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Pamina

Topic films - Plein les bobines

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je suis allé à l'avant-première de "the woman in black", avec daniel radcliffe.

j'y suis allé avec des a priori positifs parce que c'est le nouveau film de la hammer, qui a produit je ne sais combien de film d'horreur et d'épouvante désormais culte. et puis le bouquin dont est tiré le film est très bien.

bref, après avoir admiré harry potter en vrai, le film commence, and shit just got real.

le film est vraiment angoissant, on est pris dans l'atmosphère du petit village anglais plein de superstitions et de fantôme. le problème c'est que daniel radcliffe, malgré la vingtaine passé n'est pas entièrement crédible dans le rôle d'un homme, un vrai. Puis, le problème est que l'on voit trop les fantômes. tout est bien amené, et la suggestion est bien faite, mais ils apparaissent trop rapidement dans l'histoire jusqu'à prendre une place trop importante pour un spectre vengeur et ses mignons. cependant, à chaque apparition on avait droit à un cri d'une personne sensible dans le public. les scènes d'épouvante sont très bien dosé, pendant 1/2H on est accroché à son siège à subir les apparitions du fantôme, puis soudain le calme plat, avant de retomber 1/4h après dans l'horreur.

en conclusion, j'ai adoré, et j'ai flippé une fois chez moi.

 

autre point négatif : la musique, beaucoup trop présente pour ce genre de film. n'est pas Trent Reznor (Nine Inch Nails :luv: ) qui veut!

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Plutôt d'accord avec les deux posts ci-dessus : il n'y a pas, à part l'excellente scène de la mort de Hollis Mason, de gros rajout, mais juste des scènes qui sont étoffées pour au final donner l'impression d'un film moins haché et moins précipité. Je préfère largement la version Director's Cut du film, que je trouve plus aboutie. Elle n'est pas au niveau du comic, forcément, qui est d'une richesse folle, mais c'est le mieux qui pouvait être fait, et si on ne le compare pas au comic, je trouve que c'est un bon film (malgré certains travers propres à Zack Snyder). C'est bien rythmé, bon scénario, acteurs pas mal à part Veidt, visuellement impressionnant, et ça se revoit sans souci, je trouve.

 

Je pense que la version Director's cut pourrait te plaire un peu plus, sans toutefois combler toutes tes attentes (ça me paraît impossible, c'était une adaptation réputée impossible, sur laquelle pas mal d'autres réalisateurs, comme Gilliam, se sont cassés les dents, là je trouve que c'est un travail bien fait malgré tout).

 

Et comme le souligne Gotier, c'est la meilleure adaptation d'un Moore. Enfin, je n'ai pas vu V pour Vendetta, donc je peux pas juger celui-là, mais le fossé par exemple entre l'horrible adaptation ciné de From Hell et l'exceptionnel matériau de base (je me demande même si je ne le préfère pas à Watchmen) est abyssal, ce qui n'est tout de même pas le cas ici.

 

Ah ça me donne envie d'avoir le blu ray director's cut tout ça. En fait je crois que j'aime beaucoup le film contrairement à ce que mon message peut laisser penser. C'est juste que la BD est tellement au dessus. Mais effectivement c'est vraiment difficilement adaptable.

D'ailleurs niveau BD j'avais acheté sur un coup de tête une version intégrale à 15 € éditée chez Panini et me suis rendu compte après coup que la traduction était moisie. et en plus juste après ils ont sorti une nouvelle version française chez Urban comics apparemment extrêmement bien traduite.

 

Sinon pour les autres adaptations je garde un souvenir très moyen de V pour vendetta en tout cas encore une fois largement en dessous du comic.

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On a été voir La Taupe cet aprem (le titre anglais est tellement plus classe !) Je suis ressortie avec un avis très mitigé et l'impression de pas tout avoir compris (et pourtant ça m'arrive rarement :D ). Le coté très froid et "historique" est particulièrement réussi, Gary Oldman est évidemment parfait dans son rôle, mais le schéma narratif m'a paru compliqué et peu clair et j'ai finalement passé tellement d'efforts à m'accrocher pour essayer de relier les différents éléments qu'on nous balançait scène après scène que j'ai pris peu de plaisir au film et au scénario en lui-même. Dommage !

