens avec les entreprises, etc. Théoriquement on peut envoyer son dossier au plus tard le 18 juin. Mais le plus tôt est le mieux. Dans certains cas il y aura des entretiens qui auront lieu les lundi 25 et mardi 26 juin. Ces entretiens ne concerneront pas toutes les personnes susceptibles d’être recrutées. Si le dossier est déjà très séduisant la personne sera prise sans entretien, d’autres dossiers sont écartés sur la seule base des notes: aucune mention ou moyenne trop loin de la mention, globalement si les notes de l’étudiant ont toujours été en dessous de 12 ça va être difficile. Quand il y a doute, une hésitation : entretien qui consiste en une petite discussion sur la base du CV, et exposé du projet professionnel de l’étudiant. Niveau d’anglais Seront regardés les test d’anglais passés par l’étudiant, ses éventuels séjours à l’étranger. Mais peu importe qu’on ait jamais fait de séjour à l’étranger, on peut tout autant candidater à l’un des masters comme à l’autre du moment qu’on est motivé, qu’on a le profil et un minimum d’appétence pour la langue anglaise. Lettre de motivation Toutes sont lues, au moins sommairement pour celles qui accompagnent les dossiers les plus « fragiles ». Certains dossiers se dégagent immédiatement. D’autres sont écartés directement. Et entre les deux on a un certain nombre de “bons dossiers”, dans ce cas on regarde dans le détail pour sélectionner : lettre de motivation, stages, langues, les notes en droit fiscal. Il est préférable que la lettre de motivation soit manuscrite: 1 page voire un peu plus du moment que ça reste pertinent. Il convient d’éviter les formules standardisées. Plus la lettre sera formulée avec les propres mots de l’étudiant, plus elle se distinguera et sera séduisante. Sera porté une attention sur les profils sportifs, associatifs, mais sans que cela ne compense aucunement de mauvais résultats. Les résultats doivent êtres bons. En pratique la plupart des dossiers sont relativement constants dans les notes au cours du parcours universitaires. Mais si une année, on constate un « accident » dans une matière en particulier ce n’est pas grave, ça arrive. Ne pas hésiter à signaler toute raison pouvant expliquer cet « accident ». Un bon dossier c’est 12, 13, 14 de moyenne. La moyenne générale de l’étudiant, c’est ce qui est regardé en premier. Mais précisons que d’une année à l’autre il peut y avoir des variations significatives dans le niveau général des candidatures de sorte qu’on ne peut pas dire à l’avance quelle moyenne donne accès au titre “d’excellent dossier”. Parfois c’est 14 parfois c’est 16. Tout dépend du niveau général des candidatures. Lorsque le dossier est un peu moins bon, on regardera les notes en droit fiscal. Pour les lettres de recommandation, si elles sont pertinentes, de gens qui connaissent personnellement l’étudiant, c’est un plus bien entendu, mais ça ne va pas rattraper une moyenne catastrophique. Donc pourquoi pas. De la même manière, les stages sont pris en compte dans le dossier, surtout quand le dossier est un peu moins bon, ça peut être un peu plus. Si l’étudiant a déjà un M2, il pourra bien sûr candidater, la diversification des parcours est toujours bien vue, du moment que le dossier est bon et qu’il aurait même été susceptible d’être retenu en cas de candidature à l’issue de son M1. Entre le Master professionnel et le Master recherche, on recherche les mêmes niveaux. Organisation du Master Les deux masters fonctionnent de la même manière. En M2 Droit fiscal l’étudiant est à mi-temps en cours et à mi-temps en entreprise (ou cabinet) jusqu’au 1e avril. Le matin il a cours et l’après-midi il est en entreprise sauf le vendredi après-midi. Et à partir du 1e avril il est en temps plein en entreprise. En M2 Fiscalité internationale il y a un partenariat avec HEC. 2 jours en entreprise 2 jours en cours. Des cours sont tenus à HEC bien que l’étudiant n’obtienne pas de diplôme HEC à l’issue. (voir site du Master et la maquette des enseignements) Les profils issus de ces deux masters sont très recherchés sur le marché du travail. Aucun des deux masters n’est plus ou moins adapté à un travail en entreprise ou en cabinet. Pour trouver son apprentissage, le Master a des partenaires habituels, sans pour autant être hostile à élargir ces partenaires sur demande. Ce n’est donc pas aux étudiants de trouver leur entreprise ou cabinet, en principe. Étudiants de province Il y a au sein de ces deux masters un souci d’avoir des profils diversifiés, c’est très important pour les partenaires qui ne veulent pas recevoir des dossiers identiques. Pour cette raison il est intéressant d’avoir des profils autres que venant de Paris II, notamment les meilleurs venant de province. Il y a un équilibre un peu difficile à trouver. Le nombre d’étudiants de Paris II retenu varie d’une année à l’autre. Parfois la moitié viennent de province. Barreau Il est peut-être préférable de le passer à la fin du M1. En effet, après une année de M2 c’est parfois difficile de revenir à un rythme “scolaire”. En tout cas, point de vue des deux masters, il est possible de passer le barreau à l’issu du M1 comme à l’issue du M2. Dans le premier cas, la journée sera accordée pour passer les épreuves (pas pour les révisions). Dans le second cas il faudra absolument en parler amont car l’apprentissage s’arrête à la mi- juillet. Il y a cependant possibilité de négocier et d’arrêter un peu plus tôt l’apprentissage pour passer le barreau dans les meilleures conditions possibles. —> Possibilité de demander à M. Collet de jeter un coup d’oeil sur son dossier en amont des candidatures pour se faire une idée.
  2. M2 SECURITE DEFENSE — M. le Professeur OLIVIER GOHIN - Nombre de dossier : 246 - Taux de sélection 47 - Le nombre d’inscrits : 41 pour 2017/2018 1600 dossiers/ 437 sélectionnés et 73% d’inscrits sur les 12 ans que le master existe. Diplôme qui marche bien, qui marche le mieux en public. Diplôme ciblé et pas généraliste sur des matières importantes : Assez ouvert pour intégrer le Master: - Culture générale importante pour la sélection des dossiers, étudiants en SP, en DAFF, histoire, RI, philo, très ouvert. -Mais ce qui est intéressant : l’exception. En effet, d’après les étudiants, ce qui les différencie, ce qu’ils font et pas les autres, tel qu’un sport rare et performant, une activité associative avec responsabilité, une langue rare ; la différence est importante : gros plus et point positif à prendre en considération. - Stages accomplis pour montrer nos motivations : dans un commissariat, service central, réserve opérationnelle, mémoire rédigé pour les M1 SP. - Ouvert sur les associations, dire ce que sont les activités - 1 sur 3 hors Paris 2. Différence concrète entre finalité recherche et professionnelle : - M2 recherche existe pour les enseignants - Pro : Prof doit s’occuper de l’employabilité, intégration Création depuis 2009 du M2 recherche -2014 : question de la ré-accréditation du diplôme : besoin d’un M2 pro, mais M2 indifférencié : réponse du ministère ; il sera recherche ou pro : les étudiants doivent cocher. - Recherche : mémoire - Pro : stage - M2 SD : pas de stage mais fait faire des activités à ses étudiants. Les étudiants trouvent du travail avec ce diplôme : concours de fonction publique, officier de police, officier de gendarmerie, inspecteur des douanes, administration pénitentiaire. - Contexte de développement de la sécurité privée : cyber sécurité… il a voulu un diplôme transversal. - Aspect pro nécessaire : Sciences Po le fait, Paris 1. M. le professeur Gohin pense à ce diplôme depuis 15 ans, précurseur en la matière ? -Concours OST : Officier sur Titre : ouverture de l’institution militaire à des étudiants, très bien selon lui. Recruter des M2 est une bonne chose pour l’institution de l’armée. - 20 postes seulement, très sélectif - 8 candidats cette année et 6 admissibles à ce concours. - Pas de mention ni note minimale : il regarde peu le parcours antérieur des étudiants sauf s’il est mauvais, pas d’exigence de mention, ni absence de redoublement. Lettre de motivation personnelle possible, très ouvert. Il a déjà sélectionné des étudiants ayant raté leur M1. Important que les étudiants bougent, pas contre Erasmus en soit, plus favorable en M1 qu’en L3. La licence est une base de connaissance globale. Il a le soucis de l’intégration professionnelle. M2 complétement différent que le M1 : le M2 n’est pas la poursuite du M1, rien à voir selon lui. - Sélection : parcours antérieur cohérent logique et intérêts pour les questions de sécurité défense et activités associatives. Il tient compte de la parité, pour que les filles soient représentées dans son Master. Asso de droit de la sécurité et de la défense qu’il a créé. - Pas de stage mais on peut obtenir un stage : date de début : la remise du mémoire, fin mai/ Juin/ Juillet/ Aout et Septembre. Possible d’entrer à l’IPAG et d’aller en stage sur un an après le M2. M. le professeur Gohin est le directeur de l’IPAG. Stage dans le champ de la sécurité/ Défense pour le M2. - Contact pro au cours des enseignements - Le M2 ne prépare pas aux concours administratif en soit, mais un concours consiste à se mettre dans le concours et à travailler tout au long de l’année pour cela. - épreuves sportives à préparer pour les concours - Le temps libre dans le M2 sert notamment à préparer les concours. - Langues rares/ cultiver sa différence. - Lettre de motivation : dire si on était présent à la rencontre ; ses réelles motivations, être franc, ne pas mentir. - Possible d’obtenir un RDV avec M. le professeur Gohin en privé, pour parler de ses projets et/ ou difficultés.
  3. M2 DROIT PENAL ET SCIENCES PENALES — MM. les Professeurs CONTE et RÉBUT C’est un master de droit pénal et de sciences pénales qui s’ouvre donc aussi à des matières liées au droit pénal mais non juridiques proprement dites. La dominante du master II reste cependant juridique. En effet, les matières de sciences criminelles peuvent être choisies en option mais le cœur de l’enseignement reste juridique. C’est là que réside la différence entre ce master et le master II de criminologie. Ce master est ouvert à tous les étudiants ayant un master 1 mais une sélection a lieu sur dossier, en tenant compte du profil, des résultats de l’étudiant, étant entendu qu’il y a un nombre de places limité à une vingtaine pour la qualité de l’enseignement. Le master fonctionne encore sur le modèle classique avec une sélection à l’entrée du master II. Le profil de l’étudiant doit avoir un profil, non pas d’hyperspécialisation en droit pénal, mais comportant un minimum de connaissances de droit pénal. Un profil de pur publiciste n’est pas rédhibitoire, mais est handicapant. Certains enseignements constituent en effet des bases fondamentales pour pouvoir bien travailler dans le cadre du master II. Il y avait 250 candidatures l’année dernière, pour 20 places environ. Les moyennes sont prises en compte et non les mentions. Les professeurs sont conscients des différentes réputations des universités, et ne rejettent pas les dossiers mais prennent en compte ces éléments. Plus d’étudiants d’Assas sont généralement admis que d’étudiants de l’extérieur. Il y a par exemple cette année 60% de personnes d’Assas et 40% de personnes de l’extérieur environ, mais en général c’est 50-50. La sélection se fait début juillet. Il y a une lettre de motivation à écrire. Elle est importante si jamais on doit y prêter attention : c’est le cas lorsqu’on a un profil avec de bons résultats mais un peu atypique (année de césure, deuxièmes masters, années de césure etc.) Il faut parvenir à démontrer une cohérence de son projet. Mais pour les très bons dossiers classiques et les mauvais dossiers classiques, la lettre de motivation est sans doute accessoire. Le critère des notes est objectif, plus que les stages, les lettres de recommandation etc. Il n’y a pas d’oral. Avoir effectué un semestre à l’étranger n’est pas handicapant. Le master II vise à faire des étudiants des spécialistes du droit pénal. Il a une finalité plus théorique que pratique. Les grandes matières étudiées d’une façon académique dans les années précédentes sont cette-fois étudiées plus en profondeur. Il y a du travail sur des documents, dans des domaines précis. On fouille des questions particulières, en les mettant en lien avec d’autres domaines que celui du droit pénal. Une quantité de travail personnel significative doit être fournie. Des documents sont donnés à étudier et constituent le fil directeur des cours. Le but est d’acquérir un esprit critique, une réflexion en plus de simples connaissances. Il y a du temps libre, fait pour approfondir. Les matières incluent 2 enseignements fondamentaux de droit criminel approfondi, obligatoires, et suivis pendant les 2 semestres. Ils sont assurés par Monsieur le Professeur Verny et Madame Le Professeur Lepage. Il y a un écrit à la fin (de 5heures), et un mémoire à produire. Le mémoire peut traiter d’un sujet général ou très spécialisé, dans des domaines variés comme le droit pénal général, droit pénal des affaires, droit pénitentiaire, droit pénal de la presse etc. Ce travail s’effectue sous la supervision d’un directeur de mémoire. C’est un travail de recherche mais aussi de structuration de la pensée. Il n’y a pas de soutenance de mémoire, mais ce dernier est noté par le directeur de mémoire et une autre personne du master II également. La note est donc le résultat de deux lectures. Il y a aussi les directions d’étude et de recherches. Cela se fait par équipe de 2 : un thème est donné et les 2 étudiants le présentent, sous le contrôle d’un enseignant. Il y a une liste de sujets, et les étudiants s’arrangent entre eux pour les répartir. Il peut y avoir des thèmes très spécialisées (ex : l’extradition et la CEDH) ou plus larges. Ensuite, un corrigé est donné. Cela donne lieu à une note et permet d’évaluer la capacité de recherche et de construction d’une réflexion. Il y a ensuite 2 blocs d’option où 3 matières sont proposées et où il faut en choisir 2. Le premier bloc inclut le droit pénal des médias, droit pénal international et droit pénal des affaires. Le second bloc 2 inclut la criminologie, la protection internationale des droits de l’homme et un cours sur les libertés fondamentales. Ces 2 derniers cours sont mutualisés avec des masters II de droit public. Il y a ensuite une troisième série d’options où 5 sont proposées et où il faut en choisir 3. Elles contiennent des enseignements comme la procédure pénale, le droit pénal européen… Les débouchés sont principalement judiciaires : la grande majorité des étudiants se destine ou bien à la magistrature, ou bien au métier d’avocat. Certains se destinent à la police. La date de remise du master est généralement fixée en mai. Le master II prend donc fin avant les épreuves d’entrée de l’ENM. Il y a toujours un ou deux étudiants qui veulent passer l’ENM conjointement au fait de suivre le master II.
  4. M2 DROIT PUBLIC DE L’ÉCONOMIE — M. Le Professeur BRACONNIER Le Master 2 Droit Public de l’économie est un diplôme qui a plus de 20 ans d’existence. C’est un diplôme généraliste en droit public de l’économie. I/ Caractéristiques générales A/ L’organisation de l’année universitaire L’année universitaire se décompose en deux semestres. Le 1ersemestre ( début septembre à fin janvier-début février ) est consacré à l’enseignement. Le rythme est assez soutenu, la concentration des cours importante ( environ 380 heures de cours ). Néanmoins, une caractéristique essentielle de ce master est de professionnaliser les étudiants, d’acquérir une méthode. L’objectif n’est plus d’assimiler le maximum de connaissances possible. Les cours sont assurés dans une perspective de professionnalisation des étudiants. Ils sont opérationnels, aptes à travailler efficacement dès qu’ils intègrent leur stage. Ce sont d’excellents professionnels capables de s’intégrer partout et immédiatement. Il y a également beaucoup de rencontres avec des professionnels tout au long du 1er semestre. Au 2ndsemestre, les étudiants effectuent un stage de 6 mois. Ils font ensuite une soutenance de mémoire ( soit en juin soit en septembre ). Ce mémoire s’inscrit dans le cadre du stage ( ce n’est pas un rapport de stage ). Le sujet est choisi en général par le maître de stage ou l’un des professeurs. Il est possible, mais très rare, de faire le stage à l’étranger. Tout au long de l’année, l’association du M2, composée des étudiants de l’année précédente, organise des évènements, entretien les relations. L’association est active. B/ Le réseau Une grande importance est attachée au réseau des anciens diplômés du M2. Il y a un réseau très dense ( environ 700 anciens diplômés dans l’annuaire ). C’est essentiel pour l’insertion professionnelle et cela participe à la grande réputation du M2 droit public de l’économie. Cette très grande reconnaissance dans le milieu professionnel du M2 est en partie due grâce à son réseau. C’est une caractéristique primordiale. C/ Sur l’accès Le nombre de diplômés du master n’est pas élevé ( 31 en 2017 ). C’est un M2 très sélectif. Il y a chaque année environ 250-280 candidatures. Les candidats, pour la majorité, sont de l’université Paris II Assas. Il y a une certaine minorité de demandes provenant de Sciences-Po. Beaucoup d’étudiants d’universités de provinces candidatent. Tout le monde peut venir, il n’est pas nécessaire d’être étudiant en M1 à Assas pour intégrer ce M2. Une attention particulière est portée aux candidatures provenant de l’Université Panthéon-Assas. L’effectif est hétérogène (en général, la moitié vient d’Assas et l’autre moitié de l’extérieur). Les étudiants formés viennent en principe d’un M1 de droit public. Néanmoins, ce n’est pas exclusif et des étudiants de différents M1 peuvent intégrer ce M2. Des étudiants en droit privé peuvent également candidater, tout comme les étudiants étrangers ( ils sont rares mais c’est possible ). 3 critères sont principalement retenus dans le dossier : - niveau de l’étudiant :c’est le plus important. Les résultats de toutes les années sont pris en compte mais une attention particulière est portée sur le M1 qui est l’année la plus importante. ATTENTION : pour le M1, les 2 semestres comptent. Après la session de juillet, il est donc très important et obligatoire de faire parvenir immédiatement par mail au professeur ( ou à l’administration ) ses résultats. Si les notes du S2 sont absentes, le dossier est incomplet. - le CV, le profil de l’étudiant en général :tout ce qui peut montrer pourquoi on devrait nous prendre. Par exemple : stages, expérience associative, activités, etc… Concernant les lettres de recommandation, elles peuvent être utiles mais ne sont pas indispensables ( les lettres de recommandation de chargés de TD sont inutiles ). - projet professionnel :une importance particulière est attachée au projet professionnel. Il faut une lettre de motivation. L’explication doit être claire et précise. La cohérence du projet à l’issu du M2 est essentielle dans le choix des candidats. Concernant les étudiants qui sont partis en programme d’échange à l’étranger, c’est une expérience qui n’est absolument pas négative et n’empêche pas de candidater. Au contraire, elle est considérée comme un élément très positif. Sur la note de DPE en m1 :elle vaut évidemment beaucoup mais n’est pas une garantie, elle n’est pas non plus rédhibitoire. C’est le profil généraldu candidat qui est apprécié ( les dossiers sont étudiés avec beaucoup d’attention, tout est regardé ). Par exemple : il est possible qu’un candidat dont le dossier est inférieur à d’autres, mais avec une note excellente en droit public de l’économie, soit convoqué à un entretien. Si la note est un peu moyenne en droit public de l’économie mais que le reste du dossier est excellent, la réponse a des chances d’être positive. La sélection : Il y a une première liste principale de 33 à 35 étudiants. Il n’y a quasiment jamais de désistement. Il n’y a pas de liste d’attente. La réponse est donc soit positive soit négative. En cas de doutes légitimes sur les raisons d’un refus, il est possible d’envoyer un mail au directeur du diplôme ( attention le candidat doit être objectif, il doit avoir des interrogations légitimes sur son refus ). C’est une sorte d’appel. Chaque année des dossiers sont examinés une deuxième fois et chaque année, quelques candidats ( très peu ) sont repêchés. ATTENTION : cet « appel » n’est absolument pas une garantie pour obtenir une réponse positive. Particularité : Il est possible qu’il y ait des hésitations pour certains dossiers ( exemple : une personne qui a un bon dossier ou qui candidate pour la 2èmefois ). Ces candidats ( une dizaine chaque année ) sont convoqués pour un entretien. ATTENTION : L’entretien ne concerne donc que deux types de candidats uniquement : - les dossiers où il y a des doutes, hésitations - les candidats qui ont fait appel et dont le professeur a accepté de les convoquer pour un entretien D/ Les débouchés Depuis longtemps, les diplômés ( environ 75% ) devenaient avocats. Un partie ( 25% ) intégrait le secteur privé ( juriste d’entreprise principalement ) ou, pour une minorité, les administrations de l’Etat ( conseillers de TA, un travail dans un ministère par exemple ). Les étudiants diplômés d’un M2 droit public de l’économie passent ainsi parfois des concours administratifs. Ces tendances évoluent depuis quelques années. Les étudiants se dirigent plus fréquemment vers une carrière de juriste d’entreprise. C’est également le cas pour les étudiants poursuivant une carrière au sein des administrations de l’Etat. On constate qu’il y a une diminution du nombre d’étudiants avocats. Mais il ne faut pas négliger que la demande de très bons avocats en droit public de l’économie reste très forte. Ces avocats sont rares. Ce qu’il faut retenir est que le M2 droit public de l’économie est assez généraliste, il y a alors une grande diversité en matière de débouchés. Les étudiants n’ont aucune difficulté pour trouver un emploi après ce M2. Leur profil est très recherché. Il est également possible de poursuivre une thèse. Le professeur y attache une grande importance et les étudiants intéressés y sont encouragés. Des contrats doctoraux sont proposés ( 1 ou 2 chaque année ). II/ Questions et précisions : Faut-il mettre le master en 1erchoix ? Oui. Est-il possible de passer le CRFPA à la fin du M1 ? La compatibilité avec l’EFB et le M2 est difficile mais possible, des étudiants le font. Le rythme du M2 est soutenu et l’assiduité importante. Ce n’est pas la meilleure formule possible. De plus, la rentrée du M2 s’effectue la première semaine de septembre ce qui peut être problématique pour les oraux. L’avantage : le stage à effectuer dans le cadre de l’EFB et le M2 peut être le même. Sur le partenariat avec l’ESSEC : Les étudiants sont directement admissibles ( ils doivent passer l’oral ). Cela concerne les masters spécialisés et aussi le programme grande école. Les étudiants ayant déjà fait un M2 peuvent-ils être acceptés ? Ce n’est pas le profil recherché mais l’appréciation d’un dossier reste générale. La candidature devra être très bien justifiée mais sera difficile à retenir. La complémentarité entre les deux M2 doit alors nécessairement exister.
