Aller au contenu

La chemise de la nuit

Members
  • Compteur de contenus

    6 193
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    16

Messages posté(e)s par La chemise de la nuit


  1. la question qui m'intéresse est de savoir dans quelle mesure le CA dégagé par les concerts a augmenté. Parce que je télécharge (et encore, j'achète quelques disques d'artistes peu connus). Mais je vais aussi aux concerts. Et ça, ça rapporte.

    Pas tant que ça, je crois : les concerts coûtent souvent cher à organiser et finalement, le bénéfice dégagé par l'artiste et la production n'est pas si élevé. C'est plus une sorte d'opération de comm', qui permet de faire parler de l'artiste et de le rapprocher de son public.


  2. Encore une fois, je ne vois pas ce qui vous permet de parler d'une montée en puissance du fait religieux! L'agnosticisme ne fait qu'augmenter d'année en année et beaucoup de personnes qui se disent catholiques ne croient même en la résurrection du Christ!

     

    C'est peut être lié. Le fait de sentir leurs religions menacées fait que certains croyants se "radicalisent" et font passer leur religion avant le reste : les cathos avec les oeuvres "blasphématoires", les juifs avec le CRIF qui se braque à chaque fois qu'on dit une phrase avec le mot "juif" ou "Shoah" dedans, les musulmans avec un certain communautarisme dans certains quartiers...

    C'est un contrecoup : toute action provoque une réaction contraire. D'un coté on a une monté de l'agnostisme et de l'athéisme. De l'autre, un certain "pourrissement" des positions de certains religieux, et une dégradation des relations entre certains croyants.

     

    D'ailleurs, et c'est une impression strictement personnelle, je pense que cette radicalisation de quelques croyants n'est pas la seule réaction à l'athéisation de la société : le mouvement vaguement eschatologique pour 2012 ou le développement de croyances "païennes" comme la magie, les fées, les trucs comme ça, que je trouve plus présente (mais toujours chez une minorité) me semblent liées.


  3. Décidément, vous adorez le misérabilisme sur ce forum!

    1) Je ne vois pas pourquoi l'ouvrier ou l'employé de bureau serait moins enclin à le faire qu'un médecin ou un avocat. Je veux dire : pourquoi après une journée de boulot l'ouvrier n'aurait pas la volonté de s'informer alors qu'un membre de la bourgeoisie l'aurait (c'est un peu le présupposé de ta phrase). Surtout que l'ouvrier est directement concerné de par son environnement professionnel aux rouages de l'économie

    Tout simplement parce que l'ouvrier ou la caissière, en général, n'ont pas été, contrairement au médecin et à l'avocat, habitué, par leur environnement de vie, à s'intéresser à ce genre de chose. C'est super de dire "faut s'intéresser à l'économie, et puis faut aller voir des expos de peinture, et puis ne pas regarder de la merde à la télé". Mais si tu les balance dans un univers qu'ils ne connaissent pas, l'économie, l'art, ils vont trouver ça chiant.

    Toi tu t'intéresses à l'économie alors tout le monde peut le faire, dis tu ?

    Alors soit tu es très intelligent, tu t'es intéressé tout seul à l'économie, et t'as tout compris par toi même, et dans ce cas tu es très intelligent et on ne peut certainement pas te prendre comme exemple parce que tu es au dessus de la moyenne.

    Soit tu as baigné dans un environnement qui valorise les activité intellectuelles, on t'a inculqué le goût d'apprendre, et dans ce cas, on ne peut pas te prendre comme exemple car tu n'es que le produit de ton éducation.

     

    (Au passage : évite ce genre d'argument avec "moi je fais ça alors c'est possible, vous pourriez le faire". C'est débile. C'est pas parce que je pourrais faire un truc que j'ai envie de le faire. Ta façon de vivre, étonnament, n'est pas jugée optimale par l'ensemble de la population.)

     

    2) Je te rappelle qu'il fut un temps où justement on accordait beaucoup de place à l'éducation politique et économique des ouvriers, notamment par l'intermédiaire des syndicats et des hommes politiques de gauche qui leur parlaient directement et brutalement d'économie (diantre!).

