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  1. M2 Droit européen des affaires M. le Professeur Vogel Rencontre du 3 avril 2013 Présentation du Master par M. le Professeur Vogel : Le Master Droit européen des affaires est un Master professionnel, qui prépare à des débouchés dans les cabinets d'avocats, mais aussi en entreprise. Avec trois A + lors de la dernière évaluation AERES, cette mention est l’une des mieux notées de l’université. La sélection : La sélection tient d’abord compte du dossier, c’est-à-dire des notes de M1, voire de L3 si le M1 a été obtenu à l’étranger, des stages, des langues couramment pratiquées, des responsabilités collectives ou associatives, des activités sportives…. Le fait d’avoir effectué un séjour à l’étranger est plutôt un point positif lors de la sélection. Il y a ensuite un entretien pour évaluer la motivation du candidat. Un étudiant motivé avec un moins bon dossier est préféré à un étudiant qui est titulaire de plusieurs mentions mais qui ne sait pas exposer les raisons de son choix et ses motivations pour suivre ce cursus. Il y a environ 350 à 400 candidats, pour environ 70 personnes retenues à l’entretien et 25 places chaque année. Il y a d’excellents dossiers qui sont présentés. Pour avoir une chance d’être admis, il faut avoir au moins une mention (à Assas, la mention est à partir de 13 ; 15 ; 17), avoir fait des stages, avoir de l’expérience à l’étranger, dans des associations, etc. Il est important d’avoir une bonne compréhension de l’anglais car la Commission européenne produit beaucoup de documents en anglais qui sont souvent non traduits. De plus en plus d'étudiants se présentent avec une formation Sciences Po ou Essec, mais ils seront difficilement pris s'ils n'ont jamais fait de droit auparavant. Le master attire des candidatures de toute la France. Certaines années, beaucoup d’étudiants sélectionnés viennent d’ailleurs que d’Assas compte tenu de la qualité de leur dossier. Les dossiers d’Assas sont favorisés dans la mesure où ils sont bons : ce sont les meilleurs étudiants et les plus motivés qui sont retenus, peu importe leur université d’origine. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait du droit européen auparavant. En revanche il faut avoir eu de bonnes notes dans le cadre des cursus antérieurs, aussi bien en droit public qu’en droit privé : cela permet d’apprendre rapidement par la suite les matières que l’on n’aurait pas suivies. La lettre de motivation est moins importante que pour d’autres masters, car les entretiens permettent de vérifier in vivo la motivation des candidats. Organisation du master : Le corps professoral est composé à la fois de membres du corps professoral de Paris II ou d’autres universités et de professionnels qui viennent d’horizons divers. Les matières fondamentales sont imposées et les options sont prises dans d’autres masters 2. La plupart des enseignements ont lieu au 1er semestre pour que les étudiants puissent faire un stage au 2eme semestre. Le Directeur du master donne une liste de stages, mais l’étudiant peut aussi trouver des stages lui-même. Par la suite, l’étudiant doit rédiger un rapport de stage et un mémoire sur un sujet pratique. Le rapport de stage doit décrire l’organisation de la structure dans laquelle on fait le stage, son mode de fonctionnement, sa stratégie, son potentiel. M. Vogel corrige tous les mémoires, avec des sujets proposés en début d’année. Un partenariat avec l’ESSEC permet aux étudiants diplômés du master voulant y poursuivre leurs études d’être dispensés de l’admissibilité. De même, il arrive fréquemment que des étudiants issus de l’ESSEC viennent suivre ce master. Comme pour le master de droit européen comparé, les cours ont lieu à l’Institut de droit comparé. Il y a des bureaux pour les enseignants, une bibliothèque, une administration dédiée, etc. Cela forme un petit monde, une petite famille, un peu comme dans les universités étrangères. Il existe une antenne délocalisée à Munich : les étudiants du master ont la possibilité de faire un LL.M. à Munich, puis une deuxième année pour un LL.M. de droit international des affaires avec la possibilité d'obtenir parallèlement le Master 2 de droit européen des affaires à condition de suivre des matières qui correspondent à l'enseignement donné au master et de rédiger un mémoire (le même système existe avec l’Université Humboldt de Berlin pour le Master de droit européen comparé). Questions posées par les étudiants à M. le Professeur Vogel : Est-il plus facile d’intégrer ce M2 après avoir fait un deuxième M1 ou un autre M2 ? Il vaut mieux faire un très bon M1 plutôt que d'en faire deux moyens ; un dossier moyen n’a aucune chance d’être sélectionné. On est attentif aux progressions dans les matières. Il faut également que l'étudiant se démarque et montre un véritable « plus » : par exemple en ayant réalisé un stage à la commission, en maîtrisant une langue étrangère peu courante, en étant un sportif de haut niveau, etc. Mais les notes restent évidemment un critère important. Est-il possible de passer le barreau en septembre avant de rentrer dans le master ? C'est possible à condition d'avoir une très bonne organisation de travail. Toutefois, si cela conduit à obtenir de moins bons résultats dans le master, il vaut mieux éviter. En effet, avoir un master ne suffit pas : il faut l’avoir réussi. En outre, une bonne note au master permet de décrocher un bon stage. Que pensez-vous d'un étudiant qui est allé à l'étranger durant ses études ? C'est bien évidemment positif, mais il ne faut pas tomber dans le panneau des notes. Le système de notation étranger est inassimilable au système de notation français de Paris II. Comment se passe l'entretien ? L'entretien consiste à évaluer la motivation du candidat, son profil. Il permet voir comment l'étudiant se présente et ce qu'il pourrait apporter de plus qu'un autre. Est-il possible de faire une thèse ensuite ? Aujourd’hui, la distinction entre Master professionnel et Master recherche n’a plus grand sens : il est donc tout à fait possible de faire une thèse en sortant de ce master. Cependant, en France, la thèse n’est malheureusement souvent entreprise que pour enseigner, et n’apporte que peu de plus-value en entreprise ou en cabinet. C’est tout le contraire dans les autres pays européens où un doctorat est nécessaire pour monter en grade dans le monde professionnel ainsi qu’au sein d’une instance internationale. Il faudrait donc développer en France les thèses courtes (un ou deux ans), à objectif professionnel et non professoral. Le fait de ne pas avoir fait d’Erasmus est-il rédhibitoire ? Pas du tout, rien n’est rédhibitoire, ni le fait d’avoir fait un Erasmus ni le fait de ne pas en avoir fait auparavant. La sélection est très ouverte, il n’y a pas d’a priori. Une absence de mention en L3 et M1 peut-elle être compensée par de bonnes notes dans un premier master 2 ? Oui bien sûr. Si vous avez déjà fait un premier master 2, je regarderai en premier lieu les notes de ce master, avant les notes de M1 et de L3. C’est la dernière année d’études en France du candidat qui est examinée avant tout. Quels sont les débouchés ? Les débouchés sont très variés. Beaucoup d’étudiants font des LL.M. après le master, ce qui est très bien. Il est intéressant de partir en Allemagne, en Inde, au Japon, etc. plutôt qu’en Angleterre ou aux USA comme tout le monde. Le marché n’est pas très favorable en ce moment, même les anglo-saxons connaissent la crise : il faut donc se démarquer et être « exceptionnel ». Est-il possible de faire le stage du Master à l’étranger ? C’est tout à fait possible, certains étudiants le font. Dans le diplôme de Munich, le rapport de stage se fait-il en allemand ou en français ? Dans la version allemande du master, les cours et les examens se déroulent en langue allemande. Logiquement, la plupart des étudiants font leur stage en Allemagne. En revanche, le mémoire et le rapport de stage doivent être rédigés en français. Comment se fait la sélection pour la version Munich ? Ce Master 2 délocalisé est la suite du master 1 franco-allemand. Ce sont uniquement les étudiants qui ont suivi cette filière en master 1 qui peuvent poursuivre par cette version du M2. Quand ont lieu les entretiens ? Les entretiens ont lieu dès que les résultats du 2e semestre de master 1 sont connus, généralement à la fin du mois de juin ou début juillet. Les expériences extra-universitaires sont-elles prises en compte ? Oui, effectivement, une activité associative ou sportive par exemple sera remarquée et prise en compte. Le plus souvent cela se voit à l’entretien, car les étudiants qui croient en quelque chose sont motivés et dynamiques. Ils ont souvent une certaine aisance à l’oral et cela se remarque. Néanmoins, cela ne rattrapera pas un dossier médiocre. A quel moment faut-il se décider pour faire une thèse ? On se décide lorsque le mémoire est terminé. Il y a deux sessions pour déposer les mémoires, au choix : juin ou septembre. Quel sentiment vous inspire un étudiant qui postule pour vos deux masters ? Le Master de droit européen des affaires est à mettre en premier choix obligatoirement. Cependant, si on a postulé au master de droit européen comparé en deuxième choix, il est possible que le dossier soit refusé dans le premier et accepté dans le second, ou refusé dans les deux, selon le profil. Les deux masters sont très complémentaires, donc postuler pour les deux ne manque pas de cohérence ni de crédibilité, au contraire. Accordez-vous de l’importance au deuxième choix fait par l’étudiant pour la cohérence du dossier ? Pas du tout. Le fait de mettre en deuxième choix le master de droit européen comparé ou autre chose n’a aucune influence sur l’acceptation Dans le master en droit européen des affaires, ni dans un sens ni dans l’autre.
