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  1. MASTER 2 PROFESSIONNEL – CONTENTIEUX, ARBITRAGE ET MODES ALTERNATIFS DE REGLEMENT DES CONFLITS DIRIGE PAR M. JARROSSON *Sélection en M2 La sélection sera maintenue pour plusieurs raisons : - En M2, il y a 20-25 places pour permettre de maintenir les débouchés adéquats - L’enseignement serait impossible au delà de ce nombre. Cette position est partagée par tous les directeurs de Master 2 de Paris II. Présentation *Sources d’informations : site du master, Forum des 3e cycles du 9 mars, plaquette disponible au CIO. *Enseignements du master – ce qu’on doit faire pour y entrer – ce qu’on doit faire quand on en sort. Le master a été créé en 1995. M. Jarrosson y a enseigné depuis 1996-1997 et le dirige depuis. Il a évolué en fonction des impressions de M. Jarrosson et de ce que les étudiants ont pensé. L’idée de base est la suivante : avec ce M2, on doit pouvoir couvrir la totalité des contentieux mais aussi pouvoir se spécialiser dans le règlement des conflits. Une partie extrêmement large des enseignements dérive de conventions internationales. L’essentiel du contentieux se déroule devant des arbitres. On essaie aussi de voir des modes de résolution des litiges alternatifs. On doit aussi connaître tous les modes de règlement des conflits pour être un bon juriste et savoir les articuler. è Formation transversale sur l’ensemble des procédés de règlement des conflits. Il n’y a pas de distinction droit interne/droit international. Ex : article 6 de la CEDH. Il y aura donc une vision générale. M2 professionnel *Calendrier : Les cours commencent vers le 25/09 et se terminent fin janvier. Il y a un stage de 3 mois à plein temps ensuite. Certains étudiants font 4 à 5 mois, mais il faut se garder du temps pour les examens. *Stage : La seule obligation est de faire un stage en relation avec une des matières enseignées, peu importe que cela soit en France ou à l’étranger, chez un avocat ou dans une juridiction, … - Destinations : Séoul, Chili, … Le stage représente une des grandes difficultés aujourd’hui : comment trouver un stage intéressant ? Depuis que les stages de 3 mois sont payés, la recherche de stage est devenue plus difficile. - Juridictions : beaucoup n’ont pas les moyens. è on se « débrouille ». Le stage ne doit pas être « une promenade de santé ». Il doit nous amener à rentrer dans la vie pratique et à se servir de ses connaissances. On doit déjà pouvoir être apte à être testé è souvent les stagiaires enchaînent sur un contrat de juriste d’entreprise ou un PPI. *Mémoire : rapport de stage sur 10 pages environ et rapport de 40 pages sur une question rencontrée lors du stage. è Lien entre le stage et une réflexion approfondie. *Réseau : Le master 2 a noué des relations privilégiées avec des cabinets et des grandes entreprises è des places sont dites « réservées ». Au barreau, 3 stages de 6 mois doivent être faits et ceci très tôt. è On peut s’aider des contacts du master 2. Le réseau du Master 2 commence en effet à fonctionner. Des anciens mettent en place un annuaire par exemple. *Etudiants étrangers : 4 à 6 étudiants étrangers. Ceci est intéressant non seulement pour les cours mais également pour le réseau. *Enseignements : 3 parties : contentieux – arbitrage – modes amiables de règlement des conflits. - Dans le pôle contentieux, on a un cours général nommé « garanties fondamentales d’une bonne justice », mais aussi des cours plus spécialisés sur les procédures accélérées, les AAI, de la procédure civile, contentieux communautaire, procédure pénale, contentieux administratif, procédures civiles d’exécution, … - Dans le pôle arbitrage, on a un cours de 40h et + d’arbitrage interne et international ainsi qu’administratif. En arbitrage international, un atelier pratique a lieu à la chambre de commerce internationale. è Les étudiants sont répartis en trois groupes avec un cas pratique donné plusieurs semaines à l’avance. Des échanges d’écritures ont lieu. Des arbitres internationaux viennent pour coacher les différentes équipes. Entre 40 et 50% des enseignements viennent de l’expérience de M. Jarrosson (idem en procédure civile). On a aussi une matière nommée « contentieux particuliers » dont on peut adapter le contenu selon les enseignants présents : professeurs étrangers invités, arbitrage sportif, contentieux de l’arbitrage