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Mariage homosexuel et adoption par les couples homosexuels

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Un fun fact : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/25/01016-20121025ARTFIG00441-aux-pays-bas-bientot-trois-parents-pour-un-enfant.php

 

Du coup, la pluriparentalité -étape logique suivant "l'homoparentalité" et défendue par les lobbys LGBT- entre dans le débat. Nous y voilà. Mes "fantasmes" prennent les accents de la réalité.

 

En somme, puisque l'adoption c'est long -mais pourquoi un beau-parent adopterait-il l'enfant de son conjoint si l'autre parent est toujours vivant?! Même séparés, le père et la mère restent...hé bien père et mère !-, faut un nouveau cadre.

 

Et qui a entendu parler Marisol Touraine, prônant la "PMA pour tous"? En sachant que la PMA est un traitement de la stérilité, c'est vraiment cocasse. A moins qu'on considère qu'un couple hétérosexuel stérile est dans la même situation qu'un couple homosexuel "stérile". Ce qui démontrerait une grave confusion, de mon point de vue.

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En somme, puisque l'adoption c'est long -mais pourquoi un beau-parent adopterait-il l'enfant de son conjoint si l'autre parent est toujours vivant?! Même séparés, le père et la mère restent...hé bien père et mère !-, faut un nouveau cadre.

 

 

Je plussoie sur ce point. J'ai beau tourner cette revendication dans tous les sens, la logique du "il faut un statut pour le beau-parent. Wué on a cas en faire un parent-bis!" m'échappe. Et ce qui m'échappe encore plus, c'est le lien avec la "cause" LGBT. Nonsense powa.

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J'ai reçu un tract dans ma boîte aux lettres ce matin, c'était très intéressant.

 

Il y a une photo de deux hommes à la gay pride les fesses à l'air avec un drapeau multicolore et il y a écrit "Confieriez-vous des enfants à ces gens là ?"... Je vais gerber je reviens.

 

François Hollande et son gouvernement ont confirmé leur intention de satisfaire aux attentes les plus folles du lobby homosexuel. Tant d'un point de vue catholique qu'anthropologique, ces exigences sont inacceptables. Elles contreviennent au simple bon sens le plus élémentaire. Si elles venaient à être approuvées par le législateur, elles défigureraient la nature de la famille, socle de base de notre société.

 

L'homoparentalité est dangereuse pour la situation psychologique de l'enfant qui a besoin d'un double référent parternel/maternel. Une étude récente réalisée à l'Université du Texas par le Prof. Regnerus démontre que l'on constante chez les enfants et adolescents élevés par des homosexuels un pourcentage bien plus élevé que la moyenne de cas de dépression, boulimie, anorexie, tentatives de suicide, consommation de drogue et abus sexuels.

 

edit : voilà la photo. Cette horreur est distribuée dans Paris quoi. J'ai même pas de mots...

Modifié par Kamia

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Oui, ce tract avait fait polémique... N'importe qui pourrait montrer deux catholique intégristes en train de faire je ne sais quoi et écrire la même chose. Ce genre de niaiserie ne seront comprise et relayé que par des fous, des marginaux, et ça contribue au fait qu'il se fasse en permanence taper sur les doigts dans les médias. Ils se font de l'anti-pub, c'est pas plus mal...

 

Autrement, je me souviens de celui qui fait le débat sur la même page. Il fait tout les débats anti-homosexualité, anti-avortement, sur la prostitution, et il était en tête de file quand il y avait eu une pièce assez satyrique où des acteurs envoyaient des sois disant excrément sur un portrait du christ. Bref, sa position n'est pas méconnu, il se revendique lui même comme fervent défenseur de l'eglise et de ses valeurs. C'est le genre de gars à l'origine de ce genre de tract. Défenseur de l'eglise anti progressiste, conformiste, réactionnaire, celle qui empeche d'ouvrir les corps et interdit les théories scientifiques pendant 4 siècle, et qui se croit encore de nos jours garante du bonne ordre terrestre, représentant ceux qui ne se sont pas égaré dans le "péché".

Le trip total quoi...

 

Mais je comprend pas pourquoi ça te gêne en plein Paris...? Tu serais moins choqué en pleine campagne, dans la brousse ?