    On considérait à cette époque quasi barbare que les classes populaires étaient à même de comprendre les rouages de l'économie, et que c'était d'autant plus nécessaire du fait de la lutte des classes et de leur position sociale, leur donner une éducation économique était un moyen de leur faire prendre conscience de la classe à laquelle ils appartenaient et à terme de les émanciper (pardon pour le gros mot).

    Dingue,non?

    Donc éduquer les gens c'est bien ?

    BIG NEWS !

    Ah mais on me souffle dans l’oreillette que tu commence ton post par "fût un temps" et que moi je te parle d'aujourd'hui... Hmmmm... Dommage que je n'ai pas dit "Les ouvrier et les caissières à monoprix d'autrefois, ils adoraient lire des livre d'économie". Déjà parce que c'est faux (toujours ce mythe du "bon vieux temps"). Ensuite parce que, oui, tout le monde s'accorde plus ou moins à dire que ouais, cette utopie que tu décris, ça serait chouette. Ce serait sympa que "le français moyen" rentre chez lui le soir pour lire des livres d'histoire, des romans du XIXe, qu'il ai un avis cohérent sur la politique. Mais ce n'est pas le cas.

    On essaye, hein. C'est le but du système éducatif. Et, contrairement à toi, je pense qu'aujourd'hui, on est globalement "moins con" qu'avant : avec internet, on peut se documenter, les gens vont voir des expos, tout ça.

    Malheureusement, ce n'est pas encore ça. Y'a toujours des gens qui regardent TF1, qui n'ouvrent jamais un livre, et qui sortent leur revolver quand ils entendent le mot "culture". Ces gens là n'ont pas le moindre avis sur l'économie, et tu sais quoi ? Ils s'en tapent. Ils n'ont même pas envie d'en avoir.

    Alors ce que demandait Kamia, c'est : est-ce normal de demander à des gens qui n'ont aucune idée de comment fonctionne l'économie, et à d'autres qui n'ont aucune envie de le savoir, de voter pour un homme politique qui va s'occuper de ce programme économique.

     

    D'où les idées de nommer plutôt qu'élire les gens chargés de l'économie, du cens, du "vote selon le niveau de culture", etc, etc, développés plus loin dans le topic.

    Là, je ne dis pas que je suis d'accord ou pas avec ces idées. Je dis juste que le constat sur lequel elles reposent est juste : on demande à la population de se prononcer pour des problèmes dont ils n'ont pas le début de la moindre compréhension. Est-ce normal ? (Ce n'est pas une question rhétorique).


  4. Non, je te reproche ta passivité. Je n'ai jamais eu de cours d'économie, je n'ai fait que du droit à la fac et j'ai fait S au lycée. Guess what? J'essaie de me renseigner, c'est à dire de lire les journaux et des bouquins d'économie. Tu peux trouver des bouquins à la bibliothèque et des journaux sur internet, donc ne me dis pas que ça coûte cher. En effet, voter sur un sujet auquel on ne bite rien, n'a aucun sens, c'est pour ça, à mon avis, qu'il relève de la responsabilité de chacun de faire un minimum d'efforts pour s'informer. Certes, on ne peut connaître tous les sujets d'un programme mais on peut au moins se faire un avis sur les principaux. Tout le monde est capable de faire ça, il suffit d'être doté d'une intelligence moyenne, si ce n'était pas le cas alors en effet la démocratie n'aurait pas de sens.

     

    Lulz.

     

    C'est sur que l'ouvrier, l'employé de bureau qu'à passé sa journée à faire du chiffre et la caissière à monop', quand ils rentrent chez eux le soir, ils ont qu'une envie, après être allé chercher les mômes à l'école et avoir préparé la bouffe, c'est lire un bon bouquin d'économie.


  5. Le problème Kamia, c'est que les gouvernements doivent aussi prendre des mesures sociales, voire même sociétales. Des exemples, il y en a plein, même aujourd'hui : le droit de vote aux étrangers aux élections locales, le mariage gay, l'avenir d'internet...

     

    Or pour tout cela, l’élection présidentielle fait un peu valeur de référendum. C'est pour cela que les avis sont tranchés : Hollande promet le mariage gay, Sarko n'en veut pas.


  6. M'enfin de toutes façon, ce sont des problématiques différentes.

     

    Pour les films ciné, le problème, c'est la deuxième exploitation. Le ciné, c'est la première. Là, si on veut voir le film, à moins de regarder les machins piraté à la barbare où le mec filme l'écran avec sa caméra, qualité de merde, son de merde, etc, y'a pas d'autre option que d'y aller.