  2. Strawberry Fields

    M2 Droit européen comparé

    M2 Droit européen comparé M. le Professeur Vogel Rencontre du 3 avril 2013 Présentation du Master par M. le Professeur Vogel : Le master 2 Recherche de Droit européen comparé offre aux étudiants une formation en droit européen comparé au contact de professeurs français et étrangers renommés. Il prépare à des débouchés variés, et pas seulement à une poursuite en thèse. Très bien évalué par l’AERES, il suppose des étudiants de solides bases en droit, ainsi qu’un excellent niveau d’anglais. Le travail attendu des étudiants consiste à préparer les séances de cours, et à rédiger un mémoire en droit comparé, sous la direction de l’un des professeurs du Master. Un séjour à l’étranger est obligatoire. L’Institut de Droit Comparé qui gère le master aide les étudiants à trouver des contacts pour effectuer ce séjour de recherche. La sélection se fait uniquement sur dossier. Une trentaine de candidats sont retenus sur environ 150 dossiers. Un des critères de sélection est « la maturité universitaire » du candidat pour aborder intelligemment le droit d’autres pays. Les cours ont lieu à l’Institut de Droit Comparé, 28, rue Saint-Guillaume. Il y a des bureaux pour les enseignants, une bibliothèque, une administration dédiée, etc. L’Institut est un petit monde en soi, une petite famille, un peu comme dans les universités étrangères. Questions posées par les étudiants à M. le Professeur Vogel Est-il possible de concilier ce Master avec un autre M2 ? Il est préférable de faire un Master 2 avec de bons résultats plutôt que d'en faire deux avec des résultats moyens. Combien d’étudiants composent la promotion ? Une trentaine. Pendant le séjour à l’étranger, suit-on des cours ou doit-on uniquement rédiger le mémoire ? Le séjour se fait pendant l’été : il n’y a donc normalement pas de cours dispensés dans l’université d’accueil à ce moment-là (à l’exception des sessions d’été). Cela permet aux étudiants de passer du temps en bibliothèque pour faire des recherches, rédiger le mémoire et rencontrer les enseignants sur place. Le choix de l’université se fait en fonction du sujet du mémoire choisi. Ce n’est pas sélectif, puisqu’on ne suit pas de cours : les meilleures universités sont accessibles, ce qui est un excellent moyen de préparer un futur départ à l’étranger. Quels sont les débouchés spécifiques de ce Master ? Normalement, ce master permet de préparer une thèse, mais la plupart des étudiants ne le font pas. La plupart des étudiants sont embauchés dans des cabinets d’avocats, des services juridiques, ou passent des concours administratifs français ou européens. A quel moment faut-il se décider pour faire une thèse ? On se décide quand le mémoire est terminé. Il y a deux sessions pour déposer les mémoires, au choix : juin ou septembre. Toutefois, puisque le master de droit européen comparé comprend le stage à l’étranger qui se fait généralement en été, le mémoire est déposé le plus souvent en septembre. Quel sentiment vous inspire un étudiant qui postule pour vos deux masters ? Le master de droit européen des affaires doit obligatoirement être mis en premier choix. Cependant, si on a postulé au master de droit européen comparé en deuxième choix, il est parfaitement possible que le premier choix soit refusé et le second accepté, ou que les deux choix soient refusés, selon le profil. Les deux masters sont très complémentaires, donc postuler pour les deux ne manque pas de cohérence ni de crédibilité, au contraire. Quel est le profil des étudiants ? Les parcours des étudiants dans ce master sont assez hétérogènes. Il y a toujours quelques excellents dossiers d’étudiants qui sont certains de vouloir faire du droit comparé, et d’autres un peu moins bons, qui sont intéressés par le droit européen et qui ne sont pas assez bons pour être acceptés dans le master de droit européen des affaires par exemple.
  3. M2 Contentieux, arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits M. le Professeur Jarrosson Rencontre du 18 avril Présentation du Master : Ce Master a été créé il y a une quinzaine d’années. Le Professeur Jarrosson le dirige depuis une douzaine d’années. Ce Master a pour vocation de préparer les étudiants de manière approfondie à tout ce qui concerne au sens large le règlement des conflits, à travers classiquement le contentieux étatique (pénal, civil, administratif, commercial, social…), mais aussi l’arbitrage, qui intéresse davantage le droit des affaires, ainsi que les modes amiables de règlement des conflits. L’idée n’est toutefois pas d’enseigner trois domaines séparés, étanches, mais de préparer les étudiants à être des spécialistes du règlement des conflits pris comme un tout, à choisir l’un plutôt que l’autre. L’immense majorité des étudiants se dirigent vers la profession d’avocat, certains à la magistrature. Ce Master n’est pas réellement conseillé aux étudiants souhaitant devenir magistrats car s’ils le réussissent, ils devront partir à Bordeaux et donc arrêter le Master en cours d’année. Le M2 Justice et Procès paraît plus adapté pour la carrière dans la magistrature. Un nombre conséquent d’étudiants se sont dirigés à la suite du Master vers les services juridiques des entreprises. Certains sont même devenus notaires ou huissiers. Quelques-uns ont fait quelque chose de totalement différent par la suite, mais cela reste quand même assez rare. Ce Master n’a pas d’équivalent en France. Il y a des M2 Contentieux et des M2 Arbitrage, mais il n’y a pas cette conjonction entre les matières contentieuse, arbitrale et les modes amiables de règlement des conflits. L’arbitrage attire aujourd’hui beaucoup, mais on ne peut pas orienter complètement une carrière dans l’arbitrage en n’étudiant tout de suite que l’arbitrage, car pour être un bon arbitre ou un bon conseil en matière d’arbitrage, il faut avoir de bonnes connaissances en droit des obligations, en droit international privé et, bien sûr, en procédure civile. S’agissant d’un Master Professionnel, il y a une alternance de théorie et de pratique dans les enseignements, les deux étant intimement liés. On essaye dans les enseignements de dépasser au maximum les distinctions entre droit privé et droit public, droit français et droit international, etc. Organisation du Master : Le Master est composé de trois piliers fondamentaux : Pôle contentieux Ce pôle est composé de divers enseignements : - Procédure civile - Procédures accélérées - Garanties fondamentales d'une bonne justice - Autorités administratives indépendantes - Droit et contentieux communautaire des affaires - Contentieux administratif - Procédures d'exécution - Procédure pénale - Contentieux particuliers et stratégie du contentieux : l’intitulé de cet enseignement est volontairement vague pour pouvoir le modifier chaque année. Les étudiants doivent faire un choix (c’est-à-dire ne retenir que deux matières) parmi le contentieux communautaire des affaires, le contentieux administratif, les procédures d’exécution et la procédure pénale. Pôle arbitrage Il comprend trois enseignements principaux : - droit français de l’arbitrage interne - droit français de l’arbitrage international - arbitrage de la Chambre de commerce internationale (un séminaire d’une semaine qui se tient à la Chambre de commerce internationale, CCI, située à Paris. Les étudiants étudient le fonctionnement de la CCI puis participent à un arbitrage international simulé à partir d’un cas pratique qu’ils devaient préparer. - Il y a également quelques heures sur l’arbitrage administratif et des compléments sur l’arbitrage d’investissement et l’arbitrage sportif. Pôle Modes alternatifs de règlements des conflits - Théorie générale des modes alternatifs de règlement des conflits - Prévisions et règlement contractuels du contentieux - Applications des modes alternatifs de règlements des conflits en droit privé et en droit public - Atelier de pratique de la négociation et de la médiation : cet atelier permet aux étudiants de s’entraîner grâce à des jeux de rôle. En effet, la médiation ne s’improvise pas, être médiateur suppose d’être formé. La philosophie générale du Master est de savoir combiner tous ces modes de règlement des conflits, de ne pas rester cloisonné ni dans le droit français, ni dans le droit interne ou international. Ce Master reste volontairement assez généraliste ; l’étudiant deviendra spécialiste d’un contentieux précis lorsqu’il exercera dans ce domaine, mais il lui sera nécessaire d’avoir été formé plus largement auparavant. Les cours sont concentrés entre fin septembre et fin janvier, afin de laisser du temps ensuite pour faire un stage d’au moins trois mois. Le stage : Il est très difficile de trouver des stages, mais le Master est assez renommé et il y a donc un réseau. qui rend de nombreux services Le stage doit être en rapport avec une des matières enseignées dans le Master. Il peut tout à fait se dérouler à l’étranger : certains sont allés en Corée du Sud, au Chili, à Londres, en Belgique… Le stage dure au moins trois mois et doit être choisi très attentivement car au cours du stage, il faut repérer une question qui fera l’objet d’un rapport de stage d’une quarantaine de stages. Une dizaine de pages devra présenter le stage, le lieu, ce que cela a apporté à l’étudiant, ce qui l’a intéressé ou déçu, ce que le Master a apporté pendant le stage. Ensuite, il faut approfondir une question rencontrée dans un dossier. Le rapport de stage étant noté sur 40, il est important de trouver un stage intéressant. Les examens : Pour certaines matières tirées au sort, il y a un écrit de quatre heures. Les autres matières sont sanctionnées par un oral. Les écrits ont en général lieu en mai et les oraux entre mai et juin. On s’arrange pour que tout soit fini vers le 25 juin. Le diplôme peut être délivré en juin ou en septembre selon la date à laquelle le rapport de stage est rendu. La sélection : Premier et deuxième choix confondus, nous recevons selon les années entre 300 et 380 dossiers. C’est ainsi l’un des M2 les plus demandés de l’Université. Une importance particulière est attachée à la motivation. Celle-ci n’est pas exclusivement mesurée à travers la lettre de motivation : elle ressort aussi de la cohérence du cursus, des stages, etc. Les étudiants de Paris II ne sont pas forcément privilégiés. Il n’y a pas non plus de discrimination en fonction de la nationalité. Environ un quart des étudiants viennent de l’étranger. Sont également sélectionnés des étudiants de grandes écoles, mais à condition qu’ils aient vraiment fait du droit. Le M2 peut être choisi en premier ou en deuxième choix, mais mettre le Master en premier choix démontre une certaine motivation et renforce les chances d’être admis, car le quota est d’abord constitué par les premiers choix. La sélection se fait après la réception des notes de M1. Pour ceux qui font un second M2, ils doivent avoir bien réussi leur premier Master ; sinon, autant laisser leur chance à des étudiants qui sortent de M1. La progression dans les notes chaque année est également un élément apprécié. Il est également important d’avoir un CV complet laissant entrevoir la personnalité. Ce sont parfois des détails qui font qu’on accroche ou pas. Les notes ne veulent pas forcément pas tout dire, même s’il est évident qu’a priori, un étudiant qui a eu 15 toute sa scolarité sera beaucoup plus facilement admis. Les mentions ne sont pas obligatoires mais un dossier avec 10 tous les ans ne passera pas. Il est important d’avoir eu de bonnes notes dans les matières importantes. Il sera ainsi apprécié que vous ayez pris les matières de procédure à chaque fois que vous le pouviez. Concernant la lettre de motivation, celle-ci doit être personnalisée : on ne doit pas avoir l’impression qu’elle pourrait s’appliquer à tout Master. Les fautes d’orthographe sont évidemment rédhibitoires. Il n’y a pas d’entretien, car cela défavoriserait les étudiants de province par rapport aux étudiants parisiens. Mais le Professeur Jarrosson s’autorise à appeler les étudiants pour leur poser des questions. Les débouchés : Les étudiants trouvent du travail et y sont appréciés. Pas mal d’étudiants continuent ensuite leurs études à l’étranger ou font un autre Master. Si un étudiant veut faire deux M2, il est conseillé de commencer par un M2 plus général puis de faire ce M2 en deuxième. Questions des étudiants et réponses du Professeur Jarrosson A quelles matières attachez-vous plus d’importance ? Le droit civil et le droit international privé me paraissent assez importants. La procédure aussi. Un parcours complètement publiciste ne me paraît pas vraiment cohérent compte tenu de l’orientation plutôt privatiste du Master. En effet, le diplôme s’est progressivement orienté vers le droit privé et plus particulièrement le droit privé des affaires. L’idéal est de montrer que ce qu’on a fait et ce qu’on veut faire, et que ce Master est parfaitement adapté pour atteindre cet objectif. Il faut que ça soit un peu réfléchi, personnalisé, donner l’impression qu’on a pensé à la question. Ce Master a maintenant très bonne réputation, il y a généralement une très bonne ambiance, on garde beaucoup de contacts avec les anciens, il y a un réseau qui fonctionne bien. L’immense majorité des étudiants a trouvé un emploi et ne reste pas longtemps inoccupé entre deux postes. Mais il y a tout de même une certaine concurrence, non seulement des autres universités françaises, mais aussi de l’étranger, car Paris est une des villes mondiales de l’arbitrage. Attachez-vous de l’importance aux stages ? Doivent-ils avoir été effectués dans des cabinets d’arbitrage ? Il n’est pas nécessaire d’avoir fait un stage spécialisé dans l’arbitrage, il peut même s’agir d’un stage non juridique mais très formateur. Si vous avez fait des études à l’étranger un peu dans le même domaine ou des choses qui se combinent assez bien avec ce qui peut être enseigné, c’est un plus. Mais il n’y a pas vraiment de critère prédéfini. Est-ce compatible avec le passage du CRFPA ? Oui et non. D’un côté, cela pose problème au niveau de l’assiduité ; or, l’absentéisme est dommageable. D’un autre côté, on peut comprendre que les étudiants ne veuillent pas attendre un an de plus. Si l’on doit passer un examen, on peut s’absenter ce jour-là. Mais il ne faut pas s’absenter pendant deux mois. Le Master organise-t-il une préparation au concours d’arbitrage ? Je suis assez réservé sur ce sujet. Il y a beaucoup de marketing dans ces concours, souvent organisés par des cabinets qui se font ainsi connaître, ce qui est bien pour eux et leur permet de repérer de bons étudiants, mais je ne suis pas certain que cela apporte beaucoup aux étudiants, d’autant que les étudiants du master bénéficient déjà d’un arbitrage simulé à la CCI. De plus, ces concours ont souvent lieu pendant les stages. Les étudiants sont surtout là pour apprendre. Les concours peuvent être faits ensuite. Le Master a-t-il des partenariats avec des universités étrangères ? Pas de manière institutionnelle, mais pas mal d’anciens étudiants ont été pris dans de belles formations soit à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, soit en France dans les grandes écoles (HEC, Sciences Po…). Y a-t-il un parrain de promotion ? Non, là encore, cela relève bien davantage du marketing que d’une perspective de qualité des enseignements.