 

On y est allé hier soir avec Bzu. Je suis assez d'accord avec toi :

1/ sur le titre :D

2/ sur le reste aussi. Le film est vraiment complexe pour qui n'a pas lu le livre avant. Il faut s'accrocher pendant le film, et à la fin, même en s'accrochant, on a eu du mal à comprendre : la fin est vraiment très rapide, et ne consiste presque qu'en une succession d'images. En fait, rien n'est expliqué : ya pas de "monologue de fin" qui explique le raisonnement de Gary Oldman, et qui permet de voir vraiment clair, comme dans un film à suspens "classique". C'est frustrant de sortir en se disant "j'ai pas compris, mais j'aurais pu comprendre", et de devoir faire un tour sur Wikipédia pour comprendre COMMENT il a fait.

 

Mais avec un peu de recul, je pense pouvoir dire que j'ai quand même beaucoup aimé ce film. C'est certes un film d'espionnage, mais pour moi il était clairement plus intéressant d'observer les personnages que de comprendre tous les tenants et aboutissants de l'intrigue. Je pense que pour Alfredson, ce qui était important ce n'est pas tellement "qui est cette taupe dont tout le monde parle ?", mais c'est plutôt de décrire le climat "naphtaline" du MI5 (ou 6 ? je sais jamais), l'austérité des fonctionnaires qui y travaillent, la super bureaucratie qui y règne, la tension qui existe entre tous les membres, etc. En cela, le jeu d'acteur époustouflant de Gary Oldman est au parfait service du film. Je sais pas comment il réussit à jouer cette "non émotion", mais c'est incroyable. Le reste du casting est aussi excellent (Colin Firth est un peu en dessous pour moi, mais bon, il est bien quand même et puis c'est Colin Firth :D). C'est aussi très bien filmé, beaucoup de gros plans (peut être que c'est aussi à cause de ça qu'on ne comprend pas tout : un manque de recul sur l'histoire ?), et une retranscription fidèle de l'atmosphère de l'époque : la scène inaugurale à Budapest est pour moi un modèle du genre.

 

En résumé : C'est trop compliqué, mais c'est bien quand même.

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En ce qui concerne Take shelter, quelqu'un pourrait - il m'expliquer la fin du film? Je l'ai vu. C'était tout de même un bon film mais un peu trop "lent" et sans action. Et je n'ai pas compris la fin. Certains disent que

la tempête est réellement survenue. D'autres pensent que la dernière scène est encore un de ses cauchemars et que donc il est devenu fou.

Et vous qu'en pensez - vous?

 

>Edit

Ajout des balises pour le spoil

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Je viens de voir Albert Nobbs avec Glenn Close, je suis d'accord avec Roger Ebert: le film le plus triste que j'ai jamais vu de ma vie.

 

L'histoire est celle de Glenn Close: c'est une femme qui se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler comme serveur/domestique dans un hôtel qui a un certain standing, le tout à Dublin au XIXème siècle. Nobbs a un rêve, celui d'ouvrir sa propre boutique de vente de tabac, une boutique ou 'les femmes pourront être derrière le comptoir et servir les clients', et afin de réaliser ce rêve, économise chaque shilling que lui donnent les clients comme pourboire, avant de les compter précieusement et de les cacher sous le plancher. La vie de Nobbs est routinière et extrêmement triste, il n'a aucun ami, est clairement vu comme une personne extraordinairement étrange par ses collègues, est sans doute une des personnes les plus introverties de l'histoire du cinéma et vit dans la terreur permanente que son secret soit découvert. Le tout est chamboulé quand une autre personne qui est dans une situation relativement similaire découvre le pot aux roses. Nobbs tente d'évoluer, de voir les choses de manière plus 'humaine', il est incapable de comprendre les relations sentimentales, est asexué voir vierge et ne vit sa vie que dans le cadre extrêmement limité qu'il a lui même construit. Dans une scène, il tente de se libérer de ce carcan et semble, pour la première fois, être heureux, c'est sans doute le moment le plus touchant du film:

 

 

 

la scène ou il rend visite au couple de lesbiennes, pour découvrir que l'une est morte du typhus, et il part sur la plage, 'déguisé' en femme, avant de courir, en robe, de sourire, bref de vivre un peu...