  5. M2 CRIMINOLOGIE — MME. le Professeur LEPAGE et M. le Professeur MORVAN Le Master criminologie est codirigé par le Professeur Morvan et le Professeur Lepage. Il existe à Paris II, deux M2 sur les sciences criminelles = Criminologie et droit pénal. Le master de droit pénal est un master entièrement de recherche et consacré au droit pénal sous toutes ses facettes. Tandis que le M2 criminologie donne la possibilité de choisir entre la filière recherche et la filière professionnelle. Le Master 2 criminologie a une autre particularité de reposer sur deux piliers : criminologie et droit pénal à parts égales. Ce n’est pas un M2 exclusivement consacré à la criminologie. La codirection montre cette complémentarité = le Professeur Morvan a la casquette de criminologie et le Professeur Lepage de pénaliste. I. Sélection des dossiers Ce master recherche les meilleurs dossiers. Les bonnes notes en droit pénal sont particulièrement recherchées. La sélection est cependant une appréciation d’ensemble, il faut des bonnes notes dans toutes les matières. Une importance particulière est portée sur le droit pénal mais elle n’est pas exclusive : meilleur est un dossier dans son ensemble, meilleur il a des chances de retenir l’attention. Il est bon d’être enrichi par des expériences personnelles. Il faut le faire apparaître à la fois dans le dossier mais de la lettre de motivation. En effet, le dossier de candidature contient une lettre de motivation. · Sur la forme de la lettre Cette lettre doit avoir une qualité formelle = elle doit être manuscrite. Elle doit avoir une qualité formelle irréprochable. La présentation doit être idéale, claire, exempte de fautes d’orthographe et de syntaxe. La lettre de motivation s’adressant aux professeurs = Ne pas commencer la lettre par « Bonjour Monsieur, Bonjour Madame » mais plus « Madame le professeur, Monsieur le professeur ». La lettre de motivation doit être adressée à la fois à Monsieur Morvan soit Madame Lepage. La lettre ne doit pas être trop longue = de 1 page à 1 page et demi. · Sur le fond de la lettre La lettre doit révéler quelque chose que le parcours académique, le CV ne révèle pas. Cela peut être expliquer la passion pour le droit pénal. Qu’est ce qui dans le parcours personnel et étudiant témoigne de cet intérêt pour la matière. Et expliquer pourquoi dans le parcours professionnel, on demande le M2 criminologie. Valoriser les expériences. Les directeurs recherchent quelque chose de vivant, de personnel. Il y a la possibilité de candidater dans deux M2 a Paris II. Beaucoup de personnes choisissent de candidater au M2 criminologie et le M2 droit pénal. · Concernant ce qui ne font pas le choix du 2eM2 droit pénal = Cela peut être un étudiant qui demande le Master de droit privé général mais ont un intérêt particulier pour la criminologie. Ceci est cohérent. En revanche des étudiants ont parfois des demandes plus atypiques = criminologie et une autre spécialité sans rapport avec le droit pénal comme le droit des assurances, … On peut alors se demander quel est alors le projet des étudiants. Il faut se poser soit même la question. Cela peut se poser des questions sur ce que veut l’étudiant, s’il est motivé par la criminologie. · Concernant les étudiants qui font un choix sur le M2 criminologue et droit pénal = Cela est parfaitement cohérent. La question se pose pour les étudiants dans quel ordre placer ces deux M2.Il peut arriver que les demandes en 2ndchoix arrivent au moment où il n’y a plus de places. La capacité du Master criminologie est en effet de 20 étudiants. Pour faire le choix de l’ordre des dossiers, il faut savoir quel est le M2 qui nous tient le plus à cœur. Ce Master n’écarte pas par principe les dossiers qui demandent le master en Second choix. Il est fréquent d’avoir une liste d’attente. La sélection court sur plusieurs semaines. La sélection est commune au Professeur Morvan et au Professeur Lepage. Les dossiers sont acceptés par les deux professeurs. Lors de la sélection, trois piles sont faites = - Etudiants que l’ont n’acceptent pas - Etudiants que l’on accepte tout de suite - Etudiants que l’on met en liste d’attente. Les étudiants pris immédiatement sont rapidement informés par le Professeur Morvan. Il est important de vérifier ses mails régulièrement à cette période. Le mail envoyé comporte un délai de réflexion, pendant lequel on conforme le choix. II. Le déroulement du Master L’année universitaire commence mi-septembre. Un cocktail a lieu et marque la fin de l’année universitaire des étudiants de l’année précédente. En effet, les rapports de stage de la filière professionnelle sont soutenus mi-septembre. A l’issu de cette journée, les étudiants sont diplômés. Les étudiants de la nouvelle promotion arrivent et commencent la nouvelle année universitaire. Les cours commencent aux alentours du 20 septembre. Les étudiants sont répartis entre deux filières : professionnelles et recherches. Cette différence ne se fait pas selon les cours. En effet, beaucoup d’intervenants sont des universitaires ou des praticiens. Ce qui différencie les deux filières est le fait que les étudiants de la filière recherche doivent faire un mémoire et ceux de la filière professionnelle doivent effectuer un stage. · Le mémoire de la filière recherche Ce mémoire est un travail qui se fait durant toute l’année. Les étudiants soutiennent leur mémoire au début du mois de juillet. Il n’y a aucun quota entre la filière recherche et la filière professionnelle. Il n’est pas nécessaire de faire une thèse à l’issu d’une filière recherche. · Le stage de la filière professionnelle Le stage s’effectue fin printemps, et le rapport se soutient en septembre. Le stage se fait souvent dans des cabinets d’avocats, des juridictions mais aussi dans l’institut médico légal de paris, commissariat, … Le rapport de stage permet de développer un thème important et intéressant du stage. Il fait en général 40-50 pages. Il faut s’appuyer de la pratique. · Les intervenants En parallèle des cours, il y a des rencontres diverses avec des intervenants. Il y a par exemple le lien avec Mr Salomon a la chambre criminelle qui rencontrent les étudiants au cours du « petit déjeuner débat ». Il y a ensuite une visite approfondie de la Cour de cassation. Les autres praticiens, professionnels, changent chaque année. III. Quelques statistiques · Demandes Le master a une disponibilité de 20 places. En 2015, il y a eu 341 candidatures, 370 en 370 et 369 en 2017. ÄFilière recherche = 70 candidatures ÄFilière professionnelle = 270 candidatures Il n’y a pas de quota entre les 2 filières, on peut donc changer en début d’année. · Résultats 6/10 étudiants sont reçus à l’ENM et l’année dernière 8/10. Þ Intervention de Mme Touchet, représentante de l’institut de criminologie = On peut envoyer les dossiers de candidatures aussi directement à l’institut de criminologie ; il faut les envoyer 4 juin 29 juin avec une réponse courant juillet. IV. Questions - La valorisation des dossiers La qualité d’un dossier s’observe au travers de la cohérence du parcours plutôt que de la nécessaire accumulation d’expériences. Les expériences pratiques accumulées et de bons résultats sont vus de façon favorable dès lors qu’elles permettent de révéler la cohérence d’un projet. - Les élèves sur liste d’attente Les élèves sont prévenus à mesure de l’admission. Au plus tard vers le 15-16 juillet la sélection est faite. A partir du moment où l’on accepte le M2, il ne faut pas se désister. - Durée du stage Le stage est de 2 mois.
  6. M2 DROIT MULTIMEDIA, INFORMATIQUE M2 DROIT DE LA COMMUNICATION — DIRIGÉS PAR MME. BROYELLE ET M. PASSA I. Master 2 Droit et multimédia informatique Le M2 s’appellera bientôt Droit du numérique. Il existe depuis la fin des années 1990. Il est connu sous le nom du M2 DMI. A. présentation du M2 par M. Passa Le M2 commence mi-septembre et s’achève fin février. Il n’y a pas de chevauchement entre les cours et les stages. Il y a un stage obligatoire en cabinet. Ce stage est de 3 mois minimum (entre février et fin septembre). Un mémoire de M2 doit être préparé. 1. Les conditions d’accès Il faut des notes assez satisfaisantes. Par exemple, avoir 12 de moyenne sur toutes ses années académiques assure une entrée dans le M2. Toutefois, le profil de l’étudiant est regardé intégralement (intérêts pour le M2, Il y a 150 dossiers de candidats environ et il y a 25 étudiants actuellement dans le M2). Les étudiants d’Assas ne sont pas privilégiés par rapport aux étudiants d’autres universités. La lettre de motivation est importante. Elle doit être sincère (sans en faire trop), soignée. Il faut faire au plus efficace. 2. Les enseignements https://www.u-paris2.fr/fr/node/1379/pdf(page 3, dédiée au programme). 3. Les débouchés Beaucoup d’anciens étudiants du M2 travaillent en entreprise (exemple : BNP Paribas, la CNIL), dans des cabinets d’avocats etc... Il y a des besoins de juristes spécialisés aujourd’hui dans le droit. B. questions / réponses avec les étudiants Y-a-t-il des événements avec le M2 ? Oui, il y a des colloques, des événements organisés avec les partenaires du M2. Beaucoup d’intervenants extérieurs sont présents. Faut-il avoir fait un stage préalable à l’entrée dans le M2 ? Non, M. Passa privilégie le dossier de l’étudiant. Passer le CRFPA en septembre pose problème ? Non, les étudiants peuvent passer leurs examens en même temps. Quelle est la place de l’anglais dans les enseignements du M2 ?Il y a un cours d’anglais juridique en lien avec le droit du numérique. Un avocat enseignait l’anglais l’année dernière par exemple. Est-ce que ce M2 est un M2 « premier choix » ? Non, le directeur de M2 regarde d’abord les dossiers des premiers choix. S’il y a déjà 35, 40 dossiers sélectionnés en premier choix, il y a forcément un risque de mettre ce M2 en second choix. Les résultats du second semestre comptent-t-ils ?Oui, les dossiers des candidats sont complétés au fil de l’année. Certaines notes sont-elles regardées en particulier ? On regarde tout le dossier mais on regarde les notes en lien avec les enseignements du M2 pour reconnaître l’intérêt de l’étudiant. Par exemple : la note d’oral de propriété intellectuelle en M1 à Assas, la note de droit international public/ privé en M1. Quel M1 de droit faut-il avoir fait avant ?Ce n’est pas vraiment important dès lors qu’il y a un bon dossier. II. Master 2 Droit de la communication A. présentation du M2 C’est un M2 bi disciplinaire : il y a des matières publiques et privées. C’est un M2 professionnel et recherche mais le parcours est unifié. C’est principalement un M2 qui concerne les médias. Il y a un stage obligatoire à partir de fin février également et un mémoire de M2 doit être préparé (v. plus haut : comparable au M2 DMI). 1. Les conditions d’accès Elles sont comparables au M2 DMI. Le M2 portant sur un secteur particulier de l’activité économique et juridique : il faut prouver son intérêt pour les matières enseignées. Il n’y a pas d’entretien pour l’accès au M2. Souvent, les réponses des directeurs de M2 sont données avant le week-end du 14 juillet. La capacité d’accueil est de 25 mais elle n’est pas fixe, s’il y a 30 bons dossiers : il n’y a pas de limitations. 2. Les débouchés Les institutions qui s’occupent de droit de la communication : au CSA en tant que chargé de mission, des entreprises comme les médias, journaux (radios, télévision etc). B. questions / réponses Les étudiants d’Assas sont-ils privilégiés ?Non, les étudiants de toute la France sont en concurrence. Avoir fait un M2 avant pénalise les étudiants ?Non, il est possible d’avoir fait un M2 avant et demander le M2 DMI ou Droit de la communication dès lors qu’il y a une certaine cohérence entre les deux. Par exemple : on peut avoir fait le M2 Propriété intellectuelle de M. Gautier avant. Dans les deux masters, il y a un voyage d’étude qui crée une bonne entente entre les étudiants. Les associations des deux M2 organisent des événements.
  7. M2 DROIT EUROPEEN COMPARE — M. le Professeur VOGEL Profil de l’intervenant étudiant en master 2 de droit européen comparé : - Titulaire d’un M1 à Berlin en droit européen. - Année de césure après son M1. Durant cette année il a perfectionné sa linguistique (anglais, allemand) au sein d’une start-up et a pu s’entrainer à changer de langue rapidement et à s’adapter à son interlocuteur. Profil des étudiants du master 2 de droit européen comparé : - La plupart des étudiants du master sont polyglottes. - De plus, la plupart des étudiants sont étrangers (mandarin, russe, bulgare…). - Vogel regarde si les étudiants sont ouverts. Il s’agit de l’un des M2 de Paris 2 qui est le plus ouvert sur l’étranger, non seulement dans les étudiants mais dans les cours dispensés également. - Les stages et les expériences à l’étranger sont valorisés au moment de la sélection. - La grande majorité des étudiants ont vocation à partir à l’étranger, pour la suite de leurs études ou pour leur vie professionnelle. - Enfin la plupart des étudiants font un stage à côté de l’année universitaire. Il est par exemple possible de décrocher un stage à l’autorité de la concurrence ou à l’autorité des marchés financiers. Enseignements dispensés : - Beaucoup d’intervenants étrangers viennent participer durant l’année. - Les enseignements ne sont pas conséquents en soit. Cela permet en plus des études d’établir un réseau. - Il n’y a pas de notes éliminatoires aux examens. La majorité des examens n’ont pas de coefficients énormes. Deux gros examens écrits de 5h (40 points chacun sur 140), le mémoire est de 40 points. - Les enseignants sont des professeurs d’universités étrangères. La plus value du master 2 de droit européen comparé : - Il s’agit du premier master de droit européen comparé de France. - La réputation du directeur de master, M. Vogel, en fait un master très réputé, notamment à l’étranger. - Dans le cadre de ce master de recherche, un mémoire de recherche d’une centaine de pages est à rendre à la fin de l’année. Afin de permettre aux étudiants une véritable ouverture sur les droits étrangers ciblés, un séjour d’1 mois dans une université partenaire est mis en place (Yale, Harvard, Tokyo…). - Les étudiants doivent eux même chercher l’université partenaire dans laquelle ils vont effecteur leur mois de recherche. Cependant ils obtiennent un statut particulier. Ils n’ont pas de frais sur place grâce au statut particulier d’étudiant étranger. De plus il n’y a pas de places limitées. Ce séjour est une plus value importante sur le CV, le sujet du mémoire peut jouer lors de l’embauche. - Beaucoup d’étudiants profitent du séjour à l’étranger pour faire / se renseigner sur une summer school ou un LLM. Le LLM est un retour sur investissement énorme. Un certain niveau est demandé : un score de 110 au TOEFL et bonne base du système juridique d’accueil sont nécessaires. Les débouchés potentiels après l’obtention du master 2 de droit européen comparé : - Les étudiants précédents ont pu décrocher des emplois dans la cellule d’étude comparée du conseil d’état par exemple. - Ce master séduit les recruteurs car il montre une polyvalence de la personne, qualité très recherchée dans le milieu. - Il faut toutefois noter que ce master ne se suffit pas à lui même en soi. Il est préférable de le compléter avec un autre master afin d’avoir une formation complète. La plupart des étudiants ont déjà un autre master ou ont comme projet d’en faire un autre après. Ce master 2 permet de valoriser fortement un CV lors de la sélection à l’embauche et de permettre à l’étudiant d’avoir une vue d’ensemble sur plusieurs systèmes juridiques, parfois proches mais parfois antagonistes.