international d’investissements, séminaire de technique de cassation (très important en pratique), - Dans le pôle modes amiables de RC, on a un CM de théorie générale enseigné par M. Jarrosson et des séminaires. Séminaire sur la prévision ou le traitement contractuel du contentieux : M. Borghetti et Mme Lequette. è transactions, … Séminaires sur l’application pratique des MARC en droit social, pénal, administratif, pénal, … Atelier pratique de quelques semaines où un avocat amène à faire des exercices de négociation avec des jeux de rôle. Cela forme à la fois aux techniques de médiation, … Les étudiants semblent beaucoup aimer ce cours. Cela sert aussi d’équivalent à un WE d’intégration pour les étudiants. *Examens : écrits et oraux è la sélection d’entrée est censée avoir fait le tri. *Réputation : très bonne. Beaucoup d’offres d’emplois arrivent chez M. Jarrosson qui garde le nom de ses étudiants. Il n’y a pas d’étudiants sur le carreau. *Sélection : 260 dossiers pour 20/25 places. Certains dossiers ne sont pas vus car en 2e choix. 90% des étudiants sont pris en premier choix car ce sont les premiers dossiers vus et sont normalement les plus motivés. Il n’y a pas de préférence pour Paris II : cela dépend entièrement de la qualité des dossiers. *Lettres de recommandation : si c’est un professeur que M. Jarrosson connaît, il peut lui écrire directement. Cependant, il est inutile de faire des lettres de recommandation « bateaux » par relations. *Lettre de motivation : Il n’est nul besoin d’expliquer ce qu’est le contentieux. Il faut une lettre brève sans fautes d’orthographe et de français. Il faut expliquer pourquoi on veut ce M2 et pas un autre. Il faut un rappel de ce qu’on a fait, ce qu’on veut faire et pourquoi le point de passage pourrait être ce M2. Il est possible de parler de ses stages, de ses lectures, … Comment « rater » sa LM : lettre standard dans laquelle il y a deux blancs à remplir (nom du master et nom du directeur du M2. Il faut donc une lettre personnalisée. Une bonne lettre de motivation peut aussi être celle où l’étudiant explique sans faute pourquoi son parcours n’est pas typique ou adapté mais pourquoi il souhaite avoir le M2. CV : détaillé. 1 ou 2 pages. Il faut que cela permette de montrer qui on est, sans faux éléments. On aime les gens dynamiques. ð Astuce : Se mettre à la place du directeur du M2. *Sélection : on ne prend pas les gens simplement au vu de leur mention, mais aussi en fonction de leurs notes dans des matières significatives (civil, procédure civile, …). On fait aussi attention à la progression des étudiants. Questions Q1 : Eramus : partir à l’étranger un semestre de M1. Cela ne pénalise pas. Cependant, il faut faire attention aux systèmes de notation étrangers. On ne peut pas trop faire attention aux notes obtenues à l’étranger. Q2 : personnes qui ont déjà fait un M2 ? C’est une chance d’avoir pu faire un M2. Le premier M2 doit avoir été bien réussi (pas 10, 02). Le professeur aime ceux qui ont fait un M2 généraliste en premier puis un M2 professionnel en deuxième. L’inverse est également possible. Pour les étudiants étrangers, il est plus difficile de choisir. Sauf quand il y a recommandation d’un collègue étranger, il est bien qu’ils aient fait un DU en France. S’ils ont de bonnes notes, ils peuvent être jugés capables de suivre un M2 malgré la langue, la méthode d’enseignement française, … Certains viennent de Sciences Po mais ils sont pris pour leurs qualités et non leur école. Il n’y a pas d’entretiens systématiques car cela peut être facteur d’inégalité. Toutefois, il est possible que le directeur téléphone aux candidats. Si le directeur de M2 avait le temps, il aurait souhaité pouvoir (très hypothétique) faire une épreuve écrite sur table. èIl y a donc actuellement une sélection sur dossier et un entretien téléphonique. Q3 : cela concerne-t-il du contentieux des affaires internes ? Tout à fait, à travers la procédure civile notamment. Q4 : est-ce problématique de n’avoir pas fait droit international privé en matière fondamentale ? Non, tous les M1 de Paris II sont adaptés à part les cursus uniquement tournés vers le droit public. Il faut faire aussi attention aux cursus. Pas beaucoup de prérequis sur les questions d’orientation. Q5 : M1 droit anglais Il faut quand même avoir fait un peu de droit civil même s’il est possible de ne pas avoir suivi le cours de droit du crédit. Q6 : obligation de faire un stage en premier semestre de M2 Il ne faut pas que cela empêche de suivre le M2. Q7 : huissier de justice Le M2 forme bien aux procédures civiles d’exécution. L’enseignant qui enseigne les procédures civiles d’exécution est un huissier de justice. Ceux qui veulent l’ENM doivent plutôt se diriger vers le M2 Justice et droit du procès. Pour la profession d’huissier, les deux conviennent très bien. Q8 : le passage du barreau pose-t-il problème ? Non, mais il est très important de bien suivre les cours, époque très importante du M2.