 

l'autre scène qui m'a marqué est celle ou il demande Helen en mariage et tente de 'l'embrasser ' car ce sont ce que les fiancés font, avant de se faire rejeter violemment

 

 

Ce n'est pas un film sur le travestissement, ni même sur l'homosexualité bien que celle ci soit évoquée en filigramme, à travers l'autre couple de lesbiennes et sous entendue concernant Jonathan Rhys Meyers, c'est plutôt un film sur une personne qui, à aucun moment de sa vie, ne sait ou est sa place dans la société et qui, par des moyens aberrants, cherche à s'insérer, cette situation le rendant de plus en plus seul, triste, anxieux, ...

 

Un film étrange, que j'ai pas adoré et surtout qui m'a filé le bourdon mais à voir, ne serait ce que pour Glenn Close qui est exceptionnelle dans ce rôle, définitivement une très grande dame du cinéma qui mérite amplement sa nomination aux oscars...

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Personne sur the descendants ? On est allé le voir la semaine dernière. Pour moi, très grosse déception.

 

L'histoire : Matt King (Georges Clooney) est un gros riche Hawaïen, descendants des premiers pionniers et de l'aristocratie hawaïenne. A ce titre, il est propriétaire en indivision avec une flopée de cousins d'un gros lopin de terre "vierge" à Hawaï. Sa femme a un accident de jet ski. Elle tombe dans un coma profond et il se retrouve donc seul avec deux filles à gérer, lui qui a toujours préféré se consacrer à son métier plutôt qu'à sa famille : Scottie, 10 ans, bizarre et trop en avance sur son âge, et Alexandra, 17 ans, une "ado rebelle". Matt King se rend vite compte que si sa fille ainée déteste autant sa mère, c'est qu'elle l'a surpris avec un autre homme.

 

BREF. Une entrée en matière banale s'il en est : un homme riche, sans problèmes apparent, ou seulement avec des problèmes de riches, des enfants délaissées et une femme adultère. Et maintenant, il faut tout remettre en question et tout reconstruire. Tous les clichés du drame cinématographique (Libé a eu une formulation que j'ai trouvée tout à fait juste : "Schéma normal pour film indé mainstream (ou le contraire)").

 

Aucune des problématiques n'est traitée en profondeur, rien n'est juste. Il me semble que la relation principale à développer était celle du père et de sa fille aînée. Une relation qui part mal, puisque la première scène la mettant en scène, elle est ivre, insulte sa mère et parle mal. Elle continue en ramenant un sombre crétin chez elle (seul personnage vraiment réussi du film) en l'imposant à son père. Et puis d'un coup, à partir du moment où elle fait la "révélation" de l'adultère, elle devient une alliée de choc pour son père, en s'occupant de sa soeur, en aidant son père à retrouver l'amant etc. Il n'y a pas d'évolution subtile, on n'a plus aucun clash avec son père ensuite (pour une ado rebelle enfermée dans une pension, c'est bien :bien:).

Dommage, yavait de l'idée, ça aurait pu être bien, mais non, numéro 1.

 

Même chose pour la petite : une gamine mal dans sa peau, un peu grasse, qui ressemble quelque part à little miss sunshine. Ce personnage était une mine de réflexion et de profondeur : mais non, rien. Elle est mise de côté pendant tout le film, sauf lors de deux scènes qui se veulent profondes, au début et à la fin, comme pour dire "attention, ce personnage va être important" et "oups, non t'inquiète on ne l'a pas oubliée celle là"

(scène où Matt et Scottie rencontrent le mec qui était le jet ski avec sa mère et scène où on la voit pleurer en gros plan lorsqu'elle apprend que sa mère ne sortira pas du coma)

 

Dommage, yavait de l'idée, ça aurait pu être bien, mais non, numéro 2.

 

Pendant ce temps, la vente des terrains vierges n'est pas non plus traitée autrement qu'en montrant des réunions de famille durant 5 minutes, et une image d'un paysage certes époustouflant, mais dont on ne comprend ni l'histoire, ni ce qu'il représente pour la famille.

Dommage, yavait de l'idée, ça aurait pu être bien, mais non, numéro 3.

 

Et avec ça, il faut encore traiter la maladie, le deuil, l'adultère. PFIOU. Trop d'enjeux tuent l'enjeu.

