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Nourhane

Opéras et barock

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Je crée ce topic pour parler d'opéra, lyrique ou baroque (si vous ne connaissez pas la différence entre les deux, bah c'est l'occasion avec ce topic :dydy:)

 

Que vous ne juriez que par la Callas ou que vous pensiez que Sutherland est un des états-unis d'Amérique, venez partager vos sentiments sur cet art souvent méconnu, et dont les gens ont souvent des idées préconçues.

 

 

 

 

 

Je propose de commencer par partager le premier air d'opéra que vous ayez écouté, pourquoi ça vous a plu, ou au contraire pourquoi vous avez eu envie de vous crever les tympans :D

 

Pour moi ça a été un air de La Fille du régimentde Donizetti:

 

Ah mes amis quel jour de fête, je vais marcher sous vos drapeaux:

Ah! mes amis, quel jour de fête!

Je vais marcher sous vos drapeaux.

L'amour, qui m'a tourné la tête.

Désormais me rend un héros,

Ah! quel bonheur, oui, mes amis,

Je vais marcher sous vos drapeaux!

Qui, celle pour qui je respire,

A mes vœux a daigné sourire

Et ce doux espoir de bonheur

Trouble ma raison et mon cœur!

Ah!

 

 

 

Un air 'héroïque' magistralement interprété par Juan Diego Florez, et qui m'est resté dans la tête dès la première fois que je l'ai entendu à l'âge de 8 ans avec mon papi.

La mise en scène est aussi géniale dans cette production :luv:

 

Voilà, à vous.

Modifié par Nourhane

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Oula, mon premier air d'Opéra...

 

Je ne saurais vous dire, mais parmi ceux qui m'ont vraiment marqué, il y a :

 

Les vêpres siciliennes de Verdi. C'était à Prague ça. Le baryton (Montfort, si je me rappelle bien) était tout simplement sublissime.

 

La Flutte enchantée de Mozart. Bon, tout le monde doit connaître, hein.

 

Le Prince Igor, de Borodine.

 

 

Et surtout, WAGNER, avec :

 

Tristan et Isolde

 

La Walkyrie

 

et L'anneau de Nibelung

 

Il y en a un autre, mais je ne sais plus lequel, j'étais trop jeune, je ne me rappelle pas T_T

 

J'adooooooooore Wagner, c'est tout simplement mon compositeur pré-fé-ré pour ce qui est de l'Opéra (quant aux symphonies, ma préférence va à Beethoven).

 

Sinon, dans le registre Baroque, je me rappelle un magnifique récital de Patricia Petitbond, je devais avoir 8 ans, tout au plus, mais j'ai encore gravé en tête SA version de Lascia chio panga de Haendel.

 

Enfin, je suis friand de lieds, notamment de ceux de César Frank.

Modifié par M. Moustache

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Mon tout premier air d'opéra fut la Mamma Morta par La Callas. Je l'ai découvert à 11 ans, dans le film Philadelphia, et ça m'a donné envie d'en écouter plus; De fait, j'aurai toujours une affection pour Andréa Chénier (d'Umberto Giordanno), même si j'ai découvert d'autres opéras qui m'ont beaucoup plus touchée.

 

Mon préféré reste Manon Lescaut, de Puccini. Rien n'égale la détresse de Sola, Perduta, Abandonnata (surtout par la Callas, qui ne l'a enregistré qu'en studio, mais quel enregistrement!), ou même l'allégresse de tout le premier acte.

Modifié par Ahmose

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Un extrait d'orphée aux enfers d'offenbach que tu vas aimer alors :D:

 

Sinon pour Wagner, franchement j'ai essayé, mais je trouve ça trop.. trop tout: démesuré, grandiloquent, un peu comme le Nabucco de Verdi...

Mais on me dit souvent que je rate quelque chose donc je vais encore essayer de m'y mettre.