  2. MASTER 2 PROFESSIONNEL – CONTENTIEUX, ARBITRAGE ET MODES ALTERNATIFS DE REGLEMENT DES CONFLITS DIRIGE PAR M. JARROSSON Historique : C'est un master qui a été créé à Paris 2 en 1995, M. Jarrosson a repris le master en 1998 et l’a fait évoluer en fonction de son expérience personnelle, des retours des étudiants et des autres enseignants. Enseignements : Sa particularité est qu’il fonctionne sur trois piliers : le contentieux l’arbitrage les modes amiables de règlement des conflits L’idée générale étant qu’aujourd’hui si on veut être spécialiste du contentieux soit comme avocat ou juriste d’entreprise il faut connaître les modes de règlement des conflits individuellement et savoir comment passer de l’un à l’autre. On ne peut être bon connaisseur du contentieux si l'on est spécialisé dans un contentieux particulier. Si devant le juge on se rend compte qu’une médiation est nécessaire par exemple il faut savoir comment cela fonctionne. La philosophie de ce master le règlement des conflits ce n'est pas l'arbitrage ou le contentieux mais les deux. Pour le contentieux : garanties fondamentales d’une bonne justice, procédures accélérées droit processuel économique (cela concerne les autorités administratives indépendantes) contentieux particuliers. Ex : technique de cassation. procédure civile Il y a aussi deux matières à choisir parmi : contentieux communautaire des affaires contentieux administratif contentieux pénal (procédure pénale) procédures d’exécution Pour l'arbitrage : droit interne et droit de l'arbitrage : complété par un séminaire d'une semaine avec la chambre de commerce internationale : cas pratique fictif, préparation de mémoires et de plaidoiries mais également de sentences. arbitrage d’investissement et de l’arbitrage sportif. Pour les modes amiables de règlement des conflits : cours général séminaires d'application : procédures d’exécution et pénale. Un cours est appelé prévisions et règlement contractuels du contentieux où il s’agit à la fois de prévenir le contentieux avec certaines clauses ou sinon par le contrat de transaction de régler le conflit une fois qu’il existe. atelier pratique « technique de négociation » qui a lieu en début d'année et facilite l'intégration des étudiants. Un cours de terminologie juridique en anglais devrait être mis en place, spécifique au contentieux et à l’arbitrage. Organisation des cours : La rentrée a lieu le 25 septembre. Il y a 4 mois de cours intensifs suivis d'un stage de 3 mois à temps complet. Un rapport de stage est réalisé à l'issue du stage et se divise en deux parties : le contenu du stage en lui même un mémoire d'une quarantaine de pages (le mémoire fait l'objet d'une soutenance en juin ou septembre). Débouchés : avocat plus rarement juriste d'entreprise 5% huissiers Ce master a très bonne réputation et les étudiants n'ont pas de difficultées à trouver un stage ou un emploi. Une association d’anciens étudiants existe ainsi qu'un google groupe pour la cohésion et l'organisation de la promotion. M. Jarrosson prend toujours 20% d’étudiants étrangers ce qui donne une vision internationale au master. Ces étudiants étrangers sont souvent très qualifiés et il n'est pas rare qu'ils aient passés 2-3 ans dans un cabinet dans leur pays. Sélection : Avant le dossier scolaire c'est la cohérence du parcours qui est appréciée. Sont privilégiés les étudiants qui montrent qu’ils savent réfléchir par eux mêmes, et ne sont pas scolaires. Le professeur recherche avant tout des étudiants motivés, avec de la personnalité, ouverts sur le monde. La présence de mentions n'est pas indispensable mais il faut alors pouvoir observer une évolution favorable entre les années. Des gens hors cadre des juristes sont également pris, dans les grandes écoles, mais