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24 résultats trouvés

  1. Erwan Binhas

    Passage de M1 à M2

    Bonjour , actuellement sur la fac d'aix je viens d'obtenir ma licence de droit et d'être accepté pour intégrer assas en M1 . Seulement , je me demande si ma venue à Assas est nécessaire . En effet , est-il plus facile d'intégrer les M2 ( droit des affaires ) d'assas si on a deja intégré Assas en M1 ? En clair , mes chances sont-elles plus grandes d'intégrer le M2 en ayant fait mon M1 à assas ou à Aix ? Merci de votre aide .
  2. Strawberry Fields

    Candidatures M2 2015

    Bonjour à tous ! J'ouvre ce topic destiné à réunir toutes les informations sur les candidatures dans les différents M2 (délais, documents à fournir, modalités, réponses...). En ce qui concerne Assas : - les candidatures par Internet ont lieu du 20 mai au 10 juin 2015, sauf exceptions consultables ici. - vous pouvez formuler au maximum deux voeux de M2 (un 1er et un 2e choix) (sauf cas dérogatoires). ATTENTION cependant, un certain nombre de M2 ne sont ouverts qu'en 1er choix (liste ici). - les inscriptions par Internet se feront en suivant ce lien. - pour candidater, il faut payer un droit dont le montant est fixé à 18€. Cette somme vous est remboursée si vous êtes admis. Avez-vous déjà réuni des informations sur les candidatures dans les autres facs ? N'hésitez pas à poser vos questions ! Bonne chance à tous
  3. M2 Fiscalité internationale PrésentationC’est un M2 qui existe depuis 31 ans. L’année dernière, une célébration a réuni beaucoup d’anciens pour les 30 ans du master : ces anciens sont dans de grands cabinets, dans des administrations, … Le M2 également en partenariat avec HEC depuis les origines : en pratique, il y a ainsi des étudiants venant d’un autre cursus également sélectif (école de commerce). Ces étudiants constituent un quart de la promotion et l’essentiel des étudiants vient quand même de l’université. 5 étudiants viennent de HEC cette année. Ce M2 est très tourné sur des enseignements académiques mais surtout sur la vie professionnelle : - Intervenants qui sont des professionnels mais rompus à l’exercice d’enseignement. Ils aiment faire ceci et en ont l’habitude. Ex : membres du Conseil d’Etat influents sur les questions fiscales, avocats (EY, …), autres institutions Séminaires : évasion et fraude fiscale internationale rebaptisé fraude fiscale internationale avec chaque fois un intervenant différent Ex : directeurs financiers des sociétés du CAC 40, avocats, … Cela permet un accès privilégié, des opportunités de stage, …. - Tous les étudiants sont en apprentissage. Ceci vaut que pour les étudiants universitaires. L’idée est de trouver l’apprentissage pour l’étudiant grâce à un certain nombre de contacts avec les entreprises et cabinets. Au mois de juillet, une préférence est demandée entre cabinet et entreprise. Ce n’est pas exclusif et définitif mais constitue une indication. Bonus : les étudiants sont cette année partis à New York pendant une semaine d’échanges avec des universités et des cabinets d’avocats. QuestionsQ1 : que font les étudiants juste après le M2 ? Les étudiants passent souvent le CRFPA même s’ils ne veulent pas tous devenir avocats. Un certain nombre d’étudiants vont passer l’examen en juin ou d’autres l’ont eu à la rentrée du M2. Il n’y a pas d’hostilité à passer l’examen. La date de la rentrée est fixée immédiatement après les écrits, vers le 20 septembre environ en général. Il est ensuite possible de s’absenter pour passer les oraux mais on ne rate pas une semaine pour cela dans un programme déjà chargé. D’autres entrent dans des entreprises. Mais la chose traditionnelle était de passer quelques années en cabinet. Cependant, du fait de l’apprentissage, certains commencent directement en entreprise. Le métier de fiscaliste d’entreprise a changé et on y trouve beaucoup d’anciens avocats. Le niveau d’exigence a monté et le rythme est plus étal même s’il reste élevé. Les salaires ont aussi progressé. Certains étudiants à court terme complètent leur formation. Cela se traduit souvent par un LLM. Deux étudiants de l’année dernière sont aux Etats-Unis par exemple. Cela peut être en Angleterre ou d’autres pays. Beaucoup font de la fiscalité mais pas seulement. Les anciens sont un peu partout : certains ne sont plus de la fiscalité, plus largement dans le droit des affaires ou pour faire autre chose. A ce stage, il faut nécessairement un goût pour la fiscalité mais il ne faut pas se borner à cette voie toute sa vie. Ceci est valable pour ce master comme pour d’autres. Le diplôme représente une porte d’entrée mais pas une fin. En revanche, bien sûr les matières doivent parler à l’étudiant. (Ne pas être fermé aux mathématiques par exemple) Q2 : Quel M1 est privilégié ? Pour les étudiants de Paris II, le M1 Droit des affaires est la voie privilégiée mais non exclusive. Certains étudiants ne l’ont pas fait mais c’est rare et ceci vaut pour des profils excellents. Il y a en effet un cours d’une année de droit fiscal des affaires qui est utile à ce qui va être enseigné dans le master. Ceci est très lourd