  4. LLM Droit des affaires des pays arabes M. le Professeur Khairallah Rencontre du 27 mars Ce LLM est d’une création assez récente : c’est la quatrième promotion cette année. Il est placé sous l’égide du Centre des droits du monde arabe (dirigé par le Professeur Khairallah), qui relève de l’Institut de droit comparé. Il y a 23 pays arabes et autant de droits. Il existe beaucoup d’analogies et de ressemblances, mais ce sont quand même des droits différents. Le LLM vise à étudier ces différents droits. Il y a environ 300 heures d’enseignement, ce qui représente un volume assez important. Mais malgré cela, il est impossible d’étudier tous les pays et toutes les matières dans tous les pays. J’ai choisi de diviser le monde arabe en trois zones : -le Maghreb : Algérie, Maroc et Tunisie, avec en plus la Libye et la Mauritanie -le Moyen-Orient : Egypte, Soudan, Liban, Syrie, Irak, Jordanie, Palestine, etc. -les pays du Golfe : Arabie Saoudite, Yémen, Emirats, Qatar… Pourquoi ces trois zones ? Parce que les intérêts que l’Occident a avec ces pays ne sont pas les mêmes. Par exemple, dans les pays du Maghreb, il y a essentiellement des investissements des pays occidentaux. Le droit de l’investissement et le droit des sociétés mettent donc l’accent sur ces pays-là. Avec les pays du Golfe, on a essentiellement des relations d’affaires contractuelles. On insiste donc davantage sur ces pays en droit des contrats et dans l’étude de l’arbitrage et de l’exécution des décisions. Avec le Moyen-Orient, on essaye plutôt de couvrir le secteur bancaire. Ainsi, en divisant le monde arabe en trois zones, on arrive à mettre l’accent sur certaines matières à partir des principales relations que les Etats européens tissent avec les Etats de cette région. Concernant les enseignants, très peu viennent de France : la plupart viennent de pays arabes (Maroc, Abu Dhabi, Syrie…). Cela a des conséquences sur l’organisation des enseignements : on ne peut pas demander à quelqu’un de venir un an à Paris. Il arrive donc que les quinze heures d’enseignement d’une matière soient dispensées sur une semaine ou dix jours, ce qui donne parfois des semaines assez remplies à certaines périodes. Le contenu des enseignements : On enseigne toutes les matières du droit des affaires. A ma connaissance, c’est le seul diplôme en Europe dans lequel toutes les matières du droit des affaires dans les pays arabes sont enseignés. Il y a d’autres diplômes dans d’autres universités, mais qui sont plus spécialisés. Par exemple, à Dauphine, il y a un Master sur la finance islamique, mais il est essentiellement concentré sur le droit bancaire. Paris I proposait un diplôme assez similaire au LLM, mais il va s’arrêter cette année. Il n’y a pas vraiment de diplôme qui embrasse tout le droit des affaires. La finance islamique est largement enseignée dans le LLM, et sous toutes ses formes. Il y a deux cours sur le droit bancaire, dans lesquels sont enseignés le droit bancaire classique, pratiqué dans quasiment tous les pays arabes, et un cours sur le système de financement islamique. La finance islamique est aussi enseignée dans le cours de droit des contrats, car on utilise des techniques contractuelles dans la finance islamique. Cela permet d’avoir une vue globale sur la finance islamique, à la fois du point de vue des pratiques bancaires que des pratiques contractuelles. L’association : L’association organise deux ou trois conférences par an. Il y a aussi, parmi les enseignements, un cycle de conférences sur l’histoire et la civilisation du monde arabe. Ce n’est absolument pas du droit, et cela permet de sortir de l’enseignement juridique. En effet, une bonne connaissance des droits des mondes arabes suppose aussi une bonne connaissance de l’histoire de la civilisation du monde arabe. Il y a ainsi une dizaine de conférences données par des non juristes, en partie prises en charge par Christian Lochon, ancien diplomate français qui a passé sa vie dans les diverses ambassades du monde arabe. Cela entre dans l’enseignement et donne lieu à un examen. Ces conférences sont par ailleurs aussi ouvertes à des personnes extérieures. Questions des étudiants et réponses du professeur Khairallah : Que font les étudiants après le Master ? Se dirigent-ils exclusivement vers le milieu juridique ? Les anciens sont très demandés dans les cabinets d’avocats, ce diplôme commence à être très connu et a bonne réputation. Quelqu’un qui se présente en ayant fait ce diplôme trouve sa place dans les grands cabinets, et spécialement dans les cabinets internationaux qui ont des antennes dans les pays arabes. Mais d’autres s’orientent vers tout à fait autre chose. Deux ou trois étudiants se trouvent ainsi en Angleterre, où ils préparent l’examen de solicitor dans le but de se spécialiser dans les relations avec les pays arabes. Certains ont été embauchés dans des entreprises implantées dans les pays arabes, car ces entreprises ont besoin de personnes qui connaissent ce monde et ce droit, qui reste assez obscur pour les occidentaux. Mais de manière générale, les orientations des étudiants sont toutes en lien avec les relations qui existent avec les pays arabes. Peut-on faire une école de commerce après ? Je n’ai pas eu de retour sur cette orientation précise, mais rien n’empêche de l’envisager. Avez-vous des étudiants qui s’expatrient à l’issue du diplôme ? Oui, un étudiant est ainsi au Koweït et a commencé une thèse sur le droit du Koweït. Est-il possible d’avoir des cours d’arabe dans le cadre du LLM ? Cela devait être possible au début, mais cet enseignement a été supprimé par Paris II dès la première année, et nous n’avons pas réussi à réintroduire l’enseignement de l’arabe juridique au sein du LLM. Malheureusement, il n’y a donc pas de cours d’arabe dans le LLM. Mais l’année dernière, les étudiants s’étaient entraidés : deux étudiants syriens avaient ainsi donné des cours d’arabe juridique aux autres étudiants du diplôme. Est-il nécessaire de connaître l’arabe pour suivre ce diplôme ? Non, cela n’est pas nécessaire. Est-ce une plus-value de connaître l’arabe pour être admis dans le diplôme ? Non, la connaissance de l’arabe n’est pas un critère de sélection car ce diplôme est ouvert à tous, il n’est pas réservé aux arabophones. Ce n'est donc pas une plus-value. Comment se fait la sélection ? Les notes ne sont pas le critère sacrosaint : ce qui m’intéresse, c’est la motivation, peu importe que vous connaissiez l’arabe ou non, peu importe que vous ayez 11 ou 17. L’année dernière, il n’y a ainsi eu aucun échec. Où peut-on trouver le dossier de candidature ? Le dossier papier est à retirer au 2e étage de l’institut Saint Guillaume, au bureau de Mme Pons, la secrétaire du diplôme. Le diplôme est payant, car nous avons besoin d’enseignants qui viennent de l’étranger, et il faut leur payer l’avion et l’hôtel. Les frais d’inscription s’élèvent à environ 1400 euros. Quelles sont les dates pour rendre le dossier ? La date butoir se situe en juin. L’admission se fait sous réserve des notes du second semestre du M1. Prenez-vous en compte les notes du second semestre de M1 ? A la dernière minute, oui, mais encore une fois les notes ne sont pas primordiales. Quel M1 faut-il avoir fait ? Il n’y a pas de M1 particulier à avoir fait, les étudiants viennent de tous les horizons. Le critère essentiel, c’est la motivation Comment se déroulent les entretiens ? En raison du nombre important de dossiers que nous recevons, il n’y a plus d’entretien, la sélection se fait uniquement sur dossier. Comment évaluer la motivation s’il n’y a pas d’entretien ? La motivation s’évalue notamment à travers la lettre de motivation. Les expériences au Moyen-Orient sont-elles prises en compte ? Oui, cela est très bien, il faut absolument les mettre dans sa lettre de motivation et les détailler. Sur quoi portent les cours de civilisation arabe ? Ils portent sur l’histoire du monde arabe et sur ce qui caractérise cette civilisation. Il ne s’agit pas du tout d’un cours juridique. Par exemple, des conférences ont été faites sur les réseaux dans l’islam et sur les découvertes scientifiques et médicales dans le monde arabe. Il y a aussi eu une très belle conférence sur l’histoire de la psychiatrie, dispensée par un psychiatre qui avait découvert que les premiers hôpitaux psychiatriques où on soignait les personnes atteintes dans leurs facultés mentales ont existé en Irak, à Bagdad, au 8e siècle, à une époque où on brûlait ces personnes en Occident. Cela permet de donner une image autre du monde arabe et de mieux comprendre le droit musulman. Il y a aussi un cours « principes fondamentaux des droits du monde arabe » : c’est le seul cours généraliste. C’est un cours essentiellement assuré par un professeur de Tunisie, secondé par Mme Saadi. Y a-t-il un stage dans le cadre du LLM ? Non, il n’y a pas de stage. Toutefois, chaque année, un professionnel parraine le LLM, ce qui permet de créer des liens. L’année dernière, le parrain de la promotion était Jean-Pierre Jouyet, ancien président de l’AMF devenu directeur de la Caisse des dépôts et consignations et de la BPI. L’année dernière, il a proposé des stages à l’AMF à certains étudiants. La Présidente de General Electric, Clara Gaymard, était la marraine de la 2e promotion. Peut-on préparer le barreau en même temps ? Oui, et je le conseille d’ailleurs vivement. A moins de vouloir se lancer dans une carrière universitaire (ce qui n’est en général pas le cas de ceux qui font des LLM), il faut être pragmatique : pour exercer dans la vie professionnelle, on a besoin d’un diplôme de 3e cycle et d’un diplôme d’avocat, qui nous servira partout. Je vous conseille donc vivement de passer les deux en même temps. Les deux sont tout à fait faisables. Je déconseille en revanche le double diplôme, avec un autre M2. Dans l’optique d’une thèse de droit comparé, le LLM apporterait-il quelque chose ? Le LLM c’est du droit comparé, oui. On fait du droit comparé par la force même des choses. On va comparer les systèmes entre les différents pays, leurs différences.
