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Topic livres - A lire ou à laisser

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C'est justement pour ça que le Shining de Kubrick est aussi fantastique, c'est pas un travail de tâcheron qui cherche à transposer le moindre petit détail à l'écran (La Ligne Verte, j'écris ton nom), mais bien un auteur qui a une vision de l'oeuvre et qui livre une véritable adaptation du bouquin.

 

EDIT : même chose que Malchick en fin de compte. :D

Modifié par Roman

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Le film est génial surtout parce qu'il évite le piège du copier/coller bouquin/film et propose une vraie vision de l'oeuvre. Je sais pas si on peut débattre de la question de l'adaptation de bouquins en films dans ce topic ou plutôt dans celui réservé au cinéma, de toute façon, y a pas grand chose à en dire, mais je trouve insupportable les adaptations qui ne font que coller à la lettre du bouquin. Ce sont deux média complètement différents, avec des possibilités, des forces et des faiblesses différentes, et les vraies bonnes adaptations au ciné sont pour moi celles où le réalisateur arrive à imposer sa propre vision. Et ça passe souvent par le fait de ne pas coller au texte de base, parce que le livre permet des longueurs que le cinéma ne peut pas supporter.

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Le film est génial surtout parce qu'il évite le piège du copier/coller bouquin/film et propose une vraie vision de l'oeuvre. Je sais pas si on peut débattre de la question de l'adaptation de bouquins en films dans ce topic ou plutôt dans celui réservé au cinéma, de toute façon, y a pas grand chose à en dire, mais je trouve insupportable les adaptations qui ne font que coller à la lettre du bouquin. Ce sont deux média complètement différents, avec des possibilités, des forces et des faiblesses différentes, et les vraies bonnes adaptations au ciné sont pour moi celles où le réalisateur arrive à imposer sa propre vision. Et ça passe souvent par le fait de ne pas coller au texte de base, parce que le livre permet des longueurs que le cinéma ne peut pas supporter.

 

Je ne serais pas aussi catégorique à propos des films adaptés rigoureuseument à partir du livre. Regarde le film de Cronenberg Cosmopolis, je peux t'assurer que c'est quasiment du copier/coller au bouquin et pourtant le film est génial, je l'ai même préféré au livre de Don delillo (chose assez rare en ce qui me concerne). Après, je te l'accorde, il y a de vrai râté pour moi c'est lolita d'adrien lyne (pas vu celui de Kubrick) qui, a trop vouloir copier le livre, a rendu une pâle copie du livre, vraiment pas agréable, très loin de l'oeuvre originelle. A mon sens, tout dépend de l'interprétation du livre par le réalisateur car, après tout, certains ont apprecié l'adaptation d'adrien lyne.

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Ah bah j'ai pas aimé du tout Cosmopolis pour ma part :D (pas lu le bouquin de base)

 

Ceci étant, sans avoir lu le bouquin, quand bien même ce serait une adaptation mot pour mot, il y a une vraie vision du réalisateur (Cronenberg n'est pas le premier tâcheron venu) qui permet d'éviter le piège de l'absence d'intérêt. Quand je parle de copier/coller, c'est aussi parce que ça permet à certains réalisateurs, qui ne sont en l'occurrence quasiment que des mecs qui transposent d'un médium à un autre, d'avoir un vrai regard sur l'oeuvre. Un échappatoire de paresseux, si tu veux.

 

L'autre exemple d'un film que j'aime bien, c'est Fight Club : le film, à quelques détails près, est une transposition quasiment mot pour mot du bouquin, avec des citations choc reprises du livre, mais Fincher a su donner une vraie identité visuelle à son film (par l'usage de filtres, par des techniques de montage particulières...) ; c'est d'ailleurs très proche du bouquin en termes d'ambiance, mais y a une vraie réflexion sur le travail d'adaptation qui fait que malgré une transposition très proche au niveau des dialogues et de la trame, on n'a pas l'impression d'une oeuvre paresseuse.

 

A l'inverse, La Ligne Verte, où Darabont copie/colle le pavé de Stephen King me paraît relativement dénué d'intérêt, en tant que film. Ca se regarde une fois si on a pas lu le bouquin pour l'histoire, éventuellement, mais au-delà de ça, bof...