 

Du coup, et ben c'est pénible. Tout reste superficiel, plat, mou du slip. Il n'existe pas la moindre leçon à tirer de ce film. Rien n'est surprenant, et on s'ennuie. Exemple :

"oh, ben, TIENS, je vais pas vendre ma terre vierge pour faire construire un centre commercial". Le message passe, tuer la nature pour de l'argent, ceymal, mais WTF ? pourquoi ? d'où ça sort ? C'est quoi le cheminement de pensée de Matt King là dedans ? C'est parce qu'il est allé voir pendant une scène du film le terrain avec ses filles que ça l'a décidé ? Moi, perso ça ne me suffit pas comme explication.

. Ca se veut réfléchi, mais finalement, ça n'est que manichéen, par manque de profondeur du film.

 

Les deux tiers des personnages sont mal traités : les deux filles, donc, mais aussi et en vrac : le beau père (yavait un VRAI potentiel là dessus :o), éventuellement la belle-mère, l'homme qui était sur le jet avec la mère (on le voit sur UNE scène : soit on l'intègre au film, soit on ne le mentionne pas, mais là ?? d'où il sort ? à quoi il sert, à part à faire croire que Scottie va avoir un rôle à jouer ?), la femme du mari adultère

(que la fin est vulgaire et grossière quand elle lui pardonne au nom de son mari......)

, les cousins...

Dommage, yavait de l'idée, ça aurait pu être bien, mais non, numéro 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.....

 

Et montrer Georges en chemises à fleurs, ça ne fait pas mieux passer le message. La grosse ficelle de "han on est sur un paradis terrestre et il fait beau et on a l'air à la coul, mais ça ne nous empêche pas d'avoir des problèmes didon :ptite_moi:", quel ennui !

 

Bref, ça part dans trop de directions, et on se perd. Et quand on se perd, on trouve toujours le temps plus long.

Modifié par terpsi

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Donc, de retour de Detachment.

 

Excellent film, qui se classe dans le top de mon début d'année ! Non seulement excellent sur la question de la crise du système scolaire, mais aussi sur le rapport des éducateurs aux enfants, des parents aux enfants et plus généralement comment aider l'autre alors que finalement on est peut être aussi un peu paumé, mais en plus il est super bien réalisé, avec des couleurs et des ambiances magnifiques, et une OST particulièrement adaptée.

 

Quant à Adrian Brody, outre sa voix sexy, il est parfait dans le rôle de l'instit remplaçant qui prétend essayer de ne pas se laisser toucher par ses élèves. J'ai rarement vu un acteur qui dégage autant de mélancolie :luv:

 

Alors ouais sinon, c'est glauque. Et j'ai peut être tendance à être trop perméable et à me laisser toucher très facilement par beaucoup de sujets :pamoi: , mais j'ai trouvé que ça faisait réfléchir, ne serait-ce que sur la question de l'éducation des enfants en tant que futur parent, la difficulté pour les professeurs qui se retrouvent à élever des enfants plutôt qu'à les éduquer et la nécessité ressentie même en France de réformer l'école. Et évidemment la question du mal-être des ados, de la tâche quasiment impossible de détecter à quel point ça va mal, et comment les guider de la manière la plus complète possible sans leur nier un droit à une personnalité.

 

Et certes, il y a quelques clichés inévitables dès qu'on aborde le sujet des ados en crise, mais c'est servi finalement avec beaucoup de délicatesse, les quelques personnages secondaires sont posés là avec leurs personnalités extrêmes sans qu'on ait l'impression qu'on nous force la main avec des caricatures des profs, et je pense que la manière dont leur amour des élèves et leur volonté de les faire progresser malgré tout est manifesté représente bien l'état d'esprit dans lequel doivent se trouver les vrais enseignants, ceux qui font ce métier par passion.

 

Donc voilà, j'ai trouvé ça très bien ! Je pourrais analyser les personnages, et notamment le discours dans les scènes "face caméra" de Brody, pendant des heures, mais si personne d'autre ne va le voir c'est pas très constructif :D Alors si quelqu'un d'autre va le voir et est touché autant que moi par les problématiques soulevées et a envie d'en discuter, ça serait cool :youpi:

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Je vais juste nuancer un peu le propos de terpsi concernant The Descendant. Effectivement c'est survolé, effectivement nous mettre Clooney dans un cadre paradisiaque avec une chemise à fleurs ça ne suffit pas :D Mais au niveau du scénario et de la manière dont il gère la découverte de l'adultère de sa femme, comment il l'intègre et rebondit en "transférant" vers ses gosses l'affection qu'il a pour sa femme ("life goes on", toussa), ça reste touchant (même si bon, le jeu d'acteur mérite probablement pas une médaille, on est d'accord).