Personnellement je préfère même que ce soit dans Paris et dans ta boite au lettre que dans celle des gens un peu perdu, désinformé, peut être mal cultivé ou peu cultivé, comme on aime nous le faire croire à la campagne. Les gens sont peut être plus au coeur du débat et de ce fait plus lucide sur la capital, pour autant je doute que les camapgnards soit totalement enclavés au point de se faire passer ce genre de tract tous les jours, enfin si c'est que tu voulais dire :p

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Je dis "en plein paris" dans le sens où ils distribuent cette horreur dans les mains de tout le monde, peut-être même des enfants, et pas seulement dans leurs vieux cercles fermés de consanguins reac...

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Oui, enfin, avec Civitas, on s'attend à ce genre de conneries. Je me demande s'ils se rendent compte à quel point ils décrédibilisent leur cause.

 

Après, on peut être anti-mariage gay et anti-homoparentalité sans être un créationniste borné et stupide. J'ai dans mon entourage des gens anti-mariage gay, parce qu'ils sont catholiques et attachés aux valeurs catholiques, et il ne s'agit pas de fous furieux non plus.

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Pour la photo avec les deux mecs en string, je pense qu'avant de critiquer l'utilisation de cette image par des opposants au mariage gay, les pro mariage gay et les associations correspondantes feraient mieux de se poser la question de l'image qu'une manifestation comme la gay pride véhicule.

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Je trouve dommageable à la cause anti-mariage homosexuel d'identifier cette opposition au catholicisme. C'est débile, c'est faux, c'est contre-productif. Tout comme faire une opposition religion/laïcs.

 

Il y a des arguments logiques contre le mariage homosexuel ou l'adoption, et surtout contre la PMA. Adam et Eve, c'est mignon, mais je ne vois pas qui ça peut convaincre...

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Pour la photo avec les deux mecs en string, je pense qu'avant de critiquer l'utilisation de cette image par des opposants au mariage gay, les pro mariage gay et les associations correspondantes feraient mieux de se poser la question de l'image qu'une manifestation comme la gay pride véhicule.

 

Euh faut peut-être pas pousser non plus. Dans le même ordre d'idées, je peux demander aux anti-mariage gay s'ils considèrent vraiment que des abrutis qui attaquent des cliniques IVG et des arriérés comme les intégristes de Christine Boutin servent leur cause. On peut considérer que ça fait 1 partout.

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Justement, la vision que la gay pride véhicule sur la communauté est néfaste à leur image, mais l'image global de la communauté homosexuelle n'a pas être taché par une activité "marginal".

Tout comme pour les catholiques, l'image que véhicule les fous furieux n'ap as à entacher le mérite et les valeurs chrétiennes, pourtant dans les deux cas, ça bave toujours un peu...

 

Maintenant, j'ai toujours dit et pensé que dans ce débat, les arguments réels et les questions intéréssante, profonde, intelligente, n'ont jamais été posé. Les arguments employés par l'un ou l'autre camp repose sur du vent quasi systématiquement. Il y a très peu d'esprit capable de défendre intelligemment leur cause, c'est assez déplorable, et que les médias en fasse écho te lquel depuis des semaines, c'est encore plus déplorable.

Si vous n'avez pas lu, peut être pas mentionné (? j'avoue ne pas avoir lu l'intégralité des pages du topic) il y a le grand rabin de France qui a pris la peine de sortir de la doctrine de son Eglise et de réfléchir au problème dans un essai consultable gratuitement sur son site. C'est à ce jour le seul témoignage censé, et profond que j'ai recensé en défaveur du mariage Gay. La majorité des apparitions des détracteurs sont violente, complétement ridicule, déconstruite, instinctive, c'est une haine véhiculer pour rien. Tout comme la majorité des témoignages, sinon la totalité, que j'ai entendu en faveur du mariage qui commence dans 99% des cas par "Nous aussi on a le droit de.." et "C'est une discrimination anti-constitutionel et absurde...", "On est en retard sur les autres..." et ainsi de suite qui sont tout aussi ridicule. En fait, la question ne se pose même pas, le débat ne s'est jamais réelement posé non plus, on se renvoi une balle d'un camp à l'autre sans trop d’intérêt ou de technique. En tout cas, moi, je ne les entends pas ce que je veux les entendre dire ! Si ça marche pour les Homosexuels comme ça, je m'en porterais pas plus mal, mais il n'y aura aucune fierté à s'être battu bec et ongle de cette manière et prétendre avoir raison sur tous les fronts.