  8. M2 JUSTICE ET DROIT DU PROCES — DIRIGÉ PAR CECILE CHAINAIS ET BERTRAND SEILLIER Contenu et esprit de la formation Le M2 Justice et droit du procès existe depuis 1995, il a été créé sensiblement en même temps que le M2 Arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits. La maquette a été refondue il y a cinq ans environ, elle s’adapte régulièrement au retour d’expérience des étudiants afin de mieux répondre à leurs attentes. Le master repose sur trois approches complémentaires : · Un « tronc commun » : une approche transversale du procès, des droits fondamentaux, qui présente les points communs entre les différents contentieux ; · Les déclinaisons techniques du procès à travers les diverses procédures (cassation, contentieux constitutionnel, pénale, civile…) ; · L’aspect culture générale : une approche transversale, sociologique, philosophique du droit. Vous pouvez retrouver le détail des matières ici : https://www.u-paris2.fr/fr/formations/offre-de-formation/masters/master-2-justice-et-droit-du-proces-finalite-recherche Le M2 JDP est un Master qui se veut très complet : il assure une complémentarité entre ce qui relève du droit commun du procès d’un côté, et le droit technique du procès de l’autre. Il offre une formation équilibrée entre enseignement du droit processuel (droit fondamental du procès) mais la diversité des contentieux techniques. Il y a des intervenants universitaires comme praticiens. On peut notamment citer le cours de « Techniques de cassation », assuré par de avocats aux conseils, qui est quasiment unique en France. Il s’agit d’un enseignement très pratique (avec une épreuve originale : élaborer un véritable dossier de cassation). En outre, un certain nombre de personnalitésintervient dans le master comme des conseillers d’Etat. Le M2 bénéficie aussi de partenariats. Avec le Centre de recherche sur la justice de Paris 2 (CRJ) : les étudiants du M2 sont conviés au cycle de conférences « lecture sur la justice » : conférences de chercheurs étrangers, actualités sur les ouvrages (justice et procès : Antoine Garapon invité le 24 mai prochain), présentation de thèses, etc. Partenariat aussi avec les avocats aux conseils, mais aussi avec la Cour de cassation et le service de la documentation. La Cour de cassation peut accueillir certains étudiants et metre à leur disposition des documentations qui ne sont pas en accès libre. Pour les privatistes, le M2 prépare spécialement aux épreuves incluses dans le concours d’entrée à l’ENM, telles que les épreuves de droit et procédure civile et celle de droit et procédure pénale, ainsi qu’aux épreuves de culture générale et de libertés fondamentales et droit public. Pour les publicistes(même si moins nombreux), le Master 2 s'adapte au contexte professionnel et contemporain en aidant la préparation des étudiants au caractère général du droit administratif. Il y a un cours de contentieux administratif + contentieux très technique, étranger, fiscal et référé. La complémentarité se joue aussi entre les matières juridiques et para-juridiques.A côté d’un volet très technique, le M2 présente une formation forte en culture générale, autour de la justice et du procès. Le master permet en effet de renforcer les acquis en sociologie, économie et philosophie de la justice. Dans ce cadre, des exercices différents sont proposés aux étudiants parfois rassemblés en petits groupes : ils travaillent alors ensemble sur un thème donné avec des modalités différentes des exercices plus traditionnels (cf épreuve orale collective de l’ENM). Quels débouchés ? Le M2 est officiellement un master 2 « recherche » mais cette catégorie va disparaître dans les prochains mois et la majorité de ceux qui se présentent passent un concours à vocation professionnelle. . Magistrature principalement, mais aussi examen d’avocat. Avocat « contentieux » notamment (qui plaident et interviennent auprès des parties), l’avantage étant que l’étudiant a une très bonne maitrise de la procédure (aujourd’hui requise pour l'examen d'avocat). Le M2 prépare aux grands oraux avec l’épreuve d'exposé-discussion. Le Master est aussi une bonne porte d’entrée pour devenir avocat aux conseils : le M2 a un partenariat avec les avocats aux conseils qui proposent des stages ➞il arrive que les étudiants trouvent un travail au sein de ces cabinets. Il est également possible de faire une thèse après le M2, avec des financements envisageables. Les débouchés de la rédaction d'une thèse avec financement/subvention (contrat doctoral de 3 ans avec une mission d'enseignement) : il faut avoir un bon projet de thèse et finir son année parmi les premiers du M2. Au Centre de Recherche sur la Justice de Paris II, les doctorants viennent travailler tous les jours et sont encadrés. Ils accomplissent donc leur thèse dans de bonnes conditions. Quels sont les débouchés de la thèse ?Si la thèse est à vocation universitaire, ce sera l’enseignement à l’université mais elle peut aussi avoir une vocation professionnelle (la thèse est une « valeur ajoutée » pour un avocat ou pour un magistrat). Parmi les anciens du Master, on compte des universitaires, des avocats aux conseils, des magistrats, des avocats, etc. Quel recrutement ? Ce qu'on regarde dans le dossier : le niveau dans son ensemble, le profil indépendamment de la spécialité (droit civil, pénal, public), ainsi que la capacité de travail (même si la « révélation » a été tardive, tant que l’on voit que l’étudiant a envie de réussir). Regard attentif sur les deux volets du dossier (judiciaire et public). Attention particulière, bien sûr, portée aux profils présentant un aspect procédural (depuis institutions judiciaires jusqu'au droit processuel et libertés fondamentales, en passant par procédure civil, pénale, contentieux administratif, etc.) Le M2 présente une grande diversité de matières. Cela représente une charge de travail conséquente sans être démesurée. On cherche donc un profil qui puisse prendre un plaisir dans ce master et qui soit adaptable à cette diversité et cette richesse. Cette année : le Master ayant connu ces dernières années un grand succès, le master est proposé pour la première fois au sein de paris II en premier choix uniquement. Diversité entre privatistes et publicistes : une option « droit public » a été créée au sein du Master il y a 4 ans. Les publicistes représentent en moyenne 20 à 25 % de l’effectif (actuellement 8 étudiants sur 36 étudiants) mais il n’y a pas de « quota » : les deux directeurs assurent ensemble le recrutement, sur critères de niveau uniquement. Diversité dans le recrutement : pas exclusivement parisiens ⇒50% parisiens et 50% hors de Paris. Diversité dans les parcours (personnes recrutées) : le profil peut être purement juridique mais une place est volontiers laissée à des parcours plus originaux (inscrit dans un dossier cohérent). Les étudiants issus d’une double-licence sont les bienvenus. Mention ou pas mention ?Le recrutement comprend beaucoup de dossiers avec des mentions, même si une place peut être laissée à d’autres dossiers. Le recrutement prend aussi en compte la cohérence de la présence dans le M2 au regard du parcours antérieur et du projet professionnel. Un M1 est-il plus privilégié que d'autres ? Le M1 Carrières judiciaires est privilégié mais pas d’hostilité à un bon profil de droit privé pur. Concernant la lettre de motivation : elle doit refléter la cohérence avec la formation proposée (bien faire apparaître son projet professionnel, quitte à faire état de ses hésitations). En profiter éventuellement pour expliquer une année qui a été problématique (faille/anomalie de parcours). Manuscrite (l'essentielle étant que cela soit lisible) mais imprimée est possible aussi. Le CV : Stage juridique peut être une plus (décrire le rôle que l'on a eu / acquisition de connaissance et ce qu'on y a fait, etc.) ; distinguer ce qui relève des stages vraiment juridiques et ce qui relève d’une activité purement « alimentaire » (ce qui révèle aussi une capacité de travail). Les réponses aux recrutements sont données vers juin-juillet (les étudiants sont informés par l'administration mais aussi immédiatement par les professeurs, par mail, qui demandent une réponse rapide afin de pouvoir adapter le nombre de réponses positives à la capacité d’accueil du M2 est limitée). Combien de dossiers sont présentés ?200 dossiers, donc une centaine en premiers choix. Comment est organisée l'année universitaire ? Plus souple que le M1 car moins lourd, avec moins de cours. La gestion du calendrier est optimisée pour des étudiants de Master. Ce M2 a moins de matières en semestre 2 afin de permettre l'avancement du mémoire de recherche pendant cette période. Un mémoire de recherche doit être rédigé : c’est un exercice très formateur. Cela permet d’acquérir une méthodologie de la recherche très utile en cabinet ou pour un magistrat et de se préparer en profondeur à l’exercice de la dissertation à l’ENM. Le jury de l’ENM dispose, lors du grand oral, du sujet de mémoire réalisé par l’étudiant et de la note qu’il a obtenue. Peut-on suivre la prépa ENM la même année que le M2 ? C’est possible mais pas nécessairement conseillé : qui trop embrasse mal étreint ! Mieux vaut réussir dans de bonnes conditions sont M2 pour avoir un bon dossier lorsqu’on présente les concours ensuite. Un bon moyen terme peut être d’assister seulement au cours de culture G. de l’IEJ, en parallèle avec le M2. Quelle est la fin de l'année ? restitution du mémoire vers le 15 mai et soutenance 3 semaines plus tard et quelques oraux en juin mais fin de l’année le 2 juillet avec cocktail de fin d’année à suivre ! Cérémonie de remise des diplômes et accueil de la nouvelle promotion, la dernière semaine de septembre. L’association du Master 2 Justice et droit du procès Elle est très dynamique et permet de nouer des liens entre étudiants du Master, mais aussi avec les anciens de ce Master. Elle organise notamment : - les « petit-déjeuners du processualiste » : permet de rencontrer les praticiens du droit (début de carrière/progression et leur métier). - Un colloque annuel : cette année, sur le thème : « la fin du dualisme juridictionnel ? ». - Un voyage de promotion : cette année en novembre à Dublin (découverte d'un nouveau système judiciaire, création d'une cohérence de groupe, création de liens utiles avec des travaux de groupes à faire). Les années passées : à Berlin, Rome, etc. - Un cocktail de fin d’année chez un avocat aux conseils, avec vue sur les jardins du Luxembourg ! 35 étudiants environ par promotion. Adresse mail de l’association : [email protected] Existe aussi leur page Facebook.
  9. M2 JURISTE CONSEIL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES — M. le Professeur GUGLIELMI Esprit général du master : Ce master existe à Paris II depuis 15 ans, le Professeur Guglielmi le dirige depuis plus de 10 ans. Il a la particularité d’être ouvert à l’apprentissage pour le parcours professionnel. Il comporte également un parcours recherche destiné aux étudiants qui soit envisagent une thèse, soit désirent une formation de contenu leur donnant un avantage pour passer des concours administratifs spécifiques. Ce dernier aspect ne sera pas développé ci-dessous (contacter le Pr Guglielmi). Ce master est un master de premier choix, il n’y a pas de deuxième session. Toutefois, pour le parcours recherche, il y a une deuxième session en septembre. Principe : quand on entre dans ce master, pour en profiter pleinement, il faut le suivre en alternance avec un contrat de travail d’apprenti dans des structures d’accueil, qui sont en lien direct avec le tissu des collectivités territoriales. Cela peut être des collectivités elles-mêmes (petites communes jusqu’à la région Ile-de-France en passant par les départements), cela peut être l’État (dans les préfectures, ou au ministère de la défense, mais l’intérêt c’est leur activité en relation avec la collectivité territoriale), dans une entreprise privée (SVP par exemple, car elle répond à une demande de conseil), ça peut être chez Vinci, dans les associations de lobbying… Il faut que ce soit toujours lié avec les collectivités territoriales. La variété rend ce diplôme intéressant. Ce diplôme l’est aussi parce qu’il a des débouchés variés (petites ou grandes structures) et la formation générale (compétence générale dans l’ensemble des champs juridiques). On note une forte dose de contentieux dans ce master, donc il n’y a pas que l’aspect actif. Comme les apprentis sont dans tous ces organismes d’accueil et qu’ils bénéficient d’un suivi personnalisé, le Professeur Guglielmi va visiter sur place (le Professeur Guglielmi interview les maîtres d’apprentissage de chaque étudiant). C’est pour cette raison que le contenu des cours enseignés dans ce master a été modifié au cours des années afin qu’il soit le plus adapté possible à la demande réelle des maîtres d’apprentissage. Cela explique l’orientation des enseignements de contrats vers le contentieux contractuel, l’enseignement d’achat publics, de droit des assurances… Ce master s’est complété en fonction de la demande, par un suivi régulier. Avantages principaux du master : - Les activités sont diversifiées : les étudiants sont préparés puisque l’apprentissage est général ; - L’année d’apprentissage d’un an est considérée comme un an d’emploi. Cela veut dire que quand l’étudiant est diplômé, il a déjà une année d’expérience professionnelle. Quelques chiffres La moitié des étudiants du master trouve un travail avant d’avoir fini le master ; Le quart suivant a eu un emploi dans le mois suivant la fin du master ; Le dernier quart des étudiants complète leur formation (CRFPA, urbanisme, environnement, concours administratifs : pas de recherche d’emploi de leur part). C’est la meilleure formule pour démultiplier la formation. Il faut optimiser la formation. Formation très lourde, car 300 h de cours de base, et 100h liés l’apprentissage + enseignements facultatifs en plus (conférences d’actualité : environ 30h), soit un total d’environ 430 h. Le budget du master permet de faire venir depuis la France entière les intervenants les plus compétents. Ce master connaît une certaine ambiance pour ses promotions : le centre de formation est à part géographiquement des centres Assas ou Panthéon, les étudiants sont toujours ensemble du jeudi 8h au samedi midi, donc c’est une « petite grande école ». Il y a beaucoup de travaux à faire en groupe. Les épreuves Au lieu de faire le contrôle de connaissance pour faire du bachotage (type M1), c’est l’inverse ici : un contrôle des connaissances global qui porte sur toutes les matières. Il y a trois types d’épreuves : - Deux épreuves (étude de cas et consultation juridique), afin d’utiliser les connaissances de toutes les matières. - À l’oral, c’est la soutenance du mémoire, qui est globale aussi. - Il y a aussi l’exposé-discussion dit grand oral (qui n’est pas une préparation au concours, car la logique est de comportement et de formation professionnelle) : c’est un entretien de pré-embauche. Cette épreuve a été construite avec tous les partenaires, qui participent au jury. Cette formation a l’intérêt d’un sas de professionnalisation qui compte directement dans le CV (même si le taux d’embauche dans le mois suivant la fin du diplôme est très élevé : taux d’insertion de 85%, sachant que le reste poursuivent leurs études). Il y a également une certaine ambiance par rapport aux anciens. Par chance, l’association et le réseau des anciens ont bien fonctionné dès le début, et cela a suivi au fur et à mesure des évolutions du master. La formation est parfois assurée par un ancien, les offres d’emploi et les promotions sont faites par les anciens. L’embauche est niveau cadre, donc il faut penser à l’avenir. Il ne faut pas se dire qu’on est bloqué à un poste : il y en a qui passent du public au privé et inversement… Ce master est intégré dans la vie des collectivités territoriales, qui disent beaucoup l’apprécier. Le plaisir de ce master pour les étudiants est à trouver dans le réel intérêt du débouché, et dans sa diversité. Questions des étudiants : · Date de dépôts et de retrait des dossiers de candidature : Très tôt, puisqu’il faut mettre les étudiants en face des offres d’apprentissage (rencontre, négociation du contrat, traite de la demande des RH de chaque institution en fonction de la réglementation). Il faut que la mise en face des offreurs se fasse début juin, donc la réponse doit être délivrée fin mai. Cette année, le dépôt des candidatures se fait du 30 avril 2018 au 8 mai 2018. Il faut donc être prêt à enregistrer la candidature et à remettre le dossier dans la semaine qui suit le 8 mai. ATTENTION : 1° Ne rater pas les dates, parce qu’il n’y aura pas de dérogation à ces dates qui sont fixées pour tous. 2° Avant la réponse du service de scolarité, le directeur du master informe chaque candidat admis, pour ne pas perdre de temps par rapport aux recherches d’apprentissage. · La sélection : le profil recherché : - Des jeunes ouverts, dynamiques et ayant envie de travailler dans cette branche et ce secteur. Des étudiants qui ont envie de travailler en groupe (car les postes dans les collectivités territoriales sont souvent en groupe) donc il faut aimer ne pas travailler tout seul dans son coin (sinon, son conseil : passer un concours de l’Etat). - Il faut aimer voir le résultat de ce que l’on fait : en effet, on peut voir physiquement le résultat de son action (construction de bâtiments, ouverture de services publics). C’est l’ambiance de concret qui est très agréable. Le Professeur Guglielmi indique que les étudiants qui sont de « purs esprits » ne trouveraient sans doute pas leur bonheur dans ce master. - Cet intérêt doit s’être manifesté par le passé : il faut que, dans la carrière antérieure des étudiants, un stage dans des activités ayant un rapport avec les collectivités territoriales, ou bien un engagement pour le faire (pour l’été entre le M1 et le M2) ait été manifesté. A terme, seront rendus obligatoires les cours portant sur les collectivités territoriales en M1 mais aujourd’hui, ce n’est pas un critère suffisant de sélection. - Ne pas avoir obtenu un M1 au bout de sa 7èmeannée de scolarité. C’est mieux, car le rythme du M2 est soutenu (début des cours le 6 septembre), donc il ne faut pas avoir eu trop de mal à valider l’ensemble de ses années de licences, surtout la 3ème). Des difficultés ponctuelles ne sont pas rédhibitoires. Il n’y a pas d’exigence de mention ou de moyenne, mais cohérence de parcours, de projet, et de moyenne. Le Professeur Guglielmi ne fait pas de cours dans le master : il ne veut pas accabler les étudiants ; il ne veut pas que le master soit la chose d’une seule personne ; il veut ouvrir le plus possible aux intervenants divers, les plus à jour et les plus compétents. Son rôle est de sélectionner les dossiers, choisir les enseignants, planifier l’année, structurer les emplois du temps, superviser les examens, concevoir et proposer des réformes au Conseil de perfectionnement, organiser les événements (colloque, forum), intervenir en soutien de l’association d’anciens, assurer la communication avec les interlocuteurs (agence d’évaluation, presse, partenaires, collectivités). Il se déplace également pour rencontrer les maîtres d’apprentissage de chacun des étudiants. · La sélection : les chiffres Il y a environ 4 fois plus de candidatures que de places (selon son effectif idéal). Le Professeur Guglielmi a l’autorisation d’aller jusqu’à 29 apprentis, mais il préfère prendre 24 étudiants (si les dossiers sont vraiment bons, il lui est arrivé de montrer jusqu’à 29 apprentis). Il ne faut pas s’inquiéter de ce chiffre. En effet, un quart des dossiers reçus proviennent d’étudiants qui ne sont pas informés de l’économie générale du master, qui ont un niveau très moyen dans une faculté de province moyenne. Les dossiers de qualité représentent le reste. Il y a donc une place pour trois dossiers. Les étudiants de Paris II sont prioritaires par rapport aux étudiants des autres universités (même parisiennes). Il n’y a pas d’oral obligatoire préalable à l’admission à cause du délai très court. Toutefois, une surprise peut toujours arriver (à bon entendeur). · Alternance : Le master propose-t-il des offreurs ? Les élèves peuvent-t-il trouver les offreurs par eux-mêmes ? Le master en propose, il a son propre réseau. Mais le Professeur Guglielmi ne veut pas rester sur un réseau figé. Donc il attend également que les étudiants tentent par eux-mêmes, car cela correspond le mieux aux étudiants qui cherchent par eux-mêmes et cela enrichit le réseau du master. Géographiquement, cela peut aussi être intéressant pour les étudiants de trouver des offreurs par eux-mêmes s’ils n’habitent pas Paris. En outre, l’apprentissage peut se faire ailleurs (Lille, Angers, Bordeaux, Dijon, Lyon, Rouen, Limoges…). · Quel est le prix de la formation ? Les étudiants payent le droit de formation habituel. Cela coûte à l’employeur, puisqu’il paye le prix de la formation à l’université, plus le salaire de l’étudiant. Cela demande à l’employeur une affectation budgétaire. Cet effort explique parfois le délai d’obtention de la réponse. Il faut souvent faire vite passer le dossier mi-juin, parce que la date de début de formation est début septembre, donc il ne faut pas laisser arriver le 15 juillet sans rien, sinon l’étudiant est retardé dans sa formation professionnelle. · Exemples d’alternances de l’année en cours et des années précédentes - Région Ile de France (section stratégie, aide publique) ; - Département de Paris, Direction des affaires sociales ; - La ville de Paris, marché public culturel, affaires générales, économie sociale et solidaire ; - Ville de Nanterre, Service des élections ; marchés publics ; - La préfecture de Créteil ; - La préfecture des Yvelines ; - La direction des routes du département des Yvelines ; - Au Grand Paris ; - Service des achats de la ville de Paris ; - SVP ; - Véolia (DSP) ; - Crédit Agricole (financement des CT) ; - Dans des cabinets d’avocats spécialisés en droit public (attention, ici, le rythme n’est pas le même, la pression peut être beaucoup plus forte) ; - Auprès d’un parlementaire, élu local (justification dans un parcours particulier) · Le colloque Il a lieu tous les deux ans. Le prochain est le 21 juin toute la journée. Il sera à propos des grandes évolutions du droit des collectivités territoriales. Il est co-organisé cette année avec l’IPAG. Parmi les intervenants, il y en a 5 sur 8 (pour l’instant) qui sont des actuels ou anciens enseignants du master. Un mot sur le parcours recherche Parcours recherche pour ceux qui voudrait faire une thèse sur les collectivités territoriales, et pour ceux qui veulent préparer l’INET (les cours sont allégés, 300 h, et le mémoire anticipe ce que l’on peut demander à un universitaire ou un administrateur de haut niveau). M2 DROIT PUBLIC COMPARÉ Esprit général du Master : C’est un master de recherche. Il est fait pour des étudiants qui ont envie d’avoir l’ouverture disciplinaire (de contenu) sur les droits étrangers et le droit comparé. Cela sert à faire une thèse ou à travailler dans les cellules de droit comparé qui se sont ouvertes dans les juridictions / cabinets d’avocats / structures administratives actives. Le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État, la Cour de cassation, la Cour d’Appel de Paris, ainsi que deux autres Cours d’appel de province prévoient des postes pour travailler en contrat sur le droit comparé aux étudiants sortant de ce master. Le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État sont en collaboration avec ce master, et proposent des sujets de mémoires, de thèses, et proposent des emplois. Ce master s’est ouvert il y a presque 10 ans. Ces méthodes de recherches sont très concrètes. Les étudiants sortant ont une valeur sur le marché pour certaines tâches qui sont de plus en plus demandées. La promotion est peu nombreuse (entre 12 et 16 étudiants en moyenne). Les débouchés sont réels mais il faut les accrocher précisément. Il y a 50% de transformation en doctorants qui écrivent et produisent effectivement. Faire une thèse, ça peut être un argument de vente pour des cabinets d’avocat pour une spécialité. Il est conseillé de maîtriser une langue étrangère, outre l’anglais (quelques cours ne sont qu’en anglais). Il y a beaucoup de professeurs étrangers invités dans ce master (entre 6 et 8 selon les années). Le but est de donner aux étudiants le contact le plus approfondi possible avec des collègues étrangers dans leur domaine de compétence. Ce master est riche, puisqu’on apprend la diversité des structures juridiques dans le monde pour résoudre des problèmes concrets. Il y a entre 225 h de cours, de façon à laisser le temps d’écrire le mémoire de recherche et d’aller assister à des colloques pendant l’année. Questions : · La sélection : les chiffres : Il y a environ 40 candidatures. Sont retenus environ 24, mais il y a des désistements, donc on tombe à 12 -16 étudiants. Les désistements sont fréquents car les étudiants demandent aussi des formations dans des établissements autre que les établissements de droit (type IEP). Sont admis également des étudiants étrangers, en raison de programmes de Master intégré conclus avec des universités étrangères (programmes SARPA allemand, MAUPA américain). La réciproque est acquise : les étudiants de licence de Paris II sélectionnés pour cela peuvent aller faire leur première année de master dans ces universités et sont admis automatiquement dans ce M2. Il y a réellement un enrichissement car il y a une rencontre des cultures et des compétences, ces dernières étant différentes mais complémentaire. · Partenariat avec le Conseil constitutionnel : des précisions Il y a une priorité dans la proposition de stages, de contrats, de sujets de mémoire … Il en va de même pour le CE, et il y a plus de monde concerné (sections capables d’accueillir plus de monde). · La maîtrise des langues étrangères La certification d’anglais est exigée. Il n’y a pas d’exigence d’un niveau de la langue étrangère, autre que l’anglais, attestée par une institution tierce (équivalent du TOEIC). Le Professeur Guglielmi fait confiance aux étudiants qui arguent qu’ils ont la compétence nécessaire pour, au moins, lire la langue. Les deux piliers du M2 sont l’étude de la Common law (États-Unis et Angleterre), et du droit dit continental (Allemagne, France, Italie, Espagne). En outre, le master fait intervenir tout au long de l’année des professeurs privatistes et publicistes sur la Chine, sur le Maghreb, l’Amérique latine, l’Afrique… · Critères d’admission : Les étudiants de Paris II sont prioritaires. Les candidats doivent avoir des notes homogènes dans toutes les matières, ils doivent être capable d’être moyens voire bon, peu importe la matière enseignée. Il faut être « tout terrain ». De même, il ne faut pas avoir eu de grandes difficultés plusieurs années de suite. Cela n’est cependant pas rédhibitoire si l’étudiant justifie de compétences linguistiques et d’un parcours particulier.