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L'adaptation de Lolita par Kubrick est vraiment très libre et c'est tant mieux d'ailleurs. Dans le film de Kubrick, on a rajouté des personnages, enlevé tous les souvenirs de Humbert Humbert (notamment son amour d'été), fait des grosses coupes et surtout a vieilli Lolita qui a 15-16 ans dans le film alors qu'elle n'en a que 12 dans le livre (ce qui est évidemment une différence fondamentale).

Sinon, Cosmopolis, le livre, est illisible alors que le film est un petit chef d'oeuvre.

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Après je trouve ça complètement absurde de comparer un livre et son adaptation cinématographique, ce n'est pas le même médium, pas le même type d'expérience. Il est évident qu'un film arrivera beaucoup moins bien à décrire les pensées et les tourments de ses personnages qu'un livre, et un livre ne sera jamais aussi puissant qu'un film en termes de rythme, d'énergie et de spectaculaire.

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Ada ou l'Ardeur, chronique familiale.

 

"Ada est probablement l'oeuvre pour laquelle j'aimerais qu'on se souvienne de moi." Vladimir Nabokov.

 

Alors qu'on le connait surtout pour Lolita, une jolie nymphette de 12 ans qui éveillera une passion amoureuse et sexuelle chez Humbert, c'est Ada ou l'Ardeur qui va bénéficier de sa préférence personnelle.

 

Ada ou l'Ardeur, est une chronique familiale, qui met sur le devant de la scène le jeune Van Veen, âgé de 14 ans, qui tombe sous le charme de sa prétendue cousine, mais réelle demi-soeur Ada. Une relation amoureuse et charnelle va commencer, et l'histoire connaîtra de nombreux rebondissements dus à leur lien de parenté. On retrouve dans le sujet la marque de fabrique de Nabokov. Tromperies, triangle amoureux, séparations, retrouvailles : le meilleur est au programme.

 

Le roman est l'autobiographie de Van Veen écrite à la fois à la 1ère et la 3ème personne du singulier. Ada se plait à rajouter des notes à son manuscrit entre parenthèses : ("Van, tu es sans pitié"), ce qui rend le roman plus vrai, plus spontané, plus vivant. Un peu brouillon aussi.

En même temps, Nabokov nous plonge dans un pays imaginaire, sur l'Antiterra, quelque chose entre la Russie et les Etats-Unis. Entre le réel et l'imaginaire, on savoure.

 

Je n'ose en dire plus pour ne pas vous gâcher la surprise.

 

Si je vous conseille ce livre, c'est parce que je le considère vraiment comme un chef d'oeuvre. Nabokov y déploie tout son talent et nous en met plein la vue. Il joue avec le lecteur, avec les différents styles et montre qu'il maitrise, qu'il connait et qu'il sait comment faire. L'histoire est tout simplement passionnante et on sent à travers les lignes le véritable plaisir qu'a pris Nabokov à sa rédaction.

 

Les nombreux jeux de mots et devinettes incitent à le déguster en anglais.

 

Bref, un délice !

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Je sais pas si cela a été cité, mais il y a une BD super drôle et bien dessinée par Blain, c'est la BD Quai d'Orsay.

 

On suit un mec qui doit écrire les discours du ministre des affaires étrangères, c'est drôle, on reconnait Villepin, l'histoire de fond de la guerre en Irak et la décision de la France de ne pas y prendre part, et il faut rédiger un discours !

 

C'est très très drôle XD

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Un livre que j'ai terminé hier : La démesure de Céline Raphaël

 

Résumé de Daniel Rousseau : « Céline est privée de nourriture, battue des années durant, enfermée. Elle craint chaque week-end pour sa vie, travaille, travaille encore, pour briller et jouer les pianistes prodiges en gardant le secret sur l’horreur de sa vie familiale. Et autour d’elle, un silence assourdissant.

Comment suspecter l’horreur de la servitude sous les atours de l’excellence ? L’exigence absolue de la perfection qui devient justification de tous les excès et de tous les abus et qui mystifie l’entourage d’autant plus facilement que cette esclave n’est pas affectée à une tâche de souillon mais à une production artistique réservée aux élites ? »

 

C'est donc le récit autobiographique d'une petite fille qui commence le piano à l'âge où les enfants commencent à parler. Ce qui est très intéressant c'est que ce livre va à l'encontre des préjugés, qui pourraient nous laisser croire que la violence ne vient que des milieux défavorisés. Bien au contraire, il s'agissait d'une famille d'apparence honorable, avec un père ayant fait d'importantes études et occupant un poste très important.