 

En revanche je suis d'accord sur les personnages sous-exploités et les incroyables facilités de scénario © Sid Marcus, notamment sur la fille ainée qui passe d'une sale garce à la fille modèle. Puis le teaser te laisse penser à une histoire dramatique alors que c'est pas vraiment le propos.

 

Bref, effectivement c'est pas le film du siècle, mais ça reste tout à fait honnête selon moi (et puis bon, les paysages d'Hawaii sont bien sympa. Même si on est pas dans Ushuaïa Nature hein)

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je viens de voir the iron lady, quel gachis :facepalm:

 

on avait la tous les éléments pour avoir, franchement, un nouveau citizen kane à mon avis: une histoire politique captivante, la première femme à diriger le Royaume Uni depuis Elisabeth I, sur plus de 30 ans, avec la maladie, les attentats, la violence machiste, la guerre. On a des acteurs de premier ordre, sans doute la plus talentueuse actrice de sa génération et un Jim Broadbent toujours juste, et on se retrouve, au final, avec un truc qui ressemble plus à un téléfilm qui pourrait être diffusé sur TMC qu'à un grand film.

 

Le problème principal est bien entendu la mise en scène: cette façon de revenir de manière permanente à des flashbacks est inutile et complique l'histoire. Je connais pas mal l'histoire de Margaret Thatcher mais si c'était pas le cas je pense que j'aurais eu du mal à comprendre certains points: comment elle a pu être réélue malgré son impopularité. Le film fait l'impasse sur des points essentiels de la vie de Thatcher: comment elle a pris le contrôle du parti conservateur, sa relation avec Reagan (une scène ou on la voit danser avec Reagan, aucun dialogue :heu: ), la chute du mur, la guerre des malouines est traitée certes, c'est une partie intéressante du film, mais uniquement pendant 5 minutes. Pas de mention de Pinochet ou de Tony Blair (pourtant Blair et le New Labour ont été considérés par Thatcher elle même comme la conséquence la plus positive de 11 ans de Thatcherisme).

 

J'ai pas aimé la façon de filmer: certaines images avaient une lumière saturée, on dirait que c'était presque fait par des amateurs.

 

Au delà de cela, le film se concentre je pense beaucoup trop sur la relation de Margaret et Denis Thatcher. C'est certes important mais pas uniquement, on ne fait que mentionner son fils Mark alors qu'il y a des choses intéressantes à dire sur lui, notamment sa tentative de coup d'Etat en Afrique, et la metteur en scène a de manière évidente un problème personnel avec Carol Thatcher.

 

Enfin, sans être un fan absolu de Maggie, je trouve profondément dérangeant, pour ne pas dire indécent, de filmer de manière aussi précise, cruelle presque, la sénilité d'une femme.

 

Bref à voir pour Streep qui mérite l'oscar qu'elle va sans doute gagner ce soir, mais c'est tout.

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non mais voila, tous les ingrédients sauf le principal: un bon réalisateur :D

 

et par conséquent un bon scénario, une bonne mise en scène, un bon montage...

Modifié par Franz

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5 oscars pour The Artist, dont notamment meilleur acteur pour Dujardin, meilleur réalisateur pour Hazanavicius et meilleur film. J'y croyais pas avant, mais je me rendais pas compte de la promo et de l'engouement pour ce film aux US.

 

A part ça, Merryl Streep remporte l'oscar de la meilleure actrice sans grande surprise, Hugo remporte un paquet d'oscars techniques (dont meilleure photographie tout de même), et Drive ne remporte même pas celui de meilleur son, seule catégorie pour laquelle il était nommé.

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« C’est comme une BPM en Cheezy Crust de chez Pizza Hut : tu sais que c’est mauvais pour toi, mais qu’est-ce que tu prends ton pied ! »

 

Battleship.jpg

 

Où il est question de bateaux, d’explosions, de Rihanna, d’extraterrestres et de… bateaux. Attentions, spoils dans le message à suivre.