 

 

Ahmose: Je suis d'accord, Manon Lescaut est magnifique. :luv:

Et puis ce que j'adore dans cette histoire, c'est que tu as beau savoir que c'est une salope (cf. ma signature :D) tu ne peux t'empêcher de l'aimer et de lui pardonner comme des Grieux. As-tu déjà écouté la Manon de Massenet? c'est plus frais, plus juvénile. Je l'aime bien chanté par des sopranos légères, ça cadre mieux avec l'histoire (ils sont sensés avoir 16 ans.)

Modifié par Nourhane

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Sinon pour Wagner, franchement j'ai essayé, mais je trouve ça trop.. trop tout: démesuré, grandiloquent, un peu comme le Nabucco de Verdi...

 

Ha, évidemment, Wagner c'est de la musique de mégalomaniaque égocentrique, faut pas être humble ni timide :kaio:

 

Et merci pour la vidéo, j'en salive d'avance :boobix:

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Super sujet Nourhane :bien:

 

 

Et surtout, WAGNER, avec :

 

Tristan et Isolde

 

La Walkyrie

 

et L'anneau de Nibelung

 

 

Juste pour préciser M. Moustache, la Walkyrie c'est le deuxième volet de la tétralogie de L'anneau du Nibelung :gotier:

 

 

 

J'adore Wagner également, je me suis tapé le Ring (15 heures d'opéras et de légende viking :bav:) récemment dans la mise en scène de Kupfer à Bayreuth avec Borenboim aux commandes: dans un monde post apocalyptique voir le Rhin vert fluo, Wotan en manteau de cuir avec des lunettes de soleil à verres différenciés (il a un bandeau normalement), Fafner le dragon avec des bras métalliques robotisés ou encore Brünnhilde dans sa prison de néon rouge, tout ça sur grand écran avec un projo, c'est la classe mondiale :rox:

 

J'ai un peu de mal en revanche quand Wagner s'attarde trop sur le thème de l'amour, il y perd de sa puissance je trouve. J'ai vu Lohengrin par exemple qui m'a moins accroché, je ne sais pas si je regarderais Tristan et Isolde un jour et, même dans le Ring, la deuxième moitié de Siegfried (deux heures d'amour avec la Walkyrie) m'a un peu fait chier :pamoi:

 

 

Sinon pour le reste je ne m'y connais pas énormément en opéras, j'ai encore beaucoup de trucs à découvrir.

 

Il n'en reste pas moins que j'ai un attachement profond pour les opéras de Mozart depuis assez longtemps, La flûte en tête (filmée par Bergman... :love:), Les noces de Figaro, Dom Juan...

 

Sinon j'aime énormément Cécilia Bartoli qui a une voix que je trouve boulversante et particulièrement sur Opera proibita dans lequel elle chante sur des opéras de Haendel et Scarlatti :resp:

Modifié par Rincevent

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Mais dîtes donc, Wagner a du succès ici :D

J'aurais pas pensé, comme quoi les idées reçues ; je pensais que vous me citeriez la Traviata, le Barbier de Séville (figaro figaro figaro fiiiiiiigarooooooooooooooooo)

 

J'ai souvent lu que les opéras de Wagner étaient difficiles d'accès, contrairement aux opéras populaires de Verdi et Puccinni.

Apparemment vous faîtes les choses à l'envers :pamoi:

 

Je plussoie pour Bartoli dans le répertoire baroque. J'ai hâte d'écouter son dernier album, où elle s'attaque au répertoire des castrats (concert à Noël sur arte d'ailleurs.)

 

Sinon Rincevent, un lien pour toi ici (tu comprendras avec le titre :dydy:) C'est une oeuvre très connue de Monteverdi, que j'adore et qui me tire la larmichette à chaque fois.

Modifié par Nourhane

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Ah je n'ai pas dit que de bons gros classiques comme La Traviata ou Rigoletto ne soient pas énormes hein, mais ça tous les amateurs d'opéras sont obligés d'aimer, alors qu'on est wagnérien ou on ne l'est pas :nikos:

 

Oh oui le Tancrède et Clorinde! Depuis le temps que j'en entends parler je crois que je serais obligé d'y passer ;)

 

Mais le Tancrède de Rossini viendra d'abord :dydy:

Modifié par Rincevent

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Ba j'ai pas trouvé ça hyper transcendant non plus lol....