Pour revenir sur lui, les paroles du rabbin sont claires, profondes, concises et surtout très bien articulés ce qui donne une certaine puissance au fond à ce qu'il dit. Maintenant, il est contre pour une question évidente de valeur, il ne peut pas se permettre d'être pour, mais ne s'abaisse en aucun cas à un tacle immonde sur un tract ni même à ce cacher derrière les "saintes valeurs de l'Eglise" qu'il sert. Je saurais apprécier que l'autre camp rende la pareille si ils ne l'ont pas déjà fait, et que je sois passer à coté ?

 

On voit bien que la question et plus profonde qu'on veut bien nous le dire, mais les arguments qui permettrais aux hommes compétents de le faire ne sont pas mis sur la table médiatique.

D'ailleurs, je suis plutôt pour dire que le réel problème ce trouve du coté de l'adoption plus que du mariage... Le soucis c'est que les deux sont différents, mais s epose au même moment, ils seront probablement réglé d'un coup d'un seul, sans réfléchir au fond de la question. Qui vivra verra...

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Ces deux questions doivent être traitées en même temps puisque le mariage induit l'idée de famille, et la famille l'idée de parenté (qu'on veut remplacer par la "parentalité").

Le fait est que la pensée des lobbys LGBT est au contraire très bien précisée. Mais on ne peut trop l'exposer, sous peine de braquer les gens.

 

L'homoparentalité telle que défendue par certaines associations implique certes l'adoption par les couples homosexuels -qu'importe les conséquences réelles sur l'adoption internationale-, mais aussi la PMA pour tous, la GPA et la pluriparentalité (remplacer "père" et "mère" par "parent 1" et "parent 2" étant un préalable nécessaire). Les réactions à l'exclusion par le projet actuel de la PMA sont éloquentes, de ce point de vue.

 

L'adoption de l'enfant du conjoint est aussi défendue bec et ongles alors que c'est un non-sens absolu lorsque les deux géniteurs sont vivants. On mélange la question du beau-parent et celle de l'adoption. Et on présente cette évolution "progressiste" comme une absolue nécessité, la comparant à l'abolition de l'esclavage, à l'extension du droit de vote aux femmes...Ce qui est tout bonnement ridicule puisqu'il n'y a pas de discriminations quant au mariage, ou a fortiori à la PMA.

 

Je cite une partie de l'exposé des motifs du projet de loi :

 

Tel est l’objet du présent projet de loi qui ouvre le droit au mariage aux personnes de même sexe et par voie de conséquence l’accès à la parenté à ces couples, via le mécanisme de l’adoption. Ce sont donc à titre principal les dispositions du code civil relatives au mariage et à l’adoption qui sont modifiées ainsi que celles relatives au nom de famille, qui nécessitent des adaptations

 

Autrement dit, on ouvre l'adoption aux homosexuels pour qu'ils puissent être parents. C'est le droit à être parent (ou droit à l'enfant) qui est en jeu ici.

 

Autre fait amusant, le passage en force au mépris du processus législatif :

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/03/la-maire-de-hantay-celebrera-un-mariage-gay-des-le-10-novembre_1785336_3224.html

 

Mais bon, puisqu'il s'agit d'abolir l'esclavage, toussa, on peut tout se permettre je suppose.

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Euh faut peut-être pas pousser non plus. Dans le même ordre d'idées, je peux demander aux anti-mariage gay s'ils considèrent vraiment que des abrutis qui attaquent des cliniques IVG et des arriérés comme les intégristes de Christine Boutin servent leur cause. On peut considérer que ça fait 1 partout.

 

Sauf que sauf erreur de ma part les associations très actives pour la promotion du mariage gay sont également très présentes dans la gay pride. Alors que tous les cathos qui vont à la messe le dimanche sont loin d'agir comme civitas. (je ne parlais, dans mon précédent message, évidemment pas de l'ensemble des homosexuels. Je suis persuadé qu'une majorité d'entre eux ne se reconnaît pas dans les dérives de la gay pride).