 

Mardi 17 avril, 20h30. Je rejoins mes potes au Frog and Library à côté du MK2 Bibliothèque. Ils sont en train de manger du gras, Blacksad en met partout, c’est bien, je vois qu’ils sont déjà dans l’ambiance. Une plâtrée de nachos et quelques burgers plus tard, nous prenons le chemin du cinéma pour le film art et essai que nous avons décidé de voir ce soir : Battleship, de Peter Berg.

 

Le film est une adaptation de la franchise Hasbro « La Bataille Navale », et la bande annonce permettait au spectateur averti de comprendre rapidement qu’on serait loin de l’esprit bon enfant du jeu de société.

 

On s’installe dans la très jolie salle (celle qui nous avait accueillie il y a quelques années pour Inglourious Basterds tiens !), on a droit à la bande annonce du futur Avengers qui pose bien le contexte : ce soir c’est soirée bourrin, et tant pis pour le match de Ligue des Champions qu’on est en train de rater. :youpi:

 

Le nouveau logo Universal, pour les 100 ans de la société, apparaît à l’écran, suivi de près par celui d’Hasbro. Premier pouffement de rire de la soirée, devant l’absurdité de la chose.

 

Puis, le film. Rapidement, les enjeux sont posés : une scène méta-futuriste nous montre des messages envoyés par la NASA dans l’espace vers une galaxie où, éventuellement, il pourrait y avoir une planète habitée. Un scientifique un poil énervant fait son malin et explique pourquoi c’est une mauvaise idée : effectivement, comme il le dit si bien, si jamais des aliens rappliquent, on sera dans la situation des Conquistadors et des Indiens d’Amérique. Sauf que les Indiens, ça sera nous. Soit, on a pigé, belle métaphore.

 

Pendant ce temps là, Taylor Kitsch, le bourrin de Friday Night Lights qui va jouer un bourrin dans Battleship, est en train de se mettre une race avec son frérot, le torturé de Melancholia (MAIS MEC QU’EST-CE QUE TU BRANLES ICI ??§§§) pour fêter ses 26 piges. Il drague une nénette, qui veut manger un chicken burrito, mais par un heureux concours de circonstances se retrouve à se faire taser. Deux fois.

 

alexander-skarsgard-taylor-kitsch-battleship.jpg

 

Oui… c’est mon petit frère. Il est très vif, vous savez.

 

Le frère, qui fait partie de l’armée, n’est pas content. Il en a marre d’Alex (son frérot), et les choses vont changer : il va rejoindre lui aussi l’armée, et on va voir ce qu’on va voir. Ellipse narrative, on se retrouve 3 années plus tard, lors du RIMPAC, ou Rim of the Pacific Exercise, événement au cours duquel les marines nationales de plusieurs pays du Pacifique font quelques manœuvres pour épater la galerie et, visiblement, jouent au foot en écoutant du Black Keys. Bon, carrément validé hein : jouer au foot sur fond de Gold on the Ceiling avec le ballon officiel de la Premier League, voilà un réalisateur qui sait me parler. Et tant pis si le match, c’est n’importe quoi à tel point qu’on dirait une équipe évoluant en Football Loisir Amateur le dimanche matin. Le plus important, c’est le dénouement : le frère, tête brulée, encore une fois, gâche tout, et un vilain Japonais sournois (that’s racist) vient le chambrer. Tout le monde est déçu, les Etats-Unis ont perdu, mais le héros pourra se rattraper le lendemain en posant une question importante au père de sa copine (la bombasse au chicken burrito), qui se trouve par ailleurs être amiral. La vie est ainsi faite. Passons sur un échange de répliques moisies et un excès de virilité, il est simplement utile de savoir que ça se passe pas bien, que c’était la goutte d’eau qui fait déborder le vase, et que notre Alex est pour la dernière fois sur un bateau, parce qu’il va probablement se faire jarter au retour des manœuvres du RIMPAC. Voilà, une demi-heure, tous les enjeux sont posés. Passons aux choses sérieuses.

 

battleship5-ship.jpg

 

We’re gonna need a bigger boat.