    Ensuite, c'est quand le film sort en dvd qu'il y a les DVDRip et autres façons de copier un dvd. C'est là que joue le piratage, le plus souvent.

    Pour contrer cela, il faut faire le plus d'entrée en salles. Or il y a ceux qui pensent que pour faire des entrées en salle, les producteurs vont se rabattre sur des "valeurs sures" et qu'on va assister à un formatage du cinéma, qui va se block-busteriser.

    D'autres pensent au contraire que pour attirer les gens en salle, les films vont devoir se distinguer, devenir de meilleure qualité. De plus, la culture entraîne la culture : plus on voit de film, plus on a envie d'en voir. C'est pas pour rien que ceux qui téléchargent le plus dépensent aussi le plus en biens culturels. Cette interprétation peut être validée par le fait que jamais le téléchargement illégal n'a été aussi développé, et qu'en parallèle, jamais le cinéma n'a aussi bien marché. 2 des 3 plus gros succès du cinéma français ont été réalisés ces 2 dernières années.

    Vous l'aurez compris, j'ai tendance, pour le ciné, à préférer la deuxième interprétation : le "piratage" ne tue pas le cinéma, bien au contraire.

     

     

    De l'autre coté, il y a les séries. Celles ci sont copiées le jour même de leur diffusion, et disponibles en VOST un jour ou deux plus tard. Que faire contre ça ?

    Mais c'est p*tain de simple ! Comment les télés se payent elles sur les séries ? Pas avec les ventes de dvd/coffrets qui ne représentent qu'une petite partie du chiffre d'affaire, mais avec les pub. Ben pourquoi ne pas fournir un service internet permettant de télécharger légalement RAPIDEMENT (un jour ou deux max après la diffusion VO) et sous titrées (tain les doublage de The Big Bang Theory :facepalm:) les séries étrangères, le tout rémunéré par de la pub ? Je suis pas un financier, mais ça devrait marcher nan ? Comme pour le ciné, la culture entraine la culture : on est vite accro aux séries et on télécharge de plus en plus.


  7. Je distingue pour une raison ces deux institutions :

     

    j'ai tendance à penser que le mariage est une institution et pas un pur contrat. Cette institution a des finalités. Patrimoniales, certes, mais dans le cas présent on s'en fout.

    C'est surtout un cadre juridique permettant de régler la vie de couple, mais surtout d'assurer une stabilité suffisante pour élever des enfants...et pour la procréation.

     

    La procréation est, à mes yeux, une des finalités du mariage.

     

    Et c'est là que ça coince. Sans qu'il y ait volonté discriminatoire (bien que la victimisation à base de "citoyen de seconde zone" fonctionne à plein sur un tel sujet). Deux hommes ne peuvent procréer. Deux femmes ne le peuvent pas non plus, sans aide extérieure.

     

    A quoi bon, dès lors, organiser un cadre pour la procréation? Vous me direz que des gens stériles peuvent se marier. Bien sûr, on ne va pas vérifier la stérilité de chacun avant le mariage. Mais historiquement, le but du mariage a été et demeure la procréation ("l'amour" étant même une invention infiniment plus récente. La communauté de lit n'était pas, il me semble, une exigence posée pour permettre de présumer l'amour des conjoints l'un envers l'autre mais pour s'assurer qu'ils feront ce qu'ils ont à faire...).

    Nier toute une histoire pour faire plaisir à une communauté, j'ai très sincèrement du mal.

    C'est pas un peu absurde de dire "à la base c'est pour la procréation" ? Déjà, je n'en suis pas si certain, il faudrait être un historien pour le dire.

    En plus, ce truc de "à la base c'était..." est un argument que je trouve faible : les mariages étaient aussi utilisés pour au moins :

    -structurer la société, éviter les "infidélités", mettre les gens dans une "case" : marié/célibataire. Ce qui ne s'oppose pas au mariage homo.

    -forger des alliances économiques et/ou politiques. Et je ne parle pas simplement des nobles. Au moyen âge, un riche marchand avait tout intérêt à bien placer sa fille, de même qu'un paysan. Aujourd'hui, alors que cette notion était bien présente "a la base", cela a heureusement disparu.