  10. M2 ECONOMIE ET DROIT — M. le Professeur DEFFAINS Directeur du M2 économie et droit depuis de 7 ans, M. le professeur Deffains est arrivé à Paris II en 2009-2010. Le professeur M. Deffains est un économiste (enseigne l'économie) mais a eu une formation jusqu'au master en droit. Ce M2 est spécifique car il est à cheval entre deux domaines : le droit et l'économie. Le droit et plus spécifiquement le droit des affaires (noyau dur) mais reste ouvert à tous sortes de profils. Ce parcours a fait le choix de se spécialiser en droit des affaires mais subsiste une volonté de s'ouvrir et de mieux comprendre grâce aux outils et au raisonnement qu'apportent l'économie. Il s'agir d'ouvrir/élargir esprit (vision?) des étudiants en droit en matière d'économie mais pas à en faire des économistes. La spécialisation en droit et économie est novateur dans le paysage français. Le M2 économie et droit représente chaque année : 350 candidatures pour 25 places (environ). Les critères de sélection est : l'excellence que cela relève du bon dossier et de la motivation. Il n'y a pas de comité de sélection avec des entretiens. Il s'agit d'un parcours sur dossier avec les éléments habituels avec le parcours et une lettre de motivation (très important) : la lettre de motivation doit démontrer ce qui nous attire dans ce parcours pluri-disciplinaire. Il faut une volonté de sortir d'un parcours classique. S'il y a un blocage en économie, cela serait pas intéressant pour le candidat. Le but n'étant pas de faire des étudiants des économistes : c'est pour des juristes que le diplôme a été fait. Le M2 n'enseigne plus les statistiques/économétrie : car hors d'accès pour les juristes n'ayant pas les bases. Les avantages : Le M2 possède de nombreux de partenariat avec des cabinets, les étudiants arrivent à trouver aisément des stages. Architectures du diplôme : Tronc commun avec analyse économique du droit (c'est le prof et son collègue qui s'en charge) par l'utilisation des outils et raisonnement économique pour comprendre des effets des normes juridiques. Le M2 présente une vision à la fois analytique et empirique. A travers, l'analyse éco du droit, nous nous s'intéressons aux fondamentaux du droit (propriété, contrat, responsabilité) qui est la spécialité du professeur Deffains (contrat, responsabilité (obligation)– litigation) au travers d'un prisme d'analyse économique. En effet, il s'agit de proposer une manière de lire les règles du droit Le problème actuel du droit en France (selon M. Deffains) réside dans la tradition/l'approche positivisme de la théorie du droit : en interprétation l'interprétation d'une règle de droit tandis que le droit économique apporte une vision élargie. Quel est le bon remède, la bonne solution ? Méthode classique : ex post. Pourquoi allier le droit à l'économie tout simplement car le droit n'est pas neutre économiquement, il faut en appréhender les conséquences qui servent à réguler la société. Économie apporte un éclairage complémentaire du droit. Module 2 se fait avec M. le professeur Louis Vogel : il constitue un bloc de concurrence mais ça n'est pas un m2 concurrence. Bloc de concurrence mais pas que car varié. Air du temps par rapport à ce que le M2 fait. Volonté de pôle de concurrence fort avec intervenant universitaire mais aussi professionnel. Si on regarde les statistiques de tous les masters d'Assas : – les masters très spécialisés voit les candidatures diminuées – tandis que dans les filière pluridisciplinaires : les candidatures ne fait qu'augmenter, cela répond à un besoin du marché. A travers ce master 2, nous voyons un ensemble de cours sous forme de modules qui vont être prodigués (en théorie on peut choisir mais le choix est limité). On peut enlever quelques enseignements, cela dépend du Dpublic ou juriste. Nous allons avoir des modules/cours thématiques souvent en présence d'un économiste et d'un juriste. Nous pouvons avoir du droit économie du travail/ entreprise/ méthode économique avancé (théorie du contrat etc). Nous avons un module spécialisé dans l'initiation à la recherche pour ceux qui envisage la recherche. Module commun avec master de justice/procès : il s'agit de économie droit du procès. Parcours : soit un stage (avec un rapport de stage à la fin) et recherche (mémoire). Stage env 3-6 mois. Pour les stages : il y a une pluralité de partenaires dont des cabinets réputés travaillant avec notre M2. IW, GIDE, CCI, avec aussi, l'autorité de la concurrence et autres instances de régulation et des cabinets intéressants à la matière économique. Écosystème en droit économique à Paris 2 : équipe de recherche en droit économique que dirige les prof (labos). Il y a deux autres formations originales mais dans la cohérence de ce parcours dont la Summer school (en partenariat avec la Yale School) qui relève diplôme en partenariat avec ESSEC + Paris 2. En ce sens, le marché du droit se transforme et évolue rapidement avec notamment, Ligatec, DU à travers la transformation numérique (information sur le site). Ce parcours comprend des cours du soir afin d'apprter aux étudiants pas simplement une ouverture à économique et une compréhension du marché mais c'est aussi, la maitrise du marché numérique (apprendre le codage par exemple). Travailler avec Google, IBM, Dalloz et IWY. Il s'agit pour ce parcours, d'avoir un bon dossier requis mais aussi un intérêt réel pour la matière numérique. Nous sommes cours de signature d'accord avec Ligadef possédant de nombreux startups etc. cours du soir et 2 soirs par semaine. => Parcours interdisciplinaire avec une réelle envie de découvrir de nouveau horizon. Pb des juristes français réside dans de la formation encrée dans la tradition positivisme poussant à une spécialisé tout de suite (dans l'immédiat) où nous n'avions pas été introduit au préalable. Il s'agit d'une vision kelsénienne du droit comme étant une finalité en tant que telle (cohérence de droit) alors que le professeur Deffains est un réaliste avec une vision du droit comme étant instrumental. Tout ce qui administratif : site de Paris 2 et présentatif : sur le site spécifique avec le travail des anciens étudiants construisant la réputation du diplôme. Questions posées au Professeur : – Intitulés de mémoires de recherches des étudiants : une tendance vers l'économie ? Forcément interdisciplinaire, exemple de mémoires blockchain et transformation du marché. Mémoires dans le passé autour du droit de contrats, il n'y a pas de liste de sujet proposé : relève de la démarche des étudiants. Une équipe pédagogique composé de professeurs est présente à des fins de discussions. Les thématiques peuvent être vastes car la matière droit économie est large et comprend de multiples aspects. – Concernant le stage : le professeur peut autoriser le stage en mars, il autorise plus tôt car le stage intéressant/avoir un fort potentiel dont certains peut être flexible. Et le prof est flexible concernant les dates des stages. – Débouchés du M2 ? Barreau ; juriste d'entreprise et possibilité intéressante avec les cabinet et service juridique des grandes entreprises type Air France. Juriste expert/Barreau etc. – Possibilité de créer un parcours droit/éco ? C'est ce qu'on essaie de faire (du coup possibilité de faire enlever les cours). Il y a deux parcours : économique/juridique. – Parmi les anciens élèves certains se sont-ils spécialisés en droit public de l'éco ? C'est pas le master mais il semble important qu'il y en ai à l'intérieur du M2. C'est possible. On a quelques étudiants qui ont fait du droit public (pas bcp) : pas vocation du diplôme mais pas impossible. – Comment se démarquer outre le dossier d'excellence ? Pas que des premier de la classe, tout est possible. Mais il y en a pas beaucoup qui ont été ric rac (peu de chance), c'est souvent des étudiants qui ont déjà eu des mentions. Se démarquer à travers la lettre de motivation + montrer une motivation. – Place pour des étudiants extérieurs ? S'ils sont excellents ailleurs, il prend mais faut ê lucide la moitié des candidatures viennent d'Assas. Il y en a qui viennent de partout. 12/13 étudiants d'Assas et le reste extérieur. – La théorie des jeux ? Approche la plus répandue en économie, science du comportement des individus (stratégique des individus). Information étant la variable centrale (intéraction soc/éco) info caché : comportement opportuniste. Lecture des stratégies pour trrouver solution éco/soc. Sites – renseignements complémentaires : https://www.u-paris2.fr/fr/formations/offre-de-formation/masters/master-2-economie-et-droit-formation-initiale-finalite→ aspect administratif, pour les dossiers etc. http://www.masterecodroit.com/master.php?collapse=collapseTwo→ aspect présentatif, géré par des anciens diplômés.
  11. M2 DROIT PUBLIC APPROFONDI — M. le Professeur DRAGO I. Présentation générale 1) Organisation du Master Autres rencontres organisées par l’Université le mercredi 14 mars 2018 avec tous les Master II d’Assas et le jeudi 15 mars le Master de DPA organise son colloque annuel au Panthéon avec comme thème cette année « Raison d’Etat ou raison de l’Etat ». Le master publie aussi une revue rédigée par les étudiants Droit public approfondiqui sont des articles originaux ou des reprises de travaux. C’est une revue scientifique dans laquelle ils interviewent des personnages publics et emblématiques. Monsieur le Professeur DRAGO est le directeur du Master depuis 10 ans, il a pris la suite du professeur GAUDEMET. Ce master a une identité assez forte au sein de l’université et de très nombreux juristes sont passés par ce master, que ce soit des juristes français ou étrangers. Le master s’appuie sur une association M2droitpublicapprofondi.fr, constituée par des étudiants de l’année et des promotions précédentes. C’est un master qui est l’équivalent du master de Droit privé général en termes de champ des disciplines, il cherche à présenter les grandes branches du droit public interne. Sont traités dans ce master les grandes thématiques du droit public : - Droit administratif, - Droit constitutionnel, - Droit public européen, - Libertés fondamentales. Il fallait préserver les deux grandes branches du droit public (administratif et constitutionnel). Il était autrefois appelé « master de recherche »car il a une finalité de recherche dans lequel on va essayer d’initier les étudiants à une démarche de chercheurs en droit public interne. Ce n’est pas un master professionnel. C’est une logique de réflexion qui se traduit par un mémoire qui occupe une grande partie de l’année (S2). 3 cours magistraux (75h en tout) : Droit administratif général Droit constitutionnel général Principe du droit public 2 séminaires annuels (40 h chacun) : Droit administratif général Droit constitutionnel général 4 cours au choix (20h chacun) : Contentieux administratif Contentieux constitutionnel Droit administratif spécial Droit parlementaire Droit public comparé Droit public européen Droit des libertés fondamentales Grandes questions historiques du droit public = dans ces cours on traite de points très particuliers et précis. (+ Langue optionnelle) L’idée est d’essayer de ne pas s’enfermer dans une spécialité en gardant une vision générale du droit public et de pouvoir créer des liens entre les disciplines. On va reprendre les enseignements antérieurs sous forme de grands thèmes généraux qui seront approfondis en cours, puis pendant les séminaires on va continuer d’aborder une série de thématiques en lien. 2) Le mémoire Il est rédigé sous la direction d’un professeur du master ; entre début octobre et décembre il faut réfléchir à un sujet de mémoire qui va être rédigé la seconde partie de l’année et soutenu en juin. C’est une relation de professeur à étudiant qui se traduit par l’écriture d’un mémoire sur un sujet particulier. Il faut ensuite rédiger le mémoire puis il y a la soutenance devant 2 professeurs du master. Il faut trouver un sujet nouveau, original et dynamique. Le mémoire n’est pas une synthèse. 3) Examen, recrutement et débouché a) Examens Master avec un système d’admissibilité (écrits) et d’admission (oraux et soutenance du mémoire). La note du mémoire fait 30% de la note d’admission. Il faut passer 3 écrits de 5h pour les 3 cours magistraux avec un sujet en général assez large. C’est pour vérifier que les grandes thématiques de la question sont bien comprises, que l’expression écrite se tient et que l’étudiant a compris la matière. Il y a des oraux pour certains cours (+ préparation de 24h comme à l’agrégation, pour le cours de « Grandes questions historiques du droit public »). Il y a aussi une épreuve spécifique dite « d’exposé-discussion »qui est faite avant la soutenance de mémoire. C’est une épreuve simple, un sujet donné, préparation pendant 1h et présentation de 10min. C’est un exercice assez discriminant pour les étudiants, qui demande une préparation spécifique, proposée pendant l’année. Examen fin juin. Projet du master : faire un master en Y àTronc commun avec une branche de recherche et une branche professionnelle (avec beaucoup de contentieux en récupérant les cours du master « droit de la justice et procès »). Il faudrait mixer les étudiants en recherche et ceux qui s’orienteraient vers du contentieux public, pour que les deux connaissent un peu les différents thèmes. Ce projet entrerait en vigueur dans 2 ans en principe. b) Recrutement 35 places dans le master, étudiants français et étrangers (surtout Grèce et Colombie). C’est le Professeur DRAGO qui sélectionne avec 2 collègues, un administrativiste et un constitutionnaliste. Pas de sélection en Master 1 pour l’instant car trop restrictif pour les étudiants. Conservation du système de la sélection sur dossier en Master 2, mais plus les universités acceptent la sélection en M1, plus il sera difficile pour les M2 d’Assas d’accueillir des étudiants d’autres universités. Il faut donc venir à Paris II en M1, de préférence. Sélection uniquement sur dossier, pour les étudiants qui mettent ce master en second choix c’est assez risqué : - C’est un choix par dépit, donc moins de motivation et déception de ne pas avoir eu le premier choix. - Il faut le mettre en premier choix, beaucoup plus de chance d’être pris. Le niveau d’exigence est élevé. Pour les étudiants de Paris II, il faut des bons résultats en M1, la mention est sine qua nonpour candidater à ce Master de Droit Public Approfondi. Profil : Il faut un étudiant publiciste, qui a senti une fibre de juriste public et qui a choisi principalement des matières de droit public. Il faut de bons résultats. Il faut pouvoir montrer la motivation de participer à ce master, mais la lettre de motivation n’est pas l’élément phare car elles sont toutes ressemblantes. Le stage n’est pas essentiel pour le Master. Les Erasmus et les cursus à l’étranger sont valorisés car c’est une grande chance, mais il faut conserver une certaine constance et étudier des cours en rapport avec le Master 2. Les lettres de recommandations sont acceptées mais il faut que le Maître de stage ou le professeur explique clairement les compétences de l’étudiant. Profil de juriste : privilège des étudiants qui sortent d’un M1 de Droit public des Facultés de droit, le profil des étudiants de Science Po ne convient pas car ce n’est pas une formation juridique suffisante, sauf s’ils ont un Master 1 de Droit. Les doubles diplômes sont acceptés. c) Débouchés 3 types d’étudiants : Etudiants qui ont remarqué un professeur particulier et qui veulent faire une thèse = on peut leur proposer un contrat doctoral afin de financer leur thèse. 9 contrats doctoraux sont octroyés et 3 ans plus tard ils pourront postuler à des postes comme ceux d’attachés parlementaires. Etudiants qui préparent des concours administratifs= le master 2 n’est pas une préparation aux concours administratifs, il faut des épreuves particulières et donc une formation supplémentaire. Il n’est pas forcément compatible avec ce genre de concours. Il faut faire le master 2 puis ensuite préparer le concours. Etudiants qui veulent avoir une fonction de juriste publiciste. Les étudiants peuvent aussi candidater à Science Po et à l’ESSEC ensuite. Les professeurs peuvent délivrer des attestations pour ces candidatures. Pour l’ESSEC, Paris II a une convention qui permet d’être dispensé de certaines épreuves d’admission. II. Questions et réponses · Est-ce que les étudiants peuvent être assistant de justice en parallèle du master ? Compliqué car les cours sont intensifs et que la fonction d’assistant de justice. Avant Juillet, l’étudiant est très occupé et n’a pas forcément le temps de faire autre chose. Il faut reporter cette fonction après le Master. Même chose pour les stages pendant l’année : il faut mesurer la charge de travail. Elle est importante en Master 2 de Droit public approfondi.
