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  1. M2 Droit européen des affaires M. le Professeur Vogel Rencontre du 3 avril 2013 Présentation du Master par M. le Professeur Vogel : Le Master Droit européen des affaires est un Master professionnel, qui prépare à des débouchés dans les cabinets d'avocats, mais aussi en entreprise. Avec trois A + lors de la dernière évaluation AERES, cette mention est l’une des mieux notées de l’université. La sélection : La sélection tient d’abord compte du dossier, c’est-à-dire des notes de M1, voire de L3 si le M1 a été obtenu à l’étranger, des stages, des langues couramment pratiquées, des responsabilités collectives ou associatives, des activités sportives…. Le fait d’avoir effectué un séjour à l’étranger est plutôt un point positif lors de la sélection. Il y a ensuite un entretien pour évaluer la motivation du candidat. Un étudiant motivé avec un moins bon dossier est préféré à un étudiant qui est titulaire de plusieurs mentions mais qui ne sait pas exposer les raisons de son choix et ses motivations pour suivre ce cursus. Il y a environ 350 à 400 candidats, pour environ 70 personnes retenues à l’entretien et 25 places chaque année. Il y a d’excellents dossiers qui sont présentés. Pour avoir une chance d’être admis, il faut avoir au moins une mention (à Assas, la mention est à partir de 13 ; 15 ; 17), avoir fait des stages, avoir de l’expérience à l’étranger, dans des associations, etc. Il est important d’avoir une bonne compréhension de l’anglais car la Commission européenne produit beaucoup de documents en anglais qui sont souvent non traduits. De plus en plus d'étudiants se présentent avec une formation Sciences Po ou Essec, mais ils seront difficilement pris s'ils n'ont jamais fait de droit auparavant. Le master attire des candidatures de toute la France. Certaines années, beaucoup d’étudiants sélectionnés viennent d’ailleurs que d’Assas compte tenu de la qualité de leur dossier. Les dossiers d’Assas sont favorisés dans la mesure où ils sont bons : ce sont les meilleurs étudiants et les plus motivés qui sont retenus, peu importe leur université d’origine. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait du droit européen auparavant. En revanche il faut avoir eu de bonnes notes dans le cadre des cursus antérieurs, aussi bien en droit public qu’en droit privé : cela permet d’apprendre rapidement par la suite les matières que l’on n’aurait pas suivies. La lettre de motivation est moins importante que pour d’autres masters, car les entretiens permettent de vérifier in vivo la motivation des candidats. Organisation du master : Le corps professoral est composé à la fois de membres du corps professoral de Paris II ou d’autres universités et de professionnels qui viennent d’horizons divers. Les matières fondamentales sont imposées et les options sont prises dans d’autres masters 2. La plupart des enseignements ont lieu au 1er semestre pour que les étudiants puissent faire un stage au 2eme semestre. Le Directeur du master donne une liste de stages, mais l’étudiant peut aussi trouver des stages lui-même. Par la suite, l’étudiant doit rédiger un rapport de stage et un mémoire sur un sujet pratique. Le rapport de stage doit décrire l’organisation de la structure dans laquelle on fait le stage, son mode de fonctionnement, sa stratégie, son potentiel. M. Vogel corrige tous les mémoires, avec des sujets proposés en début d’année. Un partenariat avec l’ESSEC permet aux étudiants diplômés du master voulant y poursuivre leurs études d’être dispensés de l’admissibilité. De même, il arrive fréquemment que des étudiants issus de l’ESSEC viennent suivre ce master. Comme pour le master de droit européen comparé, les cours ont lieu à l’Institut de droit comparé. Il y a des bureaux pour les enseignants, une bibliothèque, une administration dédiée, etc. Cela forme un petit monde, une petite famille, un peu comme dans les universités étrangères. Il existe une antenne délocalisée à Munich : les étudiants du master ont la possibilité de faire un LL.M. à Munich, puis une deuxième année pour un LL.M. de droit international des affaires avec la possibilité d'obtenir parallèlement le Master 2 de droit européen des affaires à condition de suivre des matières qui correspondent à l'enseignement donné au master et de rédiger un mémoire (le même système existe avec l’Université Humboldt de Berlin pour le Master de droit européen comparé). Questions posées par les étudiants à M. le Professeur Vogel : Est-il plus facile d’intégrer ce M2 après avoir fait un deuxième M1 ou un autre M2 ? Il vaut mieux faire un très bon M1 plutôt que d'en faire deux moyens ; un dossier moyen n’a aucune chance d’être sélectionné. On est attentif aux progressions dans les matières. Il faut également que l'étudiant se démarque et montre un véritable « plus » : par exemple en ayant réalisé un stage à la commission, en maîtrisant une langue étrangère peu courante, en étant un sportif de haut niveau, etc. Mais les notes restent évidemment un critère important. Est-il possible de passer le barreau en septembre avant de rentrer dans le master ? C'est possible à condition d'avoir une très bonne organisation de travail. Toutefois, si cela conduit à obtenir de moins bons résultats dans le master, il vaut mieux éviter. En effet, avoir un master ne suffit pas : il faut l’avoir réussi. En outre, une bonne note au master permet de décrocher un bon stage. Que pensez-vous d'un étudiant qui est allé à l'étranger durant ses études ? C'est bien évidemment positif, mais il ne faut pas tomber dans le panneau des notes. Le système de notation étranger est inassimilable au système de notation français de Paris II. Comment se passe l'entretien ? L'entretien consiste à évaluer la motivation du candidat, son profil. Il permet voir comment l'étudiant se présente et ce qu'il pourrait apporter de plus qu'un autre. Est-il possible de faire une thèse ensuite ? Aujourd’hui, la distinction entre Master professionnel et Master recherche n’a plus grand sens : il est donc tout à fait possible de faire une thèse en sortant de ce master. Cependant, en France, la thèse n’est malheureusement souvent entreprise que pour enseigner, et n’apporte que peu de plus-value en entreprise ou en cabinet. C’est tout le contraire dans les autres pays européens où un doctorat est nécessaire pour monter en grade dans le monde professionnel ainsi qu’au sein d’une instance internationale. Il faudrait donc développer en France les thèses courtes (un ou deux ans), à objectif professionnel et non professoral. Le fait de ne pas avoir fait d’Erasmus est-il rédhibitoire ? Pas du tout, rien n’est rédhibitoire, ni le fait d’avoir fait un Erasmus ni le fait de ne pas en avoir fait auparavant. La sélection est très ouverte, il n’y a pas d’a priori. Une absence de mention en L3 et M1 peut-elle être compensée par de bonnes notes dans un premier master 2 ? Oui bien sûr. Si vous avez déjà fait un premier master 2, je regarderai en premier lieu les notes de ce master, avant les notes de M1 et de L3. C’est la dernière année d’études en France du candidat qui est examinée avant tout. Quels sont les débouchés ? Les débouchés sont très variés. Beaucoup d’étudiants font des LL.M. après le master, ce qui est très bien. Il est intéressant de partir en Allemagne, en Inde, au Japon, etc. plutôt qu’en Angleterre ou aux USA comme tout le monde. Le marché n’est pas très favorable en ce moment, même les anglo-saxons connaissent la crise : il faut donc se démarquer et être « exceptionnel ». Est-il possible de faire le stage du Master à l’étranger ? C’est tout à fait possible, certains étudiants le font. Dans le diplôme de Munich, le rapport de stage se fait-il en allemand ou en français ? Dans la version allemande du master, les cours et les examens se déroulent en langue allemande. Logiquement, la plupart des étudiants font leur stage en Allemagne. En revanche, le mémoire et le rapport de stage doivent être rédigés en français. Comment se fait la sélection pour la version Munich ? Ce Master 2 délocalisé est la suite du master 1 franco-allemand. Ce sont uniquement les étudiants qui ont suivi cette filière en master 1 qui peuvent poursuivre par cette version du M2. Quand ont lieu les entretiens ? Les entretiens ont lieu dès que les résultats du 2e semestre de master 1 sont connus, généralement à la fin du mois de juin ou début juillet. Les expériences extra-universitaires sont-elles prises en compte ? Oui, effectivement, une activité associative ou sportive par exemple sera remarquée et prise en compte. Le plus souvent cela se voit à l’entretien, car les étudiants qui croient en quelque chose sont motivés et dynamiques. Ils ont souvent une certaine aisance à l’oral et cela se remarque. Néanmoins, cela ne rattrapera pas un dossier médiocre. A quel moment faut-il se décider pour faire une thèse ? On se décide lorsque le mémoire est terminé. Il y a deux sessions pour déposer les mémoires, au choix : juin ou septembre. Quel sentiment vous inspire un étudiant qui postule pour vos deux masters ? Le Master de droit européen des affaires est à mettre en premier choix obligatoirement. Cependant, si on a postulé au master de droit européen comparé en deuxième choix, il est possible que le dossier soit refusé dans le premier et accepté dans le second, ou refusé dans les deux, selon le profil. Les deux masters sont très complémentaires, donc postuler pour les deux ne manque pas de cohérence ni de crédibilité, au contraire. Accordez-vous de l’importance au deuxième choix fait par l’étudiant pour la cohérence du dossier ? Pas du tout. Le fait de mettre en deuxième choix le master de droit européen comparé ou autre chose n’a aucune influence sur l’acceptation Dans le master en droit européen des affaires, ni dans un sens ni dans l’autre.
  2. Strawberry Fields

    M2 Droit européen comparé

    M2 Droit européen comparé M. le Professeur Vogel Rencontre du 3 avril 2013 Présentation du Master par M. le Professeur Vogel : Le master 2 Recherche de Droit européen comparé offre aux étudiants une formation en droit européen comparé au contact de professeurs français et étrangers renommés. Il prépare à des débouchés variés, et pas seulement à une poursuite en thèse. Très bien évalué par l’AERES, il suppose des étudiants de solides bases en droit, ainsi qu’un excellent niveau d’anglais. Le travail attendu des étudiants consiste à préparer les séances de cours, et à rédiger un mémoire en droit comparé, sous la direction de l’un des professeurs du Master. Un séjour à l’étranger est obligatoire. L’Institut de Droit Comparé qui gère le master aide les étudiants à trouver des contacts pour effectuer ce séjour de recherche. La sélection se fait uniquement sur dossier. Une trentaine de candidats sont retenus sur environ 150 dossiers. Un des critères de sélection est « la maturité universitaire » du candidat pour aborder intelligemment le droit d’autres pays. Les cours ont lieu à l’Institut de Droit Comparé, 28, rue Saint-Guillaume. Il y a des bureaux pour les enseignants, une bibliothèque, une administration dédiée, etc. L’Institut est un petit monde en soi, une petite famille, un peu comme dans les universités étrangères. Questions posées par les étudiants à M. le Professeur Vogel Est-il possible de concilier ce Master avec un autre M2 ? Il est préférable de faire un Master 2 avec de bons résultats plutôt que d'en faire deux avec des résultats moyens. Combien d’étudiants composent la promotion ? Une trentaine. Pendant le séjour à l’étranger, suit-on des cours ou doit-on uniquement rédiger le mémoire ? Le séjour se fait pendant l’été : il n’y a donc normalement pas de cours dispensés dans l’université d’accueil à ce moment-là (à l’exception des sessions d’été). Cela permet aux étudiants de passer du temps en bibliothèque pour faire des recherches, rédiger le mémoire et rencontrer les enseignants sur place. Le choix de l’université se fait en fonction du sujet du mémoire choisi. Ce n’est pas sélectif, puisqu’on ne suit pas de cours : les meilleures universités sont accessibles, ce qui est un excellent moyen de préparer un futur départ à l’étranger. Quels sont les débouchés spécifiques de ce Master ? Normalement, ce master permet de préparer une thèse, mais la plupart des étudiants ne le font pas. La plupart des étudiants sont embauchés dans des cabinets d’avocats, des services juridiques, ou passent des concours administratifs français ou européens. A quel moment faut-il se décider pour faire une thèse ? On se décide quand le mémoire est terminé. Il y a deux sessions pour déposer les mémoires, au choix : juin ou septembre. Toutefois, puisque le master de droit européen comparé comprend le stage à l’étranger qui se fait généralement en été, le mémoire est déposé le plus souvent en septembre. Quel sentiment vous inspire un étudiant qui postule pour vos deux masters ? Le master de droit européen des affaires doit obligatoirement être mis en premier choix. Cependant, si on a postulé au master de droit européen comparé en deuxième choix, il est parfaitement possible que le premier choix soit refusé et le second accepté, ou que les deux choix soient refusés, selon le profil. Les deux masters sont très complémentaires, donc postuler pour les deux ne manque pas de cohérence ni de crédibilité, au contraire. Quel est le profil des étudiants ? Les parcours des étudiants dans ce master sont assez hétérogènes. Il y a toujours quelques excellents dossiers d’étudiants qui sont certains de vouloir faire du droit comparé, et d’autres un peu moins bons, qui sont intéressés par le droit européen et qui ne sont pas assez bons pour être acceptés dans le master de droit européen des affaires par exemple.