Cette jeune fille se trouve donc soumise à l'intransigeance de son père, à son besoin de perfection qui lui coûtera très cher puisqu'elle sera battue pendant 14 ans. Elle nous raconte alors les moments où elle a cru mourir, ceux où elle a voulu mourir, mais aussi sa lutte aussi bien physique que psychologique pour que son enfer cesse (elle s'est affamée et a sombré dans l'anorexie dans l'espoir que son père change de comportement).

 

Ce livre est extrêmement touchant, mais également très critique à l'égard des nombreuses personnes qui l'ont entouré pendant des années: si certaines personnes l'ont sauvé (son meilleur ami du primaire et du lycée, sa professeur de français, l'infirmière scolaire), d'autres ne se sont jamais inquiété des multiples signaux qu'elle a envoyé tout au long de son enfance et adolescence. Elle critique notamment la machine judiciaire lorsqu'un signalement est effectué, ainsi que tous ces adultes qui l'ont traité de "mythomane" sous prétexte que sa famille apparaissait comme honnête, bien sur tous rapports...

 

A toutes celles / ceux qui entrent en fac de droit en voulant devenir juge pour enfants (j'en faisais partie :D ), mais aussi pour tous les autres, n'hésitez pas à acheter ce live : 230 pages qui se lisent en une soirée ;)

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Personne n'en a parlé, alors du coup je vais présenter ce livre : La vérité sur l'Affaire Harry Quebert

 

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Résumé : À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

 

Comme vous pouvez le voir, ce livre a eu différents prix, et ils sont bien mérités : le livre fait plus de 600 pages (ça peut faire peur à certains) mais une fois qu'on l'a commencé, on ne peut plus en décrocher et on a envie d'aller le plus vite possible jusqu'au bout. Certains passages trainent en longueur, personnellement j'ai également trouvé la fin un peu décevante, mais c'est vraiment un livre que je conseille (même pour ceux qui n'aiment pas trop lire ou qui n'aiment pas la longueur), car l'histoire est prenante, ça touche différents aspects de la société, ça montre comment un homme peut voir sa vie totalement brisée en un instant et comment il doit faire face aux critiques de tout un pays, comment son ami trouve le courage de le défendre alors qu'il est haï par tout le monde... Sur fond d'une enquête passionnante où on hésite jusqu'à la fin (pour finalement se tromper après avoir accusé absolument tous les personnages pour ma part :D ) sur la vérité de l'affaire.

 

Je ne lis pas beaucoup mais je met un point d'honneur à toujours acheter le prix Goncourt des Lycéens et une fois encore, je ne suis pas déçue de mon choix !

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L'idiot de Fédor Dostoïevski

 

 

En résumé : un prince, Lev Nikolaevich Myshkin, débarque, pauvrement vêtu à Saint-Pétersbourg en Russie avec seulement un paquet sous les bras. Il prétend entendre qu'une noble dame porte le même patronyme que lui et décide de la rencontrer après l'avoir adressé plusieurs courriers ; ceux-ci sont demeurés sans réponse bien sûr. Arrivant à destination, les dames Epantchine l'accueillent avec curiosité - puisque le père de famille ayant préalablement annoncé qu'il s'agit d'un idiot - et demandent à l'honorable prince de se présenter. C'est un homme loquace et spontané ; il raconte tout...ce qui lui vient en esprit. En effet, ce prétendu prince, le dernier de sa lignée, vient tout juste de la Suisse. Celui-ci demeurait chez un médecin qui traitait son idiotie. Hum.

Mais ce n'est pas tout, Prince Myshkine, éveillera la curiosité de toute la population qui l'entoure. Avez-vous déjà entendu parler d'une maladie qui s'appelle l'idiotie ? :D

Eh ben, ce soi-disant idiot tombera amoureux de deux femmes de hauts rangs simultanément et fera l'objet de diverses controverses dans la haute société : il laissera Aglaïa Epantchine, sa fiancée, pour Nastassia Filippovna, une femme qui lui a marqué l'esprit depuis dans le wagon qui l'amenait à Saint-Pétersbourg ; il a entendu parler de sa perfection, son intellectualisme...il l'a imaginé. Quand il l'a rencontré, il était déjà amoureux...d'elle. Aglaia, quant à elle, l'aimait. Oui, elle l'aimait pour son esprit enfantin et son énorme compréhension.