 

Le seul truc un peu surprenant, juste aprés l'ouverture, les acteurs rentrent sur scene par le parterre, yavait une ptite passerelle pour passer au dessus de l'orchestre c'était fun, mais sinon, la mise en scene était semi moderne (pas comme l'extrait qu'a posté Nourhane

 

Je ne suis pas non plus un opera-addict et encore moins averti :p

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Je suis tombée dans le piège. Encore.

Je m'étais pourtant dis que j'avais dépassé ce stade, que ma culture musicale était assez développée pour ne pas bêtement m'émouvoir devant une musique aussi sentimentale, populaire, ne pas me laisser avoir par ces émotions faciles jetées à la face du public.

Et bah non.

 

J'ai encore pleuré sur du Puccini.

 

Pire, sur son air le plus connu,

de Turandot.

 

 

Mais à ma décharge, laissez moi me replacer dans le contexte: un documentaire sur France 5 (sur les pas de...)

Il raconte la vie d'un des derniers grands compositeurs italiens, auteur des chefs d'œuvres populaires que sont Manon Lescaut, La Bohème, Tosca ou encore Madame Butterfly.

 

Giacomo Antonio Domenico Michele Secondo Maria Puccini (né le 22 décembre 1858 à Lucca en Italie, mort le 29 novembre 1924 à Bruxelles en Belgique)

puccini2.jpg

 

On y apprend que le jeune Giacomo descend d'une famille de compositeurs de la ville de Lucca, près de Pise, et qu'il est destiné dès son plus jeune âge à composer de la musique sacrée.

A 18 ans, c'est la révélation: Aida de Verdi à Pise. Désormais, il n'a plus qu'une idée en tête: composer des opéras.

 

Il enchaînera les succès: de sa vie d'étudiant, il s'inspirera pour La Bohème. Grand lecteur et amateur de théâtre, Tosca et Butterfly seront inspirées de pièces qu'il aura vues durant ses nombreux voyages.

 

Il se fait un nom, a des revenus, aime les femmes, le vin, est un grand amateur de chasse sur sa magnifique propriété en Toscane, où il fonde un club, 'le club de la Bohème' en référence à son opéra, dont une des règles est :'le président doit empêcher le trésorier de collecter les cotisations' (BTW, je propose d'adopter ce règlement à Assas.net :dydy:)

 

Il vit pendant 20 ans en concubinage avec Elvira, dont les crises de jalousie sont légendaires. Il finit par l'épouser, et elle à se faire à ses infidélités.

Elle a toutefois quelques sursauts de jalousie, et accuse publiquement Puccini d'avoir eu une relation adultère avec une domestique. Cette dernière, de honte, se suicida.

Puccini ne s'en remit jamais.

 

Après ce drame, il se met à la composition de Turandot, où l'esclave Liu se suicide pour ne pas trahir son amant. Atteint d'un cancer de la gorge, il s'éteint avant de l'avoir achevé.

 

Un fin est composée par un disciple de Puccini, et Turandot est tout de même donné à la Scala le 25 avril 1926 sous la direction du maestro Toscanini.

A la fin d l'air de Liu, il posa sa baguette et déclara:

 

C’est ici que Giacomo Puccini a interrompu son travail. La mort, cette fois, fut plus forte que l'art.

 

 

 

 

 

C'est là que le documentaire, moment opportun, choisit de passer

 

 

 

Et là, explosion lacrymale. Je ne suis plus qu'un gros tas de morve sanglotant. Les salauds.

 

 

 

J'ai honte, vraiment.

Modifié par Nourhane

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Non mais alors, je proteste.

 

Il FAUT pleurer sur Puccini. Sola, Perduta, Abandonnata, à l'acte IV de Manon Lescaut est juste le plus fabuleux de tous les airs d'opéra que le monde ait porté (si madame!).

Dommage que Maria Callas ne l'ait chanté qu'en enregistrement studio (mais quel enregistrement).

 

Bon, Nessun Dorma vient juste après dans l'ordre de l'inégalable.

 

Mais bon. Puccini, il ne faut pas le fuir.