  12. Les candidatures sont ouvertes pour le M2/MBA: Téléchargez dès maintenant le formulaire d'inscription 2013 et candidatez pour faire partie de la promotion 2014 du cursus! Important: Les dossiers de candidatures sont gérés par l'Ecole de Droit et Management de Paris, et non par le service admission de Paris 2 Panthéon-Assas. En conséquence, l'inscription à la formation est indépendante des procédures "1er choix obligatoire" de l'Université. Conditions d'accès Cette formation s'adresse aux étudiants qui souhaitent acquérir un haut niveau scientifique et pratique en Droit des affaires ainsi qu'une véritable formation et une pratique en Gestion- Management. Pour pouvoir postuler, l'étudiant doit être titulaire d'un diplôme de niveau Master 1 ou Master 2 en Droit des affaires ou en Gestion (ou École Supérieur de Commerce, un Instituts d'Études politique, avec un bon niveau en Droit des affaires). Conformément aux textes en vigueur, l'apprentissage n'est ouvert qu'aux étudiant(e)s agé(e)s de moins de 26 ans. Les étudiants de plus de 26 peuvent conclure un contrat de professionnalisation, sous réserve de l'accord préalable de l'entreprise. Les promotions annuelles sont d'environ 30 étudiants. La sélection Elle s'effectue sur dossier puis entretien individuel. L'appréciation de chaque candidature est fondée notamment sur : les notes obtenues; les stages et experiences professionnels; la motivation à se former en Droit et en Gestion-Management; la motivation à se professionnaliser (apprentissage / programme entreprenarial junior) le projet professionnel personnel. Les 8 atouts du M2/MBA 1 Un double diplôme prestigieux : un Master 2 + un MBA 2 Une double formation complète en 1 an : Droit des affaires + Gestion-Management des entreprises 3 Une double professionalisation innovante : 9 mois d'apprentissage en entreprise ou cabinet + 12 mois dans le Programme Direction Entrepreneuriale Junior 4 Un cursus adapté à la préparation du CRFPA 5 Une formation en tête des Palmarès (N°1 dans sa catégorie) qui bénéficie de la renommée de la notoriété de l'Université Paris 2 Panthéon Assas en Droit comme en Gestion 6 Un corps professoral d’excellence, composé d’Universitaires de Droit et Gestion du plus haut niveau académique et de praticiens renommés 7 Des partenariats d'exception avec des dirigeants de grands cabinets et entreprises qui financent la formation, coachent leur Programme Entrepreneurial et accueillent les étudiants en apprentissage 8 Des frais d’inscription réduits, conformément à la mission de service public de l’Université, les étudiants étant par ailleurs remunérés dans le cadre de leur apprentissage
  13. Strawberry Fields

    Candidatures M2 2015

    Bonjour à tous ! J'ouvre ce topic destiné à réunir toutes les informations sur les candidatures dans les différents M2 (délais, documents à fournir, modalités, réponses...). En ce qui concerne Assas : - les candidatures par Internet ont lieu du 20 mai au 10 juin 2015, sauf exceptions consultables ici. - vous pouvez formuler au maximum deux voeux de M2 (un 1er et un 2e choix) (sauf cas dérogatoires). ATTENTION cependant, un certain nombre de M2 ne sont ouverts qu'en 1er choix (liste ici). - les inscriptions par Internet se feront en suivant ce lien. - pour candidater, il faut payer un droit dont le montant est fixé à 18€. Cette somme vous est remboursée si vous êtes admis. Avez-vous déjà réuni des informations sur les candidatures dans les autres facs ? N'hésitez pas à poser vos questions ! Bonne chance à tous
  14. MASTER 2 DROIT PUBLIC APPROFONDI – Dirigé par M. Drago I. Présentation générale Le Master droit public approfondi est destiné à la formation à la recherche pour exercer le métier universitaire après la soutenance d’une thèse. L’organisation du master : 3 grands groupes d’enseignements 3 cours magistraux de 25h chacun (en début d’année) : - Droit administratif général (M. Plessix) - Droit constitutionnel général (M. Beaud) - Principes du droit public (M. Baranger) 2 séminaires annuels de 20h chacun (d’octobre à avril) - Droit administratif général (M. Seiller, M. Delaunay) - Droit constitutionnel général (M. Drago, M. Le Divellec) Les étudiants suivent ces séminaires en deux groupes. 4 cours semestriels optionnel de 20h, à choisir parmi la liste suivante : - Contentieux administratif (Mme Broyelle) - Contentieux constitutionnel (M. Drago) - Droit administratif spécial (M. Guyomar, conseiller d’Etat) - Droit parlementaire (M. Le Divellec) - Droit public comparé (M. Baranger) - Droit public européen (M. Picod) - Droit des libertés fondamentales (Mme Broyelle) - Grandes questions historiques du droit public (M. Saint-Bonnet) Enseignement facultatif de langue : anglais. Nombre d’heures : 235. Les caractéristiques du master Les enseignements sont des enseignements de droit positif, assez poussés, spécialisés, et des enseignements qui conservent une vision large du droit public (principes du droit public, grandes questions historiques du droit public). L’idée est de préciser certains thèmes, et en même temps, de garder une vision large par l’analyse de questions générales. Les intitulés des cours restent généraux, pour une raison pratique. Il s’agit d’éviter de changer les maquettes chaque année puisque les enseignements spécialisés portent sur des questions choisies par le professeur en début d’année. L’utilité du master droit public approfondi Le master est utile si on souhaite faire une thèse et qu’on s’intéresse à une carrière universitaire puisqu’il initie à la recherche en droit. L’étudiant sera amené à rédiger des notes de lecture, d’articles et aura des présentations orales. Sa capacité à faire des recherches sera appréciée à travers ces travaux. L’avis des étudiants sur le master : certains se rendent compte finalement qu’ils ne se destineront pas à une thèse. L’avis des professionnels sur ce master : ils recherchent des juristes de droit public avec une formation qui reste complète, des juristes qui peuvent avoir une vision large du droit public adaptable à différents dossiers, à différents types de responsabilité. Ainsi pour s’adapter à la demande, le cours de principes du droit public est une matière fondamentale et le cours de droit parlementaire a été réintégré à la formation. Les lieux de travail Les cours ont lieu place du Panthéon. Juste à côté, à la rue Saint-Jacques, se trouvent l’Institut Cujas (qui regroupe plusieurs centres de recherches en droit public) et des salles de travail pour les étudiants du master DPA (toutes les revues en version papier et des fonds anciens sont à leur disposition). II. Les débouchés 3 grands types de débouchés. La thèse Les étudiants bénéficient du contrat doctoral pour financer leur thèse. Les différents masters sont organisés en une « école doctorale », lieu où se rassemble les professeurs, étudiants, avocats, fonctionnaires, pour mieux adapter et proposer les formations aux étudiants. A ces écoles sont rattachés des contrats doctoraux permettant aux étudiants de passer leur thèse. Ils bénéficient de 1500 euros par mois environ. Entre 6 et 8 contrats sont proposés par an. La sélection est faite au mois de septembre par la commission de l’Ecole doctorale, à l’issue d’une audition au cours de laquelle les candidats présentent leur projet de thèse. Après le contrat doctoral de 3 ans, l’étudiant est attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) pendant 2 ans. Le doctorant contractuel peut faire un monitorat. Il sera chargé d’1 ou de 2 groupes de TD. La magistrature administrative De plus en plus d’étudiants sont intéressés par le concours de la magistrature. Toutefois, le M2 n’est pas une préparation au concours. Les épreuves du concours sont spécifiques, particulières aux concours des tribunaux administratifs. Ces étudiants font des stages pour être bien formés. Il y a 2 types de stages : le stage court (3 mois) et le stage long (6 mois). Les juridictions cherchent en général des stages de longue durée. Le professeur conseille ce stage long mais recommande de ne pas le faire pendant le master. Tous les concours administratifs et l’examen d’avocat Exemples de concours administratifs : l’administration territoriale (administrateur, attaché territorial), l’institut régional d’administration (IRA), la chambre régionale des comptes, les administrateurs des assemblées parlementaires (concours du niveau ENA) L’examen d’avocat : il nécessite une remise à niveau dans les matières privatistes. Partenariat avec l’ESSEC Les étudiants venant du Master DPA sont dispensés de certaines épreuves, mais ils doivent passer le TAGE MAGE. Tous les étudiants du master s’étant présentés ont été reçus. Des étudiants candidatent à HEC, d’autres à l’étranger, en particulier en Angleterre. Des étudiants postulent à Sciences po Paris. En général ils sont pris, mais ils ont un défaut : ils sont moins à l’aise à l’oral et parlent moins bien l’anglais que les autres étudiants. III. Les examens Le mémoire 1 ère partie de l’année : Il faut s’habituer à la recherche et acquérir la méthodologie de la recherche (par exemple, savoir rédiger une bibliographie, faire des notes de bas de pages). 2 ème partie de l’année : L’étudiant choisit son thème parmi une liste proposée par le professeur. Il peut choisir son thème lui-même, sous réserve d’approbation par le professeur. L’étudiant choisit son directeur de mémoire. La soutenance a lieu en juin. L’organisation des examens Les examens reposent sur le système d’admissibilité et d’admission : - Ecrits sur les 3 matières fondamentales de 5heures ; - Si l’étudiant est admissible, il passe les exposés-discussions sur les matières fondamentales, les oraux des 4 matières optionnelles et présente son mémoire. L’étudiant ne doit négliger aucune épreuve. Certains sont recalés à l’admissibilité ou à l’admission. Toutefois, cela concerne surtout les étudiants n’ayant pas travaillé leur mémoire car celui-ci compte pour 50%. Les étudiants sont soumis à des oraux et au contrôle continu (notamment le séminaire). IV. La sélection Il y a environ 200 candidatures pour 35 places. Les candidats viennent de Paris, des autres universités de France (la concurrence est très forte) ou de l’étranger (Colombie, Brésil, Venezuela, Grèce). Le critère déterminant : - Bons résultats généraux, surtout en droit public ; - Mention en master 1. Il arrive au directeur de prendre des étudiants de Paris de II n’ayant pas eu la mention mais s’en étant rapproché s’il reste des places. Autres critères, non déterminants : - L’intérêt pour le droit public (lettre de motivation) ; - Les stages dans des juridictions administratives, l’investissement dans le domaine du droit public. Toutefois, un étudiant très bon, très intéressé par le master et n’ayant jamais fait de stage, peut être admis. Le directeur ne prend pas d’étudiants n’ayant eu que le diplôme de Sciences-Po. Dans un master recherche, il faut avoir une volonté collective. Il faut s’insérer dans la promotion, savoir travailler à plusieurs. V. Les manifestations du master Elles sont organisées par l’association laquelle est codirigée par un membre de la promotion de l’année actuelle et un membre de la promotion de l’année précédente. Ses travaux : - La revue : intégralement rédigée par les étudiants ; - Le colloque : organisé chaque année par les étudiants, sur un thème choisi par eux. Le prochain colloque : vendredi 15 avril, salle des Conseils, Panthéon, « L’Etat face au terrorisme » ; - Des conférences, dont une conférence organisée avec le Master droit public de l’économie. VI. Questions des étudiants Est-ce que le sujet de mémoire est libre ? Cela dépend des professeurs. M. Drago laisse les étudiants choisir leur sujet, puis approuve ou non la proposition. Est-ce que parmi les étudiants qui ne sont pas acceptés au M2, beaucoup avaient une mention ? Oui. Est-ce que vous portez attention aux étudiants qui ont fait des collèges, des écoles de droit, des certificats ? Oui. Ces étudiants sont bons en général, cela est un avantage. Est-ce que vous prenez des étudiants qui sont partis à l’étranger en M1 ? Oui, ce n’est pas rédhibitoire. Peut-on être à l’école du barreau en même temps que le M2 ? Cela reste compatible (comme un stage dans un cabinet d’avocat), contrairement au stage dans une juridiction. Est-ce que le master 2 DPA doit être positionné en 1 er choix ? Non, pas obligatoirement. Le professeur comprend que les M2 professionnels attirent davantage les étudiants. D’ailleurs, si l’étudiant présente en 1 er choix le master droit public de l’économie, et le M2 DPA en 2 nd choix, il peut demander au directeur du M2 DPE, M. Braconnier de lui envoyer ces types de dossiers avant qu’il ne les sélectionne sur la base du 1 er choix. Les dossiers de Paris II sont privilégiés. La sélection est toujours d’actualité et Paris II souhaite sécuriser ses masters pour les années 2016 et 2017.
  15. Compte rendu Master 2 Droit des affaires et fiscalité Dirigé par le Professeur Drummond C’est un master 2 qui est professionnel : il ne permet donc pas de faire une thèse, d’aller beaucoup en bibliothèque pour approfondir un sujet donné, etc. C’est un master généraliste qui vise à former des stagiaires puis des collaborateurs opérationnels pour les grands cabinets d’avocats d’affaires de la place de Paris. Enseignements Le master est construit autour de trois axes : - Droit des contrats - Droit des sociétés et techniques sociétaires - Droit fiscal è Chaque matière sera approfondie en 44 heures. L’approche est à la fois académique et professionnelle avec des interventions en tandem alliant un universitaire et un professionnel. 9 « petites matières » (le volume horaire de certaines de ces matières peut rester conséquent) - Analyse financière - Droit du travail - Droit de la concurrence - Contentieux des affaires - Fiscalité internationale - Restructurations - Droit des opérations financières et boursières - Deux cours en anglais : droit anglo-américain des contrats, droit boursier américain Méthode de travail - Chaque semaine, il y a un dossier à préparer avec des travaux en groupe fréquents. - Le « deal » : c’est un séminaire animé chez White & Case par deux anciens du master. Les étudiants répartis en un groupe acheteur et un groupe vendeur négocient. Ceci familiarise les étudiants avec le process qui va du début de la négociation jusqu’au closing. Stage –avril-juin - Portefeuille de stages important. - 15 premiers jours du M2 : tous les matins, un petit déjeuner dans les cabinets partenaires. Ceux-ci exposent leurs spécificités à chacun des étudiants et tentent de les séduire. Conditions d’admission - Au moins deux mentions à 13 pour pouvoir arriver jusqu’à l’entretien. è 60 candidats sont sélectionnés pour l’entretien, puis 25 sont finalement retenus pour intégrer le diplôme. - Entretien : le jury composé du professeur Drummond, d’un avocat ou directeur juridique et du président de l’association des étudiants vérifie la motivation de l’étudiant, sa curiosité intellectuelle, son ouverture d’esprit, la cohérence de son projet professionnel… Qualités : dynamisme, ouverture d’esprit, intérêt pour l’actualité économique et financière (questions possible lors de l’entretien). Questions possibles à l’entretien : stages, CV, etc. Il faut être au point sur les entreprises, cabinets dans lesquels on a fait des stages. Exemple de profils intéressants : excellents cursus universitaire, sportifs de haut niveau, engagements associatifs, etc. On « donne beaucoup » dans ce master. CONCLUSION : il faut savoir ce qu’on va faire de ce diplôme. Ce n’est pas du tout une fin en soi, et il faut en avoir conscience. Une année à l’étranger ? Ce n’est pas rédhibitoire. Il faut cependant être dans les meilleurs de la promotion et dans une université au moins aussi bonne qu’Assas. Une année de césure avec des stages ? Il s’agit plutôt d’un plus et il est toujours bien d’avoir de l’expérience. Anglais ? Maintenant que tout le monde a accès à l’anglais (séries télévisées et autres médias), une bonne maîtrise del’anglais n’est plus réservée aux élèves privilégiés. Quelques questions pourront être posées en anglais lors de l’entretien. Il faut donc être opérationnel. L’accent quant à lui n’a aucune importance. Il faut cependant oser s’exprimer en anglais, qui reste une langue essentielle pour trouver un stage, une collaboration, etc. Il n’est pas possible de passer le CRFPA en parallèle du M2, mieux vaut donc travailler son anglais durant l’été du M1 au M2 pour se débarrasser de ses inhibitions. QUESTIONS Q1 : Les lettres de recommandation sont-elles utiles ? Elles peuvent l’être,mais ne sont pas nécessaires. . Q2 : Est-il vraiment possible de mettre le M2 droit des affaires et fiscalité et le M2 droit des affaires de M. Synvet simultanément en premier choix ? Est-ce préjudiciable aux yeux du Professeur Synvet ? Oui, il est possible de mettre les deux en premier choix. L’un n’influence pas l’autre. Les dossiers non retenus en M2AF sont examinés pour le M2 recherche. Q3 : Le poids de notes est-il hiérarchisé selon les années ? Les notes de M1 ne comptent pas plus mais certaines matières (droit du crédit, droit des sociétés, droit des obligations/contrats spéciaux) seront regardées avec attention. L’homogénéité du dossier est importante. Il est bon d’expliquer pourquoi on a pu avoir un « accident » dans sa lettre de motivation. Q4 : Est-ce qu’avoir fait ses deux premières années dans une autre faculté est préjudiciable? Non, pas du tout. Beaucoup viennent directement d’ailleurs et il n’y a pas de quotas d’étudiants parisiens. Dans la promotion actuelle, seuls deux ou trois élèves ont fait l’intégralité de leur cursus à Paris II. Il y a beaucoup de majors d’autres facultés, d’étudiants d’écoles de commerce, etc. Q : Partenariat avec l’Essec ? On peut être admissible directement à l’Essec avec un score correct au TAGE MAGE et en anglais, sous réserve de passer l’entretien. Pourtant, il y a des années où personne ne profite de cette opportunité. Q5 : Des élèves sortant de magistères peuvent-ils être retenus ? Le magistère de Paris II ? Non, ils suivent déjà une formation à part. Pour les magistères d’autres universités, ceci est tout à fait possible et peut représenter un atout. Q6 : Ne pas avoir fait de stage est-il rédhibitoire ? Non. Cela dépend des raisons avancées par le candidat pour expliquer cette absence de stage. Il est vrai que trouver un stage peut être très compliqué pour certains, et le Professeur Drummond en a conscience. Q7 : Un stage en fin de M1 est-il intéressant à mentionner ? Oui. Il est d’ailleurs probable que le candidat soit interrogé sur la façon dont l’entretien s’est déroulé, ainsi que sur le début de son expérience. Q8 : Y a-t-il une liste d’attente ? Oui. il est arrivé que un étudiant se désiste, gêné par le fait de ne pas pouvoir passer le CRFPA. Nota bene : il est possible d’aller voir le Professeur Drummond avec son dossier pour évaluer le dossier (pour savoir si on peut aller jusqu’à l’entretien). Il faut oser postuler, ne surtout pas s’autocensurer. Il n’y a d’ailleurs pas grand chose à perdre, et le jeu en vaut la chandelle. Informations pratiques : les entretiens auront lieu le lundi et mardi de la première semaine de juillet. Les résultats seront affichés le mardi soir. Une décision devra être prise extrêmement rapidement par le candidat.