Bref, je vous laisse découvrir les détails (en plein TD :D ). Enfin, c'est un tout petit livre de 750 pages qui se lit en trois jours.

 

Ce que j'aime et ce que je n'aime pas : en général, Dostoïevski ne finit pas de me surprendre, tiens. C'est un génie de littérature. :o On se marre bien avec ses livres. Il y a toujours des scènes très rigolotes.

En l'occurrence, par exemple avec Lebedev : "J'ai l'âme basse, j'ai l'esprit bas". C'est un malin, il a toujours une de ces tournures : "Je suis bas, je suis bas", en mettant la main sur le cœur pour tromper autrui.

Mais aussi des moments très aberrants voire ennuyants. Dostoïevski prend toujours son temps pour définir la pauvreté, la salissure etc. c'est très barbant (si vous êtes maniaques...hé!hé!).

Sinon, je n'aime pas la fin, le prince devrait épouser Aglaïa et Dostoïevski devrait finir le livre en deux branches : Nastassia Filippovna tuée par Rogojine et Aglaïa Epantchine et le prince qui vivent heureux (intégrer au moins une histoire d'amour après ces chaos...) . Là il toucherait la sensibilité du lecteur et l'inciter même à pleurer. Mais non, il a joué le philosophe. :/

 

Pour conclure : L'auteur devrait être, soit un psychologue, soit un dérangé psychique, soit un vrai casanier observateur...dans un autre cas de figure, j'aurais du mal à comprendre comment arrive-t-il à imaginer purement des scènes pareilles. :o

Mais, finalement, je dirais que c'est un observateur et un penseur - un vrai - car il situe bien son livre dans l'espace et dans le temps. L'époque de nihilisme, féminisme, athéisme...en Russie. L'évolution sociale etc. il ressort tout ça dans ses bouquins tout en s'ouvrant un petit peu à l'étranger. C'est un grand homme.

 

Un livre à lire ! :roman:

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Le Pavillon d'Or, de Yukio Mishima. Tout simplement du génie à l'état pur, de loin mon livre préféré.

 

Résumé : En 1950, un jeune bonze met le feu au Pavillon dOr, temple hindouiste qui date du 14ème siècle. Sa motivation principale est sa "haine de la beauté". Laid et bègue depuis son enfance, il a toujours vécu à lécart des autres se sentant rejeté à cause de son handicap. Dès son plus jeune âge, son père lui parle de la beauté du Pavillon dOr et lui promet de ly emmener.

Quelques années plus tard, se sachant condamné, il entreprend le voyage afin de confier son fils au Prieur du célèbre temple. Cest la révélation pour le jeune bonze : le Pavillon dOr incarne pour lui la beauté absolue, pure. A partir de ce jour, sa laideur de corps et dâme lui apparaîtra de plus en plus insupportable jusquau jour où, face à la mer, il se croit investi dune mission : incendier le Pavillon.

 

Critique qui n'est pas mienne mais qui casse trois pattes à un canard (on admire l'anti-tapinose au passage :dydy:) :

Que la Beauté puisse exister et le jeune moine s'en trouverait irrémédiablement exclu. Mais la soudaine et commune fragilité qui l'unit au Pavillon d'Or, alors que retentit au loin le bruit des bombes, scelle son destin au temple sacré. La quête de cette ultime communion, en commettant l'irréparable, constitue sa secrète destinée. Bègue et sans beauté, il est en apparence réservé et taciturne ; le mal et la laideur sont les hôtes de son âme. Le pendant de sa souffrance physique est un ego démesuré et tyrannique qui le pousse à croire à sa mission tragique et exemplaire : atteindre le "coeur même du mal" et anéantir le sacré d'entre les sacrés par un acte de "pure abolition". L'incendie du Pavillon d'Or en juillet 1950 anéantissait un trésor national. En explorant les méandres psychologiques du jeune Mizoguchi, Yukio Mishima établit le mobile d'un crime qui ébranla le Japon. En arrière-plan, l'auteur livre sa vision philosophique du Beau absolu.