  3. M2 Contentieux, arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits M. le Professeur Jarrosson Rencontre du 18 avril Présentation du Master : Ce Master a été créé il y a une quinzaine d’années. Le Professeur Jarrosson le dirige depuis une douzaine d’années. Ce Master a pour vocation de préparer les étudiants de manière approfondie à tout ce qui concerne au sens large le règlement des conflits, à travers classiquement le contentieux étatique (pénal, civil, administratif, commercial, social…), mais aussi l’arbitrage, qui intéresse davantage le droit des affaires, ainsi que les modes amiables de règlement des conflits. L’idée n’est toutefois pas d’enseigner trois domaines séparés, étanches, mais de préparer les étudiants à être des spécialistes du règlement des conflits pris comme un tout, à choisir l’un plutôt que l’autre. L’immense majorité des étudiants se dirigent vers la profession d’avocat, certains à la magistrature. Ce Master n’est pas réellement conseillé aux étudiants souhaitant devenir magistrats car s’ils le réussissent, ils devront partir à Bordeaux et donc arrêter le Master en cours d’année. Le M2 Justice et Procès paraît plus adapté pour la carrière dans la magistrature. Un nombre conséquent d’étudiants se sont dirigés à la suite du Master vers les services juridiques des entreprises. Certains sont même devenus notaires ou huissiers. Quelques-uns ont fait quelque chose de totalement différent par la suite, mais cela reste quand même assez rare. Ce Master n’a pas d’équivalent en France. Il y a des M2 Contentieux et des M2 Arbitrage, mais il n’y a pas cette conjonction entre les matières contentieuse, arbitrale et les modes amiables de règlement des conflits. L’arbitrage attire aujourd’hui beaucoup, mais on ne peut pas orienter complètement une carrière dans l’arbitrage en n’étudiant tout de suite que l’arbitrage, car pour être un bon arbitre ou un bon conseil en matière d’arbitrage, il faut avoir de bonnes connaissances en droit des obligations, en droit international privé et, bien sûr, en procédure civile. S’agissant d’un Master Professionnel, il y a une alternance de théorie et de pratique dans les enseignements, les deux étant intimement liés. On essaye dans les enseignements de dépasser au maximum les distinctions entre droit privé et droit public, droit français et droit international, etc. Organisation du Master : Le Master est composé de trois piliers fondamentaux : Pôle contentieux Ce pôle est composé de divers enseignements : - Procédure civile - Procédures accélérées - Garanties fondamentales d'une bonne justice - Autorités administratives indépendantes - Droit et contentieux communautaire des affaires - Contentieux administratif - Procédures d'exécution - Procédure pénale - Contentieux particuliers et stratégie du contentieux : l’intitulé de cet enseignement est volontairement vague pour pouvoir le modifier chaque année. Les étudiants doivent faire un choix (c’est-à-dire ne retenir que deux matières) parmi le contentieux communautaire des affaires, le contentieux administratif, les procédures d’exécution et la procédure pénale. Pôle arbitrage Il comprend trois enseignements principaux : - droit français de l’arbitrage interne - droit français de l’arbitrage international - arbitrage de la Chambre de commerce internationale (un séminaire d’une semaine qui se tient à la Chambre de commerce internationale, CCI, située à Paris. Les étudiants étudient le fonctionnement de la CCI puis participent à un arbitrage international simulé à partir d’un cas pratique qu’ils devaient préparer. - Il y a également quelques heures sur l’arbitrage administratif et des compléments sur l’arbitrage d’investissement et l’arbitrage sportif. Pôle Modes alternatifs de règlements des conflits - Théorie générale des modes alternatifs de règlement des conflits - Prévisions et règlement contractuels du contentieux - Applications des modes alternatifs de règlements des conflits en droit privé et en droit public - Atelier de pratique de la négociation et de la médiation : cet atelier permet aux étudiants de s’entraîner grâce à des jeux de rôle. En effet, la médiation ne s’improvise pas, être médiateur suppose d’être formé. La philosophie générale du Master est de savoir combiner tous ces modes de règlement des conflits, de ne pas rester cloisonné ni dans le droit français, ni dans le droit interne ou international. Ce Master reste volontairement assez généraliste ; l’étudiant deviendra spécialiste d’un contentieux précis lorsqu’il exercera dans ce domaine, mais il lui sera nécessaire d’avoir été formé plus largement auparavant. Les cours sont concentrés entre fin septembre et fin janvier, afin de laisser du temps ensuite pour faire un stage d’au moins trois mois. Le stage : Il est très difficile de trouver des stages, mais le Master est assez renommé et il y a donc un réseau. qui rend de nombreux services Le stage doit être en rapport avec une des matières enseignées dans le Master. Il peut tout à fait se dérouler à l’étranger : certains sont allés en Corée du Sud, au Chili, à Londres, en Belgique… Le stage dure au moins trois mois et doit être choisi très attentivement car au cours du stage, il faut repérer une question qui fera l’objet d’un rapport de stage d’une quarantaine de stages. Une dizaine de pages devra présenter le stage, le lieu, ce que cela a apporté à l’étudiant, ce qui l’a intéressé ou déçu, ce que le Master a apporté pendant le stage. Ensuite, il faut approfondir une question rencontrée dans un dossier. Le rapport de stage étant noté sur 40, il est important de trouver un stage intéressant. Les examens : Pour certaines matières tirées au sort, il y a un écrit de quatre heures. Les autres matières sont sanctionnées par un oral. Les écrits ont en général lieu en mai et les oraux entre mai et juin. On s’arrange pour que tout soit fini vers le 25 juin. Le diplôme peut être délivré en juin ou en septembre selon la date à laquelle le rapport de stage est rendu. La sélection : Premier et deuxième choix confondus, nous recevons selon les années entre 300 et 380 dossiers. C’est ainsi l’un des M2 les plus demandés de l’Université. Une importance particulière est attachée à la motivation. Celle-ci n’est pas exclusivement mesurée à travers la lettre de motivation : elle ressort aussi de la cohérence du cursus, des stages, etc. Les étudiants de Paris II ne sont pas forcément privilégiés. Il n’y a pas non plus de discrimination en fonction de la nationalité. Environ un quart des étudiants viennent de l’étranger. Sont également sélectionnés des étudiants de grandes écoles, mais à condition qu’ils aient vraiment fait du droit. Le M2 peut être choisi en premier ou en deuxième choix, mais mettre le Master en premier choix démontre une certaine motivation et renforce les chances d’être admis, car le quota est d’abord constitué par les premiers choix. La sélection se fait après la réception des notes de M1. Pour ceux qui font un second M2, ils doivent avoir bien réussi leur premier Master ; sinon, autant laisser leur chance à des étudiants qui sortent de M1. La progression dans les notes chaque année est également un élément apprécié. Il est également important d’avoir un CV complet laissant entrevoir la personnalité. Ce sont parfois des détails qui font qu’on accroche ou pas. Les notes ne veulent pas forcément pas tout dire, même s’il est évident qu’a priori, un étudiant qui a eu 15 toute sa scolarité sera beaucoup plus facilement admis. Les mentions ne sont pas obligatoires mais un dossier avec 10 tous les ans ne passera pas. Il est important d’avoir eu de bonnes notes dans les matières importantes. Il sera ainsi apprécié que vous ayez pris les matières de procédure à chaque fois que vous le pouviez. Concernant la lettre de motivation, celle-ci doit être personnalisée : on ne doit pas avoir l’impression qu’elle pourrait s’appliquer à tout Master. Les fautes d’orthographe sont évidemment rédhibitoires. Il n’y a pas d’entretien, car cela défavoriserait les étudiants de province par rapport aux étudiants parisiens. Mais le Professeur Jarrosson s’autorise à appeler les étudiants pour leur poser des questions. Les débouchés : Les étudiants trouvent du travail et y sont appréciés. Pas mal d’étudiants continuent ensuite leurs études à l’étranger ou font un autre Master. Si un étudiant veut faire deux M2, il est conseillé de commencer par un M2 plus général puis de faire ce M2 en deuxième. Questions des étudiants et réponses du Professeur Jarrosson A quelles matières attachez-vous plus d’importance ? Le droit civil et le droit international privé me paraissent assez importants. La procédure aussi. Un parcours complètement publiciste ne me paraît pas vraiment cohérent compte tenu de l’orientation plutôt privatiste du Master. En effet, le diplôme s’est progressivement orienté vers le droit privé et plus particulièrement le droit privé des affaires. L’idéal est de montrer que ce qu’on a fait et ce qu’on veut faire, et que ce Master est parfaitement adapté pour atteindre cet objectif. Il faut que ça soit un peu réfléchi, personnalisé, donner l’impression qu’on a pensé à la question. Ce Master a maintenant très bonne réputation, il y a généralement une très bonne ambiance, on garde beaucoup de contacts avec les anciens, il y a un réseau qui fonctionne bien. L’immense majorité des étudiants a trouvé un emploi et ne reste pas longtemps inoccupé entre deux postes. Mais il y a tout de même une certaine concurrence, non seulement des autres universités françaises, mais aussi de l’étranger, car Paris est une des villes mondiales de l’arbitrage. Attachez-vous de l’importance aux stages ? Doivent-ils avoir été effectués dans des cabinets d’arbitrage ? Il n’est pas nécessaire d’avoir fait un stage spécialisé dans l’arbitrage, il peut même s’agir d’un stage non juridique mais très formateur. Si vous avez fait des études à l’étranger un peu dans le même domaine ou des choses qui se combinent assez bien avec ce qui peut être enseigné, c’est un plus. Mais il n’y a pas vraiment de critère prédéfini. Est-ce compatible avec le passage du CRFPA ? Oui et non. D’un côté, cela pose problème au niveau de l’assiduité ; or, l’absentéisme est dommageable. D’un autre côté, on peut comprendre que les étudiants ne veuillent pas attendre un an de plus. Si l’on doit passer un examen, on peut s’absenter ce jour-là. Mais il ne faut pas s’absenter pendant deux mois. Le Master organise-t-il une préparation au concours d’arbitrage ? Je suis assez réservé sur ce sujet. Il y a beaucoup de marketing dans ces concours, souvent organisés par des cabinets qui se font ainsi connaître, ce qui est bien pour eux et leur permet de repérer de bons étudiants, mais je ne suis pas certain que cela apporte beaucoup aux étudiants, d’autant que les étudiants du master bénéficient déjà d’un arbitrage simulé à la CCI. De plus, ces concours ont souvent lieu pendant les stages. Les étudiants sont surtout là pour apprendre. Les concours peuvent être faits ensuite. Le Master a-t-il des partenariats avec des universités étrangères ? Pas de manière institutionnelle, mais pas mal d’anciens étudiants ont été pris dans de belles formations soit à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, soit en France dans les grandes écoles (HEC, Sciences Po…). Y a-t-il un parrain de promotion ? Non, là encore, cela relève bien davantage du marketing que d’une perspective de qualité des enseignements.
  4. Rencontres avec les directeurs de Master 2 Organisées par Assas.net pour la sixième année consécutive, les Rencontres avec les directeurs de Master 2 sont de retour ! Le principe est simple : permettre à des étudiants (essentiellement de L3 ou M1, mais les étudiants des autres années peuvent bien sûr venir, il n'est jamais trop tôt pour s'intéresser aux M2 !) de poser au directeur du Master 2 qui les intéresse toutes les questions qu'ils souhaitent autour d'un grand petit-déjeuner ou d'un goûter. Chaque année, c'est ainsi une vingtaine de rencontres qui sont organisées par Assas.net. Après une rapide présentation du Master 2 par son directeur, vous pourrez lui poser toutes les questions que vous vous posez (sur le contenu de l'enseignement, les débouchés, le dossier, la sélection...), ceci dans une ambiance assez informelle. Sauf indication contraire, toutes les rencontres se déroulent au Centre Assas (92 rue d'Assas, Paris 6e). Elles sont ouvertes à tous sans inscription, que vous soyez ou non étudiant à Paris II. Toutefois, si vous n'êtes pas étudiant à Paris II, vous risquez de ne pas pouvoir entrer à l'intérieur du centre Assas : je vous invite dans ce cas à me contacter par mp ou à envoyer un mail à [email protected]@Assas.net au moins un jour ouvrable avant pour que nous vous fassions inscrire sur une liste. Planning des rencontres : Nota Bene : Ce planning est provisoire et est susceptible d'être modifié. De nouvelles rencontres vont être ajoutées très prochainement. M2 Droit notarial - M. Grimaldi Lundi 18 mars - 12h SALLE 302 M2 Administration et politiques publiques - M. Surel et Mme Broyelle Mardi 19 mars - 11h SALLE 202 M2 Droit de la propriété littéraire, artistique et industrielle - M. Gautier Mercredi 20 mars - 19h15 AMPHI 5 M2 Juriste d'affaires / Magistère - M. Germain MBA Droit des affaires et Management - M. Germain Jeudi 21 mars - 11h SALLE 306 M2 Droit et pratique des relations du travail - M. Teyssié Vendredi 22 mars - 10h SALLE 202 M2 Droit des affaires et fiscalité - Mme Drummond Lundi 25 mars - 10h SALLE 08 (sous-sol) M2 Droit de la communication - MM. Truchet et Passa M2 Droit du multimédia et de l'informatique - M. Passa Lundi 25 mars - 12h45 SALLE 202 M2 Droit pénal et sciences pénales - M. Mayaud Lundi 25 mars - 17h15 SALLE 202 M2 Droit public de l'économie - M. Braconnier Mardi 26 mars - 11h SALLE 202 M2 Droit de l'immobilier et de la construction - M. Périnet-Marquet Mardi 26 mars - 15h40 SALLE 306 M2 Droit public approfondi - M. Drago Mardi 26 mars - 18h SALLE 307 M2 Droit privé général - M. Lequette Mercredi 27 mars - 12h30 SALLE 306 M2 Droits de l'homme et droit humanitaire - M. Decaux Mercredi 27 mars - 14h SALLE 203 LLM Droit des affaires des pays arabes - M. Khairallah Mercredi 27 mars - 17h15 SALLE 307 M2 Sécurité et défense - M. Gohin Jeudi 28 mars - 11h SALLE 407 M2 Droit européen des affaires - M. Vogel M2 Droit européen comparé - M. Vogel Mercredi 3 avril - 9h30 SALLE 202 M2 Droit des affaires (recherche) Jeudi 4 avril - 14h SALLE 208 Les professeurs sollicités ne pouvant pas se déplacer, c'est Alice Theret, la présidente de l'association du M2, qui assurera la présentation du Master et qui répondra à toutes vos questions. M2 Assurances - M. Leveneur Mercredi 10 avril - 17h15 SALLE 202 M2 Contentieux, arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits - M. Jarrosson Jeudi 18 avril - 15h40 SALLE 203 Annoncez ici votre venue et n'hésitez pas si vous avez des questions Tous les comptes-rendus des rencontres sont publiés ici !