  5. Strawberry Fields

    M2 Assurances

    M2 Assurances M. le Professeur Leveneur Rencontre du 10 avril Présentation du Master 2 : C’est l’un des plus anciens Master 2 Professionnels de Paris II, puisqu'il a été créé dès 1973. Ce DESS, devenu M2 Professionnel, était initialement conçu comme un diplôme portant sur une branche particulière de l’assurance, l’IARD. Mais les choses ont évolué avec les assurances de personnes qui ont pris de l’importance. Aujourd'hui le diplôme couvre ces deux piliers. L'organisation : Certaines matières donnent lieu à un examen écrit (admissibilité), tandis que d'autres sont des matières d’admission et donnent lieu à un examen oral. Il y a deux groupes d’enseignements donnant lieu à un examen écrit : -Les fondamentaux de l’assurance : Cela regroupe le droit approfondi de l'assurance, qui est en fait un approfondissement du cours dispensé en M1 par le Professeur Leveneur, et les mécanismes civilistes appliqués à l'assurance (subrogation, cession de créance, délégation, questions de preuve...). Ce dernier séminaire est assuré par le Professeur Lécuyer. Il y a 50 heures de cours en tout pour ces deux enseignements, qui sont sanctionnés par un examen écrit et un contrôle continu. -Assurances de dommages et responsabilité civile : ce groupe d'enseignements est dirigé par le Professeur Cesaro. Il s'agit de droit approfondi de la responsabilité civile : l'idée est d'en maîtriser tous les aspects à la sortie du Master 2 (et notamment les responsabilités spéciales comme la responsabilité médicale) : assurance construction, assurance pour les véhicules automobiles, incendie et risques divers, pollution et atteinte à l’environnement, protection juridique, pratique de l’indemnisation du dommage... Ces cours sont assurés par des professionnels spécialisés dans leur domaine. Au total, cela représente 112,30 heures de cours, sanctionnées par un contrôle continu et un examen écrit. Il y a également deux groupes de matières d'admission, qui sont sanctionnés par des oraux : -Assurances de personnes et placements financiers (assurance-vie, prévoyance, santé), cours enseigné par le Professeur Lécuyer en 50 heures. -Techniques de l’assurance, (distribution de l’assurance, conventions entre assureurs, expertise, réassurance, marchés publics d’assurance…), enseignée par des professionnels sous la responsabilité de Mme Candeille en 50 heures également. Le Master comporte également la rédaction d'un mémoire, de 60 à 80 pages. Un bon sujet est un point de départ qui peut ouvrir bien des portes dans le monde professionnel. Il y a également un stage, d'une durée d'au moins deux mois (mais qui en pratique dure plutôt trois, quatre voire cinq mois). Pour les étudiants en parcours classique, l'année se termine vers le 14 juillet. Mais depuis quatre à cinq ans s'est ajouté un parcours en apprentissage. Pour ces étudiants, l'anglais est obligatoire (il est facultatif pour les autres), de même que le cours de Gestion et management de projets et le tutorat. Le tutorat permet de préparer les séminaires et la rédaction du mémoire. Ainsi, du lundi matin au mercredi 14h, l’étudiant est en apprentissage ; le reste de la semaine, il est à l’université. Les contrats d’apprentissage sont signés courant septembre, et durent jusqu’en septembre de l'année suivante. Les épreuves ont lieu en même temps que pour les étudiants du parcours classique, mais le mémoire doit être rendu plus tard (en septembre). L’apprentissage est monté en puissance, il y a actuellement une vingtaine d’apprentis sur les 25 du Master 2. Il y a beaucoup de demandes d’entreprises, et pas assez de candidats. L’intérêt de l’apprentissage est que les étudiants sont payés et que cela peut aider à l’embauche. Chaque année on fait un voyage d’études. Cette année, les étudiants sont partis à Londres pendant trois jours. Ils ont notamment rencontré une barrister et ont assisté à une audience de la Cour suprême. L’association est chargée d’entretenir l'annuaire des anciens et d’organiser une rencontre avec les professionnels. Les débouchés : Beaucoup d'étudiants travaillent ensuite dans les entreprises d'assurance, de courtage ou dans les services juridiques de risque et d'assurances de grandes entreprises. Beaucoup d'autres veulent être avocats et passent le barreau avant ou après le M2 (il est possible de mettre le M2 en PPI). Certains étudiants se dirigent aussi vers les organisations professionnelles, comme l'ACP. Questions des étudiants et réponses du Professeur Leveneur : Est-ce que l’apprentissage est compatible avec le passage du CRFPA ? Oui, c’est possible. Quels sont les types d’exercice que l’on fait tout au long de l’année ? Pour les séminaires de droit civil, ils portent sur des thèmes à préparer seul, sans documents distribués. On peut avoir à préparer un exposé. Lorsque ce sont des professionnels, on traite de cas pratiques très concrets issus de leur expérience professionnelle. Il y a aussi des rappels théoriques, mais c’est surtout de la pratique. Est-ce que vous déconseillez de se lancer dans des carrières d’avocat après un Master 2 Assurances ? Je ne déconseille pas d’envisager la carrière d’avocat, je craignais simplement que le Master ne produise plus d’étudiants qui veulent être juristes. Mais du point de vue du barreau, le Master est intéressant car il approfondit la responsabilité civile qui est un domaine important pour les avocats, et pour l’aspect assurance les assureurs sont souvent parties aux procès. Les cabinets à Paris ont souvent de gros départements assurance. La responsabilité médicale est-elle abordée ? Oui, dans le Droit approfondi de la responsabilité civile. Ça n’est quand même pas un Master 2 de Droit de la santé et de responsabilité médicale. Il n’existe pas de branche assurance santé dans l’assurance, c’est aussi pourquoi ça n’est pas un cours autonome. C’est aussi développé dans le cours du Professeur Leveneur dans les questions actuelles du droit des contrats d’assurance. Qu’en est-il de l’admission ? Il faut garantir un certain niveau de recrutement. L’expérience montre que les étudiants qui remplissent 3 critères sont pris du premier coup : ne pas avoir redoublé, avoir eu au moins une mention et avoir eu une bonne note en assurance (7,5 ou plus). Ces trois critères ne conduisent pas à remplir complètement la promotion. On regarde également la motivation, les dossiers… La promotion est de 25 personnes. Est-ce qu’un Master 1 de droit des affaires est accepté ? Ça n’est pas un problème, Carrières judiciaires, Droit privé général et Droit des affaires sont acceptés. Et pour ceux qui n’ont jamais pris le cours de Droit des assurances ? Si un candidat n’a jamais fait d’assurance et qu’il a un excellent dossier, on peut le convoquer pour un entretien de connaissance. Est-ce que vous faites passer des entretiens ? Non si les 3 critères sont remplis. Si on a des doutes, il nous arrive de convoquer les dossiers qui n’entrent pas exactement dans les critères. La motivation est très importante. On ne saura que début septembre le nombre de places exactes qu’il reste. C’est important pour ceux en liste d’attente de monter qu’ils sont toujours intéressés jusque là. Ils peuvent le faire savoir à ceux en charge de la sélection. Est-ce que le classement premier choix / deuxième choix a de l’importance ? Le Master est aussi accessible en second choix si vous avez un bon dossier et que vous n’êtes pas pris à votre premier choix. Si vous remplissez les critères du Master Assurances, vous êtes pris. Si vous êtes juste pour le Master Assurances et que vous le présentez en deuxième choix, vous passerez derrière les dossiers justes de premier choix car c’est un élément de motivation. À partir de quand convoquez-vous aux oraux ? On convoque pour le 5 septembre environ.