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En totale opposition avec la proposition d'avant, voici le site d'un auteur assez spécial, qui a déjà publié deux livres en format papier mais dont les principales réalisations se trouvent ici. Un peu déroutant au départ, parfois difficile à suivre, on se laisse embarquer par la richesse (la pauvreté diront certains) du vocabulaire, marqué par une réutilisation de toutes les innovations de la langue française actuelle à partir de diverses influences étrangères. Grammar nazis et effarouchés du slip linguistique s'abstenir :dydy:

 

http://www.lemecdelunderground.com/a-propos/

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Pierre-Jakez Helias : Le cheval d'orgueil

 

"Trop pauvre que je suis pour posséder un autre animal du moins le Cheval d'Orgueil aura-t-il toujours une stalle dans mon écurie". Ainsi parlait à l'auteur son petit fils qui n'avait d'autre terre que celle qu'il empruntait magle lui aux semelles de ses sabots de bois. "Quand on est pauvre, mon fils, il faut avoir de l'honneur. Les riches n'en ont pas besoin." Et l'honneur consiste à tenir et à faire respecter son rang, si humble soit-il.

L'auteur a grandi dans ce sentiment. Avant d'apprendre le français, il a été élevé en milieu bretonnant, dans une société qui vivait selon un code strictement établi.

Il n'enseigne pas, il racconte minutieusement comment on vivait dans une paroisse bretonnante de l'extrême ouest armoricain dans la première moitié de ce siècle. Il nous fait partager sa profonde conviction : ceux qui jugent les paysans comme des êtres grossiers sont eux mêmes des esprits sommaires et naïfs. Il affirme que ce sont des siècles de mépris culturel qui ont fini par déclencher jacqueries et révoltes chez les paysans bretons.

 

Un livre temoignagne, saisissant et émouvant, désormais un classique, qui nous rappele quelque peu ce qu'était la vraie avant les codes PIN et la 3G.

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Personne n'en a parlé, alors du coup je vais présenter ce livre : La vérité sur l'Affaire Harry Quebert

 

51vyCAnQUVL._SY445_.jpg

 

Résumé : À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

 

Comme vous pouvez le voir, ce livre a eu différents prix, et ils sont bien mérités : le livre fait plus de 600 pages (ça peut faire peur à certains) mais une fois qu'on l'a commencé, on ne peut plus en décrocher et on a envie d'aller le plus vite possible jusqu'au bout. Certains passages trainent en longueur, personnellement j'ai également trouvé la fin un peu décevante, mais c'est vraiment un livre que je conseille (même pour ceux qui n'aiment pas trop lire ou qui n'aiment pas la longueur), car l'histoire est prenante, ça touche différents aspects de la société, ça montre comment un homme peut voir sa vie totalement brisée en un instant et comment il doit faire face aux critiques de tout un pays, comment son ami trouve le courage de le défendre alors qu'il est haï par tout le monde... Sur fond d'une enquête passionnante où on hésite jusqu'à la fin (pour finalement se tromper après avoir accusé absolument tous les personnages pour ma part :D ) sur la vérité de l'affaire.

 

Je ne lis pas beaucoup mais je met un point d'honneur à toujours acheter le prix Goncourt des Lycéens et une fois encore, je ne suis pas déçue de mon choix !

 

Je viens de le finir après l'avoir dévoré. Ce n'est pas un chef d’œuvre, ce que je retiendrai ce n'est pas la critique de la société mais un bon policier.

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Ah je me disais bien que tu avais parlé de ce livre Axe !

Idem, pour ma part je n'ai pas trop perçu le côté "différents aspects de la société" mais alors c'est vraiment un excellent policier ! Dévoré au bord de la plage en trois jours pour ma part, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé :D

Une vraie drogue ce bouquin.

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« Devant les grilles de l’établissement, d’un côté, les mères du VI° avec leurs cabats Hermès marron clair, leurs grosses lunettes Chanel, leurs jeans Zadig et Voltaire et leurs blousons Comptoir des Cotonniers, tenant d’une main le Marie-Claire tout juste édité, et de l’autre leur enfant qui a apporté ses ballerines car aujourd’hui il y a aura cours de psychomotricité (la psychomotricité est une discipline que les enfants de Lorraine doivent pratiquer de la maternelle au CE2, afin de mieux évoluer dans l’espace). De l’autre côté, une horde de Philippines, de Marocaines, de Brésiliennes, d’Antillaises habillées avec les anciens vêtements de leurs patronnes, reliques de la période pré-liposuccion. Les deux catégories de femmes ne communiquent pas. »

 

Sacha Sperling, 18 ans, gueule d'ange, premier roman.