à rattraper. Pour les étudiants qui n’ont pas choisi cela, il faut regarder le profil académique ou si d’autres matières en fiscalité ont été choisies. Le problème ne vient pas du professeur mais plutôt des étudiants qui peuvent se retrouver en situation d’échec. Q3 : Que pensez-vous des départs à l’étranger avant le M2 ? C’est très bien. Dans la génération actuelle, c’est l’habitude. Cependant, les professeurs ne sont pas naïfs sur les notes accordées à l’étranger par rapport à Paris II. Ceci sera pris en compte mais on peut bien sûr partir à l’étranger : il s’agit d’un plus mais des étudiants qui ne seraient pas partis ne sont pas écartés pour des questions d’égalité des chances ou autres. Q4 : des mentions sont-elles requises au cours de la licence ou les notes de M1 sont primordiales ? Plus les années montent, plus les notes sont importantes. Les notes de L3 et de M1 sont importantes. Du temps a pu être pris. A Paris II, c’est dur, les mentions sont à 13, … Avoir des mentions est donc un plus. Tout dépend aussi du type de profils. Certains étudiants approchent toujours la mention et les notes sont regardées avec attention. Ce M2 est en premier choix. Certains étudiants préfèrent ne pas prendre de risques. Il ne faut pas se censurer. Pour ceux qui le souhaitent, M. Delaunay peut jeter un œil sur le dossier pour évaluer les chances d’être admis (ceci ne veut pas dire qu’on sera retenu mais donne une indication). Les dossiers viennent de Paris II et de l’extérieur. Il est important qu’il y ait une cohésion de groupe. Les autres dossiers n’ont pas été vus. La sélection se fait sur dossier puis sur entretien. Après la présélection, l’entretien très bref se tient début juillet. La réponse est donnée le soir même ou le lendemain. On discute un petit peu : cela permet de s’expliquer sur certaines notes, de se présenter, de faire part de son profil. Q5 : Est-ce qu’on fait encore la matière « business game » ? C’est organisé en février-mars, période la plus chargée de l’année. Au 25 mars tous les examens sont finis. - Septembre-fin mars : apprentissage à mi-temps 2 jours et demi par semaine - A partir d’avril : apprentissage à temps plein - Fin juin : soutenance du mémoire Le rythme est donc soutenu. Beaucoup de choses sont apprises. Business game : on part d’un cas (ex : Vivendi) non uniquement fiscal. On est mélangé avec des étudiants de Paris I et des étudiants de HEC avec des problématiques fiscales, de corporate et de droit de la concurrence. On apprend alors à bien travailler en groupe. Des avocats encadrent la chose, des réunions sont organisées toutes les semaines. Des groupes de 4 ou 5 passent ensuite devant un jury de professionnels. Cela demande beaucoup de travail, du travail d’équipe, une orientation pratique, … Il faut pouvoir être opérationnel en sortant. Cette année d’apprentissage doit être conçue comme une porte vers le monde professionnel, l’occasion de poser les questions qu’on veut sans conséquences encore. Q6 : Quel est le nombre d’étudiants retenus pour l’entretien ? Côté université, 15, 16 étudiants sont retenus et une quarantaine est convoquée. 36 viennent environ. Plus sont pris que nécessaire car une chance est souvent donnée. Cependant tout le monde n’arrive pas avec les mêmes chances selon son dossier bien sûr. Etre admissible est toutefois une chance d’être admis. Personne n’est convoqué pour ne pas être pris. Q7 : Au niveau des expériences professionnelles, y a-t-il des attentes particulières ? C’est une appréciation qui reste globale du dossier. Cependant, certains ont dû travailler pour gagner sa vie, … Cela dépend mais ne reste pas décisif à ce stage. Il faut des étudiants qui peuvent s’adapter au monde de l’entreprise. Il ne faut pas de gens caractériels par exemple. En général, il n’y a pas de problèmes et l’apprentissage représente une belle chance. Q8 : Faut-il rendre un rapport de stage ? Oui. Il faut un rapport d’apprentissage et un rapport de stage. Il faut rendre un rapport à l’organisme régional et un rapport pour le M2 assez bref. Ceci sera discuté lors de la soutenance du mémoire. Ce mémoire peut entrer en résonance avec le travail effectué lors de l’apprentissage. Le sujet peut être défini avec le maître d’apprentissage même si le sujet doit être validé. Q9 : Faut-il avoir une idée de son sujet de mémoire ? Non, il est encore trop tôt ; Beaucoup d’enseignements sont diversifiés dans la première période de l’année. Il faut arriver à resserrer les choses (30-40 pages) en restant novateur : il faut que cela ait un intérêt intellectuel et ne pas forcément rebêtir un sujet déjà exploré. Q10 : Des lettres de recommandation sont-elles bienvenus ? Ceci est peu important car ce n’est pas très difficile à obtenir. Cependant, aucune hostile n’est éprouvée. L’expérience que cela sanctionne peut être plus importante. La lettre de recommandation mise ne peut être que bonne. Il n’est pas besoin d’en mettre dix. Une ou deux suffisent mais aucune obligation n’existe. Q11 : Est-ce qu’il faut justifier son niveau d’anglais ? Il est clair que pour la fiscalité internationale, il faut un certain niveau