  6. M2 Droit des affaires (recherche) Rencontre du 4 avril 2013 Présentation du Master par Alice Théret, Présidente de l’Association du Master C’est un Master Recherche, il y a peu d’heures de cours mais beaucoup de travail personnel de préparation. Quatre matières sont enseignées : Deux matières fondamentales obligatoires : – Droit des sociétés enseigné par le Professeur Synvet – Activité des entreprises qui était enseigné par le Professeur Ghozi, mais celui-ci doit prendre sa retraite à la fin de l'année. En droit des sociétés, le Professeur Synvet choisit un thème spécifique par an pour le cours magistral : la corporate governance l'an passé, le contrôle cette année. Activité des entreprises est un cours large aux thématiques nombreuses. A titre d'exemples, cession de créance, nantissement de créance, titrisation, compte courant, la protection du vendeur, le déséquilibre significatif… sont abordés. Ces deux matières fondamentales sont traitées en parallèle, et de manière plus approfondie, dans des enseignements méthodologiques (EM). Les étudiants sont répartis en deux équipes, l'une suivie par le Professeur Synvet (droit des sociétés) et le Professeur Torck (activité des entreprises, l'autre par le Professeur Cohen (droit des sociétés) et le Professeur Ghozi (dernière année en activité des entreprises). Deux matières optionnelles à choisir parmi : Propriété industrielle, Droit international privé Droit du travail, Droit pénal des affaires, Droit européen des affaires, Droit des assurances, Droit des opérations financières (= cours droit des marchés financiers de M1), Droit bancaire, financier et monétaire international, Droit maritime, Droit fiscal des affaires, Entreprises et commerce international, Comptabilité de l'entreprise privée, Droit de la concurrence et de la distribution, Droit des affaires et relations de travail. Certaines n'ont pas été proposées depuis plusieurs années : droit européen des affaires et droit maritime. Il s'agit de choisir les matières que l’on préfère, il y a des combinaisons conseillées mais pas imposées qui sont indiquées sur le site de l'université. Beaucoup prennent comptabilité et fiscal. D’autres commencent à se spécialiser en droit bancaire et financier. La matière Droit des affaires et relations de travail a été récemment créée, elle est très intéressante dans le contexte actuel des restructurations d'entreprises. La sélection est réalisée uniquement sur dossier, la lettre de motivation est donc à soigner tout particulièrement. Elle doit faire deux pages manuscrites (deux versos sur deux feuilles différentes), une page à l’ordinateur. Au niveau du contenu, il faut indiquer pourquoi on veut faire ce master, dans quelles conditions, dans quel but. S'agissant des débouchés, bien que le master soit intitulé recherche, il y a peu de thèses à la sortie. Beaucoup profitent du partenariat avec l’ESSEC qui permet l'admissibilité automatique pour un Master Spécialisé (un an) ou pour le parcours grande école (trois ans). Cela permet d'être directement sélectionné pour passer la sélection à l'oral. D’autres s’orientent vers un M2 professionnel plus spécialisé derrière, comme le Master 2 droit bancaire et financier (MDBF) ou le Master 2 de droit fiscal. Mais il s'agit d'un master très professionnalisant, il est parfaitement possible de s'insérer directement dans le monde du travail. Questions des étudiants – Réponses d’A.Théret (présidente) et de Y. Lahlou (secrétaire général) - Est-il possible de combiner un stage en même temps que le Master ? Le stage est facultatif l'été à l'issue du master. Pendant l'année, le Professeur Synvet le déconseille et préfère que les étudiants se concentrent sur le master. - Qu’en est-il des départs à l’étranger ? Concernant les Erasmus, les départs à l’étranger, il y a beaucoup de dossiers internationaux dans le Master, c’est un point à mettre en valeur. De même si on a un diplôme de niveau de langue en anglais, c’est bien à ajouter au dossier. - Est-ce que les résultats du second semestre sont regardés ? Il faut les déposer à la scolarité dès leur obtention et ce sera pris en compte pour la sélection qui est assez tardive (autour du 10 juillet). - Les lettres de recommandation sont-elles utiles ? Les lettres de recommandation ne sont pas très utiles pour ce Master. On peut en joindre toutefois. - Au niveau des notes que faut-il ? Globalement, il faut au minimum une mention. La progression est prise en compte. S'agissant des matières importantes pour le dossier, il y a notamment le droit des sociétés, le droit des obligations, le droit des affaires en M1. Sont particulièrement appréciés pour la sélection les doubles parcours et les profils internationaux. - Et si on n’a pas fait tout le cursus à Assas ? Le parcours à Assas est un élément appréciable mais ça n’est absolument pas un critère, il y a beaucoup d'étudiants d’autres universités dans le Master. - Une année de césure dans le cursus pose-t-elle problème ? Ce sera à justifier dans la lettre de motivation. Elle peut être intéressante si elle a permis un départ à l'étranger, un stage particulièrement enrichissant... - Pour le report de Mme Drummond, est-ce qu'il fonctionne vraiment en pratique ? La sélection au Master de Madame le Professeur Drummond est effectuée en amont de celle du M2 droit des affaires ce qui permet d'assurer la transmission des dossiers au Professeur Synvet. Il faut bien penser à indiquer son souhait de présenter également sa candidature au master du Professeur Synvet et à joindre une seconde lettre de motivation. - Pour travailler dans le secteur bancaire et financier, faut-il faire le M2 Professionnel Droit Bancaire et Financier derrière ou est-ce que ce Master suffit ? Il vaut mieux faire le MDBF derrière, car c'est la formation reine pour ce domaine concurrentiel. ² - Est-ce que les stages sont valorisés ? Oui c’est valorisé, mais ce n’est pas un prérequis. Ce qui compte essentiellement c'est la qualité du dossier universitaire. - Comment se passent les EM ? Ils durent deux heures, un thème par séance en principe. On choisit un exposé dans l’année sur lequel on passe pendant 30/40 minutes. On a une note de contrôle continu avec la participation, l’exposé et un galop. S'agissant des partiels des matières fondamentales, une se passe en exposé-discussion l'autre à l’écrit pendant cinq heures. - Est-ce que l'admission au MDBF est facilitée par le passage au M2 droit des affaires ? Les deux masters sont dirigés par le Professeur Synvet. Ce dernier n'est donc probablement pas insensible, pour la sélection des étudiants au MDBF, aux bons étudiants provenant du Master droit des affaires qu'il connaît déjà. La sélection au MDBF comprend un entretien, certains membres du jury font partie du corps professoral du Master droit des affaires (le Professeur Torck ou le Professeur Mattout). Ce peut être un avantage pour les étudiants provenant du Master droit des affaires. Le MDBF est conçu comme un deuxième M2, c’est une suite logique à un premier master plus généraliste. - Est-ce qu’on peut assister à plus de matières complémentaires ? On peut y aller en auditeur libre avec l'accord des professeurs concernés, mais on ne peut pas s’inscrire administrativement. - Est-ce qu’on peut passer le barreau pendant le M2 ? Oui c’est tout à fait possible. Cette année, près de la moitié du master a obtenu le CRFPA à la session de 2012. Cela permet par ailleurs de faire valider le Master 2 au titre du PPI de l'EFB.