Mes illusions donnent sur la cour, titre emprunté à une chanson de Gainsbourg.

 

Sacha Winter vit à Saint-Germain-des-Prés, avec sa mère, une photographe se voulant « cool » mais au final surtout laxiste et dépassée. Sacha est en conflit avec son père, un homme célèbre qu’il voit peu. Ses parents l’ont conçu alors qu’ils étaient séparés depuis des années et que son père avait déjà refait sa vie et eu deux enfants. Sacha devient pote avec Augustin, un autre ado de 14 ans. Ensemble, ils boivent de la Smirnoff, fument des joints, prennent de la coke, des médocs, vomissent, vivent la nuit et sèchent les cours tout en expérimentant les relations sexuelles ensemble ou avec d'autres personnes.

 

Un roman bon, structuré, à peine agaçant. Du vécu, du réel, des images saisissantes. Une première expérience littéraire d'à peine 200 pages. Potentiellement un futur grand.

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J'ai trouve le deuxième ("Les curs en Skaï mauve") encore mieux que le premier :fuck: . C'est moins du vécu donc le récit est beaucoup plus libre et romancé, ce qui se ressent aussi dans le style, avec des images encore plus saisissantes (on se rapproche de la métagore qui m'est chère :dydy: , selon Thomas Ravier dans la NRF : «Des rapprochements qui n'ont pas lieu d'être, (...) une apparition, vénéneuse, rétinienne, brusque, brutale, impossible à se retirer de la tête.»).

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Grands textes classiques lus (relus diront les fats :D ) depuis le début des vacances, pas besoin de faire de critiques exhaustives, juste noter qu'il faut les lire ou les avoir lus !

 

- Stendhal, Le Rouge et le Noir.

- Sade, Les 120 Journées de Sodome :dydy:

- Koltes : Le retour au désert (théâtre donc très rapide).

- Tennessee Williams : Un Tramway nommé désir, La descente d'Orphée (idem).

 

Bonne lecture :jackass:

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Grands textes classiques lus (relus diront les fats :D ) depuis le début des vacances, pas besoin de faire de critiques exhaustives, juste noter qu'il faut les lire ou les avoir lus !

 

- Tennessee Williams : Un Tramway nommé désir,

Bonne lecture :jackass:

J'ai besoin d'une critique pour celui là :D J'ai vu le film avec Marlon Brando et je me demande encore pourquoi je l'ai regardé en entier ...

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J'ai fini les mémoires de Joseph Caillaux en trois tomes, illustre personnage du début du siècle, fin diplomate ayant évité à la grande guerre de commencer en 1911 avec les événements d'Agadir, mais n'ayant pas su retenir la main de sa femme ce qui entraînera un climat délétère en France juste avant le début de la vraie grande guerre. Il reste assez discret sur les affaires qui ont entachés son nom ou celui de sa femme, et reste bon écrivain - si j'avais une piètre opinion de lui avant de commencer son ouvrage, il a presque réussi a remonter dans mon estime.

 

Idem pour les "Souvenirs" de Pierre Bouchardon, ancien magistrat, ou ce dernier détaille les grandes affaires de sa vie et ses origines ..... l'auteur excelle dans les descriptions, qui fourmillent d'épithètes. Il détaille une des affaires Caillaux (celui du dessus :dydy:) qu'il a instruit ; ou l'on peut voir que le mépris des politiques pour le pouvoir judiciaire ne date pas d'hier.

Troppman du même auteur, retrace la saga judiciaire de l'assassin JB troppman (assassin d'un couple et de 6 enfants ) ; avec moults précisions juridiques et judiciaires. ( l'assassin ayant usé tout un tas d'excuses pour se justifier, cela remontera même jusqu'à l'empereur .... ) . Des dires des députés de l'époque : "cette affaire repoussera d'au moins 50 ans l'abolition de la peine de mort". Ce sera de 100 ans au final ....

 

Je suis en train de lire difficilement "L'histoire véridique de la grande guerre" de Isorni et Cadars ; si les parties politiques sont plaisantes à lire (la situation en Russie, en France, Churchill le boucher qui aime envoyer des bateaux par le fond aux Dardanelles , les parties strictement militaires sont ..... et bien très militaires : pas chiant, mais presque :dydy:

 

Me reste "L'homme, cet inconnu" d'Alexis Carrel et "L'action Française et le Vatican" à lire !

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