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Il y a une différence notable, entre les traités simultanément et les confondre. Il faut savoir si la marginalité que représente l'homosexualité (loin du sens péjoratif du terme, mais au sens premier) cherche une reconnaissance dans le mariage ou l'adoption. Ils ont le mérite et la ruse de jouer sur tous les fronts, c'est ce qui floute le trait...

 

Le Droit à l'enfant... Mouais... Il est surexploité si tu l'entends en ce sens. On peut partir du principe qu'il "n'éxiste pas" au sesn réel, qu'il y a une "faculté" à avoir un enfant qui est reconnu et existante et qu'il y a un consensus sur le fait que les hétéro la possèdent et pas les homos. D'où l'idée de discrimination qui d'ordre bilogique plus que planifié par les hétéro contre les homos crois-je.

Maintenant, n'importe quel couple d'hétéros irrésponsable peut se "procurer" un enfant, peu importe le moyen, d'où l'idée que cette faculté est outre passé. Je pense que plus de la moitié des couples ne sont pas fait pour avoir d'enfant, tout comme il ne sont peut être pas fait pour s'aimer, c'est d'ailleurs assez facile de dénoncer l'amour par convention ou par intérêt bien loin des poèmes et des fantasmes de jeune fille (hommes :p ).

Alors, de ce point de vu là, des couples homosexuels très correct peuvent éduquer des enfants sans problème et je veux le croire. Eloignons nous des "ils n'ont pas fait leur preuve" ou des "Chaud ! l'usine à déviant...", je n'y crois pas vraiment. De là, il y a une forme de discrimination qui n'est pas d'ordre naturel, et je veux bien voir ça comme une souffrance pour eux. Donc il y a quelque chose à faire sans courir à la perte de la société.

 

Ceci dit, je suis contre la PMA pour diverses raisons, donc ça passerait pour moi par une réforme fondamentale de l'adoption et du processus qu'elle appelle. Je ne comprend pas pourquoi la majorité des parents qui adoptent, que l'on veut bien nous montrer n'importe où, ou connaitre sois même, adopte à l'étranger ? Notamment en Asie et en Amerique du Sud.

Autour de ça, il y a un concours malsain au bébé bridé, ou à la peau mate, que l'on trouve dans plein de pays du monde... Comme si Amazon allait se mettre à rentrer de ce genre de buisness expédier sous 48h, on va dans le pays, on le choisis, on le "paye" pour accélérer la procédure et le nourrir quelque temps, et le voilà qu'il débarque. C'est du grand délire.

En France, il y aussi des enfants, des orphelins, des malheureux, qui ont besoin de ça, d'un vrai foyer. En revanche, je ne garantie pas que l'enfant soit des plus "sain", c'est souvent des passé difficiles qu'ils trainent, parfois avancé dans leurs vies d'enfants, même agé ou adolescent, donc ce ne sont pas des enfants qui ont connu la douceur d'un cocon maternel dès la naiscance et une stabilité enfantine. Mais ça valorise le rôle de parent, c'est ce qui lui donne toute sa noblesse, et même sa raison d'être... Un parent, sans être un "parent" au sesn biologique du terme, il faut juste les aider, les sortir de cette misère affective. Mais les couples adoptent ailleurs, motif de facilité, préférable à celui de "mode" dont je crois capable nos cher compatriote...

Je vois même pas pourquoi c'est légal ça d'ailleurs. Donc adoption, oui, mais refléchissez y bien avant de parler... Voilà ce que je voudrais entendre dans les médias, que dans notre pays il y a des enfants qui souffrent aussi et que l'on va faciliter l'adoption pour TOUS les couples, dès lors qu'on aura accepter l'union gay.

Mais on en parle pas, on rêve encore de la PMA, de l'adoption de bébé en Thailande ou au Perou... Wtf ? Faut être rationnel à un moment, autant qu'on se serve de ça pour une reforme de fond et qu'on corrige ce que j’appellerais une déviance quand même, dont personne ne parle.