 

Les aliens arrivent. Oui, à ce moment critique de la vie d’Alex, ils décident enfin de répondre au SMS balancé y a trois ans, comme une meuf qui ferait sa mijaurée mais qui débarque finalement. Ils se posent, mettent les pieds sous la table, et avec du matériel high-tech bien étrange, ils mettent en place un bouclier entourant des bateaux. Et des îles je crois aussi, même si c’est un peu flou dans mon esprit. Bref, les destroyers de la fratrie Hopper (notre héros et son frère) sont isolés du reste de la flotte et notamment de Liam Neeson, le père amiral, qui est vraiment pas content. Par un terrible coup du sort et une facilité de scénario, le frère d’Alex meurt en voulant sauver son frangin (et en sacrifiant, par conséquent, le millier de soldats sur son bateau), tout le monde est triste, Alex remonte à bord, et là il est capitaine. Mais ouaaaaaais allez faut fêter cette promotion !!

 

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Nous chez Pricewaterhousecoopers, on sait mettre la grosse ambiance lors des pots du bureau.

 

Sauf que bon non, parce que pendant ce temps là, les aliens déconnent pas, ils tuent des Japonais, faut en sauver quelques uns, puis ensuite on se demande comment en venir à bout. Alors la nuit tombe et on décide de se lancer une petite partie de bataille navale. Véridique. Faut bien justifier le Hasbro au début du film, et l’achat de la licence par Universal, hein. D’ailleurs, ils sont globalement bien moisis, mais finalement, ça marche, et hop 2 vaisseaux aliens à l’eau ! Bien ouèj, et Rihanna (ouais ouais elle est là) leur a bien montré de quel bois elle se chauffe !

 

rihanna-battleship-2.jpg

 

Oompa loompa motherfucker ! *

 

Mais ce n’est pas tout. Il reste un vaisseau à détruire. Alors petite manœuvrette intelligente orchestrée par le héros (qui, à l’origine, était un bon à rien sans cerveau mais qui, grâce à l’armée américaine, a quand même réussi à devenir à un adepte de Sun Tzu, c’est beau Hollywood) et destruction du dernier vaisseau alien. Qui réussit quand même à COUPER EN DEUX un putain de destroyer. Une petite référence à Titanic plus tard, on se retrouve dans des canots de sauvetage avec notre Alex et son pote Japonais (celui qui l’avait chambré lors du match de foot, désormais son meilleur ami) à se demander comment empêcher les aliens d’envoyer un message sur leur planète.

 

Eh bien la réponse est bien simple ! Dans le port, y a bien un énorme bateau non ? Et tant pis si cet USS Missouri n’a pas servi depuis 10 ans, et qu’il n’y a pas d’équipage : on va juste couper l’ancre au chalumeau, et l’équipage sera le groupe de vétérans chargé de l’entretien de la carcasse. « We’ve got our Battleship ! » Mais ouais bro ! Une des plus belles scènes du film se déroule alors, cette fois-ci surfant sur le cliché de l’entente intergénérationnelle avec une Rihanna ravie d’avoir des vieux croûtons lui apprendre la vie.

 

Que dire de la scène de bataille finale ? Absurde dans son contenu, du début à la fin (on est tout le temps dans le « if we can do it bigger, it’s gonna be better », donc on se retrouve avec un vaisseau extraterrestre ENORME qui était caché mais qui apparaît tout à coup, et un obus de 500 kilos porté à bras le corps par une équipe de bras cassés d’un ponton à l’autre), il donne l’occasion de souligner une fois de plus à quel point le film ne se prend pas au sérieux : manœuvre finale qui vous fera exploser de rire, monologue du héros d’une lourdeur incroyable, citation de Sun Tzu ratée… Mais on gagne, et ça c’est le plus important.

 

Bien sûr happy end hein. Alex, qui allait se faire virer de la marine, devient un héros national (il a sauvé le monde, après tout), et peut enfin poser la question qu’on attendait tous à Liam Neeson. Petite blague, rappel de l’épisode du chicken burrito, ils ne se comprenaient pas, ils sont comme père et fils désormais, tout le monde est heureux, on peut se barrer merci il est tard.

 

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Putain de service client Free Mobile ! Ca fait deux mois que j’attends ma carte SIM §§

 

Faisons le point. Peter Berg ne vient pas de vous offrir un film avec quelques uns des éléments clés d’un film d’action. Peter Berg vient de vous offrir un film avec TOUS les éléments clés d’un film d’action. Checklist !

 

- Héros têtu au potentiel de sauveur du monde : check !

- Bombasse inaccessible avec un père qui n’aime pas le héros : check !