ils doivent avoir fait du droit. Le professeur Jarrosson essaie au maximum de trouver des personnes rigoureuses car il est souvent reproché aux stagiaires de manquer de rigueur d’esprit et de méthodologie. La maîtrise de la langue française est EXTRÊMEMENT IMPORTANTE ! Il n'y a pas d'entretien oral pour une raison d'égalité entre les étudiants parisiens et provinciaux qui se déplaceraient de loin. Une fois admis, il faut confirmer sa présence au plus vite. Des entretiens téléphoniques sont cependant possibles. Il y a beaucoup de concours de plaidoirie, M. Jarrosson trouve que c’est divertissant, mais que ce n’est pas très compatible avec le Master car les cours sont concentrés sur une assez courte période. Une fois le master terminé, il y a plein d’occasions d’y participer. En outre, au cours du master, il y a deux ateliers pratiques, de médiation d’abord, d’arbitrage ensuite, qui remplissent le même rôle et même au-delà. Questions posées par les étudiants : Attendez-vous des lettres de recommandation ? Non, sauf si c’est un enseignant qui nous a eu et qui peut motiver son opinion. Les lettres de recommandation ne sont acceptées que si l’enseignant nous connaît TRES bien. Les lettres de personnalités mais qui ne connissent pas l’étudiant sousun angle juridique sont inutiles. C’est plus utilisé pour les élèves étrangers, c’est plus avantageux si M. Jarrosson connaît l’enseignant. MAIS LA LETTRE DE MOTIVATION EST IMPORTANTE ! M. Jarrosson n’aime cependant pas les lettres de motivation standards où on change 2-3 termes, 2-3 mots, cela doit être PERSONNEL. Le nombre de filles et de garçons est souvent égal, c’est souvent 50-50 ou 40-60. Ne privilégiez-vous pas les étudiants sortant d’un autre Master 2 ? M. Jarrosson aime bien ceux qui ont déjà fait un master mais à condition qu’on ait eu des bons résultats. Comme c’est un master professionnel, le but est de trouver de suite un travail après les études. Mais il faut que le Master précédemment effectué soit cohérent avec celui-ci, et il prend surtout en compte les notes obtenues dans les matières à TD choisies : DIP, droit civil, droits des affaires sont des matières importantes. Prenez-vous en compte toutes les notes du Master 1 ? Dès qu’on a ses résultats il faut les envoyer : M. Jarrosson ne convoque par les étudiants mais il ne s’interdit pas de les appeler (et souvent c’est là qu’il voit la motivation de l’étudiant). S’il n’a pas de notes mais que le dossier est intéressant, il appelle. Pour des étudiants souhaitant travailler à l’international, qu’en est-il ? Le Master comprend 25% d’étrangers, le stage peut être fait à l’étranger et tous ceux qui font ensuite une carrière dans l’arbitrage international sont très bons en langue. Pour lui il n’y a pas de distinction entre l’interne et l’international. L’ensemble d’un profil est aussi important que les notes ? Oui, même si M. Jarrosson regarde quand même les notes. Parfois, dans les lettres de motivation les étudiants peuvent expliquer pourquoi ils n’ont pas eu de très bons résultats une année. Il est important de préciser ses activités extrascolaires, divertissements… Acceptez-vous des étudiants qui passent le Barreau ? Oui mais la priorité est d'assister aux cours. La préparation du barreau ne doit pas prendre le dessus sur le Master. Des enseignants très reconnus se déplacent et il n'est pas envisageable que la moitié de la promotion soit absente. Que se passe-t-il si on n’a pas toutes nos notes ? étudiants de Paris 2 : les notes lui seront transmises étudiants provinciaux : il est judicieux de donner le nom d'un référent auprès duquel le professeur pourra se renseigner. Étudiants internationaux : il est préférable d'avoir fait un M1 ou un DU ou DSU préalablement en France pour pouvoir s'acclimater. Que pensez-vous d’un étudiant ayant fait un Master 1 à l’étranger ? C’est très positif mais les notes ne seront pas considérées comme révélatrices du niveau de l'étudiant en raison de la diversté des métodes de notation à l’étranger. Sur l’enseignement facultatif de langue y a-t-il plusieurs choix ? Cela se fait en-dehors du Master et en fonction des notes on aura des points en plus. M. Jarrosson aimerait inclure en plus, un cours concret de terminologie juridique avec un apprentissage de rédaction d’actes par exemple. Plus les langues sont nombreuses à être pratiquées, mieux