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Les gens adoptent à l'étranger car il y a en France environ 1500 enfants adoptables chaque année pour 15 000 ou 20 000 couples ou personnes seules disposant d'un agrément et cherchant à adopter. C'est aussi simple que ça. Je ne crois pas que ce soit par facilité, au contraire, pour connaître plusieurs personnes qui ont adopté à l'étranger c'est un véritable parcours du combattant (sachant que l'obtention de l'agrément en est déjà un à elle seule), et se dire que les enfants de l'étranger ont moins de "passé difficile" que ceux de France est un non-sens... Les seuls enfants français adoptables et qui ne "trouvent pas preneur" (désolée de l'expression) sont ceux qui ont des handicaps, ou les fratries, mais ils sont très très minoritaires.

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Admettons ton rapport, ça justifie bien des choses et clarifie ma pensée. Ceci dit, je trouve quand même ça malsain cet espèce de trafic...

Qui plus est je ne crois pas avoir dit qu'il était "moins" malheureux à l'étranger, c'est incomparable, mais simplement qu'il y a une priorité sur les enfants français ne serait-ce que pour une dimension morale. Il est innacceptable de laisser un gamin tout seul en france dans son foyer avec d'autre et se permettre d'aller chercher dans un autre pays. Les parents français n'ont pas vocation à guérir la misère du monde, mais si il pouvait faire un effort ça soulagerais bien du monde.

Il me semblait avoir cru comprendre que c'était aussi un problème de procédure, longue et complexe, bien plus légère à l'étranger. Je vais continuer à me renseigner.

Enfin en général avec des listes et delai d'attente à n'en plus finir ce qui a completement enbourbé le système... c'était ce que j'avais retenu, bien que je puisse me tromper.

 

Qui plus est, ça ne change rien au fait que c'est là que se situe le problème, ce n'était qu'un argument parmi d'autre :p

 

Edit: Je n'avais pas vu les choses comme ça pendant la rédaction du post, mais plutôt qu'une vocation à guérir la misère du monde c'est un sacré moyen d'en profiter.

Assouvir son désir d'enfant à l'étranger parce que la majorité des parents ne peuvent pas subvenir à leurs besoins, c'est un compromis entre le sortir de sa misère et se libérer de son propre besoin... Je vois ça comme indéniable. Ce serait d'ailleurs le summum du "droit à l'enfant", il irait à celui qui s'en occupe le mieux.

 

 

Edit 2ème du nom : http://www.adoption.gouv.fr/Chiffres-cles.html

 

Huum on remarquera tous les deux que 80% des enfants sont adoptés à l'étranger. Que plus de 60% des "pupilles de l'état" son sur le carreau, dont 46% des 60% pour les raisons que tu as cités, ils sont donc dans le rapport majoritaire.

A ça il faut ajouté, que tous les enfant n'ayant pas le statut de "pupille de l'état" c'est à dire les seuls reconnus comme adoptable, sont placer à la dass ou en foyer. Pour ses raisons ces enfant là, en plus des 60% ne sont pas adoptable. Par exemple parce qu'ils ont été reconnu par leur deux parents qui n'ont pas consentient à l'adoption, ou bien qu'ils ne peuvent/veulent subvenir à ces besoins. Donc une majorité d'enfant dans le besoin oscille entre foyer et famille d'acceuil, d'où la difficulté d'adopter en France.

Il y a 9000 demande, 6000 acceptés, près de 4000 à l'étranger. Tu remarques que si tu laisses les deux tiers ayant le statut de pupille être adopté tu as tes 6000, et tu as le reste d'enfant à la dass.

On a certes moins d'enfant dans le malheur que dans les pays pauvres, mais en terme de rapport, seul le statut est trompeur. Donc il faut reformer le statut.

Modifié par Charlytô

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Non mais il faut bien se rendre compte que l'adoption est un pis-aller et ne peut en rien devenir une quelconque norme d'accès à la parenté. Le but du jeu, c'est d'éradiquer l'adoption en évitant notamment l'adoption à l'étranger : c'est-à-dire encourager les pays à réduire la misère, la mortalité et surtout leur permettre de mettre en place le principe selon lequel un enfant doit au maximum rester dans sa famille (oncles, tantes, grands-parents, voire frères et soeurs plus âgés) et dans son pays d'origine.