  5. LLM Droit des affaires des pays arabes M. le Professeur Khairallah Rencontre du 27 mars Ce LLM est d’une création assez récente : c’est la quatrième promotion cette année. Il est placé sous l’égide du Centre des droits du monde arabe (dirigé par le Professeur Khairallah), qui relève de l’Institut de droit comparé. Il y a 23 pays arabes et autant de droits. Il existe beaucoup d’analogies et de ressemblances, mais ce sont quand même des droits différents. Le LLM vise à étudier ces différents droits. Il y a environ 300 heures d’enseignement, ce qui représente un volume assez important. Mais malgré cela, il est impossible d’étudier tous les pays et toutes les matières dans tous les pays. J’ai choisi de diviser le monde arabe en trois zones : -le Maghreb : Algérie, Maroc et Tunisie, avec en plus la Libye et la Mauritanie -le Moyen-Orient : Egypte, Soudan, Liban, Syrie, Irak, Jordanie, Palestine, etc. -les pays du Golfe : Arabie Saoudite, Yémen, Emirats, Qatar… Pourquoi ces trois zones ? Parce que les intérêts que l’Occident a avec ces pays ne sont pas les mêmes. Par exemple, dans les pays du Maghreb, il y a essentiellement des investissements des pays occidentaux. Le droit de l’investissement et le droit des sociétés mettent donc l’accent sur ces pays-là. Avec les pays du Golfe, on a essentiellement des relations d’affaires contractuelles. On insiste donc davantage sur ces pays en droit des contrats et dans l’étude de l’arbitrage et de l’exécution des décisions. Avec le Moyen-Orient, on essaye plutôt de couvrir le secteur bancaire. Ainsi, en divisant le monde arabe en trois zones, on arrive à mettre l’accent sur certaines matières à partir des principales relations que les Etats européens tissent avec les Etats de cette région. Concernant les enseignants, très peu viennent de France : la plupart viennent de pays arabes (Maroc, Abu Dhabi, Syrie…). Cela a des conséquences sur l’organisation des enseignements : on ne peut pas demander à quelqu’un de venir un an à Paris. Il arrive donc que les quinze heures d’enseignement d’une matière soient dispensées sur une semaine ou dix jours, ce qui donne parfois des semaines assez remplies à certaines périodes. Le contenu des enseignements : On enseigne toutes les matières du droit des affaires. A ma connaissance, c’est le seul diplôme en Europe dans lequel toutes les matières du droit des affaires dans les pays arabes sont enseignés. Il y a d’autres diplômes dans d’autres universités, mais qui sont plus spécialisés. Par exemple, à Dauphine, il y a un Master sur la finance islamique, mais il est essentiellement concentré sur le droit bancaire. Paris I proposait un diplôme assez similaire au LLM, mais il va s’arrêter cette année. Il n’y a pas vraiment de diplôme qui embrasse tout le droit des affaires. La finance islamique est largement enseignée dans le LLM, et sous toutes ses formes. Il y a deux cours sur le droit bancaire, dans lesquels sont enseignés le droit bancaire classique, pratiqué dans quasiment tous les pays arabes, et un cours sur le système de financement islamique. La finance islamique est aussi enseignée dans le cours de droit des contrats, car on utilise des techniques contractuelles dans la finance islamique. Cela permet d’avoir une vue globale sur la finance islamique, à la fois du point de vue des pratiques bancaires que des pratiques contractuelles. L’association : L’association organise deux ou trois conférences par an. Il y a aussi, parmi les enseignements, un cycle de conférences sur l’histoire et la civilisation du monde arabe. Ce n’est absolument pas du droit, et cela permet de sortir de l’enseignement juridique. En effet, une bonne connaissance des droits des mondes arabes suppose aussi une bonne connaissance de l’histoire de la civilisation du monde arabe. Il y a ainsi une dizaine de conférences données par des non juristes, en partie prises en charge par Christian Lochon, ancien diplomate français qui a passé sa vie dans les diverses ambassades du monde arabe. Cela entre dans l’enseignement et donne lieu à un examen. Ces conférences sont par ailleurs aussi ouvertes à des personnes extérieures. Questions des étudiants et réponses du professeur Khairallah : Que font les étudiants après le Master ? Se dirigent-ils exclusivement vers le milieu juridique ? Les anciens sont très demandés dans les cabinets d’avocats, ce diplôme commence à être très connu et a bonne réputation. Quelqu’un qui se présente en ayant fait ce diplôme trouve sa place dans les grands cabinets, et spécialement dans les cabinets internationaux qui ont des antennes dans les pays arabes. Mais d’autres s’orientent vers tout à fait autre chose. Deux ou trois étudiants se trouvent ainsi en Angleterre, où ils préparent l’examen de solicitor dans le but de se spécialiser dans les relations avec les pays arabes. Certains ont été embauchés dans des entreprises implantées dans les pays arabes, car ces entreprises ont besoin de personnes qui connaissent ce monde et ce droit, qui reste assez obscur pour les occidentaux. Mais de manière générale, les orientations des étudiants sont toutes en lien avec les relations qui existent avec les pays arabes. Peut-on faire une école de commerce après ? Je n’ai pas eu de retour sur cette orientation précise, mais rien n’empêche de l’envisager. Avez-vous des étudiants qui s’expatrient à l’issue du diplôme ? Oui, un étudiant est ainsi au Koweït et a commencé une thèse sur le droit du Koweït. Est-il possible d’avoir des cours d’arabe dans le cadre du LLM ? Cela devait être possible au début, mais cet enseignement a été supprimé par Paris II dès la première année, et nous n’avons pas réussi à réintroduire l’enseignement de l’arabe juridique au sein du LLM. Malheureusement, il n’y a donc pas de cours d’arabe dans le LLM. Mais l’année dernière, les étudiants s’étaient entraidés : deux étudiants syriens avaient ainsi donné des cours d’arabe juridique aux autres étudiants du diplôme. Est-il nécessaire de connaître l’arabe pour suivre ce diplôme ? Non, cela n’est pas nécessaire. Est-ce une plus-value de connaître l’arabe pour être admis dans le diplôme ? Non, la connaissance de l’arabe n’est pas un critère de sélection car ce diplôme est ouvert à tous, il n’est pas réservé aux arabophones. Ce n'est donc pas une plus-value. Comment se fait la sélection ? Les notes ne sont pas le critère sacrosaint : ce qui m’intéresse, c’est la motivation, peu importe que vous connaissiez l’arabe ou non, peu importe que vous ayez 11 ou 17. L’année dernière, il n’y a ainsi eu aucun échec. Où peut-on trouver le dossier de candidature ? Le dossier papier est à retirer au 2e étage de l’institut Saint Guillaume, au bureau de Mme Pons, la secrétaire du diplôme. Le diplôme est payant, car nous avons besoin d’enseignants qui viennent de l’étranger, et il faut leur payer l’avion et l’hôtel. Les frais d’inscription s’élèvent à environ 1400 euros. Quelles sont les dates pour rendre le dossier ? La date butoir se situe en juin. L’admission se fait sous réserve des notes du second semestre du M1. Prenez-vous en compte les notes du second semestre de M1 ? A la dernière minute, oui, mais encore une fois les notes ne sont pas primordiales. Quel M1 faut-il avoir fait ? Il n’y a pas de M1 particulier à avoir fait, les étudiants viennent de tous les horizons. Le critère essentiel, c’est la motivation Comment se déroulent les entretiens ? En raison du nombre important de dossiers que nous recevons, il n’y a plus d’entretien, la sélection se fait uniquement sur dossier. Comment évaluer la motivation s’il n’y a pas d’entretien ? La motivation s’évalue notamment à travers la lettre de motivation. Les expériences au Moyen-Orient sont-elles prises en compte ? Oui, cela est très bien, il faut absolument les mettre dans sa lettre de motivation et les détailler. Sur quoi portent les cours de civilisation arabe ? Ils portent sur l’histoire du monde arabe et sur ce qui caractérise cette civilisation. Il ne s’agit pas du tout d’un cours juridique. Par exemple, des conférences ont été faites sur les réseaux dans l’islam et sur les découvertes scientifiques et médicales dans le monde arabe. Il y a aussi eu une très belle conférence sur l’histoire de la psychiatrie, dispensée par un psychiatre qui avait découvert que les premiers hôpitaux psychiatriques où on soignait les personnes atteintes dans leurs facultés mentales ont existé en Irak, à Bagdad, au 8e siècle, à une époque où on brûlait ces personnes en Occident. Cela permet de donner une image autre du monde arabe et de mieux comprendre le droit musulman. Il y a aussi un cours « principes fondamentaux des droits du monde arabe » : c’est le seul cours généraliste. C’est un cours essentiellement assuré par un professeur de Tunisie, secondé par Mme Saadi. Y a-t-il un stage dans le cadre du LLM ? Non, il n’y a pas de stage. Toutefois, chaque année, un professionnel parraine le LLM, ce qui permet de créer des liens. L’année dernière, le parrain de la promotion était Jean-Pierre Jouyet, ancien président de l’AMF devenu directeur de la Caisse des dépôts et consignations et de la BPI. L’année dernière, il a proposé des stages à l’AMF à certains étudiants. La Présidente de General Electric, Clara Gaymard, était la marraine de la 2e promotion. Peut-on préparer le barreau en même temps ? Oui, et je le conseille d’ailleurs vivement. A moins de vouloir se lancer dans une carrière universitaire (ce qui n’est en général pas le cas de ceux qui font des LLM), il faut être pragmatique : pour exercer dans la vie professionnelle, on a besoin d’un diplôme de 3e cycle et d’un diplôme d’avocat, qui nous servira partout. Je vous conseille donc vivement de passer les deux en même temps. Les deux sont tout à fait faisables. Je déconseille en revanche le double diplôme, avec un autre M2. Dans l’optique d’une thèse de droit comparé, le LLM apporterait-il quelque chose ? Le LLM c’est du droit comparé, oui. On fait du droit comparé par la force même des choses. On va comparer les systèmes entre les différents pays, leurs différences.
  6. Strawberry Fields

    M2 Assurances

    M2 Assurances M. le Professeur Leveneur Rencontre du 10 avril Présentation du Master 2 : C’est l’un des plus anciens Master 2 Professionnels de Paris II, puisqu'il a été créé dès 1973. Ce DESS, devenu M2 Professionnel, était initialement conçu comme un diplôme portant sur une branche particulière de l’assurance, l’IARD. Mais les choses ont évolué avec les assurances de personnes qui ont pris de l’importance. Aujourd'hui le diplôme couvre ces deux piliers. L'organisation : Certaines matières donnent lieu à un examen écrit (admissibilité), tandis que d'autres sont des matières d’admission et donnent lieu à un examen oral. Il y a deux groupes d’enseignements donnant lieu à un examen écrit : -Les fondamentaux de l’assurance : Cela regroupe le droit approfondi de l'assurance, qui est en fait un approfondissement du cours dispensé en M1 par le Professeur Leveneur, et les mécanismes civilistes appliqués à l'assurance (subrogation, cession de créance, délégation, questions de preuve...). Ce dernier séminaire est assuré par le Professeur Lécuyer. Il y a 50 heures de cours en tout pour ces deux enseignements, qui sont sanctionnés par un examen écrit et un contrôle continu. -Assurances de dommages et responsabilité civile : ce groupe d'enseignements est dirigé par le Professeur Cesaro. Il s'agit de droit approfondi de la responsabilité civile : l'idée est d'en maîtriser tous les aspects à la sortie du Master 2 (et notamment les responsabilités spéciales comme la responsabilité médicale) : assurance construction, assurance pour les véhicules automobiles, incendie et risques divers, pollution et atteinte à l’environnement, protection juridique, pratique de l’indemnisation du dommage... Ces cours sont assurés par des professionnels spécialisés dans leur domaine. Au total, cela représente 112,30 heures de cours, sanctionnées par un contrôle continu et un examen écrit. Il y a également deux groupes de matières d'admission, qui sont sanctionnés par des oraux : -Assurances de personnes et placements financiers (assurance-vie, prévoyance, santé), cours enseigné par le Professeur Lécuyer en 50 heures. -Techniques de l’assurance, (distribution de l’assurance, conventions entre assureurs, expertise, réassurance, marchés publics d’assurance…), enseignée par des professionnels sous la responsabilité de Mme Candeille en 50 heures également. Le Master comporte également la rédaction d'un mémoire, de 60 à 80 pages. Un bon sujet est un point de départ qui peut ouvrir bien des portes dans le monde professionnel. Il y a également un stage, d'une durée d'au moins deux mois (mais qui en pratique dure plutôt trois, quatre voire cinq mois). Pour les étudiants en parcours classique, l'année se termine vers le 14 juillet. Mais depuis quatre à cinq ans s'est ajouté un parcours en apprentissage. Pour ces étudiants, l'anglais est obligatoire (il est facultatif pour les autres), de même que le cours de Gestion et management de projets et le tutorat. Le tutorat permet de préparer les séminaires et la rédaction du mémoire. Ainsi, du lundi matin au mercredi 14h, l’étudiant est en apprentissage ; le reste de la semaine, il est à l’université. Les contrats d’apprentissage sont signés courant septembre, et durent jusqu’en septembre de l'année suivante. Les épreuves ont lieu en même temps que pour les étudiants du parcours classique, mais le mémoire doit être rendu plus tard (en septembre). L’apprentissage est monté en puissance, il y a actuellement une vingtaine d’apprentis sur les 25 du Master 2. Il y a beaucoup de demandes d’entreprises, et pas assez de candidats. L’intérêt de l’apprentissage est que les étudiants sont payés et que cela peut aider à l’embauche. Chaque année on fait un voyage d’études. Cette année, les étudiants sont partis à Londres pendant trois jours. Ils ont notamment rencontré une barrister et ont assisté à une audience de la Cour suprême. L’association est chargée d’entretenir l'annuaire des anciens et d’organiser une rencontre avec les professionnels. Les débouchés : Beaucoup d'étudiants travaillent ensuite dans les entreprises d'assurance, de courtage ou dans les services juridiques de risque et d'assurances de grandes entreprises. Beaucoup d'autres veulent être avocats et passent le barreau avant ou après le M2 (il est possible de mettre le M2 en PPI). Certains étudiants se dirigent aussi vers les organisations professionnelles, comme l'ACP. Questions des étudiants et réponses du Professeur Leveneur : Est-ce que l’apprentissage est compatible avec le passage du CRFPA ? Oui, c’est possible. Quels sont les types d’exercice que l’on fait tout au long de l’année ? Pour les séminaires de droit civil, ils portent sur des thèmes à préparer seul, sans documents distribués. On peut avoir à préparer un exposé. Lorsque ce sont des professionnels, on traite de cas pratiques très concrets issus de leur expérience professionnelle. Il y a aussi des rappels théoriques, mais c’est surtout de la pratique. Est-ce que vous déconseillez de se lancer dans des carrières d’avocat après un Master 2 Assurances ? Je ne déconseille pas d’envisager la carrière d’avocat, je craignais simplement que le Master ne produise plus d’étudiants qui veulent être juristes. Mais du point de vue du barreau, le Master est intéressant car il approfondit la responsabilité civile qui est un domaine important pour les avocats, et pour l’aspect assurance les assureurs sont souvent parties aux procès. Les cabinets à Paris ont souvent de gros départements assurance. La responsabilité médicale est-elle abordée ? Oui, dans le Droit approfondi de la responsabilité civile. Ça n’est quand même pas un Master 2 de Droit de la santé et de responsabilité médicale. Il n’existe pas de branche assurance santé dans l’assurance, c’est aussi pourquoi ça n’est pas un cours autonome. C’est aussi développé dans le cours du Professeur Leveneur dans les questions actuelles du droit des contrats d’assurance. Qu’en est-il de l’admission ? Il faut garantir un certain niveau de recrutement. L’expérience montre que les étudiants qui remplissent 3 critères sont pris du premier coup : ne pas avoir redoublé, avoir eu au moins une mention et avoir eu une bonne note en assurance (7,5 ou plus). Ces trois critères ne conduisent pas à remplir complètement la promotion. On regarde également la motivation, les dossiers… La promotion est de 25 personnes. Est-ce qu’un Master 1 de droit des affaires est accepté ? Ça n’est pas un problème, Carrières judiciaires, Droit privé général et Droit des affaires sont acceptés. Et pour ceux qui n’ont jamais pris le cours de Droit des assurances ? Si un candidat n’a jamais fait d’assurance et qu’il a un excellent dossier, on peut le convoquer pour un entretien de connaissance. Est-ce que vous faites passer des entretiens ? Non si les 3 critères sont remplis. Si on a des doutes, il nous arrive de convoquer les dossiers qui n’entrent pas exactement dans les critères. La motivation est très importante. On ne saura que début septembre le nombre de places exactes qu’il reste. C’est important pour ceux en liste d’attente de monter qu’ils sont toujours intéressés jusque là. Ils peuvent le faire savoir à ceux en charge de la sélection. Est-ce que le classement premier choix / deuxième choix a de l’importance ? Le Master est aussi accessible en second choix si vous avez un bon dossier et que vous n’êtes pas pris à votre premier choix. Si vous remplissez les critères du Master Assurances, vous êtes pris. Si vous êtes juste pour le Master Assurances et que vous le présentez en deuxième choix, vous passerez derrière les dossiers justes de premier choix car c’est un élément de motivation. À partir de quand convoquez-vous aux oraux ? On convoque pour le 5 septembre environ.