c'est. Comment évaluez-vous la situation du marché de l’emploi en rapport à l’arbitrage ? Il y a peu de places pour beaucoup de demandes. Assez vite, pour les stages, beaucoup se rendent compte de ce qu’ils veulent faire : s’ils aiment plus le contentieux, l’arbitrage, ou les deux. M. Jarrosson n’aime pas trop ceux qui s’entêtent à ne vouloir que de l’arbitrage ou que du contentieux. Il y a une forte concurrence dans le monde de l’arbitrage. Beaucoup partent avec une idée, et font autre chose. D’autres font une expérience dans un gros cabinet et se rendent compte qu’ils préfèrent travailler dans un cabinet plus petit. Pour la magistrature, le Master de recherche de Mme le professeur Cécile Chainais est plus approprié (pour des questions de dates d’examens et de cntenu des enseignements). Quelle est votre opinion sur le fait que beaucoup de professionnels critiquent le le système juridique français qui ne mettrait pas en avant les modes alternatifs de règlement et que le droit ne permette pas de le développer ? C’est de moins en moins vrai, en France comme à l’étranger. La pratique des MARC est de plus en plus importante. C’est une révolution culturelle même si elle prend du temps pour se mettre en place. Attachez-vous une importance aux stages / jobs pour l’admission ? Un stage est toujours une bonne chose. Si on n’a pas fait de stage ce n’est pas grave, si on a fait des choses hors du droit on doit le préciser. Ça n’a pas de véritable incidence, mais si des activités annexes peuvent éclairer sur le profil de l’étudiant ou montrer sa motivation, il faut l’indiquer.
  3. M2 Contentieux, arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits M. le Professeur Jarrosson Rencontre du 18 avril Présentation du Master : Ce Master a été créé il y a une quinzaine d’années. Le Professeur Jarrosson le dirige depuis une douzaine d’années. Ce Master a pour vocation de préparer les étudiants de manière approfondie à tout ce qui concerne au sens large le règlement des conflits, à travers classiquement le contentieux étatique (pénal, civil, administratif, commercial, social…), mais aussi l’arbitrage, qui intéresse davantage le droit des affaires, ainsi que les modes amiables de règlement des conflits. L’idée n’est toutefois pas d’enseigner trois domaines séparés, étanches, mais de préparer les étudiants à être des spécialistes du règlement des conflits pris comme un tout, à choisir l’un plutôt que l’autre. L’immense majorité des étudiants se dirigent vers la profession d’avocat, certains à la magistrature. Ce Master n’est pas réellement conseillé aux étudiants souhaitant devenir magistrats car s’ils le réussissent, ils devront partir à Bordeaux et donc arrêter le Master en cours d’année. Le M2 Justice et Procès paraît plus adapté pour la carrière dans la magistrature. Un nombre conséquent d’étudiants se sont dirigés à la suite du Master vers les services juridiques des entreprises. Certains sont même devenus notaires ou huissiers. Quelques-uns ont fait quelque chose de totalement différent par la suite, mais cela reste quand même assez rare. Ce Master n’a pas d’équivalent en France. Il y a des M2 Contentieux et des M2 Arbitrage, mais il n’y a pas cette conjonction entre les matières contentieuse, arbitrale et les modes amiables de règlement des conflits. L’arbitrage attire aujourd’hui beaucoup, mais on ne peut pas orienter complètement une carrière dans l’arbitrage en n’étudiant tout de suite que l’arbitrage, car pour être un bon arbitre ou un bon conseil en matière d’arbitrage, il faut avoir de bonnes connaissances en droit des obligations, en droit international privé et, bien sûr, en procédure civile. S’agissant d’un Master Professionnel, il y a une alternance de théorie et de pratique dans les enseignements, les deux étant intimement liés. On essaye dans les enseignements de dépasser au maximum les distinctions entre droit privé et droit public, droit français et droit international, etc. Organisation du Master : Le Master est composé de trois piliers fondamentaux : Pôle contentieux Ce pôle est composé de divers enseignements : - Procédure civile - Procédures accélérées - Garanties fondamentales d'une bonne justice - Autorités administratives indépendantes - Droit et contentieux communautaire des affaires - Contentieux administratif - Procédures d'exécution - Procédure pénale - Contentieux