 

De même pour l'adoption en France, qui est là faute de mieux.

 

Et le dernier point, sur lequel j'ai déjà insisté : l'adoption vise avant tout l'intérêt de l'enfant. Dire que l'adoption est là pour l'accès à la parentalité des homosexuels, comme le fait le projet de loi, me paraît contestable. On parle des parents, pas des enfants : c'est très maladroit.

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Flow: pour l'instant les plus actifs contre le mariage gay sont quand même des associations de cathos largement sur le retour, l'increvable Christine Boutin et autres du même acabit. Après, libre à toi de considérer que ça donne une meilleure image des anti-mariage gay que les assos LGBT n'en donnent des pro-mariage gay.

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C'est une norme d'accès à la parenté... Je trouve ça triste à dire, mais c'est au nom de leur propre désir de reconnaissance et de "famille", le soin de l'enfant est purement secondaire, il faut arreter de se voiler la face. Comme en toute bonne foi, oser dire que "c'est pour rendre la misère du monde plus tolérable et les enfants seuls heureux, que l'on donne le droit au homosexuel le droit d'adopter"... L'adoption est la condition sinéquanone de leur accession à la "normalité". Maintenant je dis juste qu'il vaut mieux se servir de cela pour rebondir et reformer ce système, ça évitera le jeu que je considère toujours comme malsain d'aller voir ailleurs, si les enfant y sont.

 

Je suis d'accord avec toi, c'est complétement contestable, c'est même carrément bancale de voir les choses comme ça. M'enfin, je doute la réalité soit contestable tel que l'est sur le fond, redorer le blason de la loi sur la forme me parait hypocrite.

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Le Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny semble tiède à l'idée qu'on touche inconsidérément aux règles de la filiation : http://jprosen.blog.lemonde.fr/2012/11/04/la-voie-pour-sortir-de-limpasse-actuelle-sur-lhomoparentalite-496/

 

L'argumentaire du Grand Rabbin de France fait mouche, pendant ce temps.

 

On attend le terrorisme intellectuel des lobbys LGBT.

 

Sinon, la solution la plus adéquate :

 

-suppression du mariage civil, on reste sur une union civile type PACS (même si les avocats spécialisés en divorce risquent de pleurer des larmes de sang)

-on créé un statut du beau-parent pour les questions relatives à l'autorité parentale

-on ne touche pas aux règles relatives à la filiation et surtout à la PMA/GPA

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La campagne médiatique en faveur de la PMA et de la GPA arrive :

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/07/mariage-et-adoption-pour-tous-pma-pour-certains_1786979_3232.html

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/07/procreation-medicalement-assistee-que-dit-aujourd-hui-la-loi_1783359_3224.html

 

Vite, mettons fin à l'indisponibilité du corps humain, à l'incitation à l'abandon d'enfants, confondons traitement médical et instrument au service du désir d'enfants, détruisons tout fondement logique à l'action à fins de subsides, brisons l'anonymat du don.

C'est urgent, l'égalité l'exige.

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Ces deux questions doivent être traitées en même temps puisque le mariage induit l'idée de famille, et la famille l'idée de parenté (qu'on veut remplacer par la "parentalité").

 

Pour moi, au contraire, ce sont des questions certes liées mais différentes et qui n'appellent pas nécessairement une seule et même réponse. On peut très bien concevoir de permettre aux couples de même sexe de se marier sans leur permettre d'adopter, leur permettre d'adopter sans leur permettre de recourir à la PMA ou leur permettre de recourir à la PMA sans autoriser la GPA.

 

L'adoption de l'enfant du conjoint est aussi défendue bec et ongles alors que c'est un non-sens absolu lorsque les deux géniteurs sont vivants. On mélange la question du beau-parent et celle de l'adoption. Et on présente cette évolution "progressiste" comme une absolue nécessité, la comparant à l'abolition de l'esclavage, à l'extension du droit de vote aux femmes...