    Le mariage subit des évolutions : depuis l'antiquité, on ne me fera pas croire qu'il n'a pas changé. Constamment se référer à "avant" pour en définir les bornes actuelles ne me semble pas adéquat.

     

    Quant à l'adoption, j'ai en fait une position non tranchée. Il me semble qu'on permet l'adoption aux célibataires, mais pas aux homosexuels. Je trouve ça incohérent. L'argument clé, c'est qu'une personne célibataire "peut" trouver un conjoint plus tard. OK. Mais si on juge nécessaire d'avoir un référent masculin et féminin (ce qui semble, implicitement, être une exigence de la loi, surtout à la lumière de l'argument concernant les célibataires exposé ci-dessus), cela me semble étrange de sacrifier l'intérêt de l'enfant à une telle éventualité.

    Dès lors, soit on est cohérent et on interdit l'adoption aux célibataires aussi bien qu'aux homosexuels, soit on considère qu'avoir un référent masculin et féminin n'est pas si important et on ouvre ce droit plus largement.

     

    En somme, pour l'adoption, je veux simplement une position cohérente. Je penche personnellement pour l'interdiction aux célibataires aussi bien qu'aux homosexuels, mais je comprends parfaitement qu'on puisse rendre le système plus cohérent dans l'autre sens, et je ne m'y opposerais pas. Par contre, pour le mariage, j'avoue avoir infiniment plus de mal à l'admettre.

    Le problème étant qu'un couple homme/femme qui a un enfant ne garanti en rien :

    1- le bien de l'enfant. Combien de gens connaissez vous qui détestent leurs parents et devrons subir une psychothérapie jusqu'à la fin de leur jours pour réparer les dégâts faits ? Moi pas mal...

    2- Qu'ils le resterons. A partir du moment où on accepte le divorce, on accepte qu'un enfant soit élevé par un seul sexe. Une mère ou un père. Et ca ne pose problème à personne (enfin sauf peut être à Boutin...)


  8. Salut Cameleon,

     

    Tes arguments sont clairement pertinents, et tu n'as pas tort sur les externalités négatives que peut générer un système communautaire aux dépens de ceux qui n'en sont pas membres. C'est malheureusement le lot de toute communauté : si tu n'as pas de compte Facebook, et que tes amis ne communiquent que par ce biais, tu seras quelque part exclu. Si nous ne pouvons pas totalement empêcher cela, c'est néanmoins la raison principale qui nous a poussé à proposer l'application gratuitement (alors que nous aurions pu facilement la vendre à 0,79€ sur l'appstore par exemple). L'idée est que personne ne doit se sentir "exclu" du système d'entraide que ShareMySpot met en place. Tu me diras que pour que ce soit véritablement le cas, nous devrions offrir un smartphone à chaque personne qui désire utiliser ShareMySpot, mais c'est très légèrement au dessus de nos moyens pour l'instant (promis, dès qu'on peut, on le fait).

     

     

     

    Cet argument est absurde : ce n'est pas le fait d'être exclu d'une communauté qui est ici mis en cause, mais le fait que cela génère des conflits, car cela se fait au dépend de ceux qui ne sont pas dans votre "communauté". Tout cela dans le but avoué de pousser les gens à utiliser votre appli : créer un système qui exclu et désavantage ceux qui n'y sont pas, c'est ce que vous essayez de faire.

    Sincèrement, à te lire, on croirait presque que vous êtes d'utilité publique, que vous aidez les gens. Mais vous faites que créer des tensions entre utilisateurs (qui, j'espère, resteront un petit nombre) et non utilisateurs.

    Une communauté n'est pas censée faire ça. Pour reprendre ton argument sur Facebook : ne pas y être inscrit ne crée pas de conflit d'intérêt avec ceux qui y sont. Le fait d'utiliser Facebook ne prive personne de rien, n'enlève rien à personne. La personne qui n'y est pas reste à son statut d'avant. Ce sont ceux qui s'y connectent qui y gagnent quelque chose.

    Avec votre système, ceux qui n'y sont pas PERDENT quelque chose. C'est ça qui est insupportable.

×

Information importante

Nous avons placé des cookies sur votre appareil pour aider à améliorer ce site. Vous pouvez choisir d’ajuster vos paramètres de cookie, sinon nous supposerons que vous êtes d’accord pour continuer.