  7. M2 Droit des affaires (recherche) Rencontre du 4 avril 2013 Présentation du Master par Alice Théret, Présidente de l’Association du Master C’est un Master Recherche, il y a peu d’heures de cours mais beaucoup de travail personnel de préparation. Quatre matières sont enseignées : Deux matières fondamentales obligatoires : – Droit des sociétés enseigné par le Professeur Synvet – Activité des entreprises qui était enseigné par le Professeur Ghozi, mais celui-ci doit prendre sa retraite à la fin de l'année. En droit des sociétés, le Professeur Synvet choisit un thème spécifique par an pour le cours magistral : la corporate governance l'an passé, le contrôle cette année. Activité des entreprises est un cours large aux thématiques nombreuses. A titre d'exemples, cession de créance, nantissement de créance, titrisation, compte courant, la protection du vendeur, le déséquilibre significatif… sont abordés. Ces deux matières fondamentales sont traitées en parallèle, et de manière plus approfondie, dans des enseignements méthodologiques (EM). Les étudiants sont répartis en deux équipes, l'une suivie par le Professeur Synvet (droit des sociétés) et le Professeur Torck (activité des entreprises, l'autre par le Professeur Cohen (droit des sociétés) et le Professeur Ghozi (dernière année en activité des entreprises). Deux matières optionnelles à choisir parmi : Propriété industrielle, Droit international privé Droit du travail, Droit pénal des affaires, Droit européen des affaires, Droit des assurances, Droit des opérations financières (= cours droit des marchés financiers de M1), Droit bancaire, financier et monétaire international, Droit maritime, Droit fiscal des affaires, Entreprises et commerce international, Comptabilité de l'entreprise privée, Droit de la concurrence et de la distribution, Droit des affaires et relations de travail. Certaines n'ont pas été proposées depuis plusieurs années : droit européen des affaires et droit maritime. Il s'agit de choisir les matières que l’on préfère, il y a des combinaisons conseillées mais pas imposées qui sont indiquées sur le site de l'université. Beaucoup prennent comptabilité et fiscal. D’autres commencent à se spécialiser en droit bancaire et financier. La matière Droit des affaires et relations de travail a été récemment créée, elle est très intéressante dans le contexte actuel des restructurations d'entreprises. La sélection est réalisée uniquement sur dossier, la lettre de motivation est donc à soigner tout particulièrement. Elle doit faire deux pages manuscrites (deux versos sur deux feuilles différentes), une page à l’ordinateur. Au niveau du contenu, il faut indiquer pourquoi on veut faire ce master, dans quelles conditions, dans quel but. S'agissant des débouchés, bien que le master soit intitulé recherche, il y a peu de thèses à la sortie. Beaucoup profitent du partenariat avec l’ESSEC qui permet l'admissibilité automatique pour un Master Spécialisé (un an) ou pour le parcours grande école (trois ans). Cela permet d'être directement sélectionné pour passer la sélection à l'oral. D’autres s’orientent vers un M2 professionnel plus spécialisé derrière, comme le Master 2 droit bancaire et financier (MDBF) ou le Master 2 de droit fiscal. Mais il s'agit d'un master très professionnalisant, il est parfaitement possible de s'insérer directement dans le monde du travail. Questions des étudiants – Réponses d’A.Théret (présidente) et de Y. Lahlou (secrétaire général) - Est-il possible de combiner un stage en même temps que le Master ? Le stage est facultatif l'été à l'issue du master. Pendant l'année, le Professeur Synvet le déconseille et préfère que les étudiants se concentrent sur le master. - Qu’en est-il des départs à l’étranger ? Concernant les Erasmus, les départs à l’étranger, il y a beaucoup de dossiers internationaux dans le Master, c’est un point à mettre en valeur. De même si on a un diplôme de niveau de langue en anglais, c’est bien à ajouter au dossier. - Est-ce que les résultats du second semestre sont regardés ? Il faut les déposer à la scolarité dès leur obtention et ce sera pris en compte pour la sélection qui est assez tardive (autour du 10 juillet). - Les lettres de recommandation sont-elles utiles ? Les lettres de recommandation ne sont pas très utiles pour ce Master. On peut en joindre toutefois. - Au niveau des notes que faut-il ? Globalement, il faut au minimum une mention. La progression est prise en compte. S'agissant des matières importantes pour le dossier, il y a notamment le droit des sociétés, le droit des obligations, le droit des affaires en M1. Sont particulièrement appréciés pour la sélection les doubles parcours et les profils internationaux. - Et si on n’a pas fait tout le cursus à Assas ? Le parcours à Assas est un élément appréciable mais ça n’est absolument pas un critère, il y a beaucoup d'étudiants d’autres universités dans le Master. - Une année de césure dans le cursus pose-t-elle problème ? Ce sera à justifier dans la lettre de motivation. Elle peut être intéressante si elle a permis un départ à l'étranger, un stage particulièrement enrichissant... - Pour le report de Mme Drummond, est-ce qu'il fonctionne vraiment en pratique ? La sélection au Master de Madame le Professeur Drummond est effectuée en amont de celle du M2 droit des affaires ce qui permet d'assurer la transmission des dossiers au Professeur Synvet. Il faut bien penser à indiquer son souhait de présenter également sa candidature au master du Professeur Synvet et à joindre une seconde lettre de motivation. - Pour travailler dans le secteur bancaire et financier, faut-il faire le M2 Professionnel Droit Bancaire et Financier derrière ou est-ce que ce Master suffit ? Il vaut mieux faire le MDBF derrière, car c'est la formation reine pour ce domaine concurrentiel. ² - Est-ce que les stages sont valorisés ? Oui c’est valorisé, mais ce n’est pas un prérequis. Ce qui compte essentiellement c'est la qualité du dossier universitaire. - Comment se passent les EM ? Ils durent deux heures, un thème par séance en principe. On choisit un exposé dans l’année sur lequel on passe pendant 30/40 minutes. On a une note de contrôle continu avec la participation, l’exposé et un galop. S'agissant des partiels des matières fondamentales, une se passe en exposé-discussion l'autre à l’écrit pendant cinq heures. - Est-ce que l'admission au MDBF est facilitée par le passage au M2 droit des affaires ? Les deux masters sont dirigés par le Professeur Synvet. Ce dernier n'est donc probablement pas insensible, pour la sélection des étudiants au MDBF, aux bons étudiants provenant du Master droit des affaires qu'il connaît déjà. La sélection au MDBF comprend un entretien, certains membres du jury font partie du corps professoral du Master droit des affaires (le Professeur Torck ou le Professeur Mattout). Ce peut être un avantage pour les étudiants provenant du Master droit des affaires. Le MDBF est conçu comme un deuxième M2, c’est une suite logique à un premier master plus généraliste. - Est-ce qu’on peut assister à plus de matières complémentaires ? On peut y aller en auditeur libre avec l'accord des professeurs concernés, mais on ne peut pas s’inscrire administrativement. - Est-ce qu’on peut passer le barreau pendant le M2 ? Oui c’est tout à fait possible. Cette année, près de la moitié du master a obtenu le CRFPA à la session de 2012. Cela permet par ailleurs de faire valider le Master 2 au titre du PPI de l'EFB.
  8. MBA / M2 Droit des affaires et management M. le Professeur Germain Rencontre du 21 mars Le MBA / M2 droit des affaires et management est dirigé par le professeur Germain, responsable notamment de l’Institut de Droit des Affaires et du master DJCE, et par le professeur Duval-Hamel, directeur de l’Ecole de Droit et de Management. Le MBA a été créé il y a 5 ans par Paris II, en collaboration avec Jérôme Duval-Hamel. Cette formation est unique en France pour le moment. Ce MBA permet de sensibiliser les étudiants à la gestion, à la vie des affaires. C’est la formation N°1 dans ce domaine, devant des Masters d’HEC et de l’ESSEC. Comment le MBA fonctionne-t-il ? Sur le plan universitaire, les enseignements sont répartis de façon à peu près égale entre le droit des affaires (droit des sociétés, droit boursier, droit du travail, droit de la propriété industrielle…) et la gestion (enseignements en gestion et finance). Ces enseignements permettent de faire comprendre à des juristes le monde de l’entreprise par des universitaires et des professionnels. Aujourd'hui, la complexification est telle que les juristes sont embauchés par les entreprises. Mais à l’université, les juristes n’apprennent pas le fonctionnement de l’entreprise et les rapports humains. C’est pour cela que le MBA a été créé. Enfin, on note un certain engouement de sociétés du CAC 40 pour des formations autres que celles proposées par les écoles de commerce. Une vingtaine de sociétés du CAC 40 sont partenaires de la formation, ce qui permet de proposer un contrat d’apprentissage aux étudiants. Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail, les étudiants seront intégrés à l’organigramme de la société et rémunérés. La formation du MBA coûte environ 1.300 €. Mais avec les contrats d’apprentissage qui sont proposés, la formule est intéressante financièrement. De plus, les étudiants doivent fonctionner dans une sorte de junior entreprise. Les étudiants sont partagés en 2 ou 3 groupes et on crée une petite entreprise dans ces groupes, comme une vraie entreprise. Cette entreprise a un but, qui varie chaque année. Cette année par exemple le but est de faire des dossiers sur des thèmes de gouvernance. Une télévision a aussi été créée, TV DMA (droit management affaires). Il faut prévoir les sujets, faire les enregistrements… Cela permet le développement de personnalités qui ont le sens de l’organisation et de l’entreprise. Concernant les débouchés : A l’origine, le MBA a été créé pour préparer à des carrières d’avocats d’affaires qui comprendraient mieux le fonctionnement de l’entreprise (deux à trois grands cabinets d’avocats se trouvent ainsi parmi les partenaires de la formation). La moitié des étudiants deviennent avocats d’affaires, un quart se dirige vers l’entreprise et un dernier quart devient manager (chef de projet pour de grandes sociétés par exemple). Le barreau peut être passé au début du Master. Questions des étudiants et réponses du Professeur Germain : Pourquoi ce nom de MBA ? A l’origine, la formation s’intitulait MBA car il s’agissait d’un diplôme d’université. L’accréditation a ensuite permis au diplôme d’être un M2, ce qui explique que les deux appellations coexistent aujourd’hui. Comment se fait la sélection ? Nous recevons entre 450 et 500 demandes. Après un premier tri, on garde environ 70 dossiers. C’est ensuite un jury composé notamment d’un DRH et d’une personne venant d’une entreprise qui procède à la sélection. Partir un semestre en M1 est-il bien vu ? Cela peut être mal vu pour les formations où il faut être très bon en droit. Le MBA est une formule assez ouverte : ce n’est pas mal vu, mais cela ne rend pas un dossier meilleur pour autant. Et pour un départ en L3 ? La réponse est la même. Mais c’est courageux, cela montre une capacité d’adaptation. Quel est le niveau d’anglais requis ? On n’exige pas la présentation d’un diplôme mais il faut savoir que pour l’apprentissage, dans les grandes entreprises, il faut maitriser l’anglais. Nous sommes toutefois assez souples sur ce point lors de la sélection. Pour ceux qui passent le barreau, comment cela se passe-t-il avec le début de la formation en juillet ? La formation est assez souple et nous sommes compréhensifs, on peut donner une semaine de vacances pour permettre aux étudiants de préparer le barreau. La formation est compréhensive, on peut donner une semaine de vacances pour préparer le barreau. Pour la sélection, faut-il des mentions ? Il faut entre 12 et 13 au minimum. La major de l’année dernière à Assas a choisi le MBA, nous exigeons donc un certain niveau. Y a-t-il un mémoire à rendre ? Non, il n’y a pas de mémoire. Comment situer le MBA par rapport à un M2 de droit des affaires ? La formation est moins approfondie en droit des affaires et l’apprentissage est moins universitaire. La formation juridique comporte un volet universitaire et un volet en apprentissage. Comment se passe l’apprentissage ? Aidez-vous les étudiants à trouver un contrat ? Le climat économique est difficile ; pour l’entreprise, l’apprentissage est un contrat de travail. Cela dépend donc de la stratégie globale de l’entreprise vis-à-vis de l’emploi. Nous essayons tout de même de trouver des apprentissages pour tous les étudiants. Concernant la formule de l’apprentissage, jusqu’à mi-novembre, la période est consacrée à l’université. Ensuite, sur un mois, il y a trois semaines d’apprentissage et une semaine à l’université chaque mois. Comment se passent les examens ? Les examens se déroulent en juin. Il est rare que des étudiants échouent, mais c’est arrivé.
  9. M2 Juriste d’affaires (DJCE) – Magistère M. le Professeur Germain Rencontre du 21 mars Présentation du Magistère de juriste d’affaires et du M2 Juriste d’affaires (DJCE) : C’est une formation très ancienne. L’accès en M2 est limité car normalement, la formation se déroule sur 3 ans. On prend autour de 25 étudiants en première année, donc quatre ou cinq places seulement sont offertes en M2. Pour ces quatre ou cinq places, de très bons étudiants juristes, principalement d’Assas, sont recrutés. Autrefois le Magistère recrutait simplement à la fin du DEUG : cette possibilité d’intégrer en M2 est récente. Ce M2 s’adresse aux étudiants qui ont une forte envie de travailler et qui l’ont montré dans leur dossier. Deux cours ont lieu en anglais. Ce sont des séminaires intensifs jusqu’en mars/avril, puis il y a l’obligation de faire un mémoire en 1 ou 2 mois. Puis au mois de juin se regroupent tous les DJCE à Montpellier pour se perfectionner dans une matière particulière. C’est la formation est la première formation de France en droit des affaires, elle dispose d’un réseau d’anciens très puissant et tous les étudiants trouvent du travail à la sortie. Il n’est pas interdit et même encouragé de passer l’examen de l’EFB au début du Master. C’est dans l’intérêt des étudiants. On leur donne une quinzaine de jours pour passer leurs oraux. Questions des étudiants et réponses du Professeur Germain : Pour la sélection en fin de L2, quel est le niveau requis en anglais ? Les mentions sont-elles obligatoires ? La sélection se fait en fonction des étudiants qui se présentent. Elle varie. Il y a toujours des exceptions pour des étudiants qui n’entrent pas dans les critères et qui sont atypiques (parlant plusieurs langues par exemple). Mais en principe il faut avoir 13 en première et deuxième année. Il y a un entretien d’une dizaine de minutes avec un jury. Quels sont les critères de sélection pour entrer en M2 ? Il faut avoir été très bon étudiant. Si on n’a pas été excellent en licence mais qu’on s’est révélé en Master 1, avec une mention Bien ou presque, alors on a des chances. Peut-on poursuivre dans une université étrangère après le Magistère ? Avant, il était prévu de partir un semestre à l’étranger. Maintenant, la politique est plutôt d’aider les étudiants qui le souhaitent à partir en LLM après le M2. Ce n’est pas une formation de juristes d’affaires spécialisés, mais de juristes d’affaires généralistes.