 

Le projet de loi actuel ne prévoit pas de changer les conditions de l'adoption par le conjoint. S'agissant de l'adoption plénière, elle resterait ouverte uniquement dans les cas où il y a un seul parent dans le décor (autre filiation non établie, autre parent décédé + grands parents décédés ou pas intéressés, autre parent déchu de l'autorité parentale). L'adoption simple est possible même si l'adopté a deux parents vivants (qui doivent consentir s'il est mineur) mais c'est valable pour toutes les adoptions simples; ce n'est pas une spécificité de l'adoption par le conjoint, qu'il soit homo ou hétéro.

 

Ce qui est tout bonnement ridicule puisqu'il n'y a pas de discriminations quant au mariage, ou a fortiori à la PMA.

Tout dépend de la définition d'une discrimination que tu retiens.

 

Traitement différencié, inégalitaire, appliqué à des personnes sur la base de critères variables.

 

Fait de distinguer et de traiter différemment (le plus souvent plus mal) quelqu'un ou un groupe par rapport au reste de la collectivité ou par rapport à une autre personne.

 

En l'occurence, il y a bien une différence de traitement entre deux groupes : les couples de sexe différents peuvent se marier, adopter et recourir à la PMA avec don de gamêtes alors que les couples de même sexe ne le peuvent pas. Selon ces définitions, il y a donc bien une discrimination quant au mariage et quant à la PMA et cette discrimination est d'ordre légale et fondée sur le genre / la sexualité.

 

La question est plutôt de savoir si ces distinctions sont justifiées ou non puisque toute discrimination n'est pas nécessairement injuste.

 

Quant au mariage, pour moi, cette discrimination est tout à fait injustifiée. La seule justification plausible que j'ai entendue est que tout mariage devrait avoir pour objectif de fonder une famille mais cela ne tient pas à mes yeux car on ne m'a pas apporté la preuve que tout mariage devrait effectivement avoir cet objectif aujourd'hui, qu'on ne m'a pas expliqué pourquoi on permet à des dizaines de milliers de couples hétérosexuels qui manifestement ne pourront pas fonder une famille de le faire et car il est probable que les couples de même sexe pourront fonder une famille à l'avenir.

 

Quant à l'adoption, je ne suis pas convaincue non plus. L'intérêt de l'enfant est l'argument mis en avant et c'est à mes yeux le critère le plus important. Vivre auprès de leurs parents biologiques qui s'aiment et qui les aiment est effectivement la meilleure option à mon avis mais malheureusement, cette option n'est pas disponible. Je pense donc qu'il faut comparer la situation des enfants adoptés par des couples homosexuels si cela était permis à la situation dans laquelle sont ces mêmes enfants actuellement et je ne pense pas qu'une adoption par un couple de même sexe soit moins bien que ces autres situations. Par ailleurs, l'argument "il faut un père et une mère" est remis en cause par le fait que l'adoption par une personne seule est permise et je ne pense pas que ça soit nécessairement vrai.

 

Quant à la PMA avec gamêtes, je suis beaucoup plus mitigée. Je n'ai pas vraiment d'avis là dessus.

 

Qaunt à la GPA, je suis résolument contre et je ne pense pas qu'il y ait de discrimination émanant de la loi puisque cette interdiction s'applique à tous les couples. L'effet indirect est effectivement que les couples homme-homme ne pourront recourir à la PMA mais ce n'est pas la loi qui les en empêche mais plutôt la nature puisqu'ils ont le droit de recourir aux mêmes procédés que les autres couples.

 

Autre fait amusant, le passage en force au mépris du processus législatif :

 

http://www.lemonde.f...85336_3224.html

 

 

C'est vraiment une anecdote, cette femme est maire d'une commune de moins de 1000 habitants, elle n'est une figure proéminente ni du PS, ni du gouvernement, ni du camp pro-mariage. À mon avis, elle a voulu se faire un coup de pub, avec succès puisqu'elle était une illustre inconnue il y a encore une semaine. Ce mariage n'aura pas lieu et c'est un événement isolé.

 

Je trouve dommage par contre que tu aies jugé bon de relever cette connerie d'une maire du camp pro-mariage entre personnes de même sexe mais que tu ne mentionnes pas les maires du camp anti-mariage qui ont déclarés qu'ils refuseraient de procéder à des mariages entre personnes de même sexe si la loi passait. Certains d'entre eux se revendiquent pourtant du principe de "désobéissance civile" et s'inscrivent donc dans la même logique de "passage en force au mépris du processus législatif".