 

 

EDIT: personne ne critique le fait que mon post précédent, qui date de plusieurs mois, dit exactement la même chose.

Modifié par Ahmose

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Bartoli en Rosine dans Le Barbier :love:

 

J'ai rien contre Maria Callas mais entre les deux dans ce rôle là y a vraiment pas photo, Bartoli est parfaite de légèreté alors que la puissance de Callas est, dans cet opéra, assez déplacée. Un air de Bartoli en Rosine

 

 

Sinon j'ai vu le Platée de Minkowski avec Mireille Delunsch dans La Folie que j'ai trouvée absolument géniale. Karillon en a mis un extrait plus haut, son interprétation avait fait un peu de bruit d'ailleurs :roman:

Modifié par Rincevent

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Mais clairement pour la bartoli, c'est d'ailleurs son rôle de prédilection.

J'avais vu un documentaire sur sa première Rosina dans les années 90, c'était ouf comme une jeunette d'à peine 24ans puisse avoir une telle maîtrise.

Ma production préférée est avec Bryn Terfel qui fait un fort sympathique Figaro.

Modifié par Nourhane

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J'ai vu récemment le Don Carlo de Verdi à la Bastille.

 

Moins connu que des "tubes" comme Rigoletto ou La Traviata il fait partie de cette période charnière juste avant les derniers opéras de Verdi. Le livret est magnifique, d'après la pièce de Schiller et il faut dire que musicalement c'est superbe.

 

De plus les cinq solistes principaux étaient exceptionnels, se montrant à la hauteur de cette partition particulièrement exigeante.

 

Deux moments m'ont particulièrement marqué, les extraits sont ceux de la version de Karajan:

 

 

Le duel de basses Philippe II / Le grand inquisiteur

Modifié par Rincevent

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Je double post, ayant entendu Otello de Rossini dimanche à Lausanne.

 

La mise en scène était assez étrange, le décor consistait en un grand cadre peint en bleu et représentant le ciel avec quelques nuages sur la première moitié, la mer sur la seconde. C'est un peu bizarre mais pourquoi pas :pamoi:

 

Mais surtout il y a avait tout un système de portes (une dizaine) sur roulettes qui s'assemblaient sur la scène au gré de l'intrigue. Certains tableaux avaient ainsi de très jolis effets (Desdémone prisonnière d'un cercle), malgré le fait que j'ai à un moment trouvé que les entrées/sorties continuelles par celles-ci rendaient le jeu des solistes assez confus.

 

Du point de vue de l'opéra, cet Otello est moins connu que celui de Verdi, écrit plus de 50 ans après. J'étais quand même assez curieux de le voir, aimant la légèreté de Rossini.

 

Moins sombre que la pièce de Shakespeare ou l'opéra de Verdi, le livret est simple, se permet quelques écarts mais sans grande importance. J'ai été cependant très agréablement surpris par la musique. Je trouve l'époque ingrate avec cette œuvre, tant certains airs sont magnifiques.

 

 

Toute la fin de l'acte 3 qui se termine par la mort d'Otello (étonnamment sobre contrairement à ce qui se fait en matière d'opéras à la mort d'un personnage principal) m'a vraiment ému

 

 

Je mets aussi l'air qui m'a sûrement le plus marqué sur le moment, le solo de Rodrigue apprenant que Desdémone ne l'aime pas. Le changement musical au cours de l'air quand il manifeste son désir de tuer Otello, son rival, est jouissif.

 

Modifié par Rincevent

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Merci je ne connaissais pas en effet :jap:

 

Concernant les mises en scène déconcertantes, j'ai vu la sonambula de Bellini en direct du MET au cinéma (mon premier broadcast c'était pas mal). Ben pareil, musique magnifique, Juan Diego Florez en grande forme, mais une mise en scène ressemblant à une sitcom des années 90 :pamoi:

 

Je ne suis pas contre les mises en scène actuelles (la traviata du festival de Salsbourg 2005 compte parmi mes préférées) mais parfois... voilà quoi. On voit l'effort mais ça ne marche pas toujours.

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