  7. MBA / M2 Droit des affaires et management M. le Professeur Germain Rencontre du 21 mars Le MBA / M2 droit des affaires et management est dirigé par le professeur Germain, responsable notamment de l’Institut de Droit des Affaires et du master DJCE, et par le professeur Duval-Hamel, directeur de l’Ecole de Droit et de Management. Le MBA a été créé il y a 5 ans par Paris II, en collaboration avec Jérôme Duval-Hamel. Cette formation est unique en France pour le moment. Ce MBA permet de sensibiliser les étudiants à la gestion, à la vie des affaires. C’est la formation N°1 dans ce domaine, devant des Masters d’HEC et de l’ESSEC. Comment le MBA fonctionne-t-il ? Sur le plan universitaire, les enseignements sont répartis de façon à peu près égale entre le droit des affaires (droit des sociétés, droit boursier, droit du travail, droit de la propriété industrielle…) et la gestion (enseignements en gestion et finance). Ces enseignements permettent de faire comprendre à des juristes le monde de l’entreprise par des universitaires et des professionnels. Aujourd'hui, la complexification est telle que les juristes sont embauchés par les entreprises. Mais à l’université, les juristes n’apprennent pas le fonctionnement de l’entreprise et les rapports humains. C’est pour cela que le MBA a été créé. Enfin, on note un certain engouement de sociétés du CAC 40 pour des formations autres que celles proposées par les écoles de commerce. Une vingtaine de sociétés du CAC 40 sont partenaires de la formation, ce qui permet de proposer un contrat d’apprentissage aux étudiants. Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail, les étudiants seront intégrés à l’organigramme de la société et rémunérés. La formation du MBA coûte environ 1.300 €. Mais avec les contrats d’apprentissage qui sont proposés, la formule est intéressante financièrement. De plus, les étudiants doivent fonctionner dans une sorte de junior entreprise. Les étudiants sont partagés en 2 ou 3 groupes et on crée une petite entreprise dans ces groupes, comme une vraie entreprise. Cette entreprise a un but, qui varie chaque année. Cette année par exemple le but est de faire des dossiers sur des thèmes de gouvernance. Une télévision a aussi été créée, TV DMA (droit management affaires). Il faut prévoir les sujets, faire les enregistrements… Cela permet le développement de personnalités qui ont le sens de l’organisation et de l’entreprise. Concernant les débouchés : A l’origine, le MBA a été créé pour préparer à des carrières d’avocats d’affaires qui comprendraient mieux le fonctionnement de l’entreprise (deux à trois grands cabinets d’avocats se trouvent ainsi parmi les partenaires de la formation). La moitié des étudiants deviennent avocats d’affaires, un quart se dirige vers l’entreprise et un dernier quart devient manager (chef de projet pour de grandes sociétés par exemple). Le barreau peut être passé au début du Master. Questions des étudiants et réponses du Professeur Germain : Pourquoi ce nom de MBA ? A l’origine, la formation s’intitulait MBA car il s’agissait d’un diplôme d’université. L’accréditation a ensuite permis au diplôme d’être un M2, ce qui explique que les deux appellations coexistent aujourd’hui. Comment se fait la sélection ? Nous recevons entre 450 et 500 demandes. Après un premier tri, on garde environ 70 dossiers. C’est ensuite un jury composé notamment d’un DRH et d’une personne venant d’une entreprise qui procède à la sélection. Partir un semestre en M1 est-il bien vu ? Cela peut être mal vu pour les formations où il faut être très bon en droit. Le MBA est une formule assez ouverte : ce n’est pas mal vu, mais cela ne rend pas un dossier meilleur pour autant. Et pour un départ en L3 ? La réponse est la même. Mais c’est courageux, cela montre une capacité d’adaptation. Quel est le niveau d’anglais requis ? On n’exige pas la présentation d’un diplôme mais il faut savoir que pour l’apprentissage, dans les grandes entreprises, il faut maitriser l’anglais. Nous sommes toutefois assez souples sur ce point lors de la sélection. Pour ceux qui passent le barreau, comment cela se passe-t-il avec le début de la formation en juillet ? La formation est assez souple et nous sommes compréhensifs, on peut donner une semaine de vacances pour permettre aux étudiants de préparer le barreau. La formation est compréhensive, on peut donner une semaine de vacances pour préparer le barreau. Pour la sélection, faut-il des mentions ? Il faut entre 12 et 13 au minimum. La major de l’année dernière à Assas a choisi le MBA, nous exigeons donc un certain niveau. Y a-t-il un mémoire à rendre ? Non, il n’y a pas de mémoire. Comment situer le MBA par rapport à un M2 de droit des affaires ? La formation est moins approfondie en droit des affaires et l’apprentissage est moins universitaire. La formation juridique comporte un volet universitaire et un volet en apprentissage. Comment se passe l’apprentissage ? Aidez-vous les étudiants à trouver un contrat ? Le climat économique est difficile ; pour l’entreprise, l’apprentissage est un contrat de travail. Cela dépend donc de la stratégie globale de l’entreprise vis-à-vis de l’emploi. Nous essayons tout de même de trouver des apprentissages pour tous les étudiants. Concernant la formule de l’apprentissage, jusqu’à mi-novembre, la période est consacrée à l’université. Ensuite, sur un mois, il y a trois semaines d’apprentissage et une semaine à l’université chaque mois. Comment se passent les examens ? Les examens se déroulent en juin. Il est rare que des étudiants échouent, mais c’est arrivé.
  8. M2 Juriste d’affaires (DJCE) – Magistère M. le Professeur Germain Rencontre du 21 mars Présentation du Magistère de juriste d’affaires et du M2 Juriste d’affaires (DJCE) : C’est une formation très ancienne. L’accès en M2 est limité car normalement, la formation se déroule sur 3 ans. On prend autour de 25 étudiants en première année, donc quatre ou cinq places seulement sont offertes en M2. Pour ces quatre ou cinq places, de très bons étudiants juristes, principalement d’Assas, sont recrutés. Autrefois le Magistère recrutait simplement à la fin du DEUG : cette possibilité d’intégrer en M2 est récente. Ce M2 s’adresse aux étudiants qui ont une forte envie de travailler et qui l’ont montré dans leur dossier. Deux cours ont lieu en anglais. Ce sont des séminaires intensifs jusqu’en mars/avril, puis il y a l’obligation de faire un mémoire en 1 ou 2 mois. Puis au mois de juin se regroupent tous les DJCE à Montpellier pour se perfectionner dans une matière particulière. C’est la formation est la première formation de France en droit des affaires, elle dispose d’un réseau d’anciens très puissant et tous les étudiants trouvent du travail à la sortie. Il n’est pas interdit et même encouragé de passer l’examen de l’EFB au début du Master. C’est dans l’intérêt des étudiants. On leur donne une quinzaine de jours pour passer leurs oraux. Questions des étudiants et réponses du Professeur Germain : Pour la sélection en fin de L2, quel est le niveau requis en anglais ? Les mentions sont-elles obligatoires ? La sélection se fait en fonction des étudiants qui se présentent. Elle varie. Il y a toujours des exceptions pour des étudiants qui n’entrent pas dans les critères et qui sont atypiques (parlant plusieurs langues par exemple). Mais en principe il faut avoir 13 en première et deuxième année. Il y a un entretien d’une dizaine de minutes avec un jury. Quels sont les critères de sélection pour entrer en M2 ? Il faut avoir été très bon étudiant. Si on n’a pas été excellent en licence mais qu’on s’est révélé en Master 1, avec une mention Bien ou presque, alors on a des chances. Peut-on poursuivre dans une université étrangère après le Magistère ? Avant, il était prévu de partir un semestre à l’étranger. Maintenant, la politique est plutôt d’aider les étudiants qui le souhaitent à partir en LLM après le M2. Ce n’est pas une formation de juristes d’affaires spécialisés, mais de juristes d’affaires généralistes.
  9. M2 Droit immobilier et de la construction M. le Professeur Périnet-Marquet Rencontre du 26 mars L'originalité de ce M2 par rapport aux autres est qu'il est un mélange de droit privé et de droit public avec des cours d'urbanisme, de fiscalité, de marché publics, de droit de la construction, etc. S’agissant d’un discipline à cheval sur le droit public et sur le droit privé, cette double culture est indispensable. Les publicistes comme les privatistes peuvent donc entrer dans ce M2. Il y a un réseau d’anciens performant. Sauf de rares exceptions, tous les étudiants trouvent facilement un stage. Cela est lié la notoriété du M2. Le Master est classé 3e au classement SMBG dans la catégorie « Management et droit de l’immobilier », mais les deux premiers sont des M2 de management : on peut donc dire que le Master est premier du classement en droit immobilier. Le M2 est différent du M1 car on se retrouve à trente venant de partout pendant un an, il y a un esprit qui se rapproche beaucoup de celui d'une grande école. C'est nécessaire. L'ambiance est agréable mais il faut travailler. Les débouchés sont assez variés : avocat, juriste spécialisé en droit immobilier, notaire… Les sociétés d’HLM, les sociétés foncières et les sociétés d’assurances recrutent également. Il n’est pas impossible non plus de faire de la promotion immobilière. Il est possible de passer le barreau pendant le Master. Le M2 est habilité pour l’apprentissage, les étudiants sont en alternance ou en stage, ce qui facilite l’embauche à la fin du Master. Les étudiants sont en apprentissage deux jours et demi par semaine. La sélection : Pour entrer dans le M2, il faut avoir un bon dossier, qui doit donner une bonne impression. On peut avoir 10 une année si on montre par ailleurs que l'on peut avoir plus. Il est préférable d’avoir un cursus où l’on progresse qu’un dossier où les notes baissent. Il faut mettre le Master en premier choix, car la sélection est faite avant la réception des dossiers en deuxième choix. 80 personnes sont sélectionnées, sur dossier pour les entretiens, qui se déroulent début juillet. Une trentaine d’étudiants sont finalement retenus. Lors de l’entretien, le professeur essaie de se mettre à la place d’un recruteur pour apprécier les qualités personnelles des candidats. Les activités extrascolaires sont prise en compte. Les stages comptent également, mais dans une mesure moindre que les notes. Avoir déjà fait un M2 n’est pas spécialement valorisant, car sinon, il n’y aurait aucune place pour ceux qui sortent de M1. Le nombre de personnes ayant déjà fait un Master 2 dans la promo est d’ailleurs assez restreint. Il est assez neutre d’être parti en Erasmus, d’avoir un profil assez international ; si les autres années sont bonnes, cela n’a pas d’importance. Le DU de droit immobilier : Concernant le diplôme d’université de droit immobilier, il s’agit d’un diplôme de 3e cycle. Le niveau de recrutement est légèrement inférieur à celui du M2, des années correctement obtenues suffisent mais il y a tout de même deux fois et demi plus de candidats que de places. La sélection se fait uniquement à partir du dossier, il n’y a pas d’entretien. Certains cours sont communs avec le Master 2.