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Autant pour le mariage et l'adoption, je peux comprendre que l'appréciation soit différente -même si je pense qu'il y a une erreur, on se refait pas-.

 

Autant pour la PMA, puisque seuls les hétérosexuels infertiles ou ayant une grave maladie génétique peuvent y avoir recours, je ne vois vraiment pas où peut être la discrimination. La PMA, c'est un traitement médical d'une infertilité médicalement constatée. C'est calqué sur le biologique, c'est lié à la bioéthique (le "bio" venant de "biologique"). Un couple hétérosexuel pathologiquement infertile n'est pas dans la même situation qu'un couple homosexuel infertile parce...hé bien parce que c'est comme ça. Être homosexuel n'est en rien une pathologie médicale, donc pourquoi un traitement médical? Effacer l'aspect "traitement médical", c'est en faire un instrument au service du désir d'enfant. Et je suis vraiment, mais alors vraiment froid à l'égard de ça. OK, la médecine peut faire des choses diverses et variés, mais pouvoir le faire implique-t-il qu'on doit le faire?

En clair : étendre la PMA aux homosexuels, ce n'est pas véritablement l'étendre mais en changer très profondément la définition. Et pas dans un sens plaisant, de mon point de vue.

 

La question marche aussi pour la GPA.

 

Outre le seul aspect discrimination, ça remet tout de même en cause des principes comme l'indisponibilité du corps humain (partiellement) ou l'anonymat du don (totalement). C'est vraiment pas neutre.

 

Alors oui, je joue les rabats-joie, les réactionnaires, les conservateurs ou ce que vous voulez, mais ça me paraît vraiment important de nuancer l'enthousiasme ambiant. Tout ça, c'est plus compliqué qu'une opposition droite/gauche ou une opposition catholiques intégristes/nobles progressistes.

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Chupito a dit :

 

La seule justification plausible que j'ai entendue est que tout mariage devrait avoir pour objectif de fonder une famille mais cela ne tient pas à mes yeux car on ne m'a pas apporté la preuve que tout mariage devrait effectivement avoir cet objectif aujourd'hui, qu'on ne m'a pas expliqué pourquoi on permet à des dizaines de milliers de couples hétérosexuels qui manifestement ne pourront pas fonder une famille de le faire et car il est probable que les couples de même sexe pourront fonder une famille à l'avenir.

 

Ce raisonnement est vicié. Le but de toute entreprise est de réaliser des profits. Une part significative n'y parvient pas pour différentes raisons. Doit-on pour autant remettre en question la finalité de l'entreprise ? Sur la seule question du mariage, je suis désormais contre cette loi pour une raison bien simple : il n'est pas question de retirer les termes "père" et "mère" pour réaliser les fantasmes d'une minorité. L'expérience du PaCS montre par ailleurs qu'il ne faut rien céder aux progressistes : cela devait en rester là nous assuraient-ils. Aujourd'hui, nous en sommes au mariage et à l'adoption. Demain, à la PMA et à la GPA. Après-demain ? je leur fais confiance pour trouver de nouvelles lubies incompatibles avec notre culture et notre civilisation.

Modifié par Ketchup vs Genocide

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de nouvelles lubies incompatibles avec notre culture et notre civilisation.

 

C'est vrai que l'homosexualité n'a jamais fait partie de notre culture ou de notre civilisation. Ca sort tout juste d'il y a 50ans non? C'est pas en faisant semblant que les homos n'existent pas qu'ils vont disparaître. Ils sont une part importante de la population, je vois pas bien comment on peut ignorer ça.

Et puis cette manière de les appeler une "minorité" c'est tellement égoïste je trouve. La majorité impose sa loi et la minorité ferme sa gueule ? Il serait tout à l'honneur de la majorité d'accepter les différences des autres et d'essayer de leur faire une place. Pourquoi voir les minorités comme une menace ? Il serait tellement plus simple d'essayer de trouver une compatibilité...

 

(oui je sais, utopie peace love and barbecue, mais c'est beau de rêver)

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