  10. M2 Administration et politiques publiques M. Surel et Mme Broyelle Rencontre du 19 mars Il s’agit d’un M2 aux caractéristiques particulières, puisqu’il regroupe à la fois du droit et des sciences politiques, ce qui vise à l’analyse des politiques publiques. Dans sa structure interne, ce Master 2 est aussi particulier dans la mesure où il regroupe une branche recherche et une branche professionnelle, car il résulte de la fusion entre deux masters : le master recherche de sociologie administrative du Professeur Chevallier et le master professionnel Administration et gestion publique du Professeur De Forges. Les cours fondamentaux sont communs aux deux branches : il s’agit des enseignements de Mme Broyelle, de M. Surel et de M. Chevallier. La branche professionnelle et la branche recherche se distinguent au niveau des matières optionnelles : au deuxième semestre, les étudiants de la branche professionnelle doivent faire un stage et une démarche de projet et sont envoyés en mission dans des structures partenaires (cette année, certains étudiants travaillent notamment avec le cabinet du ministère du droit des femmes), alors que les étudiants de la branche recherche ont un mémoire à rendre. Questions des étudiants et réponses des directeurs du Master : Quelle place est faite aux juristes dans ce master plus politiste ? Les juristes trouvent-ils leur place ? Il y a du droit et il y en aura de plus en plus, pas en quantité mais en qualité. Il s’agit d’un master pluridisciplinaire, il y a un aspect juridique qui sera aussi institutionnel, on va renforcer l’aspect juridique pour que les acquis en droit ne soient pas perdus. Il y a tout de même une majorité de personnes ayant fait une formation juridique. On recherche la diversité. Par rapport au droit, il va falloir dépasser le cadre institutionnel car formellement les étudiants ont pu voir comment cela fonctionne, les cours de droit sont inspirés nécessairement d’une politique, c’est toujours une mise en œuvre d’une politique. Ce master vise à faire la jonction entre les cours juridiques et les politiques publiques. Le master est profilé sur l’après, en général les étudiants se dirigent vers des carrières dans la fonction publique ce qui nécessite d’avoir une connaissance juridique mais aussi une connaissance fine de la façon dont cela fonctionne notamment quant aux effets de concurrence, aux rapports avec les groupes d’intérêts... Il s’agit de savoir anticiper sur leurs attentes des futurs employeurs. Quels sont les critères de sélection ? C’est un Master demandé, nous recevons entre 340 et 350 dossiers. Il y a des critères « classiques » académiques qui s’attachent aux résultats, mais nous prenons aussi en compte les motivations exprimées dans le CV et dans la lettre de motivation, dans laquelle il faut indiquer pourquoi choisir ce master et pas un autre et son objectif professionnel. Certains étudiants ont une moyenne plutôt bonne sans être exceptionnelle, mais ont de bonnes notes dans les matières en rapport avec la science administrative et leur lettre de motivation était convaincante et bien formatée. On veille à avoir des profils différents : il peut y avoir des étudiants ayant fait de l’histoire ou de l’économie mais dont la motivation parait cohérente. En général, on retient cinquante étudiants, pour une promotion de quarante étudiants au final (vingt dans chacune des deux branches). On examine en priorité les dossiers des étudiants ayant placé le Master en premier choix, mais on garde une dizaine de places pour ceux qui l’auraient mis en deuxième choix. La proportion des étudiants venant d’Assas varie, mais on veille à ce qu’ils représentent à peu près la moitié de la promotion. Qu’est-ce qu’une moyenne « honorable » ? Une moyenne de 10 ou 11 paraît un peu juste, mais la moyenne est pondérée selon les universités. « Brutes », les moyennes ne signifient pas grand-chose. En général, une moyenne de 12 ou 13 est une moyenne honorable. Au moment de la sélection, avez-vous connaissance des résultats de l’ensemble de l’année de M1 ? Normalement oui. Si non, il faut envoyer les résultats du deuxième semestre, qui seront alors ajoutés au dossier. La première sélection se fait-elle uniquement avec les notes du premier semestre ? La première sélection a lieu vers fin juin - début juillet, afin d’avoir les notes du second semestre. Trois types de décision peuvent être prises : l’acceptation du dossier, le refus ou une proposition de balancement de la branche professionnelle à la branche recherche. La branche recherche n’exclut pas nécessairement le stage, qui est possible s’il est lié à la thématique de recherche, mais il ne sera pas noté, l’évaluation se fera uniquement sur le mémoire. Ce master n’est-il pas le même que celui dispensé à l’Institut de Sciences Politiques, notamment en termes de contenu ? Les cours dispensés à Sciences Po sont les mêmes d’un point de vue thématique mais les exigences sont différentes, ils ne sont pas formatés de la même manière. Les matières peuvent être substantiellement différentes, même si on commence à s’approcher du même état d’esprit mais ce n’est pas un vrai « doublon ». Cela apporterait quelque chose de faire les deux ? Certains étudiants ont fait les deux en double cursus ou de manière différée. Le master de Sciences Po maximise l’accès aux prépas de Sciences Po pour les concours. Quel type de concours passent les étudiants en général ? Ils passent en général les concours des tribunaux administratifs. D’autres font des prépas supplémentaires car le master n’est pas une préparation aux concours. Le Master va être reformaté pour coller davantage à l’esprit des concours, mais ce n’est pas l’esprit principal du Master. Vers quel type de profession se destinent en général les étudiants ? C’est très varié. Certains étudiants sont devenus collaborateurs d’élus, et notamment d’élus locaux, certains sont entrés au service d’une administration sur une base contractuelle, d’autres ont travaillé au sein d’agences administratives. Généralement, il s’agit de carrières dans la fonction publique ou qui en sont proches. Certains ont aussi fait de la recherche, d’autres sont devenus journaliste ou ont travaillé au sein de cabinets de conseil en affaires publiques. Il s’agit de droit tourné vers l’administration et son fonctionnement, ce n’est pas un master cloisonné sur les règles juridiques et qui n’est pas réservé au concours. Ce master constitue-t-il une plus-value pour le concours des tribunaux administratifs et des Cours administratives d’appel ou est-il plus judicieux de faire un Master 2 plus juridique ? Ce n’est pas incompatible, mais ce n’est pas la meilleure façon de le préparer car c’est vraiment du droit pur. Le but est de ne fermer aucune porte, de continuer d’utiliser le droit comme apport de Politique publique mais aussi le conserver comme matière pure pour ne pas se fermer de porte. Les étudiants qui l’ont passé avaient d’autre cours et étaient en stage au Conseil d’Etat, ils avaient donc une certaine pratique. On peut orienter son M2 en fonction de ce que l’on souhaite. N’y a-t-il pas une limite d’âge à 25 ans pour passer les concours ? Cette information est à vérifier, mais normalement, la limite d’âge a été supprimée. Il me semble que deux étudiants plus jeunes aient passé le concours il y a deux ans. Dans tous les cas, le Master ne coupe pas du droit, tout est fait pour que cela ne se produise pas. Peut-on faire autre chose à côté, par exemple des stages, au regard du travail personnel qui est à fournir sans compromettre sa réussite ? La maquette du Master permet de l’adapter aux souhaits de l’étudiant, il peut ainsi être orienté davantage vers le droit ou davantage vers les sciences politiques. Par exemple, le stage est requis au second semestre mais certains étudiants s’arrangent pour avoir un stage au premier semestre. En règle générale, plus on fait de choses, mieux on arrive à s’organiser, les expériences se complètent et les étudiants arrivent à s’organiser pour pouvoir assister aux cours et mettre en pratique l’enseignement dispensé en cours pendant le stage. De plus, la plupart du temps, les étudiants suivent des cours par ailleurs pour passer le concours. Certains étudiants passent-ils le CFRPA ? Oui, certains le font. Comment s’organise la notation ? Cela varie. Au premier semestre, s’agissant d’un enseignement plus classique, l’évaluation se fait à l’écrit, alors qu’au second semestre, des séminaires sont organisés, ce sont des exercices plus pratiques durant lesquels il s’agit de faire des notes de cabinet, des jeux de rôle pour comprendre la logique de compromis inhérente à une politique publique qui est un milieu très conflictuel. Il peut aussi y avoir des présentations d’articles. Dans tous les cas, il faut toujours avoir 10 de moyenne pour obtenir son diplôme. Pour les étudiants de la branche professionnelle, y-a-t-il une soutenance du rapport de stage ? Oui, pour la démarche de projet, il y a une soutenance. En juin il y a une journée en présence des tuteurs qui ont suivi et ce sont ceux qui font l’évaluation. Le stage est sur le second semestre mais la démarche de projet dépend de la structure d’accueil, certaines veulent commencer tôt ils ont besoin de commencer le projet rapidement. Un stage en cabinet d’avocat n’est pas impossible tant que cela touche aux politiques publiques. C’est aux étudiants de trouver le stage mais s’il n’est pas trouvé, le master est toujours sollicité et une solution sera trouvée Certains anciens étudiants demandent des stages. Un réseau se constitue pour avoir une meilleure information, montrer quelle sont les trajectoires professionnelles mais aussi pour nourrir le contenu. Quel âge exactement a le Master ? Dans sa structure actuelle, le Master a quatre ou cinq ans. Auparavant, la branche professionnelle et la branche recherche étaient séparées. Faut-il vraiment montrer sa motivation dans la lettre de motivation ? Est-ce dommageable de ne pas avoir de projet arrêté et précis ? On va rechercher quelles sont les motivations de l’étudiant, comment il présente son parcours et comment ce master pourrait répondre à ses attentes. La lettre de motivation peut être tournée vers un bilan des études. Par exemple, un étudiant qui a fait de l’associatif ou qui a travaillé au sein d’une collectivité est intéressant. Il faut mettre en avant tout ce qui peut faire la différence. Il faut également s’interroger sur les raisons qui nous poussent à faire ce master et pas un autre. Un contenu particulier est-il exigé dans le CV, telle que par exemple une expérience associative ? Le parcours associatif n’est pas exigé, il faut seulement mettre les informations les plus pertinentes et les plus sincères qui pourraient être intéressantes. Il n’y a pas d’exigences particulières, on veille à avoir des profils différents. Tout ce qui pourrait faire une différence est à mettre en avant. Dans la lettre de motivation, il expliquer pourquoi on veut faire ce Master. Un engagement politique peut également être mis en avant. L’idée est que le parcours et le discours soient cohérents et qu’ils s’ajoutent à des résultats académiques convaincants. Faut-il préciser dans la lettre de motivation quelle branche est visée ? Oui, c’est demandé de toute façon demandé dans le dossier. Y a-t-il un quota pour chaque branche ? La plupart des dossiers que nous recevons demandent la branche professionnelle plutôt que la branche recherche. On tente d’avoir un équilibre, cette année il est atteint mais ce n’est pas forcément le cas tous les ans. Il n’y a pas de numerus clausus, cela dépend de la nature des demandes et des profils proposés. Le choix de la branche peut-il est préjudiciable ? La branche recherche empêche-t-elle de passer les concours ? Non, la branche recherche laisse davantage de temps, la branche professionnelle n’est pas l’unique branche pour passer les concours, les deux conviennent. La branche recherche ne vise pas nécessairement à faire une thèse, on peut faire un mémoire plus professionnalisant dans un domaine particulier, sur des institutions particulières, on peut le calibrer un sujet pratique. Il faut être actif et réfléchir dès le début du M2 à la manière dont on veut l’orienter, il faut que ce soit clair vers octobre ou novembre, mais des réunions seront évidemment organisées pour encadrer et aider les étudiants. Il n’y a que trois cours en communs, auxquels s’ajoute un large choix de matières qui va sans doute s’agrandir l’année prochaine (avec par exemple l’ajout du cours de procédure d’élaboration de la loi). Il y aura peut-être aussi des professeurs étrangers invités qui donneront des cours, notamment sur l’Europe. Faut-il nécessairement faire un stage dans une institution française ? Non, si vous avez a l’opportunité d’aller à l’étranger c’est très bien, mais il faut nous prévenir rapidement pour s’organiser pour l’évaluation des cours. Y a-t-il des destinations qui seraient plus « cotées » que d’autres ? Non, cela dépend du cursus que l’on veut faire. Si on a eu des relations particulières avec une destination, si on veut travailler dans une institution à l’étranger et que l’on a la possibilité de partir, c’est une belle opportunité. Le M2 vise avant tout à faciliter l’insertion dans la vie professionnelle. Pour la démarche de projet, y-t-il une liste imposée ou peut-on en proposer ? Oui, il y a une liste car la démarche de projet est pilotée par un tuteur pour suivre les étudiants, car il faut qu’il y ait un suivi pour que la mission ait du sens. Jusqu’à présent il n’y a pas eu de démarche de projet initiée par les étudiants, mais si on connait par ses contacts quelqu'un qui serait intéressé, il peut être proposé et ajouté.
  11. M2 Droit immobilier et de la construction M. le Professeur Périnet-Marquet Rencontre du 26 mars L'originalité de ce M2 par rapport aux autres est qu'il est un mélange de droit privé et de droit public avec des cours d'urbanisme, de fiscalité, de marché publics, de droit de la construction, etc. S’agissant d’un discipline à cheval sur le droit public et sur le droit privé, cette double culture est indispensable. Les publicistes comme les privatistes peuvent donc entrer dans ce M2. Il y a un réseau d’anciens performant. Sauf de rares exceptions, tous les étudiants trouvent facilement un stage. Cela est lié la notoriété du M2. Le Master est classé 3e au classement SMBG dans la catégorie « Management et droit de l’immobilier », mais les deux premiers sont des M2 de management : on peut donc dire que le Master est premier du classement en droit immobilier. Le M2 est différent du M1 car on se retrouve à trente venant de partout pendant un an, il y a un esprit qui se rapproche beaucoup de celui d'une grande école. C'est nécessaire. L'ambiance est agréable mais il faut travailler. Les débouchés sont assez variés : avocat, juriste spécialisé en droit immobilier, notaire… Les sociétés d’HLM, les sociétés foncières et les sociétés d’assurances recrutent également. Il n’est pas impossible non plus de faire de la promotion immobilière. Il est possible de passer le barreau pendant le Master. Le M2 est habilité pour l’apprentissage, les étudiants sont en alternance ou en stage, ce qui facilite l’embauche à la fin du Master. Les étudiants sont en apprentissage deux jours et demi par semaine. La sélection : Pour entrer dans le M2, il faut avoir un bon dossier, qui doit donner une bonne impression. On peut avoir 10 une année si on montre par ailleurs que l'on peut avoir plus. Il est préférable d’avoir un cursus où l’on progresse qu’un dossier où les notes baissent. Il faut mettre le Master en premier choix, car la sélection est faite avant la réception des dossiers en deuxième choix. 80 personnes sont sélectionnées, sur dossier pour les entretiens, qui se déroulent début juillet. Une trentaine d’étudiants sont finalement retenus. Lors de l’entretien, le professeur essaie de se mettre à la place d’un recruteur pour apprécier les qualités personnelles des candidats. Les activités extrascolaires sont prise en compte. Les stages comptent également, mais dans une mesure moindre que les notes. Avoir déjà fait un M2 n’est pas spécialement valorisant, car sinon, il n’y aurait aucune place pour ceux qui sortent de M1. Le nombre de personnes ayant déjà fait un Master 2 dans la promo est d’ailleurs assez restreint. Il est assez neutre d’être parti en Erasmus, d’avoir un profil assez international ; si les autres années sont bonnes, cela n’a pas d’importance. Le DU de droit immobilier : Concernant le diplôme d’université de droit immobilier, il s’agit d’un diplôme de 3e cycle. Le niveau de recrutement est légèrement inférieur à celui du M2, des années correctement obtenues suffisent mais il y a tout de même deux fois et demi plus de candidats que de places. La sélection se fait uniquement à partir du dossier, il n’y a pas d’entretien. Certains cours sont communs avec le Master 2.
  12. M2 Droit de la communication MM. les Professeurs Truchet et Passa Rencontre du 25 mars Dans le secteur de la communication, Paris II est richement doté, puisqu’il y a l'IFP, qui est l'une des écoles historiques de la presse, le master Droit du multimédia et de l'informatique, le master droit de la communication mais aussi le master de droit de la propriété intellectuelle. On a hésité à maintenir cette diversité et à maintenir le Master Droit de la communication. Finalement, le Master a été remanié. A partir de l’année prochaine, l’offre de formation de plusieurs Master 2 va changer. Ce Master était anciennement un Master recherche, mais il ne l'est plus. Désormais, il est à la fois recherche et professionnel. En terme de débouchés, ce Master prépare aussi bien à une carrière universitaire qu'a une carrière non universitaire. En général, moins d’un étudiant du Master entame une thèse. Jusqu’à présent, les étudiants sortants se placent plutôt bien : 91% ont un emploi stable, dans des débouchés très variés. Une très faible quantité d’étudiants s’orientent vers une thèse, tandis que 50% passent le barreau. Les autres rejoignent les services juridiques de chaînes de télévision, de radios, de sociétés de production ou d’institutions (CSA, CNC, etc.). En revanche, la presse écrite et les éditeurs n’ont pas les moyens de recruter des juristes. De plus en plus d’anciens étudiants du Master nous envoient des offres de stage. A chaque rentrée, des étudiants de la promotion sortante viennent partager leur expérience avec les nouveaux étudiants, en dehors de la présence de l’équipe enseignante. L'organisation des études : Le Master 2 est volontairement indifférencié entre droit public et droit privé. Parmi les prérequis, on doit être aussi bon privatiste que publiciste, tout simplement parce que cette distinction n'a pas de sens. Quand on entre dans un Master de Paris 2, on est supposé ne rien avoir oublié de ses quatre années précédentes. Le M2 englobe toutes les formes de communication. On y parle de la presse écrite, de l'audiovisuel, du cinéma, du théâtre, de la publicité, du livre, des réseaux sociaux, d'internet, etc., parce que ce sont les mêmes problèmes juridiques qui se posent à chaque fois. On essaie d'avoir une vision globale. Les cours : -Liberté de communication (assuré par M. Truchet) -Responsabilité civile et pénale de la communication (assuré par M. Dreyer) -Droit de la communication numérique (assuré par M. Huet) -Droit de l'image animée (qui sera assuré par Stéphane Davy, chef du service juridique du CNC) : ce cours constitue une innovation pour l'année prochaine -Aspects pratiques du droit de la communication : c'est un cours méthodologique assuré par Mme Franceschini -Droit international et européen de l'information et des médias (assuré par M. Guedj) -Réseaux numériques et industrie des médias (assuré par M. Hurard) -Journalisme, pratique des médias et déontologie (assuré par M. Malye) -Médias, justice et politique (assuré par M. d'Almeida) qui est un cours commun avec l'IFP ; -Droit de la propriété intellectuelle (assuré par M. Passa) ; -Communication commerciale et publicité (assuré par M. Hazan). Les étudiants doivent aussi rédiger un mémoire. C'est beaucoup plus qu'une dissertation : c'est l'apprentissage de l'audace intellectuelle. Il faut trouver une idée nouvelle, la construire… Ce Master bénéficie du label « Paris 2 ». Il reçoit, en première et deuxième candidatures, environ 150 dossiers. Une trentaine sont sélectionnés. Il n’y a pas de « prime » pour les étudiants de Paris II. Il faut être loyal et sincère dans son dossier. Il est important d’avoir un parcours cohérent avec ce qu’on veut faire plus tard. Il faut également soigner sa lettre de motivation. Il faut être extrêmement sincère sur ses faiblesses ainsi que ses forces et ses attentes.