  16. Compte-rendu de la présentation du master 2 justice et droit du procès Codirigé par Mme Chainais et M. Seiller Le M2 Justice et droit du procès existe depuis 1995, il a été créé sensiblement en même temps que le M2 Arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits. La maquette a été refondue il y a trois ans environ, elle s’adapte régulièrement en prenant en compte le retour d’expérience des étudiants, afin de le rendre plus attractif encore. A la faveur de ce remaniement, l’offre d’enseignement a été renforcée dans le master (désormais 260 heures d’enseignement contre 200 heures dans la plupart des masters « recherche » de Paris 2) ; le master offre un large choix de matières, à la différence d’autres masters qui préfèrent se concentrer sur 3 ou 4 matières uniquement. Le but est que l’étudiant acquière, en un an, un socle de connaissances étendues et solides sur l’ensemble de la justice et du procès vus sous les dimensions les plus variées. Une branche « droit public » a été créée il y a trois ans, aux côtés de la branche « droit privé », si bien qu’il y a désormais un certain nombre d’étudiants publicistes dans le master (9 sur 34 dans l’actuelle promotion). Mais la séparation entre les deux branches n’est pas contraignante et les étudiants inscrits dans une branche peuvent librement assister aux enseignements prévus dans l’autre branche. Le master repose sur trois approches complémentaires, qui en font un master très riche : · Un « tronc commun » : une approche transversale du procès, des droits fondamentaux, qui présente les points communs entre les différents contentieux ; · Les déclinaisons techniques du procès à travers les diverses procédures (cassation, contentieux constitutionnel, pénale, civile…) ; · L’aspect culture générale : une approche transversale (sociologique, philosophique, historique et économique) de la justice et du droit. Vous pouvez retrouver le détail des matières ici : http://www.u-paris2.fr/5174R-2009/0/fiche___formation/&RH=M2-DROIT-09 Ce master présente une réelle « valeur ajoutée ». On peut notamment citer le cours de « technique de cassation », assuré par des avocats aux conseils, au Palais de Justice qui est quasiment unique en France. En outre, un certain nombre de personnalités importantes du monde de la justice interviennent régulièrement dans le master, à l’image de Denis Salas, essayiste et maître de conférences à l’ENM et Matthias Guyomar, conseiller d’Etat ; des professeurs étrangers de renom sont régulièrement invités. Enfin, le master conjugue une approche de technique juridique et de culture générale, ce qui est rare. Les intervenants viennent d’horizons différents, universitaires ou praticiens. A l’heure actuelle, le master 2 est officiellement affiché à finalité « recherche », ce qui indique qu’il est possible d’entreprendre une thèse à l’issue du master. Depuis un an, il existe d’ailleurs à Paris 2, à deux pas du Panthéon, un centre de recherche sur la justice qui accueille les doctorants qui consacrent leur thèse à la justice ou au procès. La même institution existe en droit public à l’Institut Cujas. Mais la distinction entre masters recherche et professionnel est de plus en plus artificielle et le master est bien sûr, en pratique, surtout à finalité professionnelle. Le master est ainsi une excellent première étape pour préparer le concours d’entrée à l’ENM ou l’examen d’entrée à l’école du barreau. Le but du master n’est pas en soi de préparer directement au concours d’entrée de l’ENM ou aux concours de magistrats administratifs, mais de mettre le « masterant » dans les meilleures conditions pour le préparer en parachevant sa formation universitaire. Pour ce qui est du CRFPA, le master 2 peut être une bonne préparation en ce qu’il permet de maîtriser les procédures même s’il ne s’agit pas d’une spécialisation dans une matière donnée. Il offre ainsi une bonne formation pour devenir avocat “contentieux”, pratiquant effectivement la procédure (par différence avec l’avocat “conseil”). Il y a un mémoire à rédiger, ce qui permet aux étudiants d’apprendre à faire des recherches et les organiser. De plus, le mémoire permet de réfléchir autour de la justice, ce qui est intéressant dans le cadre du concours d’entrée à l’ENM. Au moment du grand oral notamment, le jury a le dossier du candidat sous les yeux, il a connaissance du sujet de mémoire de recherche choisi en master 2 (en l’occurrence autour de la justice et du procès) et de la note obtenue. Le mémoire demande de faire preuve d’organisation, de commencer les recherches tôt dans l’année. Ecrire ce mémoire est très formateur et stimulant. Souvent les étudiants assistent à des audiences ou rencontrent des magistrats ou des avocats pour compléter les recherches effectuées en bibliothèque. Sélection : Il y a deux types de profil : · Les profils « classiques », des étudiants en droit ayant accompli un bon parcours et démontré leur intérêt pour les matières judiciaires · Les profils un peu plus atypiques, avec un temps d’études à l’étranger, des étudiants de Science po, de bi-licence, ou encore ayant réalisé une classe préparatoire ou élèves dans une école normale supérieure. Les directeurs recherchent aussi une certaine force de travail des étudiants. Il y a un nombre de demandes conséquent, il est donc bien sûr souhaitable d’avoir obtenu une ou plusieurs mention(s). Néanmoins, au vu de la finalité du master (plus spécialisé que d’autres, en ce qu’il porte sur la justice et le procès), il peut être tout aussi important d’avoir des bonnes notes dans les matières importantes du master (liées à la justice), parfois même s’il n’y a pas de mention sous-jacente. Les dossiers sont observés de près par les deux directeurs, il n’y a pas de quota entre droit privé et droit public : les meilleurs dossiers sont retenus. Il y a entre 30 et 35 étudiants retenus. Le niveau du master 2 s’élevant, de plus en plus de dossiers présentant le master 2 Justice et droit du procès en premier choix sont reçus (environ 100 premiers choix et 150 deuxièmes choix). La quasi- totalité des dossiers retenus sont des premiers choix ; il faut en avoir conscience au moment du choix de master. Pour le moment, les langues n’entrent pas spécialement en compte dans la sélection mais cela viendra sûrement. Les stages doivent être mis en avant dans le dossier, notamment s’ils ont été effectués auprès d’une juridiction ou d’un cabinet d’avocat. Il faut bien indiquer ce qui a été fait durant le stage. Sur le CV, mieux vaut séparer, dans la présentation, les stages ayant une teneur juridique, des expériences professionnelles plus « alimentaires » et sans lien avec le monde du droit (qui attestent néanmoins d’une capacité de travail). La sélection s’effectue uniquement sur dossier. Il existe une page Facebook tenue par l’association du master : https://www.facebook.com/Master-justice-et-droit-du-proc%C3%A8s-UParis2-Panth%C3%A9on-Assas-229183047253966/?fref=ts Questions : • Est-il possible de préparer l’ENM tout en suivant le M2 ? L’idée du M2 est de se poser, de prendre du recul sur ses études, de sortir un peu du rythme universitaire intensif des années précédentes. En ce sens, il n’est pas forcément judicieux d’enchainer avec le concours, le risque étant de rater son master 2 (ou de bâcler son mémoire) et le concours. De plus, le M2 compte un peu plus d’heures que les autres. Après, sur le principe, ce n’est pas complètement incompatible. Il y a deux ans, la benjamine du concours de l’ENM sortait directement du master 2 et l’an passé aussi, un étudiant du Master 2 a été directement reçu à l’issue du M2 (même si les autres anciens du Master 2 reçus avaient fait le master un an plus tôt). Certains étudiants assistent aux cours principaux de l’IEJ pendant l’année de M2 et préparent le concours l’année d’après. • Vaut-il mieux venir d’Assas pour être retenu ? Certes, les notes d’Assas sont particulièrement fiables dans la mesure où les exigences de Paris 2 sont connues des directeurs du master. Néanmoins, il n’y a évidemment aucun rejet de principe des dossiers des universités de province. Un des titulaires de contrat doctoral, actuellement en thèse, issu du Master Justice et droit du procès avait ainsi fait son parcours universitaire à Angers puis Toulouse et a fini dans les tout premiers du master l’an passé ce qui lui a permis d’obtenir un contrat doctoral (financement pour réaliser la thèse, tout en donnant des TD). • Quelles sont les matières auxquelles vous prêtez une attention particulière dans les dossiers ? Quid du droit processuel, qui a lieu au second semestre à Assas et dont les résultats sont donc connus tardivement ? Nous sommes bien sûr particulièrement attentifs aux notes qui ont un lien direct avec le master (procédure civile, pénale, contentieux administratif, institutions judiciaires, libertés publiques, droit européen, droit ou contentieux constitutionnel, droit processuel, etc.) A Assas, les résultats du second semestre de M1 ne sont pas connus au moment de l’envoi des dossiers. Les directeurs du master statuent donc une première fois sur les dossiers sans avoir connaissance de ces notes (notamment la note de droit processuel, délivrée au second semestre). Mais dès que les étudiants ont connaissance de leurs notes, il est possible d’effectuer une déclaration sur l’honneur qui reprend les notes obtenues. Le relevé de notes officiel peut ensuite être envoyé aux directeurs quand il est reçu et ceux-ci en prennent immédiatement connaissance, ce qui peut conduire les directeurs à confirmer la décision prise ou les faire revenir sur leur première décision (mais cette dernière hypothèse est en pratique assez rare). • Est-il intéressant de joindre les notes obtenues dans d’autres formations au dossier ? Oui, tout à fait, cela peut valoriser un dossier et convaincre de la force de travail de l’étudiant. • Quels types de sujets font l’objet des mémoires ? Les étudiants sont libres tant dans le choix de la direction du mémoire que dans le sujet, mais les directeurs proposent quand même une liste de sujets aux étudiants. La liste est proposée par les différents intervenants du master, susceptibles de le diriger. Ceux-ci sont nombreux et les sujets proposés sont donc très variés, allant du plus technique et strictement juridique à des approches plus générales sur la justice, sociologiques, historiques ou philosophiques.
  17. Compte rendu présentation du Master 2 Propriété littéraire, artistique et industrielle dirigé par Monsieur le professeur Gautier Présentation générale du Master : Concernant la sélection, chaque dossier est examiné individuellement au regard de ses qualités et de ses défauts. Ceux qui n’ont pas obtenu les résultats qu’ils escomptaient peuvent l’expliquer dans leur lettre de motivation et cela pourrait être compensé par autre chose. Ainsi les mentions ne sont pas exigées à titre de fin de non recevoir. Ceux qui n’ont pas eu de mention mais s’en sont rapprochés ont leur chance, même si ils ne seront pas pris en premier. Désormais les listes d’attente sont interdites dans le processus de sélection, il y a une obligation de répondre au candidats dans les deux mois, mais ces listes restent d’actualité, si ce n’est qu’on ne voit pas encore comment signifier à l’étudiant qui n’a pas été pris en juillet que l’on peut réexaminer le dossier en septembre à l’occasion de désistements et qu’il est maintenu sur liste d’attente de fait. Ce master propose des cours de propriété intellectuelle mais aussi d’autres matières par exemple de droit civil. Il y a également des enseignements méthodologiques sur des sujets variés. Les étudiants doivent rédiger un mémoire avec des enquêtes auprès de professionnels. Ce n’est donc pas un master labellisé « professionnel » mais c’est comme si. Intervention des étudiantes du master : Dans ce master il y a deux grandes matières fondamentales, dans chaque matière il y a un cours magistral d’une heure par semaine et chaque cours a un thème, pas de programme. Pour la propriété intellectuelle on a aussi cours précis qu’il faut préparer. Deux matières fondamentales : - propriété artistiques - propriété industrielle (ex : droit des marques) Les cours sont sous la forme de séminaires et de cours magistraux avec un thème différent chaque année. Cette année il s’agissait du conflit entre droit des marques et droit de l’UE mais il s’agit tout de même d’un cours assez général. On nous explique les bases autour du thème (libre circulation des marchandises, droit des brevets) + droit de la communication numérique (ex : droit des données personnelles) réparti sur les deux semestres. Dans les enseignements de méthodologie on apprend notamment à rédiger des conclusions. Au début cela peut nous faire un peu peur, c’est à nous d’aller voir des professionnels pour avoir des modèles. Ceux qui ont fait des stages peuvent aller voir leurs maitre de stage. C’est un travail très intéressant. On peut également nous demander de rédiger un contrat d’édition : on crée une mise en situation par binômes. Cette année il s’agissant de l’avocat de M. Platini et d’une maison d’édition. Pour cet exercice il faut trouver des modèles, interroger des maisons d’édition sur des situations particulières. Cela nous arrive également de travailler en groupe. Un groupe devra par exemple rédiger une QPC et l’autre sera chargé de savoir s’il faut la transmettre. Chaque semaine, il faut également rédiger une bibliographie dans différentes matières avec des manuels et de la jurisprudence. Deux élèves passent pour présenter leur bibliographie. Mais l’on fait également des exercices classiques : commentaire d’arrêt, de texte, note de synthèse. Il s’agit d’une formation assez globale donc on voit de tout. Les cours de propriété industrielle sont plus classiques, les étudiants doivent faire des exposés, ce qui sert de séance puis un débat est organisé avec le professeur ou bien c’est un cours où le professeur fait participer les étudiants. Le volume horaire est de 6 et 9 heures par semaine. Mais les bibliographies à rédiger font parfois 50 pages et l’on commence à rédiger le mémoire début janvier avec des premiers entretiens avec des professionnels pour aider à la rédaction. A partir de février le rythme est donc plus intense. Mais c’est un travail beaucoup plus stimulant car beaucoup plus pratique, avec un objectif professionnalisant même si il y a des exercices qui peuvent paraitre théoriques. Des événements sont également organisés par l’association du master: master class, soirée des majors, Rendez-vous de 5h. Cela permet de prendre part à la vie du master et de l’université. Questions : Quelles sont les débouchés du master ? Les deux tiers des étudiants deviennent avocats. Les avocats diversifient au demeurant leur activité : agent sportif, littéraire immobilier. Ensuite il y a les entreprises qui recrutent, dans les activités culturelles (MK2, EuropaCorp, Flammarion) la télévision (TF1). Mais on ne recrute pas que dans les industries culturelles : luxe, marques, agences de publicité, brevets, etc… Pour leur faciliter l’accès au marché du travail, une job fair dans le master a été créé en 2008 avec un certain nombre d’entreprises et cabinets y participant chaque année au mois de juin. A cela s’ajoute la job fair numérique crée cette année et qui a plutôt bien marché. Il faut aussi noter qu’il y a beaucoup de mobilité une fois sur le marché du travail, beaucoup de personne partent du barreau pour aller en entreprise. Est-ce que des étudiants peuvent se destiner au doctorat avec ce master? Il y a une minorité d’étudiants qui veulent faire un doctorat dans ce master mais on les y encourage. Il y a en général un ou deux par an. Est-ce qu’il y a aussi des débouchés dans les domaines pharmaceutiques et scientifiques ? Oui pour tout ce qui concerne les brevets, les entreprises recrutent. Est-il possible de se spécialiser en propriété industrielle ? En pratique il faut choisir si l’on fait son mémoire plutôt en droit d’auteur ou en propriété industrielle. Certains ne veulent pas choisir et font leur mémoire sur toute la propriété intellectuelle. Quand on se spécialise dans une matière le grand oral se déroule dans l’autre matière. Il est également à noter que l’on peut faire un mémoire en propriété industrielle et décrocher un stage en droit d’auteur. Les cours dispensés font-ils intervenir des intervenants extérieurs ? Il s’agit d’un master recherche avec donc assez peu d’heures de cours. Il n’y a donc pas véritablement le temps de faire venir des intervenants extérieurs. A Paris 2 on croise les masters : on peut avoir des cours en commun avec le master droits des affaires ou droit privé général. On peut composer le programme de l’année en coexistant avec les autres masters, les étudiants ne sont pas en vase clos, il y a des échanges. On fait venir quelques intervenants, cette année, des professionnels de TF1 et un professeur australien sont intervenus. On fait beaucoup de méthodologie dans ce master, on ne peut pas toujours garantir ce niveau d’exigence avec des intervenants extérieurs et l’année est si courte. Est-ce qu’il y a une dimension internationale avec notamment des cours de langue ? Il y a des cours de langue qui sont proposés. Cette année un professeur est venu d’Australie pour faire un séminaire en anglais mais n’ayant que 25 semaines de cours on ne peut pas tout faire. Est-ce que passer le CRFPA en septembre est un frein ? Ce n’est pas du tout un frein pour être accepté. M. Gautier est très tolérant avec les étudiants admissibles pour les oraux sachant que cela se déroule pendant les cours. C’est tout à fait compatible, 6 ou 7 étudiants de la promotion de cette année l’ont passé. Est-ce que c’est un frein d’être en master 1 droit des affaires ? Non pas du tout. Est-ce que c’est un frein d’avoir fait un Erasmus ? Non ce n’est pas une fin de non-recevoir mais si on part un an, on rate beaucoup de cours, et il faut donc pouvoir se rattraper. Si on vient en dehors d’Assas c’est un frein ? Il y a en général 50% d’extérieurs et 50% d’étudiants d’Assas dans les promotions donc ce n’est pas un frein. Cela fait une mixité, c’est une richesse. Comment se passe le mémoire ? Le mémoire est dirigé par des professeurs qui enseignent en master, le sujet déterminé en novembre, et ce sont les étudiants qui choisissent leur sujet, par exemple : les obligations légales des chaînes de télévision, E-cinéma et droit, exploitation des archives photographiques, etc…Les étudiants soutiennent ensuite leur mémoire en mai. Candidature étudiants DSU retenue ? Oui, des étudiants peuvent même venir directement de l’étranger. Cela pose t-il un problème de venir d’un master de droit social pour intégrer ce master ? Une grosse partie de la propriété intellectuelle est du droit social, ce n’est donc pas un problème. Des anciens étudiants sont aussi allés en relations humaines. Quelle est la taille de la promotion ? Environ 38 étudiants. Y-a-t’il un entretien ? Non il n’y en a pas. Combien de candidatures recevez-vous chaque année ? Cela est très variable selon les années, entre 200 et 300 Y-a-t’il un réseau alumni ? Oui il y a un réseau très important, on envoie régulièrement aux anciens une ou deux newsletters,. Ils viennent à la master class, aux Rendez-vous de 5h ,qui sont une table ronde ouverte aux professionnels en formation continue, validée par le barreau de Paris. Pour la job fair, des alumni sont devenus recruteurs, et on a ouvert depuis l’an dernier ouvert la job fair du côté candidat aux alumni. En quoi consiste l’association dans la quotidien du master ? L’idée est d’organiser les événements professionnels du master : - participation à la soirée des majors - remise des diplômes - job fair + job fair numérique - Rendez vous de 5h + voyage de classe + dîner de Noël Il faut également trouver les parrains du master pour soutenir ces projets financièrement Il y a une élection en octobre, cinq personnes dans le bureau mais un certain nombre d’étudiants participent aux tâches. Si on souhaite passer le CRFPA après le M2 ce master est-il une bonne formation ? Oui on fait beaucoup de procédure civile par exemple et cette année on a notamment étudié la réforme du droit des obligations. De quels M1 sont généralement issus les étudiants admis ? Pour prendre l’exemple des étudiantes du master présentes, on peut voir que cela est très diversifié - droit des affaires - droit comparé - droit privé général - droit notarial La parité est-elle appliquée dans la sélection ? Non, mais c’est vrai qu’il y a toujours une minorité de garçons. Avoir passé deux ans dans une autre filière avant d’entrer en droit : bien ou mal ? Il est possible prendre des étudiants qui ont fait autre chose que du droit dans tout ou partie dans leur scolarité. On a donc un certain nombre d’étudiants qui ont fait des bi-licences, et il y a beaucoup d’étudiants qui ont fait une prépa littéraire ou autre, avant leur licence. Est-ce que c’est un master auquel l’on peut accéder après avoir déjà obtenu un M2 ? Chaque année il y a un ou deux étudiants qui sont admis en ayant déjà un M2, c’est normal de ne pas les faire passer en premier mais ils peuvent constituer des dossiers très séduisants. Le redoublement est-il rédhibitoire ? Ce n’est pas une fin de non recevoir mais pas facile ; les redoublants ne seront de toute façon pas sélectionnés dans les premiers. Est-ce que ce master se suffit en lui même ? Ce n’est pas la peine d’avoir fait deux master 2 et des LLM pour mieux se placer sur le marché du travail. A l’issue du master on peut trouver des stages qui se transforment en CDD puis CDI. La propriété intellectuelle est-elle un domaine bouché ? Non tous les étudiants s’intègrent dans le monde professionnel à l’issue du master, à la job fair on sent que le monde professionnel connait le diplôme et qu’ils avantagent les étudiants. On n’étudie pas les dossiers avant d’avoir les résultats complets ? On notifie les réponses au fur et à mesure mais cela devient plus compliqué avec la réforme.