particuliers et stratégie du contentieux : l’intitulé de cet enseignement est volontairement vague pour pouvoir le modifier chaque année. Les étudiants doivent faire un choix (c’est-à-dire ne retenir que deux matières) parmi le contentieux communautaire des affaires, le contentieux administratif, les procédures d’exécution et la procédure pénale. Pôle arbitrage Il comprend trois enseignements principaux : - droit français de l’arbitrage interne - droit français de l’arbitrage international - arbitrage de la Chambre de commerce internationale (un séminaire d’une semaine qui se tient à la Chambre de commerce internationale, CCI, située à Paris. Les étudiants étudient le fonctionnement de la CCI puis participent à un arbitrage international simulé à partir d’un cas pratique qu’ils devaient préparer. - Il y a également quelques heures sur l’arbitrage administratif et des compléments sur l’arbitrage d’investissement et l’arbitrage sportif. Pôle Modes alternatifs de règlements des conflits - Théorie générale des modes alternatifs de règlement des conflits - Prévisions et règlement contractuels du contentieux - Applications des modes alternatifs de règlements des conflits en droit privé et en droit public - Atelier de pratique de la négociation et de la médiation : cet atelier permet aux étudiants de s’entraîner grâce à des jeux de rôle. En effet, la médiation ne s’improvise pas, être médiateur suppose d’être formé. La philosophie générale du Master est de savoir combiner tous ces modes de règlement des conflits, de ne pas rester cloisonné ni dans le droit français, ni dans le droit interne ou international. Ce Master reste volontairement assez généraliste ; l’étudiant deviendra spécialiste d’un contentieux précis lorsqu’il exercera dans ce domaine, mais il lui sera nécessaire d’avoir été formé plus largement auparavant. Les cours sont concentrés entre fin septembre et fin janvier, afin de laisser du temps ensuite pour faire un stage d’au moins trois mois. Le stage : Il est très difficile de trouver des stages, mais le Master est assez renommé et il y a donc un réseau. qui rend de nombreux services Le stage doit être en rapport avec une des matières enseignées dans le Master. Il peut tout à fait se dérouler à l’étranger : certains sont allés en Corée du Sud, au Chili, à Londres, en Belgique… Le stage dure au moins trois mois et doit être choisi très attentivement car au cours du stage, il faut repérer une question qui fera l’objet d’un rapport de stage d’une quarantaine de stages. Une dizaine de pages devra présenter le stage, le lieu, ce que cela a apporté à l’étudiant, ce qui l’a intéressé ou déçu, ce que le Master a apporté pendant le stage. Ensuite, il faut approfondir une question rencontrée dans un dossier. Le rapport de stage étant noté sur 40, il est important de trouver un stage intéressant. Les examens : Pour certaines matières tirées au sort, il y a un écrit de quatre heures. Les autres matières sont sanctionnées par un oral. Les écrits ont en général lieu en mai et les oraux entre mai et juin. On s’arrange pour que tout soit fini vers le 25 juin. Le diplôme peut être délivré en juin ou en septembre selon la date à laquelle le rapport de stage est rendu. La sélection : Premier et deuxième choix confondus, nous recevons selon les années entre 300 et 380 dossiers. C’est ainsi l’un des M2 les plus demandés de l’Université. Une importance particulière est attachée à la motivation. Celle-ci n’est pas exclusivement mesurée à travers la lettre de motivation : elle ressort aussi de la cohérence du cursus, des stages, etc. Les étudiants de Paris II ne sont pas forcément privilégiés. Il n’y a pas non plus de discrimination en fonction de la nationalité. Environ un quart des étudiants viennent de l’étranger. Sont également sélectionnés des étudiants de grandes écoles, mais à condition qu’ils aient vraiment fait du droit. Le M2 peut être choisi en premier ou en deuxième choix, mais mettre le Master en premier choix démontre une certaine motivation et renforce les chances d’être admis, car le quota est d’abord constitué par les premiers choix. La sélection se fait après la réception des notes de M1. Pour ceux qui font un second M2, ils doivent avoir bien réussi leur premier Master ; sinon, autant laisser leur chance à des étudiants qui sortent de M1. La progression dans les notes chaque année