  13. Strawberry Fields

    M2 Sécurité et Défense

    M2 Sécurité et Défense M. le Professeur Gohin Rencontre du 28 mars Présentation du Master : Vous pouvez déjà trouver la maquette et l’emploi du temps du Master sur le site de l’Université pour que vous ayez une idée du contenu. Le droit public de la défense, c’est du droit constitutionnel, du droit administratif et du droit européen en matière de défense et de sécurité. Le Master 2 n'est pas réservé aux étudiants en droit public : vous pouvez avoir fait un M1 d'histoire, de sciences politiques, de droit pénal, de relations internationales... Le Master 2 est ouvert aux étudiants étrangers, ce qui permet une grande diversité des effectifs. N'hésitez pas à faire jouer la concurrence et à postuler à d'autres M2 dans d'autres villes : Nice, Lille, Aix-en-Provence, Lyon... Intéressez-vous également aux universités étrangères. Mais n'oubliez pas de vous désister des autres Master 2 auxquels vous aviez postulés une fois que vous êtes accepté dans celui que vous désiriez : c'est une chose très importante que beaucoup d'étudiants oublient ou ne se donnent pas la peine de faire. Sur la lettre de motivation et le dossier : Le dossier doit être envoyé par lettre recommandée avec avis de réception ; vous ne pouvez pas le déposer directement à la scolarité. La lettre de motivation sera manuscrite, à l’encre noire ou bleue (évitez les couleurs fantaisistes). Elle peut faire plus d'une page. On veut savoir pourquoi vous venez, quels sont votre passé, votre présent et vos objectifs futurs. Vous devez également joindre un CV (1 page maximum dactylographiée). Le CV doit interpeller, car les lettres sont trop stéréotypées. Compte tenu du temps restreint dont nous disposons, il n'y a pas d'entretien : vous devez donc tout dire dans la lettre de motivation. Le CV doit être explicite et bien mentionner les formations, les expériences professionnelles et à l'étranger et les activités sportives. Le parcours doit être cohérent. S'il y a une incohérence (par exemple si vous avez suivi une formation en droit privé), vous devez l'expliquer ; aucun dossier n'est indéfendable. Les stages peuvent être intéressants s'ils sont en rapport avec l'intitulé du M2 : dans la police, la gendarmerie, l'armée... En revanche, les lettres de recommandation sont à proscrire. A la rigueur, les lettres de recommandation professionnelles sont recevables à condition qu'elles démontrent qu'on a vraiment fait des stages importants et intéressants. Statistiques : Le Master a été créé en 2009 et est habilité jusqu’en 2013 (la campagne pour sa réhabilitation est en cours). Depuis 2010, le nombre de candidatures est le suivant : 2010 : 96 candidats 2011 : 122 candidats 2012 : 152 candidats Soit 113 candidatures en moyenne, chiffre en constante augmentation. Il y a en moyenne 25 étudiants par promotion (entre 20 et 30 selon les années). A Paris II, on reçoit en tout jusqu’à 13.000 dossiers de M2, pour 2000 étudiants retenus au final. Le Master se place donc en bonne position parmi les Masters sélectifs. Sur le caractère "Recherche" du Master 2 : Le Master est un Master recherche, mais la distinction entre recherche et professionnel s'est beaucoup affaiblie. Pour la campagne 2014, le Master devrait devenir un Master parcours indifférencié. S'agissant d'un M2 Recherche, il y a un mémoire d'environ 70 pages à remettre. Le sujet n'est pas imposé et l'étudiant a jusqu'à mi-décembre pour trouver son sujet de mémoire. Si vous avez déjà une idée de sujet de mémoire, vous pouvez l'indiquer dans la lettre de motivation. Le professeur Gohin déconseille très fortement de faire un second M2 en même temps. Il ne prend pas non plus d'étudiants ayant déjà fait un M2 Recherche. En revanche, il est envisageable de faire un M2 Professionnel après ce M2, afin d'entrer définitivement dans le marché du travail. Il est très déconseillé de préparer les concours administratifs en même temps que le M2, car l'étudiant ne va se concentrer que sur les concours d'octobre à février. Or, il faut quand même réussir le Master et rendre son mémoire. Il est préférable de ne pas se disperser. En revanche, il est tout à fait envisageable de passer les concours militaires, de police ou d'inspecteur des douanes après le M2. La promotion : Les étudiants du M2 constituent une équipe : il faut que les personnes se côtoient, se rencontrent. Il doit s'agir d'une année conviviale. On recherche donc des gens qui sauront s'intégrer dans un groupe, qui ne sont pas trop individualistes.
  14. M2 Droit pénal et sciences pénales M. le Professeur Mayaud Rencontre du 25 mars Présentation du Master 2 : Le M2 Droit pénal et sciences pénales est un Master très prisé par les étudiants. Le droit pénal est une matière intéressante et très attrayante, par le fait qu'elle est juridique, mais qu’elle a également une dimension très humaine. Ce diplôme vise à former de beaux esprits pour élaborer le droit, le créer et le construire. Il peut aussi être un bon complément pour intégrer la magistrature et l'avocature. Nous n’acceptons que les premiers choix, car il y a beaucoup trop de dossiers. Les candidatures sont nombreuses : entre 300 et 350. Il y a autant de candidats de Paris II que de candidats de province. Les critères de sélection : Le Master compte 25 places, mais environ 50 dossiers sont sélectionnés en prévision d’éventuels désistements. La sélection se fait en plusieurs temps. D'abord, M. Mayaud passe en revue tous les dossiers pour voir le niveau de la promotion en voie de création. Déjà, se dégagent un certain nombre de dossiers, pour sortir immédiatement du lo. Ces dossiers s'imposent d'eux-mêmes au titre de ce premier filtrage, parce que les résultats sont bons. L'année dernière, après cette première démarche, plus de 20 dossiers étaient déjà pré-sélectionnés. Seconde étape, M. Mayaud refait la même démarche en reprenant les dossiers qui n'ont pas été pré-sélectionnés, et en les approfondissant davantage (il regarde les mentions s'il y en a, si le cursus est régulier, si une faiblesse sur une année a été compensée par des notes excellentes les autres années, etc). Ensuite, si les rangs ne sont pas remplis, M. Mayaud procède à une troisième sélection. C'est la plus difficile, il faut rentrer plus dans le détail des éléments de candidature, et c'est là que les lettres de motivation sont importantes. Le déroulement de l'année du Master : Il y a des enseignements obligatoires : droit pénal général, droit pénal spécial et procédure pénale. Autour de ces matières, on a de la méthodologie. L'objectif du master est d'acquérir une capacité d'analyse et de développement, afin de trouver une solution reposant sur un raisonnement porteur. Le Master 2 est une remise en cause de soi-même pendant un an. C'est une leçon d'humilité, mais on en ressort totalement transformé. Il y a un mémoire à rédiger sur des thèmes d'actualité qui ne sont traités nulle part, de manière à ce qu’il n’y ait pas de possibilité de plagiat. Les mémoires portent sur des sujets totalement inédits. Tous les enseignants proposent des sujets de mémoire, et l'étudiant choisit celui qu'il veut traiter, car c'est un travail personnel. Questions des étudiants et réponses du Professeur Mayaud : Est-ce que vous acceptez des étudiants partis en échange ? Oui, mais il est difficile de savoir ce que représentent les notes, car il est impossible de connaître les critères d'évaluation des universités étrangères. Ce n'est donc ni un inconvénient ni un avantage. Est-ce que vous sélectionnez des étudiants ayant déjà un Master 2 ? M. Mayaud sélectionne des étudiants sortant d'un Master 2 au même titre que les autres, dès lors qu'ils répondent aux critères. Attendez-vous les résultats du 2nd semestre de M1 ? Dans certains dossiers pour lesquels on hésite, on attend les résultats. Mais pour les dossiers qui sont déjà présélectionnés, cela ne change rien. Quels sont vos conseils pour la lettre de motivation ? La lettre de motivation n'a d'intérêt que pour départager deux candidats. Celui qui fait des fautes d'orthographe est immédiatement écarté : un juriste doit maîtriser la langue française. Au fond, on ne regarde pas la motivation en elle-même, car les lettres se ressemblent presque toutes, mais bien l'orthographe. Quid des lettres de recommandation ? Elles sont inutiles, et même à bannir. Prenez-vous en compte les stages effectués pendant le cursus universitaire ? Non, nous n’en tenons pas compte du tout. Un entretien est-il prévu ? Non, il n’y a pas d’entretien. La sélection est objective : s’il y avait des entretiens, elle deviendrait subjective. A-t-on plus de chance d’être admis quand on a suivi des matières de droit pénal ? Non, cela ne change rien. Quel Master 1 conseillez-vous ? Aucun, nous n’en tenons pas compte. On peut même avoir fait un Master 1 de Droit public. L'essentiel est de faire preuve d'une certaine sensibilité judiciaire. Le Master est-il compatible avec l'IEJ ? Cela dépend de l'étudiant, certains le font mais très peu. La plupart font l'IEJ après le Master 2.
  15. M2 Droits de l’homme et droit humanitaire M. le Professeur Decaux Rencontre du 27 mars Présentation du Master 2 : Ce Master a été créé il y a une vingtaine d'années. Une nouvelle maquette vient d'être habilitée pour ce master. Il y a deux branches : une branche professionnelle, et une branche recherche. Le Master compte une trentaine d’étudiants, dont une dizaine d’étudiants étrangers. Il y a quatre cours de base : -théorie et histoire des droits de l’homme -droit international des droits de l’homme -droit(s)européen(s) des droits de l’homme -droit international humanitaire et droit international pénal S'y ajoutent ensuite des séminaires plus spécialisés qui s'additionnent aux cours. Un séminaire d'anglais juridique est dispensé pour tous. Les étudiants du Master professionnel suivent sept séminaires, dont deux obligatoires qui sont à visée pratique (politique juridique des Etats, rôle des ONG et de la société civile). Les étudiants du Master recherche suivent quant à eux trois séminaires, le reste de leur temps étant consacré à la rédaction d’un mémoire. Pour la filière professionnelle, il y a un stage obligatoire. Il peut se faire auprès d’un ministère ou d’une juridiction, d’une ONG, d’un cabinet d’avocats, d’une organisation internationale, d’une ambassade… Nous recevons près de 300 dossiers, et une trentaine de candidatures sont retenues. On compte un abandon ou un échec environ une année sur deux, mais cela reste rare : la plupart du temps, une fois admis, tous les étudiants réussissent, la sélection étant faire en amont. Les étudiants qui se présentent sont souvent surqualifiés et ont déjà fait un Master plus généraliste auparavant (droit pénal ou droit international par exemple) ou sont diplômés de Sciences Po. Attention : ce Master ne peut être demandé qu’en premier choix. Les débouchés sont variés : certains continuent dans la recherche, en France ou à l’étranger ; d’autres préparent le barreau ; et d’autres enfin travaillent dans des institutions internationales, des administrations françaises ou des ONG. Questions des étudiants et réponses du professeur Decaux : Comment se fait la sélection ? La sélection se fait en deux périodes : - Il y a une sélection pour les étudiants français ou ayant fait leurs études en France début juillet. Il faut avoir les résultats du Master 1. Nous essayons de diversifier les profils, mais globalement, il est important d’avoir eu des mentions, un bon parcours depuis la licence. Un redoublement est un handicap difficile à surmonter face à d’excellents dossiers. Avoir fait des stages auprès des Nations Unies ou de juridictions pénales peut être intéressant, tout comme des séjours à l’étranger, notamment dans le cadre d’Erasmus, mais cela ne garantit pas d’être admis, pour ne pas défavoriser les meilleurs étudiants motivés qui sortent directement de M1. La sélection se fait sur dossier, lettre de motivation, éventuellement lettre de recommandation. Il n’y a pas d'entretien afin de ne pas défavoriser les étudiants venant de province ou de l’étranger. -Une autre sélection a lieu pour les étudiants venant de l'étranger, avec un système de bourse pour certains et des exigences d’équivalence. Ce Master est-il un bon complément ? Tout à fait, il faut déjà avoir une bonne culture juridique générale. Un avocat n'est jamais compétent uniquement en droits de l'homme. Il faut connaître le droit international général. Pour un étudiant en M1 à Assas, vaut-il mieux postuler tout de suite ou faire un autre M2 d’abord ? Cela dépend, si vous êtes un bon étudiant, vous pouvez le tenter tout de suite. Sinon, si vous sentez le besoin de mûrir et de compléter vos connaissances de base vous pouvez postuler pour un autre Master 2 plus généraliste et vous présenter l'année suivante. D'où viennent les étudiants ? Ce Master est très juridique. Il est indispensable d’avoir de bonnes bases juridiques, par exemple pour le droit pénal international qui est une matière très complexe, mais aussi en droit international public. Mais ce Master est ouvert aussi bien aux juristes de droit public que de droit privé. Il y a également des étudiants venant de Sciences Po ou des normaliens de Cachan, mais ils restent minoritaires. Combien d'étudiants viennent d'Assas ? Les étudiants venant de Paris II sont minoritaires. Sur trente étudiants, dix sont étrangers et parmi les autres, un certain nombre viennent d’autres universités, notamment de province. Mais bien sûr, les étudiants de Paris II sont chez eux ! Parmi les étudiants du parcours recherche, combien font des doctorats ? Normalement, il y a un contrat doctoral par Master recherche. C'est en principe le major de la promotion qui obtient ce contrat, s’il souhaite faire une thèse, ce qui n’est pas toujours le cas. Parfois il est possible d’avoir un second contrat, en fonction de la qualité des projets de recherche. Quelles sont les épreuves ? Il y a un écrit de 5h sur deux des cours de base, choisis par tirage au sort. C'est une dissertation générale, au choix, ou bien un commentaire de texte ou un cas pratique. Pour les deux autres cours de base, c'est un exposé-discussion avec préparation d’une heure. Sinon, ce sont les séminaires qui sont notés dans le cadre du contrôle continu, sans parler de la note de mémoire ou de stage. Que reste-t-il comme débouchés à part avocat ou travailler dans les ONG ? Il n’y a pas de débouché spécifique comme pour certains M2 (comme par exemple le M2 Droit notarial). On retrouve des anciens diplômés dans des secteurs très différents, notamment dans les organisations internationales – même si en raison de la règle des quotas il est plus difficile pour un Français d’être recruté. Il y a beaucoup d’anciens diplômés dans des ONG, mais là c’est la pyramide des âges qui limite les débouchés et c’est difficile d’en faire un métier. Nombreux sont ceux qui passent le concours du barreau pour continuer à s’occuper de droits de l’homme ou de justice pénale. Certains anciens étudiants travaillent également dans des administrations ou chez le Défenseur des droits, à la CNCDH, etc. Il ne faut pas faire ce Master par simple humanisme, mais en sachant ce qu’on veut faire après, en orientant ses stages et en diversifiant ses contacts. Y-a-t-il des étudiants en entreprise ? Il existe des conventions CIFRE (Conventions industrielles de formation par la recherche) pour faire des thèses en entreprise mais le travail est tellement prenant qu'il prend souvent le dessus sur la recherche, et la thèse en pâtit. Mais du fait du marché de l'emploi, il vaut mieux privilégier l'intégration en entreprise, si l’on y a pris goût. De plus, les droits de l’homme sont des champs auxquels les entreprises sont en train de se sensibiliser, avec la RSE (responsabilité sociale ou sociétales des entreprises ): analyse de risque de violations des droits de l’homme, application extraterritoriale des normes, etc. Les multinationales offrent des stages et recrutent des spécialistes des droits de l’homme. Ce qui est intéressant c'est de faire les deux, ONG et entreprise, tout comme de connaître le travail des administrations ou des juridictions. Cela permet de mieux comprendre les points de vue respectifs et les différences de fonctionnement, sans « idéaliser » un secteur au détriment de l’autre. Quels sont les meilleurs masters dans ce domaine ? Chacun a ses spécificités, celui de Paris II privilégie le droit international dans ses branches les plus dynamiques, avec une ouverture sur le contentieux européen et le droit international pénal, et la participation de praticiens, d’experts internationaux et d’universitaires étrangers. Celui de Nanterre qui est également excellent est au contraire centré sur les droits fondamentaux et les libertés publiques, dans une perspective essentiellement interne, comme son nom l’indique. D’autres comme celui de Montpellier sont étroitement spécialisé dans le contentieux européen des droits de l’homme. Il ne faut pas négliger des Masters, moins connus et donc plus faciles d’accès, qui sont de très bonne qualité, comme celui de Caen sur les droits fondamentaux. A Evry, il y a un Master plus philosophique, pluridisciplinaire. Celui d'Aix se situe davantage sur le terrain de l’action humanitaire.