  10. M2 Droit de la communication MM. les Professeurs Truchet et Passa Rencontre du 25 mars Dans le secteur de la communication, Paris II est richement doté, puisqu’il y a l'IFP, qui est l'une des écoles historiques de la presse, le master Droit du multimédia et de l'informatique, le master droit de la communication mais aussi le master de droit de la propriété intellectuelle. On a hésité à maintenir cette diversité et à maintenir le Master Droit de la communication. Finalement, le Master a été remanié. A partir de l’année prochaine, l’offre de formation de plusieurs Master 2 va changer. Ce Master était anciennement un Master recherche, mais il ne l'est plus. Désormais, il est à la fois recherche et professionnel. En terme de débouchés, ce Master prépare aussi bien à une carrière universitaire qu'a une carrière non universitaire. En général, moins d’un étudiant du Master entame une thèse. Jusqu’à présent, les étudiants sortants se placent plutôt bien : 91% ont un emploi stable, dans des débouchés très variés. Une très faible quantité d’étudiants s’orientent vers une thèse, tandis que 50% passent le barreau. Les autres rejoignent les services juridiques de chaînes de télévision, de radios, de sociétés de production ou d’institutions (CSA, CNC, etc.). En revanche, la presse écrite et les éditeurs n’ont pas les moyens de recruter des juristes. De plus en plus d’anciens étudiants du Master nous envoient des offres de stage. A chaque rentrée, des étudiants de la promotion sortante viennent partager leur expérience avec les nouveaux étudiants, en dehors de la présence de l’équipe enseignante. L'organisation des études : Le Master 2 est volontairement indifférencié entre droit public et droit privé. Parmi les prérequis, on doit être aussi bon privatiste que publiciste, tout simplement parce que cette distinction n'a pas de sens. Quand on entre dans un Master de Paris 2, on est supposé ne rien avoir oublié de ses quatre années précédentes. Le M2 englobe toutes les formes de communication. On y parle de la presse écrite, de l'audiovisuel, du cinéma, du théâtre, de la publicité, du livre, des réseaux sociaux, d'internet, etc., parce que ce sont les mêmes problèmes juridiques qui se posent à chaque fois. On essaie d'avoir une vision globale. Les cours : -Liberté de communication (assuré par M. Truchet) -Responsabilité civile et pénale de la communication (assuré par M. Dreyer) -Droit de la communication numérique (assuré par M. Huet) -Droit de l'image animée (qui sera assuré par Stéphane Davy, chef du service juridique du CNC) : ce cours constitue une innovation pour l'année prochaine -Aspects pratiques du droit de la communication : c'est un cours méthodologique assuré par Mme Franceschini -Droit international et européen de l'information et des médias (assuré par M. Guedj) -Réseaux numériques et industrie des médias (assuré par M. Hurard) -Journalisme, pratique des médias et déontologie (assuré par M. Malye) -Médias, justice et politique (assuré par M. d'Almeida) qui est un cours commun avec l'IFP ; -Droit de la propriété intellectuelle (assuré par M. Passa) ; -Communication commerciale et publicité (assuré par M. Hazan). Les étudiants doivent aussi rédiger un mémoire. C'est beaucoup plus qu'une dissertation : c'est l'apprentissage de l'audace intellectuelle. Il faut trouver une idée nouvelle, la construire… Ce Master bénéficie du label « Paris 2 ». Il reçoit, en première et deuxième candidatures, environ 150 dossiers. Une trentaine sont sélectionnés. Il n’y a pas de « prime » pour les étudiants de Paris II. Il faut être loyal et sincère dans son dossier. Il est important d’avoir un parcours cohérent avec ce qu’on veut faire plus tard. Il faut également soigner sa lettre de motivation. Il faut être extrêmement sincère sur ses faiblesses ainsi que ses forces et ses attentes.
  11. Strawberry Fields

    M2 Sécurité et Défense

    M2 Sécurité et Défense M. le Professeur Gohin Rencontre du 28 mars Présentation du Master : Vous pouvez déjà trouver la maquette et l’emploi du temps du Master sur le site de l’Université pour que vous ayez une idée du contenu. Le droit public de la défense, c’est du droit constitutionnel, du droit administratif et du droit européen en matière de défense et de sécurité. Le Master 2 n'est pas réservé aux étudiants en droit public : vous pouvez avoir fait un M1 d'histoire, de sciences politiques, de droit pénal, de relations internationales... Le Master 2 est ouvert aux étudiants étrangers, ce qui permet une grande diversité des effectifs. N'hésitez pas à faire jouer la concurrence et à postuler à d'autres M2 dans d'autres villes : Nice, Lille, Aix-en-Provence, Lyon... Intéressez-vous également aux universités étrangères. Mais n'oubliez pas de vous désister des autres Master 2 auxquels vous aviez postulés une fois que vous êtes accepté dans celui que vous désiriez : c'est une chose très importante que beaucoup d'étudiants oublient ou ne se donnent pas la peine de faire. Sur la lettre de motivation et le dossier : Le dossier doit être envoyé par lettre recommandée avec avis de réception ; vous ne pouvez pas le déposer directement à la scolarité. La lettre de motivation sera manuscrite, à l’encre noire ou bleue (évitez les couleurs fantaisistes). Elle peut faire plus d'une page. On veut savoir pourquoi vous venez, quels sont votre passé, votre présent et vos objectifs futurs. Vous devez également joindre un CV (1 page maximum dactylographiée). Le CV doit interpeller, car les lettres sont trop stéréotypées. Compte tenu du temps restreint dont nous disposons, il n'y a pas d'entretien : vous devez donc tout dire dans la lettre de motivation. Le CV doit être explicite et bien mentionner les formations, les expériences professionnelles et à l'étranger et les activités sportives. Le parcours doit être cohérent. S'il y a une incohérence (par exemple si vous avez suivi une formation en droit privé), vous devez l'expliquer ; aucun dossier n'est indéfendable. Les stages peuvent être intéressants s'ils sont en rapport avec l'intitulé du M2 : dans la police, la gendarmerie, l'armée... En revanche, les lettres de recommandation sont à proscrire. A la rigueur, les lettres de recommandation professionnelles sont recevables à condition qu'elles démontrent qu'on a vraiment fait des stages importants et intéressants. Statistiques : Le Master a été créé en 2009 et est habilité jusqu’en 2013 (la campagne pour sa réhabilitation est en cours). Depuis 2010, le nombre de candidatures est le suivant : 2010 : 96 candidats 2011 : 122 candidats 2012 : 152 candidats Soit 113 candidatures en moyenne, chiffre en constante augmentation. Il y a en moyenne 25 étudiants par promotion (entre 20 et 30 selon les années). A Paris II, on reçoit en tout jusqu’à 13.000 dossiers de M2, pour 2000 étudiants retenus au final. Le Master se place donc en bonne position parmi les Masters sélectifs. Sur le caractère "Recherche" du Master 2 : Le Master est un Master recherche, mais la distinction entre recherche et professionnel s'est beaucoup affaiblie. Pour la campagne 2014, le Master devrait devenir un Master parcours indifférencié. S'agissant d'un M2 Recherche, il y a un mémoire d'environ 70 pages à remettre. Le sujet n'est pas imposé et l'étudiant a jusqu'à mi-décembre pour trouver son sujet de mémoire. Si vous avez déjà une idée de sujet de mémoire, vous pouvez l'indiquer dans la lettre de motivation. Le professeur Gohin déconseille très fortement de faire un second M2 en même temps. Il ne prend pas non plus d'étudiants ayant déjà fait un M2 Recherche. En revanche, il est envisageable de faire un M2 Professionnel après ce M2, afin d'entrer définitivement dans le marché du travail. Il est très déconseillé de préparer les concours administratifs en même temps que le M2, car l'étudiant ne va se concentrer que sur les concours d'octobre à février. Or, il faut quand même réussir le Master et rendre son mémoire. Il est préférable de ne pas se disperser. En revanche, il est tout à fait envisageable de passer les concours militaires, de police ou d'inspecteur des douanes après le M2. La promotion : Les étudiants du M2 constituent une équipe : il faut que les personnes se côtoient, se rencontrent. Il doit s'agir d'une année conviviale. On recherche donc des gens qui sauront s'intégrer dans un groupe, qui ne sont pas trop individualistes.
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