  18. Compte rendu : M2 Droit pénal Codirigé par M. Conte et M. Rebut I. Présentation Le master n’est pas particulièrement spécialisé, ce qui relève d’une volonté des directeurs de dépasser les différences parfois superficielles faites entre les matières. Il y a deux cours principaux : droit criminel 1 et 2, ils sont plutôt transversaux et portent sur des thèmes divers, l’enseignant peut orienter son cours sur les sujets qui lui semblent importants. Le master dispense un enseignement très juridique, très axé sur le droit en vigueur en France. Les options sont réparties entre du droit positif et des disciplines d’ordre plus philosophique (criminologie, histoire du droit pénal, …). Le contenu peut légèrement varier d’une année sur l’autre selon l’actualité notamment. Certains cours sont communs avec d’autres masters, que ce soit des cours du M2 Droit pénal ouverts à d’autres masters ou l’inverse. Exemples : le cours de droit pénal des affaires, le cours de criminologie… Il est possible d’assister à tous les cours du M2, même ceux que l’on ne choisit pas en option, en auditeur libre. Vous trouverez le détail des enseignements du M2 sur le site d’Assas : http://www.u-paris2.fr/5145R-2009/0/fiche___formation/&RH=M2-DROIT-09 Sélection : C’est un master à placer en premier choix impérativement. Les notes des quatre années et les moyennes générales sont étudiées pour établir un classement et prendre les premiers. Il s’agit d’une sélection purement objective. Les mentions sont prises en compte à ce titre, en tenant compte de l’université d’origine (selon que la mention est à 12/14/16 ou 13/15/17). Cette année, tous les étudiants ont 3 ou 4 mentions (basées sur le classement AB : 12/20 ; B : 14/20 ; TB : 16/20). Un dossier qui n’a pas de bonnes notes ne sera pas étudié, les notes sont plus importantes que la lettre de motivation. Un redoublement ou un passage à la seconde session (aux rattrapages) est une réelle lacune sur le dossier dans la mesure où nombre d’entre eux n’en présentent pas. Environ 200 dossiers sont reçus pour environ 25 places. Il y a trois types de dossiers : ceux refusés d’office (environ 40%), ceux acceptés d’office et ceux qui sont conservés en attendant d’avoir tous les dossiers. Il y a environ 50% des étudiants qui viennent d‘Assas. Les étudiants d’autres universités sont placés au même niveau que ceux d’Assas exactement, mais il y a une plus forte déperdition des candidats extérieurs, qui préfèrent souvent les universités proches de chez eux. Tous les ans, il y a également un ou deux étudiants étrangers. Il faut d’ailleurs répondre le plus vite possible après l’acceptation pour ne pas utiliser une place pour rien ; un délai est imparti après quoi l’étudiant est considéré renonçant. Il est fortement déconseillé de joindre une lettre de recommandation. Les étudiants peuvent donner toutes les informations nécessaires dans leur propre lettre de motivation. Pour ce qui est de la lettre motivation, elle sert surtout pour les dossiers atypiques, elle permet de les comprendre et d’en faire une appréciation. Elle doit être lisible et sans faute d’orthographe, il n’est pas nécessaire qu’elle soit manuscrite même si c’est apprécié. Les directeurs sont précisément très sensibles aux parcours atypiques : avoir une licence de philosophie en plus des études de droit par exemple, avoir fait une classe préparatoire, … Il y a des matières qui rejoignent celles de l’institut de criminologie, il est possible de cumuler les deux diplômes si l’on estime que nos capacités de travail sont suffisantes. Il est possible de faire parvenir les résultats du second semestre de master 1 pendant l’étude des dossiers. Parfois également, les directeurs les demandent eux-mêmes à l’administration. Les débouchés du master sont majoritairement des carrières judiciaires : magistrature et barreau. Il y a également toujours quelques étudiants qui veulent s’orienter vers des métiers de la police ou de la gendarmerie. Au grand regret des directeurs, il y a très peu de candidats à des thèses. II. Questions Est-ce un avantage d’avoir déjà fait un mémoire ? Oui, pourquoi pas, à voir selon le mémoire. Néanmoins, avant le master 2, il s’agit rarement de réels travaux de recherches. Comment doivent procéder les étudiants qui sont à l’étrangers et ont leurs résultats plus tard que les étudiants en M1 en France ? Ils doivent transmettre leurs résultats dès qu’ils les ont. Il est arrivé que des étudiants ayant fait des années à l’étranger soient pris dans le master 2. Comment se déroule le mémoire ? La liste de sujets est transmise dès la première séance pour que les étudiants aient le temps d’y réfléchir. Certains sujets sont plutôt vastes, d’autres très précis. Ils sont extrêmement divers, ils peuvent porter sur plusieurs matières, avoir un aspect historique, même se rattacher à de la criminologie. Les étudiants peuvent proposer des sujets. Tous les enseignants du master 2 dirigent des mémoires selon leur spécialité. La remise des mémoires se fait en juin, de façon à permettre aux étudiants désireux de faire une thèse d’élaborer leur projet pendant l’été pour pouvoir le présenter au mois de septembre devant la Commission de l’école doctorale de droit privé qui est compétente pour attribuer les contrats doctoraux. Cette remise intervient donc très tôt, de sorte qu’il peut être difficile de respecter le délai. Les directeurs ne sont pas sur le dos des étudiants, il faut donc veiller à s’organiser en autonomie. Il n’y a pas de soutenance de mémoire mais tous les mémoires sont lus par un autre enseignant que le directeur de mémoire pour une vision plus objective du travail. Comment s’organise la mise en place de contrats doctoraux ? Les années fastes, tous les candidats obtiennent un contrat. Sinon, il faut effectuer un choix. Les mémoires du M2 Droit pénal sont remis en juin précisément parce que des dates strictes sont imposées pour le commencement d’un contrat doctoral et l’été est consacré à la réflexion autour du sujet et du contenu de la thèse, ce qui impose d’avoir ces mois de libres pour travailler. Pour la thèse, une audition est effectuée par l'ensemble des directeurs de masters 2 de droit privé en septembre. C’est dans le cadre de cette audition que les contrats doctoraux sont attribués. L’avancée du projet de thèse est alors déterminante : si la présentation n’est pas aboutie, le risque est de ne pas être retenu. Est-ce que toutes les mentions sont appréciées de la même manière (qu’elles soient en L2 ou en M1 par exemple) ? A priori, une analyse du dossier aussi poussée n’arrive pas. Une mention obtenue en Erasmus n’est pas moins bien vue qu’une autre. En revanche, certaines universités délivrent des mentions plus facilement que d’autres et sont vues avec un peu de méfiance. Est-il possible d’être retenu pour faire un deuxième M2 ? Oui, dans ce cas la lettre de motivation est très importante pour expliquer les raisons de cette demande. Que se passe-t-il si une personne retenue n’obtient pas son M1 à la première session et doit passer les rattrapages ? Si le dossier est excellent, il est possible qu’il soit conservé et ne soit pas exclu d’office.
  19. Compte rendu : M2 Droit immobilier et de la construction Dirigé par monsieur le Professeur Périnet-Marquet I- Présentation Présentation générale Le Master 2 Droit immobilier et de la construction a été créé dans les années 70 comme DEA puis transformé en 1985. C’est aujourd’hui un Master 2 professionnel, classé n°2 dans sa catégorie par le classement Universal (en fait n°1 des M2 juridique car le M2 qui le précède est un M2 de management). Cette notoriété a des conséquences : Les stages sont faciles à trouver : il y a toujours beaucoup plus d’offres que d’étudiants, notamment grâce à un réseau d’anciens très performant et au fait que les entreprises sont contentes des étudiants et présentent de nouvelles offres chaque année ; De la même manière, les étudiants trouvent aisément un apprentissage ; Enfin, le taux d’insertion professionnelle des étudiants du Master est très bon, quelle que soit la conjoncture économique. Tous ceux qui cherchent un emploi le trouvent rapidement. Débouchés Les débouchés du Master sont très variées : Avocats : 1/3 des étudiants se dirigent vers le barreau et passent le CRFPA à l’entrée ou à la fin du Master. Ils n’ont ensuite aucun mal à intégrer des grands cabinets. Cette année, quatre cabinets ont d’ailleurs invité tous les étudiants du M2 à un déjeuner pour les rencontrer. Notaires ; Juristes d’entreprise : Des anciens sont en poste chez Bouygues, Vinci, Eiffage, Unibail, etc. ; Promoteurs immobiliers : Un certain nombre d’étudiants ont fait ce choix et ne le regrettent pas. Exemple : le Président des anciens du Master est directeur général adjoint d’un groupe important de promotion Des étudiants choisissent de compléter leur formation à Dauphine ou en école de commerce mais ce n’est pas indispensable. Formation Plus de 300 heures de cours dans l’année, réparties du lundi midi au mercredi soir pour que les stages (3 mois) et apprentissages (d’une durée de six mois minimum) puissent avoir lieu le reste du temps. Cours C’est un mélange de droit public et de droit privé : le droit immobilier n’est pas enfermé dans un secteur et on ne peut être pertinent que si on est compétent dans ces deux pans du droit. Les enseignements sont divers et nombreux (le rythme est donc lourd pour des semaines de 2,5 jours) : - Cours de droit de l’urbanisme (75 heures) ; - Cours de droit de la construction (75 heures) ; - Cours de montages et opérations de promotion (75 heures) ; - Cours d’anglais juridique appliqué à l’immobilier ; - Cours donné par les deux directeurs juridiques de Bouygues au siège social de la société, compte tenu du partenariat du M2 avec cette société ; - Cours à options (5 sur 7 à choisir) qui mélangent droit privé et doit public : fiscalité, droit public de la construction, copropriété, baux, financement de la construction, … Ces enseignements sont, pour moitié, assurés par des universitaires et, pour moitié, assurés par des praticiens afin que les étudiants soient les plus opérationnels possible dès leur sortie du Master. II- Sélection Il y a, en moyenne entre 320 et 350 dossiers environ de toute la France et les promotions comprennent environ 30 étudiants. La sélection est faite en deux étapes. 1ère étape : Etude du dossier. Le jury regarde les notes obtenues durant les quatre premières années d’études ainsi que les éventuelles mentions (licence, baccalauréat). A l’issue de cette sélection, environ 90 étudiants sont retenus. 2ème étape : L’entretien. Il a lieu durant la première semaine de juillet et dure entre 10 et 15 minutes. Les questions sont liées au droit, à la connaissance du milieu professionnel et à la motivation. Il n’y a pas de parité obligatoire (les promotions comprennent généralement plus de filles que de garçons), pas plus que d’avantage donné aux étudiants de Paris II (une moitié des étudiants vient généralement de Paris II). III- Questions des étudiants Question : Les connaissances et compétences acquises sont-elles « exportables » à l’étranger ? Si on regarde la façon d’appréhender le droit, la réponse est oui. En revanche, si on regarde les connaissances concrètes, la réponse est non car le droit immobilier est très national. Les étrangers viennent, certes, avec leurs avocats nationaux mais ceux-ci ne servent que d’intermédiaires avec des cabinets français qui, eux, connaissent le droit français et la réciproque est vraie. Question : Quelle est la proportion d’étudiants ayant déjà fait un autre master 2 ? 7 ou 8 selon les années, qui sont sélectionnés parmi les seuls étudiants ayant fait déjà un master 2. Question : Est-il possible de valider son PPI au cours du Master 2 ? C’est possible mais il ne s’agit pas d’une majorité d’étudiants. Question : Que se passe-t-il pour les étudiants qui viennent d’autres filières ? La sélection est la même que pour les étudiants ayant suivi une formation en droit. Question : Les stages sont-ils valorisés dans l’étude d’un dossier ? Les stages sont pris en compte mais il ne s’agit pas d’un élément déterminant. Question : Est-ce valorisant d’avoir un double diplôme ? De la même manière, le fait que l’étudiant ait obtenu un double diplôme est pris en compte, sans que cela ne soit déterminant. Question : Les étudiants du Master ont-ils plutôt une formation en droit public ou en droit privé ? Ceci importe peu, il n’y a pas de quotas. Question : Combien y-a-t-il de demandes d’étudiants de Paris II chaque année ? Une centaine environ. Question : Faut-il avoir une « mention » au premier semestre de Master 1 ? Les quatre années sont regardées. Une courbe montante est bon signe. Certaines personnes ont un accident une année sans que cela ne pose de problème majeur quant à l’admission. Question : Les notes du second semestre de Master 1 sont-elles prises en compte ? Cela dépend des années, du moment des entretiens de sélection. En tout état de cause, le 2nd semestre ne compte pas pour la première étape de la sélection (première sélection sur dossier qui intervient avant que les résultats du second semestre ne soient connus). Question : Quelles sont généralement les moyennes des admis ? Ont-ils tous des mentions ? Un certain nombre ont des mentions. Ceux qui n’en ont pas ont alors évidemment des moyennes plus proches de 12/13 que de 10/11 . Question : Quelle place est faite aux langues étrangères dans l’étude du dossier ? C’est toujours un plus et cela le sera encore plus au moment d’entrer dans la vie professionnelle.
  20. Compte rendu : Master 2 Sécurité et défense Dirigé par monsieur le Professeur Gohin Présentation générale : Les candidatures se font entre le 20 mai et le 20 juillet. Il est possible de réaliser des stages pour les mois de juillet, aout et septembre ; sinon les stages au cours de l’année sont aussi possibles. Un M2 n’est pas un second M1, il y a une réelle rupture. Les candidats sont choisis, il y a donc une relation contractuelle avec le professeur et les étudiants, une relation privilégiée. Pour le détail des enseignements, toutes les informations se trouvent sur le site de la fac : http://www.u-paris2.fr/04565951/0/fiche___formation/ Question : Certains étudiants poursuivent-ils avec une thèse ? Un doctorat est envisageable avec ce master. Des doctorants peuvent être pris mais il y en a rarement. Quelles formes prennent les enseignements ? En dehors des cours, il y a des séminaires. Les cours sont évalués par un examen et les séminaires sont évalués par un contrôle continu. Enfin, il y a des conférences qui sont prévues (obligatoires ou non). Elles ne perturbent pas les cours ou séminaires. Il n’y a pas de TD. La maquette horaire est bloquée sur lundi mardi mercredi, ce qui permet aux étudiants d’avoir du temps pour travailler. Quelle est la dimension internationale du master? Dans l’enseignement de ce master, il y a des questions traitées qui sont en rapport avec l'international, notamment le droit de l’union européenne. Il y a un enseignement sur les politiques de défense et de sécurité en Europe (de l'UE ou autres : OSCE, Otan…). Par exemple, il y a des intervenants/professeurs étrangers qui sont invités à faire des conférences. Les étudiants peuvent aussi demander à faire des stages dans des pays européens (antérieurement, des stages ont été fait dans des ambassades). Pouvez-vous nous donner des informations sur le mémoire ? Le mémoire compte pour 80 points sur 240. Le sujet n’est pas imposé. Les étudiants peuvent tout à fait avoir un sujet international. Est-il possible de passer les concours administratifs pendant le M2 ? Mieux vaut passer les concours administratifs après le M2 et non pendant (même si ça reste possible). Le concours parallèle de juge administratif est intéressant. Il ne faut pas tenter un seul concours : officier de police judiciaire, sous officier, délégué de gendarmerie, délégué de sécurité extérieure... Le master est il réservé à des étudiants en droit public ? C’est un diplôme demandé par beaucoup d’étudiants en droit public à Assas. Mais des étudiants en droit des affaires ont déjà été sélectionné, pour qu’ils puissent travailler dans des entreprises spécialisées en sécurité et défense. Il est aussi possible d’avoir fait des sciences politiques, de l’histoire, de la philosophie... des places sont aussi réservées à des étudiants étrangers. Modalités de sélection : Statistiques : En 2015 : 241 candidats ont demandé ce master en 1er choix. Les candidats de Paris 2 sont très bien vues mais beaucoup de bons candidats viennent aussi d’autres universités. Le professeur sélectionne entre 20 et 30 étudiants. Dossier : Il se compose d’un CV, une lettre de motivation et des annexes. - Lettre de motivation : Elle est manuscrite, écrite à l’encre noire, ou bleue. Il faut suivre les formules de politesse usuelles ; Lettre de 2 pages maximum. Il faut y exposer le projet professionnel qu’on porte. Il faut une cohérence entre les années d’études précédentes et le master. - Le CV : Joindre ses coordonnées et une photo ; Exposer son parcours d’étude à partir du Baccalauréat, et donner les mentions. Ce qui valorise le CV : les langues étrangères, les stages et leurs origines, les implications associatives, les sports en compétition, les expériences à l’étranger à condition que les lieux soient pertinents, ainsi que les activités qui ont été poursuivies (voyages humanitaires, par exemple) - Les annexes : Les lettres de recommandations après un stage ou travail sont à proscrire. En revanche, on peut joindre des attestations ; Il est intéressant de joindre en annexe un mémoire qui a été déjà fait. L’étudiant peut s'intéresser à l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale). Même si l’étudiant est seulement candidat à des stages, à des écoles, il est intéressant de le préciser dans le dossier même si il n’a pas encore les résultats.
  21. Compte rendu : Master 2 de criminologie Codirigé par Mme Lepage et M. Morvan. Présentation organisée par madame le professeur Lepage le 09 mars Le master 2 criminologie comporte deux grands aspects : Un aspect pénal ; Un aspect criminologie Les cours sont répartis comme tels : 4 cours magistraux de 30 heures et 3 enseignements méthodologiques (E.M.) de 15 heures : Criminologie : Cours (30 h) M. MORVAN et E.M. (15 h) M. PETIPERMON ; Droit pénal général et spécial : Cours (30 h) Mme LEPAGE et E.M. (15 h) M. VERNY ; Pratique judiciaire : Cours (30 h) Mme SAFI et E.M. (15 h) Mme SAFI ; Sociologie pénale et méthodes quantitatives (30 h) : M. MOUHANNA et des chercheurs du CESDIP. 4 enseignements méthodologiques facultatifs de 20h pour les filières Recherche et Professionnelles à choisir parmi : Médecine légale : Melle PLU Pénologie : M.DUROCHE Victimologie : M. LOPEZ Politique pénale : M. REVEL Philosophie pénale : M. TZITZIS Psychiatrie criminelle : M. BEN KEMOUN Psychopathologie carcérale : Melle TOUCHET Psychologie criminelle : M. BEHAR Police scientifique et technique : M. MARLET Le master 2 comprend deux filières : Une filière dite « professionnelle » dans laquelle les étudiants doivent effectuer un stage de minimum deux mois (en général à la fin de l’année, courant mai-juin, mais il est possible que le stage se déroule en parallèle de l’année universitaire, à raison d’un ou deux jours par semaine : cela dépend des conditions posées par le maître de stage), qui donne lieu à un rapport de stage à rendre début septembre ; Une filière dite « recherche » dans laquelle les étudiants doivent rédiger un mémoire, qu’ils rendront et soutiendront en septembre. Le mémoire peut porter au choix sur un sujet plutôt pénal, sur un sujet plutôt criminologique ou sur un sujet qui recoupe ces deux matières. La soutenance des rapports et des mémoires s’effectue durant une journée entière à laquelle tous les étudiants du master 2 sont conviés. A l’issue de cette journée, un cocktail est organisé pour accueillir la nouvelle promotion et féliciter les diplômés de la promotion sortante. Concernant la sélection, elle se fait uniquement sur dossier. Les dossiers excellents présentant notamment plusieurs mentions sont pris en priorité, mais d’autres critères peuvent entrer en jeu : Une progression des résultats au cours des années d’étude ; De bons résultats dans les matières pénales (droit pénal général, droit pénal spécial, procédure pénale) mais c’est évidemment un plus s’il y également de bonnes notes dans les autres matières fondamentales, comme le droit civil ; Les résultats de master 1, qui sont essentiels ; Avoir réalisé des stages est un plus. Il est fortement conseillé de placer le master 2 de criminologie en premier choix pour l’obtenir : en effet même si les dossiers demandant le M2 en second choix sont tous étudiés, le risque est que les dossiers du premier choix aient déjà permis de retenir un nombre important d’étudiants, ne laissant que très peu de places en second choix. Les étudiants demandent souvent le master 2 de criminologie et le master 2 de droit pénal. Il est essentiel que les demandes reflètent une certaine cohérence, que l’étudiant soit convaincu de ce qu’il souhaite étudier et que ces deux choix ne soient pas complètement sans rapport l’un avec l’autre. La lettre de motivation est un élément important du dossier. Elle permet de se faire une idée de la personnalité des étudiants, de leurs motivations, des raisons de leur choix. Elle doit être rédigée à la main et être lisible et soignée, aérée. Elle s’écrit à l’attention des deux directeurs du master et nécessite de respecter les formalités usuelles. Il faut bien expliquer pourquoi avoir choisi ce master 2 et le projet professionnel poursuivi, qui doit être en cohérence avec le master 2 de criminologie. L’anglais est recommandé parce qu’il est nécessaire dans le master 2 mais ce n’est pas un critère de sélection. Les candidatures s’effectuent entre mai et juin, étant précisé que c’est l’administration qui détermine le calendrier, le même pour tous les M2. Le professeur Morvan informe les étudiants de leur sélection par mail dès que possible. Une réponse rapide et définitive des étudiants est souhaitée. Pour information, en 2015 : 341 étudiants ont postulé, dont 91 en filière recherche et 250 en professionnelle ; 29 des 91 postulants en filière recherche avaient placé ce master 2 en premier choix ; 128 des 250 postulants en filière professionnelle avaient placé ce master 2 en premier choix ; 25 ont été retenus. Questions : Comment les places sont-elles réparties entre filières professionnelle et recherche ? Il n’y a pas de principe ni de proportion particulière, cela dépend des dossiers reçus dans chaque filière. Indéniablement, il y a plus d’étudiants dans la filière professionnelle (entre 2/3 et ¾ environ), ce qui correspond au fait qu’il y a plus de candidatures dans cette filière. Est-ce qu’avoir fait une année ou un semestre à l’étranger entre en compte dans la sélection ? Ce n’est pas un facteur de refus ni un avantage particulier. Il faut que ce soit cohérent dans le parcours mais, comme toute expérience, ça peut être un plus. Est-il possible de passer le barreau en septembre et d’entrer dans le master 2 de criminologie ? Sur le principe, rien ne s’y oppose formellement. Toutefois, cela oblige l’étudiant à rater des enseignements dès le début du master ce qui n’est pas nécessairement un choix judicieux. De plus, les enseignements méthodologiques sont présentiels. Où se déroulent les stages généralement ? Dans des endroits très variés : cabinet d’avocat, tribunal, administration pénitentiaire… C’est aux étudiants d’effectuer les démarches, ils disposent d’une grande liberté. Mais des relations nouées par le M2 avec divers professionnels ou institutions permettent de proposer des pistes ou contacts aux étudiants. Quelle filière conseillez-vous aux étudiants qui souhaitent passer l’ENM ? Cela dépend du profil de l’étudiant, les deux filières peuvent être adaptées. Est-il possible d’entrer dans le master 2 criminologie à l’issue d’un premier master 2 ? Il faut que cette démarche soit cohérente et qu’il y ait une logique mais pourquoi pas, cela dépend du dossier.