  16. M2 Droit du multimédia et de l'informatique M. le Professeur Passa Rencontre du 25 mars Le Master 2 Droit du multimédia et informatique est un diplôme professionnel avec stage obligatoire qui est orienté exclusivement vers le droit privé et qui offre des enseignements assez généralistes (droit des contrats, droit de la responsabilité, droit des personnes, droit de la propriété intellectuelle, droit pénal, droit international privé). C'est un master finalement assez généraliste, on suit des matières assez générales mais sous l'angle des nouvelles technologies. Il y a quatre cours qui constituent les grands piliers : -Droit des contrats informatiques et électroniques -Droit de la communication numérique (il s'agit en fait du droit de l'internet, dont on exclut la propriété intellectuelle et les contrats), -Droit de la propriété intellectuelle avec un cours de droits d'auteur et des modules en propriété industrielle. -Protection des personnes (données personnelles, vie privée, etc) Il y a ensuite des enseignements complémentaires : droit international privé, droit de la preuve, paiement en ligne, un cours d'anglais juridique, un cours d'initiation en technique informatique, etc. Il y a un stage obligatoire, accompagné d'un rapport de stage formel et d'un mémoire à rédiger et à soutenir entre fin juin et début juillet.
  17. M2 Droit et pratique des relations de travail M. le Professeur Teyssié Rencontre du 22 mars Présentation du Master 2 par le Professeur Teyssié : Le Master 2 « DPRT » a fêté son 25ème anniversaire très récemment. Ce Master 2 est un master par alternance. Lalternance peut se concevoir selon deux mécaniques : Soit létudiant alterne des périodes denseignement académique et des périodes de stage. Soit létudiant alterne des périodes denseignement et apprentissage en cabinet ou en entreprise. Lapprentissage a chassé les stages classiques. Ainsi la promotion 2012/2013 du DPRT est entièrement en apprentissage. Chaque étudiant a un contrat dapprentissage qui lunit à une entreprise ou un cabinet davocat pendant les 12 mois du master. Ce plébiscite est assez logique puisque létudiant apprenti a un contrat de travail. Par conséquent, il sera beaucoup plus intégré dans lentreprise et pourra acquérir une véritable expérience professionnelle. En outre, un contrat dapprentissage assure à létudiant une rémunération mensuelle quil soit en période de cours ou en entreprise. LA SELECTION : Les étudiants du master DPRT sont au nombre de 24 et font lobjet dun recrutement en deux temps. Premier temps de la sélection (sélection sur dossier) : Courant mars/avril entre 300 et 500 dossiers sont soumis. Cette première sélection se fait sur la base de la qualité académique du parcours et porte notamment sur deux critères : Fluidité du parcours : un redoublement pourrait poser problème, il faudra pouvoir expliquer cet accident. Notes obtenues au cours de la scolarité : pas dobsession sur les mentions, il faut environ 12/13 de moyenne. A lissue de cette sélection, entre 110 et 120 dossiers sont retenus. Second temps de la sélection (entretien individuel) : cet entretien se déroule avec Monsieur le Professeur Teyssié et des professeurs de léquipe du Master 2. Ils sefforcent alors dapprécier la qualité et la profondeur du projet professionnel. : juriste dentreprise en droit social ? avocat en droit social ? Le master est trop sélectif pour se permettre daccueillir des étudiants qui ne savent pas vraiment ce quils veulent. De manière générale, seront également pris en compte : Le niveau danglais : il est conseillé de passer le TOEFL ou le TOEIC dans les 6 mois précédent la soumission du dossier. En effet, le cours de Droit Social Européen est prodigué en anglais. Les stages accomplis Les « petits boulots » qui peuvent avoir donner à létudiant une vision de lentreprise Les 24 étudiants sélectionnés en sont informés au tout début du mois de Juillet (le 1er ou 2 juillet). LE DEROULEMENT DE LA FORMATION : Début juillet senclenche le Master 2 qui va courir jusquau 1er octobre de lannée suivante. Dès la sélection, une première réunion a très vite lieu début juillet pour déterminer deux éléments majeurs : Détermination du contrat dapprentissage : chaque année, Monsieur le Professeur Teyssié dispose dune cinquantaine de contrats dapprentissage que lui proposent les partenaires du Master (cabinets davocats ou entreprises). Les étudiants voient donc avec le directeur quel contrat leur correspondrait le mieux. Une fois ce choix effectué, la candidature est communiquée et un entretien aura lieu avec le maître dapprentissage. Détermination du sujet de mémoire : le sujet sera arrêté dun commun accord entre létudiant et le directeur du M2. Fin août, une nouvelle réunion a lieu pour faire état de lavancement du mémoire (les mois de juillet et août étant propices à la recherche) mais aussi pour préparer les étudiants au début de leur contrat dapprentissage qui arrivera début septembre. Début septembre, se met en place la mécanique de lalternance : Tout le mois de septembre : létudiant est à temps plein dans son entreprise ou son cabinet. Octobre, Novembre, Décembre : période denseignement académique fait à 60% par des professionnels. Les cours ont lieux dans les locaux du laboratoire de droit social (295 rue St Jacques Paris 6ème). Néanmoins, létudiant retourne dans son entreprise ou son cabinet tous les lundis pour continuer à rendre compte des dossiers qui lui ont été confiés. Ces enseignements prennent fin aux alentours du 20 décembre. A partir du 20/23 décembre jusquau 15 mars (3 mois) : létudiant retourne à temps complet dans son entreprise/cabinet. Monsieur Teyssié estime quau cours de cette séquence, un véritable changement sopère chez létudiant qui devient un jeune professionnel. A partir de mi mars jusquà mi mai : une nouvelle séquence denseignement se met en place avec la même mécanique de présence dans lentreprise ou le cabinet tous les lundis. Semaine dexamen en mai : Trois épreuves écrites Droit du travail Droit de la protection sociale Droit social comparé, européen et international Une épreuve orale : exposé-discussion à partir dune étude de cas préparée pendant une heure A partir du 1er juin jusquau 30 septembre : retour dans lentreprise ou le cabinet à temps complet. Au bout du compte, létudiant aura passé plus de 7 mois à temps complet dans lentreprise, durée à laquelle sajoutent tous les lundi durant lannée. Chaque étudiant a un parrain individuel qui est un professionnel qui est son interlocuteur privilégié durant lannée. Puisque lapprentissage est dorénavant généralisé, ce parrain sera le maître dapprentissage (avocat ou directeur juridique). Outre ce parrain, la promotion est parrainée par une entreprise ou par un cabinet davocats. La promotion 2012/2013 est parrainée par le cabinet Flichy Grangé. Exemples de parrains de promotion : pour les entreprises on peut citer Vinci, Air France, Thalès, Saint-Gobain, pour les cabinets davocats, Francis Lefebvre, Fidal, Baker et McKenzie. Ce parrain de promotion essaie de conduire des activités danimation de la promotion et les activités sont très variables. Par exemple, le cabinet Flichy Grangé a organisé un séjour de trois jours à Milan auprès de leur partenaire italien pendant lesquels les étudiants ont pu travailler dans le cabinet avec les avocats qui parlent parfaitement français. Le Master 2 saccompagne dun annuaire de tel sorte quon dispose, sur 25 ans, de la quasi-totalité des noms et adresses professionnelles des étudiants du DPRT. Cest ainsi quau 25ème anniversaire, 650 personnes étaient présentes. Un effet de réseau très fort se met en place. Questions des étudiants et réponses du professeur Teyssié : Le départ à létranger en M1 (notamment dans le cadre du Master intégré à Oxford ou UCL) a-t-il une influence sur la sélection ? Monsieur Teyssié affirme que cela na pas dinfluence particulière sur le recrutement : un étudiant peut tout à fait être admis tout en ayant fait un M1 à létranger. Néanmoins, ces étudiants partent avec un handicap sur le droit de la protection sociale et sur le droit social européen et devront fournir un effort de mise à niveau. Faire un Master 2 professionnel en droit social a-t-il une influence sur une possible continuation en doctorat ? Les textes prévoient que tout titulaire de Master peut sinscrire en doctorat si le directeur de lécole doctorale est daccord, et aucune distinction nest faite entre un M2 professionnel ou un M2 recherche. Dès lors, rien nempêche de faire un doctorat en sortant de ce Master 2. Dailleurs, le DPRT présente la particularité de fournir tous les ans quelques doctorants. Lexplication est assez simple et repose sur le fait quau cours de son master, létudiant aura du écrire un mémoire. Ainsi, létudiant prenant du plaisir dans cette activité décriture et de recherche pourrait décider de continuer son parcours. Monsieur Teyssié est daccord pour cette continuation détude. Mais il souhaite très vivement que létudiant voulant écrire une thèse le fasse dans le cadre dune convention CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche) qui se traduira par une alternance entre un cabinet ou une entreprise et le laboratoire de droit social. Cette volonté du professeur sexplique par une raison de facilitation du démarrage de la vie professionnelle. Quand létudiant sera docteur en droit, lentreprise ou cabinet laccueillant dans le cadre de la convention lembauchera la plupart du temps. Ainsi, la promotion sortie au mois doctobre 2012 a fourni quatre doctorants, tous les quatre étant titulaires dune pareille convention leur permettant de poursuivre leur alternance. Peut-on être refusé en doctorat ? Lorsquon souhaite sengager dans un projet doctoral, il faut un directeur de thèse, qui étudiera le mémoire pour savoir si létudiant a les qualités de rédaction, de construction et de réflexion nécessaires pour poursuivre dans cette voie. Il faut toutefois noter quil ny a jamais eu détudiant du M2 DPRT refusé en Doctorat. Une fois quon a un directeur de thèse, les directeurs décole doctorale ratifient toujours la décision. Avoir fait deux Master 1 (par exemple droit privé puis droit social) a-t-il une influence sur la sélection ? Ce nest ni bien, ni mal. Néanmoins, il faut quil y ait une cohérence dans ce parcours et il faut pouvoir lexpliquer. De manière générale Monsieur Teyssié nest pas favorable à laddition des étapes et privilégie les parcours « courts » (25 ans pour entrer dans la vie professionnelle reste la limite quil ne faudrait pas dépasser). Avoir fait deux Master 2 a-t-il une influence sur la sélection ? Ceci est rédhibitoire, je ne suis pas favorable à une telle addition, dautant que les étudiants auront souvent fait des M2 très éloignés du droit social. Monsieur Teyssié préfère donner leur chance à des étudiants sortant de M1. Mais bien sûr, des exceptions sont possibles, tout dépendra du dossier. Sortir dun Master 1 mention Droit privé général est-il pénalisant ? Ce nest pas forcément pénalisant puisque le recrutement est national, or beaucoup duniversités nont pas de Master 1 en droit social. Cela étant, si au moment du choix final il y a deux candidats de niveaux équivalents, le M1 droit social primera. Quen est-il de la lettre de motivation demandée dans le dossier ? Elle ne répond à aucune exigence de forme. Elle na vraiment pas dimportance car au fond, toutes se ressemblent. Ce qui a de limportance dans la première phase de sélection, ce sont les résultats académiques. Cest durant lentretien quune discussion doit sétablir entre le professeur et létudiant. Cest à ce moment-là que sa motivation doit transparaitre. Quand passer le CRFPA ? Il est préférable de passer le CRFPA à la fin du Master 1 car cest le moment où létudiant est le plus apte à le passer et surtout à le réussir. Sinon, létudiant peut le passer à la fin du M2 mais cela sera très difficile. En effet, pendant tout le temps du DPRT, létudiant ne peut pas suivre les formations de lIEJ (du fait de sa présence en cours tous les jours jusquau samedi ou en entreprise, selon les périodes). En outre les épreuves du CRFPA tombent en septembre quand létudiant est en phase finale dapprentissage et travaille donc à temps complet. Est-ce que seuls les résultats en droit sont pris en compte ? Tous les parcours sont pris en compte (école de commerce, IEP). Dans la promotion actuelle par exemple un étudiant a fait en parallèle un M1 Droit et une Ecole Supérieure de commerce. Dautres profils ont pu être admis, par exemple le titulaire dune maîtrise de droit et élève dun IEP. Cela peut favoriser larrivée à lentretien individuel. Si létudiant est refusé au DPRT, que se passe-t-il pour sa demande au M2 Droit Social Recherche ? Une fois son choix effectué (dès début juillet), nous envoyons les dossiers refusés aux responsables du M2 Recherche presque instantanément. Le recrutement du M2 Recherche ayant lieu vers mi-juillet, les directeurs auront donc reçu les dossiers des étudiants pour les prendre en compte dans leur sélection. Les résultats du second semestre de M1 sont-ils pris en compte ? Lentretien début juillet permet davoir les résultats du second semestre puisquils sont connus au plus tard le 30 juin. Dans le M2 DPRT, il existe une parité homme/femme, mais existe-t-il une parité Paris 2/autres universités ? Non. La promotion 2012/2013 est majoritairement composée détudiants de Paris 2, mais il y a eu parfois des promotions où les étudiants de Paris étaient une toute petite moitié. Tout dépend des dossiers qui se présentent. En règle général, les étudiants de Paris 2 occupent une place majeure (dans lensemble luniversité est pleine de bons étudiants et il semble logique quun étudiant de Master 1 à Paris 2 puisse y continuer ses études). Mais, cela fait la richesse du Master de pouvoir confronter des promotions détudiants venant de divers horizons. Monsieur Teyssié encourage les étudiants pouvant craindre la sélection à tenter leur chance malgré tout. Les seuls combats perdus davance sont les combats quon ne mène pas. LIENS UTILES : Site du Laboratoire de droit social : http://ldsocial.u-paris2.fr/ Fiche formation : http://www.u-paris2....he___formation/ Site du Master 2 DPRT : http://m2-dprt.u-paris2.fr/