est également un élément apprécié. Il est également important d’avoir un CV complet laissant entrevoir la personnalité. Ce sont parfois des détails qui font qu’on accroche ou pas. Les notes ne veulent pas forcément pas tout dire, même s’il est évident qu’a priori, un étudiant qui a eu 15 toute sa scolarité sera beaucoup plus facilement admis. Les mentions ne sont pas obligatoires mais un dossier avec 10 tous les ans ne passera pas. Il est important d’avoir eu de bonnes notes dans les matières importantes. Il sera ainsi apprécié que vous ayez pris les matières de procédure à chaque fois que vous le pouviez. Concernant la lettre de motivation, celle-ci doit être personnalisée : on ne doit pas avoir l’impression qu’elle pourrait s’appliquer à tout Master. Les fautes d’orthographe sont évidemment rédhibitoires. Il n’y a pas d’entretien, car cela défavoriserait les étudiants de province par rapport aux étudiants parisiens. Mais le Professeur Jarrosson s’autorise à appeler les étudiants pour leur poser des questions. Les débouchés : Les étudiants trouvent du travail et y sont appréciés. Pas mal d’étudiants continuent ensuite leurs études à l’étranger ou font un autre Master. Si un étudiant veut faire deux M2, il est conseillé de commencer par un M2 plus général puis de faire ce M2 en deuxième. Questions des étudiants et réponses du Professeur Jarrosson A quelles matières attachez-vous plus d’importance ? Le droit civil et le droit international privé me paraissent assez importants. La procédure aussi. Un parcours complètement publiciste ne me paraît pas vraiment cohérent compte tenu de l’orientation plutôt privatiste du Master. En effet, le diplôme s’est progressivement orienté vers le droit privé et plus particulièrement le droit privé des affaires. L’idéal est de montrer que ce qu’on a fait et ce qu’on veut faire, et que ce Master est parfaitement adapté pour atteindre cet objectif. Il faut que ça soit un peu réfléchi, personnalisé, donner l’impression qu’on a pensé à la question. Ce Master a maintenant très bonne réputation, il y a généralement une très bonne ambiance, on garde beaucoup de contacts avec les anciens, il y a un réseau qui fonctionne bien. L’immense majorité des étudiants a trouvé un emploi et ne reste pas longtemps inoccupé entre deux postes. Mais il y a tout de même une certaine concurrence, non seulement des autres universités françaises, mais aussi de l’étranger, car Paris est une des villes mondiales de l’arbitrage. Attachez-vous de l’importance aux stages ? Doivent-ils avoir été effectués dans des cabinets d’arbitrage ? Il n’est pas nécessaire d’avoir fait un stage spécialisé dans l’arbitrage, il peut même s’agir d’un stage non juridique mais très formateur. Si vous avez fait des études à l’étranger un peu dans le même domaine ou des choses qui se combinent assez bien avec ce qui peut être enseigné, c’est un plus. Mais il n’y a pas vraiment de critère prédéfini. Est-ce compatible avec le passage du CRFPA ? Oui et non. D’un côté, cela pose problème au niveau de l’assiduité ; or, l’absentéisme est dommageable. D’un autre côté, on peut comprendre que les étudiants ne veuillent pas attendre un an de plus. Si l’on doit passer un examen, on peut s’absenter ce jour-là. Mais il ne faut pas s’absenter pendant deux mois. Le Master organise-t-il une préparation au concours d’arbitrage ? Je suis assez réservé sur ce sujet. Il y a beaucoup de marketing dans ces concours, souvent organisés par des cabinets qui se font ainsi connaître, ce qui est bien pour eux et leur permet de repérer de bons étudiants, mais je ne suis pas certain que cela apporte beaucoup aux étudiants, d’autant que les étudiants du master bénéficient déjà d’un arbitrage simulé à la CCI. De plus, ces concours ont souvent lieu pendant les stages. Les étudiants sont surtout là pour apprendre. Les concours peuvent être faits ensuite. Le Master a-t-il des partenariats avec des universités étrangères ? Pas de manière institutionnelle, mais pas mal d’anciens étudiants ont été pris dans de belles formations soit à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, soit en France dans les grandes écoles (HEC, Sciences Po…). Y a-t-il un parrain de promotion ? Non, là encore, cela relève bien davantage du marketing que d’une perspective de qualité des enseignements.
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