  22. Compte rendu : M2/MBA Droit des affaires et management co-dirigé par le professeur Gaudemet et le professeur Duval-Hamel Présentation du diplôme Un étudiant en 1ère année de Master de droit a déjà acquis des connaissances théoriques importantes concernant l'entreprise et son fonctionnement. Si ces connaissances lui seront bien évidemment utiles, le temps où des connaissances plus pratiques seront nécessaires approche et l'objectif du diplôme est de les acquérir par le biais de deux vecteurs : en initiant l’étudiant à des disciplines comme la gestion, le management, l’analyse financière, la gestion des ressources humaines ou le marketing et en lui permettant de participer à la vie d’une entreprise grâce à l’apprentissage. Le diplôme a ceci de particulier qu’il est double : il permet d’obtenir un Master 2 (diplôme d'Etat) et un MBA (qui est juridiquement un diplôme d’université mais qui bénéficie du cachet de Paris 2 et d’une reconnaissance à l’étranger). Le MBA est d’ailleurs acquis à des conditions différentes de celles du Master 2, de telle sorte qu’il est possible d’obtenir le Master et pas le MBA. Ce diplôme revêt en outre plusieurs caractéristiques. 1ère caractéristique Le diplôme est bi-disciplinaire : la moitié des enseignements relève du droit des affaires et l’autre moitié relève du management et de la gestion. En droit des affaires, sont notamment enseignés : - Le droit des sociétés ; - Le droit financier ; - Le droit fiscal ; - Le droit de la concurrence ; - Le droit de la propriété intellectuelle. Les enseignements de gestion/management comprennent quant à eux notamment : - La gestion des ressources humaines ; - Le marketing ; - La comptabilité ; - L’analyse financière. 2ème caractéristique: Le M2/MBA est un diplôme en apprentissage. C’est d’ailleurs le seul diplôme en droit des affaires de Paris 2 ayant cette configuration. A compter du 15 novembre commence un apprentissage de 9 mois dans une entreprise partenaire : l’étudiant est alors trois semaines en entreprise pour une semaine en cours. 3ème caractéristique Elle tient au troisième « pilier » de la formation : les « Business Units Junior » (BUJ). Chaque étudiant est intégré dans une BUJ, avec un certain nombre de tâches, et cela participe également à sa formation en lui permettant de développer des aptitudes à piloter un projet d’entreprise, à lever des sommes d’argent, à démarcher des prospects, à documenter une relation contractuelle etc. Ces trois particularités font du M2/MBA ce qu'il est : classement au 1er rang de sa catégorie et retours d’anciens très positifs. Recrutement La procédure de recrutement du M2 / MBA est distincte de celle des autres diplômes et le dossier est téléchargeable en ligne. Ce dossier est à envoyer au secrétariat du M2/MBA accompagné des relevés de notes, d’un CV (dont il faut soigner le contenu et la présentation). Le jury ne prête généralement pas attention aux lettres de recommandations qui sont de convenance pour la plupart. Il y a chaque année beaucoup de candidats, entre 400 et 500 dossiers sont reçus. Qu’est-ce qui est apprécié ? - Les notes, évidemment, notamment en droit des affaires. C'est un critère objectif. Est ici pris en compte le fait qu'il est plus dur d'obtenir une mention à Assas. Les directeurs cherchent notamment à voir s’il y a une évolution positive dans le dossier ; - Le CV est très attentivement étudié. Il faut que le CV et la lettre de motivation donnent l'impression d'une candidature mûrie, réfléchie, cohérente (notamment quant aux choix des matières, des stages, de l’expérience associative). Après cela, 80 dossiers sont retenus pour un oral de motivation devant un jury composé d’enseignants et de professionnels (généralement des directeurs juridiques d’entreprises partenaires). C'est un entretien de personnalité, le sujet n'est plus aux notes, ni aux connaissances mais aux questions de savoir si l’étudiant a des capacités de travail en équipe etc. 35 étudiants sont retenus pour composer la promotion. Une fois la sélection faite il y a une pré-rentrée en juillet au cours de laquelle se déroule notamment le « job dating » (rencontre entre les étudiants et les entreprises partenaires aux fins de trouver un apprentissage). Les cours commencent le 1er septembre. Ni la prérentrée, ni les cours en septembre n’empêchent les étudiants de passer le barreau, les intervenants du Master prenant cet élément en considération. Cette année encore, tous les étudiants ayant passé l’examen l’ont eu. Questions des étudiants Est-ce qu'il est obligatoire d'avoir un parcours universitaire atypique ? Non bien entendu, mais les étudiants se trouvent en position de concurrence et certains aspects du parcours universitaire ou du CV peuvent faire une différence. A titre d’exemple, les directeurs du Master prennent en compte, sans pour autant en faire un facteur déterminant, les expériences à l’étranger (notamment dans des pays anglophones) qui sont le gage d'un bon niveau de langue et d’une certaine maturité. Ces départs ne sont pas rédhibitoires même s’ils ont lieu en Master 1 ? Non. Mais le jury s'assure qu'à l'étranger les étudiants ont fait des choix d’enseignements proches de ceux qu’ils auraient suivis en Master 1 en France. Quels sont les débouchés du diplôme ? C'est très varié. Il est très fréquent que des étudiants appréciés au cours de leur apprentissage se voient proposer un poste au sein de l’entreprise. D’autres étudiants se destinent au métier d’avocat et intègrent l’EFB. On relève d’ailleurs qu’une expérience de 9 mois en apprentissage au sein d’une grande entreprise est un atout particulièrement valorisé par les cabinets d'avocats pour un étudiant souhaitant intégrer un cabinet. Pensez-vous qu’il soit nécessaire de passer le barreau pour être juriste d’entreprise ? Techniquement, ce n’est pas indispensable. Quand bien même, l’étudiant se retrouvera en situation de concurrence et c’est un plus que d’avoir le barreau. Les étudiants rédigent-ils un mémoire ? L'alternance est évaluée mais il n'y a pas de mémoire. Le M2/MBA est-il un diplôme à choisir en 1er choix ? Le recrutement des étudiants du M2 /MBA est indépendant de tous les autres diplômes : il n’y a pas de premier choix ou de second choix. Peut-on partir à l'étranger après le M2 / MBA ? Beaucoup l'ont fait, beaucoup d'anciens partent dans divers pays étrangers avant de revenir travailler en France, souvent très enthousiastes de leur expérience. Est-il possible d’effectuer son alternance en cabinet ? Le rythme de l'apprentissage n'intéresse pas vraiment les cabinets d'avocats, notamment du fait de l’organisation 3 semaines en alternance / une semaine en cours, puisque dans la semaine durant laquelle l’étudiant est en cours, le dossier peut évoluer et l'étudiant n'aura pas pu suivre cette évolution. Quand bien même, cela arrive tous les ans et cette année encore plusieurs étudiants de la promotion font leur alternance en cabinet. Que font les étudiants en apprentissage ? Seulement du travail juridique ? Non, le spectre est assez large et n'est pas qu'exclusivement juridique. Interventions d'étudiants de la promotion 2015/2016 Les Business Units Junior : Les BUJ : il y a cinq business units junior dans le Master 2 / MBA. Ce sont : - Le petit juriste - STRAT / Ecole de droit et management : recherche de partenariats avec des éditeurs juridiques, organisation du forum des Masters, levée de fonds pour le Master etc. - Morgen : BUJ Franco-allemande ; - TVDMA : webTV, en collaboration avec Christine Lagarde ; - B-Culte : développe tout ce qui est industrie culturelle. Quant à l’organisation, il existe quelques positions clés : - Il y a un manager junior par BUJ, un étudiant, qui cogère l’équipe avec un manager senior, un professionnel. - Le secrétaire général qui coordonne l'action des cinq BUJ avec le board du MBA. Les BUJ prennent beaucoup de temps. Les objectifs sont fixés chaque mois avec le board et ces objectifs doivent être remplis. Est-ce qu’il faut avoir des connaissances en gestion avant d’intégrer le Master ? Non. Les stages précédents sont-ils valorisés ? Oui. De manière générale le CV compte beaucoup. Contact : Groupe facebook du M2/MBA
  23. MASTER 2 PROFESSIONNEL – CONTENTIEUX, ARBITRAGE ET MODES ALTERNATIFS DE REGLEMENT DES CONFLITS DIRIGE PAR M. JARROSSON *Sélection en M2 La sélection sera maintenue pour plusieurs raisons : - En M2, il y a 20-25 places pour permettre de maintenir les débouchés adéquats - L’enseignement serait impossible au delà de ce nombre. Cette position est partagée par tous les directeurs de Master 2 de Paris II. Présentation *Sources d’informations : site du master, Forum des 3e cycles du 9 mars, plaquette disponible au CIO. *Enseignements du master – ce qu’on doit faire pour y entrer – ce qu’on doit faire quand on en sort. Le master a été créé en 1995. M. Jarrosson y a enseigné depuis 1996-1997 et le dirige depuis. Il a évolué en fonction des impressions de M. Jarrosson et de ce que les étudiants ont pensé. L’idée de base est la suivante : avec ce M2, on doit pouvoir couvrir la totalité des contentieux mais aussi pouvoir se spécialiser dans le règlement des conflits. Une partie extrêmement large des enseignements dérive de conventions internationales. L’essentiel du contentieux se déroule devant des arbitres. On essaie aussi de voir des modes de résolution des litiges alternatifs. On doit aussi connaître tous les modes de règlement des conflits pour être un bon juriste et savoir les articuler. è Formation transversale sur l’ensemble des procédés de règlement des conflits. Il n’y a pas de distinction droit interne/droit international. Ex : article 6 de la CEDH. Il y aura donc une vision générale. M2 professionnel *Calendrier : Les cours commencent vers le 25/09 et se terminent fin janvier. Il y a un stage de 3 mois à plein temps ensuite. Certains étudiants font 4 à 5 mois, mais il faut se garder du temps pour les examens. *Stage : La seule obligation est de faire un stage en relation avec une des matières enseignées, peu importe que cela soit en France ou à l’étranger, chez un avocat ou dans une juridiction, … - Destinations : Séoul, Chili, … Le stage représente une des grandes difficultés aujourd’hui : comment trouver un stage intéressant ? Depuis que les stages de 3 mois sont payés, la recherche de stage est devenue plus difficile. - Juridictions : beaucoup n’ont pas les moyens. è on se « débrouille ». Le stage ne doit pas être « une promenade de santé ». Il doit nous amener à rentrer dans la vie pratique et à se servir de ses connaissances. On doit déjà pouvoir être apte à être testé è souvent les stagiaires enchaînent sur un contrat de juriste d’entreprise ou un PPI. *Mémoire : rapport de stage sur 10 pages environ et rapport de 40 pages sur une question rencontrée lors du stage. è Lien entre le stage et une réflexion approfondie. *Réseau : Le master 2 a noué des relations privilégiées avec des cabinets et des grandes entreprises è des places sont dites « réservées ». Au barreau, 3 stages de 6 mois doivent être faits et ceci très tôt. è On peut s’aider des contacts du master 2. Le réseau du Master 2 commence en effet à fonctionner. Des anciens mettent en place un annuaire par exemple. *Etudiants étrangers : 4 à 6 étudiants étrangers. Ceci est intéressant non seulement pour les cours mais également pour le réseau. *Enseignements : 3 parties : contentieux – arbitrage – modes amiables de règlement des conflits. - Dans le pôle contentieux, on a un cours général nommé « garanties fondamentales d’une bonne justice », mais aussi des cours plus spécialisés sur les procédures accélérées, les AAI, de la procédure civile, contentieux communautaire, procédure pénale, contentieux administratif, procédures civiles d’exécution, … - Dans le pôle arbitrage, on a un cours de 40h et + d’arbitrage interne et international ainsi qu’administratif. En arbitrage international, un atelier pratique a lieu à la chambre de commerce internationale. è Les étudiants sont répartis en trois groupes avec un cas pratique donné plusieurs semaines à l’avance. Des échanges d’écritures ont lieu. Des arbitres internationaux viennent pour coacher les différentes équipes. Entre 40 et 50% des enseignements viennent de l’expérience de M. Jarrosson (idem en procédure civile). On a aussi une matière nommée « contentieux particuliers » dont on peut adapter le contenu selon les enseignants présents : professeurs étrangers invités, arbitrage sportif, contentieux de l’arbitrage international d’investissements, séminaire de technique de cassation (très important en pratique), - Dans le pôle modes amiables de RC, on a un CM de théorie générale enseigné par M. Jarrosson et des séminaires. Séminaire sur la prévision ou le traitement contractuel du contentieux : M. Borghetti et Mme Lequette. è transactions, … Séminaires sur l’application pratique des MARC en droit social, pénal, administratif, pénal, … Atelier pratique de quelques semaines où un avocat amène à faire des exercices de négociation avec des jeux de rôle. Cela forme à la fois aux techniques de médiation, … Les étudiants semblent beaucoup aimer ce cours. Cela sert aussi d’équivalent à un WE d’intégration pour les étudiants. *Examens : écrits et oraux è la sélection d’entrée est censée avoir fait le tri. *Réputation : très bonne. Beaucoup d’offres d’emplois arrivent chez M. Jarrosson qui garde le nom de ses étudiants. Il n’y a pas d’étudiants sur le carreau. *Sélection : 260 dossiers pour 20/25 places. Certains dossiers ne sont pas vus car en 2e choix. 90% des étudiants sont pris en premier choix car ce sont les premiers dossiers vus et sont normalement les plus motivés. Il n’y a pas de préférence pour Paris II : cela dépend entièrement de la qualité des dossiers. *Lettres de recommandation : si c’est un professeur que M. Jarrosson connaît, il peut lui écrire directement. Cependant, il est inutile de faire des lettres de recommandation « bateaux » par relations. *Lettre de motivation : Il n’est nul besoin d’expliquer ce qu’est le contentieux. Il faut une lettre brève sans fautes d’orthographe et de français. Il faut expliquer pourquoi on veut ce M2 et pas un autre. Il faut un rappel de ce qu’on a fait, ce qu’on veut faire et pourquoi le point de passage pourrait être ce M2. Il est possible de parler de ses stages, de ses lectures, … Comment « rater » sa LM : lettre standard dans laquelle il y a deux blancs à remplir (nom du master et nom du directeur du M2. Il faut donc une lettre personnalisée. Une bonne lettre de motivation peut aussi être celle où l’étudiant explique sans faute pourquoi son parcours n’est pas typique ou adapté mais pourquoi il souhaite avoir le M2. CV : détaillé. 1 ou 2 pages. Il faut que cela permette de montrer qui on est, sans faux éléments. On aime les gens dynamiques. ð Astuce : Se mettre à la place du directeur du M2. *Sélection : on ne prend pas les gens simplement au vu de leur mention, mais aussi en fonction de leurs notes dans des matières significatives (civil, procédure civile, …). On fait aussi attention à la progression des étudiants. Questions Q1 : Eramus : partir à l’étranger un semestre de M1. Cela ne pénalise pas. Cependant, il faut faire attention aux systèmes de notation étrangers. On ne peut pas trop faire attention aux notes obtenues à l’étranger. Q2 : personnes qui ont déjà fait un M2 ? C’est une chance d’avoir pu faire un M2. Le premier M2 doit avoir été bien réussi (pas 10, 02). Le professeur aime ceux qui ont fait un M2 généraliste en premier puis un M2 professionnel en deuxième. L’inverse est également possible. Pour les étudiants étrangers, il est plus difficile de choisir. Sauf quand il y a recommandation d’un collègue étranger, il est bien qu’ils aient fait un DU en France. S’ils ont de bonnes notes, ils peuvent être jugés capables de suivre un M2 malgré la langue, la méthode d’enseignement française, … Certains viennent de Sciences Po mais ils sont pris pour leurs qualités et non leur école. Il n’y a pas d’entretiens systématiques car cela peut être facteur d’inégalité. Toutefois, il est possible que le directeur téléphone aux candidats. Si le directeur de M2 avait le temps, il aurait souhaité pouvoir (très hypothétique) faire une épreuve écrite sur table. èIl y a donc actuellement une sélection sur dossier et un entretien téléphonique. Q3 : cela concerne-t-il du contentieux des affaires internes ? Tout à fait, à travers la procédure civile notamment. Q4 : est-ce problématique de n’avoir pas fait droit international privé en matière fondamentale ? Non, tous les M1 de Paris II sont adaptés à part les cursus uniquement tournés vers le droit public. Il faut faire aussi attention aux cursus. Pas beaucoup de prérequis sur les questions d’orientation. Q5 : M1 droit anglais Il faut quand même avoir fait un peu de droit civil même s’il est possible de ne pas avoir suivi le cours de droit du crédit. Q6 : obligation de faire un stage en premier semestre de M2 Il ne faut pas que cela empêche de suivre le M2. Q7 : huissier de justice Le M2 forme bien aux procédures civiles d’exécution. L’enseignant qui enseigne les procédures civiles d’exécution est un huissier de justice. Ceux qui veulent l’ENM doivent plutôt se diriger vers le M2 Justice et droit du procès. Pour la profession d’huissier, les deux conviennent très bien. Q8 : le passage du barreau pose-t-il problème ? Non, mais il est très important de bien suivre les cours, époque très importante du M2.
  24. Rencontres avec les directeurs de Master 2 Organisées par Assas.net pour la neuvième année consécutive, les Rencontres avec les directeurs de Master 2 sont de retour ! Le principe est simple : permettre à des étudiants (essentiellement de L3 ou M1, mais les étudiants des autres années peuvent bien sûr venir, il n'est jamais trop tôt pour s'intéresser aux M2 !) de poser au directeur du Master 2 qui les intéresse toutes les questions qu'ils souhaitent autour d'un grand petit-déjeuner ou d'un goûter. Chaque année, c'est ainsi une vingtaine de rencontres qui sont organisées par Assas.net. Après une rapide présentation du Master 2 par son directeur, vous pourrez lui poser toutes les questions que vous vous posez (sur le contenu de l'enseignement, les débouchés, le dossier, la sélection...), ceci dans une ambiance assez informelle. Sauf indication contraire, toutes les rencontres se déroulent au Centre Assas (92 rue d'Assas, Paris 6e). Elles sont ouvertes à tous sans inscription, que vous soyez ou non étudiant à Paris II. Toutefois, si vous n'êtes pas étudiant à Paris II, vous risquez de ne pas pouvoir entrer à l'intérieur du centre Assas : je vous invite dans ce cas à me contacter par mp ou à envoyer un mail à pole-entraide [@] assas.net au moins un jour ouvrable avant pour que nous vous fassions inscrire sur une liste. Planning des rencontres : Contentieux, arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits - M. Jarrosson Lundi 22 février à 18h00 Salle 303 Droit européen des affaires et droit européen comparé - M. Vogel Mardi 1er mars à 18h00 Salle à venir Droit fiscal - M. Blanluet et M. Collet Mardi 1er mars à 19h Salle 214 Droit et pratiques des relations de travail - M. Teyssié Jeudi 3 mars à 9h30 Salle 307 Droit international privé et du commerce international - Mme Goré Vendredi 4 mars à 14h00 Salle 304 M2/MBA Droit des affaires et management-gestion - M. Gaudemet et M. Duval-Hamel Mardi 8 mars à 16h30 Salle 307 Droit immobilier et de la construction - M. Périnet Marquet Mercredi 23 mars à 15h45 Salle 306 Sécurité et défense - M. Gohin Jeudi 24 mars à 11h00 Salle 307 GRH & Relations du travail - Mme de Fabrègues Jeudi 24 mars à 15h35 Salle 308 Droit des affaires - M. Synvet (présentation par l'association du M2) Jeudi 24 mars à 17h Salle 308 Droit public de l'économie - M. Braconnier Vendredi 25 mars à 11H Salle à venir Droit notarial - M. Grimaldi Mardi 29 mars à 17h15 Salle 05 A Assurances - M. Leveneur Mardi 29 mars à 18h15 Salle 305 Droit privé général - M. Leveneur Mardi 29 mars à 19h30 Salle 305 Droit des affaires et fiscalité - Mme Drummond Mercredi 30 mars à 15h35 Salle 306 Droit public approfondi - M. Drago Mardi 5 avril à 14h00 Salle à venir Droit du marché et du patrimoine artistique - M. Pfister Mardi 5 avril à 19h00 Salle à venir Affaires internationales - M. Cohen Mardi 12 avril à 19h00 Salle à venir
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