  18. M2 Droit des affaires et fiscalité Mme le Professeur Drummond Rencontre du 25 mars Présentation du Master 2 par le Professeur Drummond : Le Master est présenté très précisément sur le site de Paris 2 et, surtout, sur le site de l’association des étudiants : http://www.affaires-fiscalite.com/ que je vous conseille vivement d’aller voir. Je ne soulignerai donc que deux spécificités de ce master. La première est qu’il s’agit d’un Master généraliste de droit des affaires qui repose sur trois grands piliers : le droit des contrats, le droit des sociétés et le droit fiscal. Cette généralité m’apparaît indispensable pour pouvoir traiter intelligemment les questions transversales posées aux cabinets d’avocats d’affaires et pour pouvoir évoluer en terme de carrière. Autour de ces trois piliers, les autres matières permettent de bien appréhender l’ensemble du droit de l’entreprise : ce sont, le droit du travail, le droit de la concurrence, le droit des marchés financiers, la fiscalité internationale, le contentieux fiscal, les restructurations… deux grands cours sont donnés en anglais en groupes de niveau : droit boursier américain et droit anglais des contrats. Le deuxième élément important, c'est le caractère professionnel du Master. Beaucoup de séminaires sont fait par des professionnels - les meilleurs avocats interviennent dans le Master -, et sont conçus à partir de cas rencontrés dans leur pratique professionnelle. Ce Master ne correspond pas à des étudiants qui auraient la volonté de continuer en doctorat. Cela ne veut pas dire que les questions ne sont pas approfondies. En droit des contrats, l’entraînement à la rédaction des contrats est très exigeant et suppose un approfondissement certain de la matière. En droit des sociétés, on est dans des problématiques également assez sophistiquées. Le processus de sélection Il faut au moins deux mentions et quatre ans de droit en France car il faut avoir fait un an de TD de droit de sociétés et un an de TD de droit fiscal. Il faut un bon cursus universitaire. On regardera en particulier les notes en droit des obligations, en droit civil du crédit, en droit des sociétés. Après la sélection sur dossier, 60 étudiants sont appelés pour passer un entretien. Au moment où l'on passe l'entretien, le dossier ne joue plus et tous les étudiants sont remis sur un pied d'égalité. Celui-ci a lieu devant un jury constitué par un ancien étudiant (en général le président de l'association du master), un avocat ou un directeur juridique d'une grande entreprise et le Pr Drummond. Quelques uns passent en 5 minutes, d'autres entretiens peuvent durer plus longtemps. Qu'est-ce qu'on cherche à voir pendant l'entretien ? D'abord, si les membres du jury ont envie de travailler avec l'étudiant pendant un an, si l'étudiant a une chance d'être pris par un cabinet d'avocat, on apprécie l’envie, la motivation, l’énergie de l’étudiant, son ouverture d’esprit, sa curiosité intellectuelle, son potentiel… Il faut que l'étudiant soit curieux. Il sera interrogé sur son CV, quel dossier il a été amené à traiter en stage, sur l'actualité, etc. Les notes du deuxième semestre de Master 1 comptent. Cela peut avoir un impact le jour de l'entretien. Il y a la possibilité de cocher une case sur une feuille jointe au dossier pour que le dossier soit transmis au master recherche du Pr Synvet. Si l'on n’est pas sélectionné dans le master 2 droit des affaires et fiscalité, cela ne constitue pas un handicap pour le master recherche du Pr Hervé Synvet. Il n'y a aucun quota. Ni fille/garçon, ni français/étranger, ni Assas/province. Interventions des étudiants du Master 2 : - Très souvent, la promotion est séparée en groupes de travail, soit pour la résolution de cas, soit pour des simulations de séance devant une cour d'appel ou devant l'autorité des marchés financiers, soit encore pour ce que l’on appelle le Deal : jeu de rôle de négociation pour l’acquisition d’une entreprise, menée sous l’égide de deux avocats et poursuivi sur 5 séances. - C’est un aspect qu'on oublie souvent : on est 24 et on est beaucoup amenés à travailler en groupe. Il faut donc aimer ça ou avoir envie d'apprendre à le faire. Travailler en groupe est parfois compliqué car, au cours de ces études de droit, on travaille surtout individuellement. C'est un excellent entraînement car pour les cabinets d'avocats, c'est vraiment essentiel. - Ceux qui ont le goût de la recherche ne seront pas déçus car il y a beaucoup d’approfondissements théoriques dans ce qu'on fait (en droit des obligations par exemple). - On est vraiment amenés à connaître le milieu des avocats d’affaires et ce master permet véritablement de se familiariser avec le monde des avocats. Pendant les 15 premiers jours du master, on est reçus chez les cabinets partenaires et les avocats expliquent les spécificités du cabinet et se présentent auprès des étudiants du master. - Pas d'inquiétude si on n’a pas l'impression de faire partie de l'univers du droit des affaires. Ce Master nous forme et, si on aime le droit et l'économie, il faut foncer. Question des étudiants et réponses de Mme le Professeur Drummond : Comment se combinent enseignements dispensés par des universitaires et enseignements dispensés par des professionnels ? En terme de répartition entre les enseignants universitaires et professionnels, c'est à peu près équivalent. Les universitaires et les professionnels interviennent souvent en tandem, notamment en droit des contrats et en droit des sociétés. Quand il y a un professionnel qui intervient sur une question particulière, un universitaire est là pour donner de la cohérence à l'ensemble. Il y a des matières qui ne sont enseignées que par des professionnels (droit des marchés financiers par exemple) et d'autres uniquement par des universitaires (droit du travail par exemple). Ce qui est important dans ce master, c'est que l'on va avoir un enseignement véritablement inscrit dans la pratique. Faut-il avoir un certain niveau d'anglais pour postuler ? Le fait de ne pas bien parler anglais est-il rédhibitoire ? Si on est mauvais en anglais, ce n'est pas rédhibitoire mais il faut s'y mettre pendant l'été (prendre des cours, partir, etc). Ce n'est pas un critère pour la sélection à l’entretien, mais, si le niveau d'anglais est faible, cela peut faire la différence au moment de l'entretien. En tout état de cause, l’étudiant doit prendre les moyens d’atteindre un niveau d’anglais convenable avant le début du stage, l'anglais est un prérequis pour les cabinets d'avocat. Est-ce pénalisant de préparer le CRFPA cet été ? Pr Drummond : Ce n'est pas compatible de passer le CRFPA à la rentrée avec le master. La rentrée du M2 a lieu début septembre. Or, le travail du M2 est très exigeant donc on ne peut pas faire les deux. Il peut y avoir des exceptions quand l'étudiant a un profil particulier (s'il est plus âgé parce qu'il est normalien ou vient de l'ESSEC, etc). Mais pour les étudiants en droit, c'est un non sens de passer le CRFPA pendant le M2, ils pourront le passer l'année suivante. Étudiant du Master : L'année universitaire de Master 2 ne ressemble en rien aux quatre précédentes. L'approche est complètement différente. Elle est lourde mais elle est également source de plaisir intellectuel, si on passe à côté de ça parce qu'on passe le CRFPA, on peut être frustré. Par ailleurs, ce master permet une autre vision du droit, notamment en droit des obligations avec Alain Ghozi, qui peut donner un enrichissement notamment en vue de passer le CRFPA. Enfin, pendant l'été qui suit le master, les étudiants préparent souvent le CRFPA en groupe. Peut-on on faire ce Master 2 après celui de droit privé général ? La réponse de principe est non ; il peut y avoir des exceptions dans des cas très particuliers. Y a-t-il un mémoire à préparer ? Non. Il y a un rapport de stage sur une question particulière vue en stage ce qui donne quand même l'occasion de rédiger sur une question de droit particulière. Cette question est proposée par l'étudiant et approuvée par le professeur. Peut-on faire un stage dans une matière qui n'a pas de lien avec le droit des affaires, type propriété intellectuelle ? Non, il faut rester dans le cœur du Master. Y a-t-il des étudiants qui sont en stage en droit pénal des affaires ? Oui, le contentieux des affaires est une discipline à part entière du master et très prisée par les étudiants. Quelles sont les dates d'entretien et de résultat ? Ils auront lieu pendant la première semaine de juillet. La réponse est donnée le soir même du deuxième jour d'entretien. Ceux qui sont retenus à l’entretien sont informés une quinzaine de jours avant. Pour les lettres de recommandation, comment sont-elles appréciées ? La première sélection se fait à partir du dossier universitaire. A ce stade, le seul critère est les résultats obtenus pendant les 4 années de droit. Après, il y a l’entretien pendant lequel on cerne la personnalité de l’étudiant, les stages effectués, le niveau d’anglais… les lettres de recommandation peuvent être utiles pour des dossiers sur lesquels on hésite. Sur la forme de l'enseignement, est-il toujours pratique ou y a-t-il des enseignements théoriques ? Cela dépend des matières. En droit des sociétés, on travaille sur des dossiers ou des cas et on a une semaine pour le préparer. En droit des obligations, c'est plus dans un esprit de recherche. Pour le droit fiscal, c'est devenu pour l'essentiel des études de cas également.
  19. M2 Propriété littéraire, artistique et industrielle M. le Professeur Gautier Rencontre du 20 mars Les réponses sont celles du professeur Pierre-Yves Gautier et des trois étudiants de l’association IP ASSAS présents. Quelle est la proportion de chaque enseignement ? Il y a deux principaux blocs : -de la propriété artistique -de la propriété industrielle Il y a ensuite un troisième bloc de toutes les autres matières que les étudiants suivent : droit des obligations, droit des affaires, droit international privé… C’est donc assez égalitaire. Il s’agit d’un Master Recherche très généraliste. Un étudiant qui souhaite faire essentiellement de propriété industrielle aura donc intérêt à se diriger vers le Master 2 Professionnel. Avez-vous des exemples de mémoires qui ont été réalisés par les étudiants ? « L’édition d’un livre numérique », « La protection des algorithmes financiers », « Le nom du club sportif rattaché à une ville », « Le Corbusier et le droit », etc Vous pouvez trouver tous les sujets de mémoire sur le site d’IPASSAS. Combien de pages doit faire le mémoire ? Une trentaine de pages. Ce qu’on attend des étudiants, ce sont des recherches sur des sujets pointus, pas des compilations sur des sujets déjà traités. (Question destinée aux étudiants) Comment vivez-vous votre Master par rapport à vos attentes ? C’est encore mieux que ce que j’attendais. Il y a un très bon groupe dans la classe, on s’entend tous très bien. Il y a une indépendance qui est très agréable, on est libre de travailler comme on le souhaite, cela nous apprend à faire de la recherche comme on sera amené à le faire en tant que juriste ou avocat. (Question destinée aux étudiants) Peut-on avoir des exemples d’autres exercices que vous avez pendant toute l’année ? Pour les enseignements méthodologiques, deux élèves passent à chaque cours et le reste participe activement. On fait des rédactions de conclusions, des jugements, des QPC, beaucoup d’exercices de plans… Des étudiants du Master sont intervenus à la tribune des commissions ouvertes (formation continue) du barreau de Paris : notamment sur Google et le trafic d’œuvres illicites. On organise de également les Rendez-vous de cinq heures à Vaugirard (conférences-débats sur trois jours), ainsi que le Carnet de Bal et de Rendez-Vous, qui permettent de mettre en contact des entreprises et des cabinets d’avocats avec des étudiants du Master. La Master class, aussi ! (Avec l’IEJ). Peut-on passer le CRFPA au début du Master 2 ? Les écrits du CRFPA ont lieu avant le début des cours, ce qui est assez pratique. Cette année, un bon nombre d’étudiants l’ont passé et obtenu. Pour les oraux, c’est un peu plus compliqué, mais c’est très faisable, la preuve ! Y-a-t-il beaucoup d’étudiants qui poursuivent vers le doctorat ? Il n’y en a pas beaucoup, car même si c’est un Master 2 Recherche, il est très professionnalisant et il faut aussi avoir le goût de la recherche et les qualités requises pour le doctorat. Il y a environ un étudiant par an parmi les meilleurs étudiants du Master qui obtient une bourse pour faire sa thèse et est recruté pour assurer des travaux dirigés. L’articulation entre le M2 et l’Ecole du barreau est-il possible ? Vous pouvez tout à fait valider le Master 2 dans la première période de la scolarité de l’EFB (PPI), qui va de janvier à juillet, puis rejoindre l’école. Y a-t-il des rencontres avec des cabinets d’avocats ? On fait des exercices pratiques, on a participé à deux dossiers qui se plaidaient devant les tribunaux et collaboré avec des cabinets d’avocats. De plus, on invite parfois des personnalités extérieures pour participer à nos travaux : la semaine prochaine par exemple, on reçoit l’un des directeurs juridiques de TF1. On organise aussi, une fois de plus, les Rendez-vous de cinq heures et les Carnets de rendez-vous, où on fait se rencontrer les étudiants et les cabinets. C’est à la fois de la recherche, car on apprend à se documenter et à faire de la recherche par soi-même et professionnalisant. Quid de la lettre de motivation ? Elle ne doit pas être trop longue. Il faut exprimer sa personnalité, expliquer pourquoi on veut faire ce Master. Il faut être naturel, il n’y a pas de « recette ». De manière générale, sur quoi débouche le Master ? La majorité des étudiants se dirigent vers des professions juridiques, environ 80% passent le CRPFA. Les 20% restants se dirigent vers les entreprises, l’ENM ou une thèse. Mais il y a probablement trop d’avocats aujourd’hui (1750 nouveaux élèves-avocats cette année rien que sur Paris), il serait souhaitable que davantage d’étudiants se dirigent au plus tôt vers l’entreprise. Mais n’est-il pas préférable de passer le barreau même pour devenir juriste d’entreprise ? Il est vrai qu’un certain nombre d’entreprises recrutent d’anciens avocats, car ils ont une certaine expérience. Mais on se situe ici après six années de barreau au minimum. En revanche, le jeune diplômé qui veut être juriste d’entreprise n’a aucun intérêt particulier à avoir le CAPA en soi. Chez TF1 par exemple, ils ne sont pas intéressés par des jeunes diplômés qui auraient passé le barreau : ils préfèrent un étudiant dont le parcours est cohérent et qui savait dès le début ce qu’il voulait faire. Le diplôme du CAPA ne sert à rien en entreprise s’il n’est pas accompagné d’une certaine expérience en tant qu’avocat. Avez-vous des exemples d’anciens étudiants du Master qui occupent maintenant des postes de juriste d’entreprise ? Une des anciennes étudiantes de la promotion 1999 est aujourd’hui directrice juridique de Richemont. La directrice juridique d’Accor est issue de la promotion 2001. La directrice juridique de l’Union des annonceurs, syndicat des annonceurs publicitaires, est également issue du Master. Les exemples sont innombrables. Une ancienne du Master est encore devenue chasseur de têtes en droit dans un cabinet de recrutement. Une étudiante de la même promotion est aujourd’hui directrice du Musée du Luxembourg. Avez-vous des étudiants qui sont partis dans le domaine de la propriété industrielle, notamment dans l’automobile ou l’aérospatial ? Tout à fait, un ancien étudiant est ainsi un des avocats de Renault et des étudiants rejoignent de grands cabinets de conseil en propriété industrielle. Globalement, les anciens étudiants font donc de belles carrières. C’est pour cela qu’on en sélectionne un petit nombre et qu’on leur donne la formation la plus générale possible. C’est très transversal, ce n’est pas uniquement centré sur le droit d’auteur. Y a-t-il des étudiants qui sont partis à l’international ? Oui, certains étudiants s’expatrient et font carrière à l’étranger. Un ancien étudiant travaille ainsi chez Puma Asie. Y a-t-il des cours particuliers sur le numérique ? Les thèmes sont improvisés d’une semaine sur l’autre, ce sont des thèmes d’actualité. Récemment, on a aussi étudié l’engagement des éditeurs avec Apple sur le livre numérique. Il y a en option l’étude du droit de la communication numérique. Faut-il une connaissance assez pointue dans les domaines artistiques et littéraires ? Cela fait partie de la formation, mais il faut avoir quelques bases. Prenez-vous en compte le profil artistique des étudiants dans les dossiers de candidature ? C’est un élément important mais pas essentiel. Les étudiants qui choisissent ce Master ont en général un certain goût pour la culture. Peut-on avoir les notes ou les profils des étudiants acceptés dans le Master ? La majorité des étudiants ont une ou plusieurs mentions, mais quelques étudiants n’en ont pas. Il est toutefois préférable d’avoir au moins aux alentours de 12 de moyenne. En dessous, cela peut arriver, il n’y a pas d’irrecevabilité en soi, tout est étudié, il est donc souhaitable de tenter sa chance ! Il faut mettre le Master en premier choix. Quelle est la place de l’expérience professionnelle dans le Master 2 ? Y a-t-il des étudiants dans le Master 2 qui ont fait des stages ? Il est bon d’avoir fait des stages, mais ce n’est pas le sésame pour entrer dans le Master. Un stage donne une certaine ouverture, mais ce n’est pas primordial. Un étudiant qui a un bon bagage mais qui n’a jamais fait de stage sera pris quand même. (Question dédiée aux étudiants) Quels Master 1 avez-vous fait ? M1 Droit des affaires, Droit privé, Droit international… Cela n’a pas beaucoup d’importance. En conclusion : déposez vos dossiers et préparez-vous à une année chaleureuse et enrichissante !M2 Propriété littéraire, artistique et industrielle
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