- Star de la chanson absolument pas actrice pour deux sous : check !

- Trame secondaire avec personnages horripilants qui va se révéler capitale pour l’intrigue principale : check !

- Répliques cliché de… Pardon, je reprends. Absolument TOUTES les répliques cliché que vous avez jamais pu imaginer pour un film d’action : check !

- Le politicien véreux qui comprend STRICTEMENT RIEN à la situation et qui est prêt à envoyer à l’abattoir plein de monde : check !

- Le personnage du militaire pas mouton pour deux sous qui va insulter le politicien véreux et lui dire ce qu’il pense de lui, parce qu’avec lui on déconne pas hein, c’est un homme de terrain et il aime ses soldats : check !

- Héros, qui par un heureux concours de circonstances, va 1) se retrouver confronté à un drame personnel (mort d’un proche par exemple) et 2) devoir surmonter ses faiblesses (très finement soulignées dans la première partie du métrage) pour confirmer le potentiel qu’on voyait en lui : check !

- Ancien ennemi du héros qui devient, par la force des choses, un super bon pote : check !

- L’excès de patriotisme qui tâche bien et qui colle aux dents : check !

- Happy end avec une petite pirouette comique rappelant un élément du début du film : check !

- Et puis, bon, hein, quelques explosions par ci par là : check !

 

C’était lourd. Mais c’était bon. Car c’est dans cette surenchère dans le respect du cahier des charges du blockbuster que le navire de Peter Berg parvient à ne pas prendre l’eau. On est clairement dans le second degré parfaitement assumé, et plusieurs éléments ne laissent aucun doute sur cette démarche ironique qui sous-tend le projet (peut-être à l’insu des producteurs, d’ailleurs) : on a le vétéran invalide qui trouve une sorte de rédemption et balance à tort et à travers (de porc) des phrases bateau « Let’s give earth another day » ; sauf qu’il se fait remettre en place par le geek de service, qui lui balance à la face l’absurdité de ses propos. On a le héros qui cite du Sun Tzu après la bataille finale, expliquant qu’il a enfin compris ce que le stratège chinois disait ; sauf que son pote Japonais lui fait clairement comprendre qu’il est complètement à côté de la plaque. On a la scène classique de patriotisme exacerbé, avec le ballet des vétérans sur l’USS Missouri ; sauf qu’on a un petit vieux ricanant et des plans suggérant clairement qu’on est dans la grosse emphase qui ne se prend pas au sérieux.

 

Attention, on n’est pas tout à fait au niveau du « Starship Troopers » de Verhoeven. On n’est pas non plus tout à fait dans la même démarche ; là où Verhoeven instillait une lecture politique dans son chef d’œuvre de la fin des années 90 et parvenait à souligner l’absurdité de l’ultra patriotisme et faire une critique acerbe de la guerre dans sa globalité, Berg ne se soucie absolument pas de ces éléments. Lui, il est là pour souligner l’absurdité de l’appareil de guerre hollywoodien et de son outil d’invasion majeur : le blockbuster et ses codes. Démarche plus modeste et accouchant d’un film moins fin, certes, mais démarche savoureuse quand même, quand on voit que pour ce faire, il a tout de même réalisé ce qui pourrait être considéré comme le « mother of all blockbusters » tant tout est dans l’excès.

 

Et puis en sortant, je me suis vraiment dit que j’avais passé 2h géniales avec des potes, je me suis marré, j’ai entendu un nombre incalculable de phrases « quotables », j’en ai pris plein les yeux, et j’ai vraiment eu l’impression que Peter Berg avait réussi son pari. Merci à lui.

 

 

* Note : Rihanna ne dit pas vraiment « Oompa loompa motherfucker » mais « Mahalo motherfucker » ; la citation vient de Loserito qui, à la fin du film, voulant se remettre en tête cette fantastique réplique, cherchait les mots juste et a donc estimé que Roald Dahl avait écrit le scénario.

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Va falloir que tu te lances dans le blogging :D

 

 

Je pluzune sa mère mais ça me ferait chier de plus lire ses critiques sur ce fofo :love: .

 

Franchement le nombre de mec qui se pignolent sur des critiques trois fois moins bien que ça...

 

Edit: Ca manquait quand même de vannes sur Blacksad :boud3:

Modifié par Manu86

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