d’anglais ; Il faut donc être à l’aise. Modes de preuve : séjours, certificats de langue (TOEFL, …), … Ceci est important. L’accent est peu important mais le niveau de langue est essentiel. Si on est pris, mais qu’on se sent peu à l’aise en anglais, il faut pouvoir améliorer cela durant l’été du M1 au M2 par exemple pour ne pas être larguer dans la pratique. Q12 : Quelles sont les modalités de notation dans le M2 ? Autrefois, il y avait une étape admissibilité/admission dans les diplômes de M2 de Paris II. Ceci a été supprimé. - 5 matières fondamentales : introduction à la fiscalité internationale (en anglais), fiscalité internationale des personnes physiques (auditeur au Conseil d’Etat), fiscalité internationale des entreprises (avocat, cours dans les locaux de HEC), fiscalité européenne, douanes et TVA (avocat) (début fin-septembre) - Séminaires : contentieux fiscal et européen (Philippe Martin), fiscalité financière (avocat), évasion et fraude fiscale internationale (40h, plusieurs intervenants), business game, … = grande variété. Toutes les notes valent à peu près la même chose avec une majoration légère pour les matières fondamentales. Il faut avoir la moyenne au moins. En général, les notes sont bonnes en fin de session. Tous les cinq voire dix ans, un étudiant seulement ne valide pas et l’a cherché. Q13 : Comment choisir entre cabinet et entreprise pour l’apprentissage ? Pour ceux qui se destinent à devenir avocat, c’est peut-être l’unique chance de travailler en entreprise. Il est intéressant de se mettre du côté du client et de voir comment cela se passe à ce stade. On peut alors voir une opération du début à la fin. En cabinet, on voit une partie du sujet en profondeur avec non nécessairement une information complète par le client. Cela dépend des caractères, des expériences, … Ce n’est de toute façon pas important ou déterminant. En pratique, il faut venir le jour de l’entretien avec un CV nouveau pour les envoyer aux différents contacts quand on est pris. On est donc appelé dans les premiers jours de juillet. Il faut aller aux entretiens (sauf si bien sûr on a déjà été pris et dans ce cas, il faut l’indiquer au contact) et se montrer très professionnel vis à vis de ceux qui emploient. Les préférences peuvent être indiquées mais ne sont pas garanties. En général, ils restent satisfaits. Nota bene : des dossiers peuvent être « indiqués » au M2 Droit fiscal. Il ne faut également pas hésiter à candidater à d’autres universités. Ceci est très important. Il ne faut pas voir les choses de manière très rétrécie. Q14 : Que faire dans la lettre de motivation ? Il faut en faire une : tapée, manuscrite. Il ne faut pas faire de faute. Cela fait partie d’un tout. Cela peut être utile si on a un élément particulier à expliquer dans sa candidature.
  4. Compte rendu Master 2 droit du marché et du patrimoine artistique Présentation générale : Le Master droit du marché et du patrimoine artistique est un master récent. Il a seulement deux ans et a été créé pour offrir une 5e année de formation aux étudiants suivant le double cursus Histoire de l’Art et Droit car on considérait que c’était dommage de laisser les étudiants après quatre ans de formation, partir vers d’autres établissements. Le but de ce master est de former les étudiants à l’ensemble des métiers reliés au monde de l’art pas seulement marché de l’art : commissaire priseur, galleriste, expert, assureur, spécialiste en fiscalité, gestion du patrimoine. Ceux qui se destinent à la profession d’avocats peuvent aussi se spécialiser dans ce domaine même si que quelques cabinets de niches qui font du contentieux des arts. Ce master peut également mener à des métiers liés aux institutions culturelles : conservateurs, juristes intervenants pour valoriser les collections patriotes des établissements publics. Ce master peut également constituer un complément de formation pour les notaires. En général les étudiants pensent d’abord à commissaire priseur comme débouchée mais beaucoup changent rapidement d’orientation en découvrant tous les métiers possibles. Ce master vise aussi bien le marché que le patrimoine culturel : droit privé et droit public des oeuvres d’art même si au fond il y a plus de droit privé. Le public et le privé travaillent souvent en collaboration et que les institutions publiques s’inspirent de techniques de gestion de patrimoine du droit privé. Il était donc indispensable de mêler les deux. Ce master 2 est un master à vocation professionnelle, le but est de former les étudiants à ces métiers, faire en sorte qu’en sortant du master 2 ils sont à même d’exercer une activité professionnelle. Son ambition est de conduire les étudiants à s’insérer dans le milieu professionnel. La formation est donc pensée de manière professionnalisante. Elle alterne stages (expériences pro) avec formations. équipe pédagogique composée à la fois d’universitaires et des professionnels. Les enseignements sont du droit public des oeuvres d’art, droit des ventes des oeuvres d’art (matière fondamentale) droit des assurances, fiscalité du marché de l’art, régie des oeuvres d’art, expertise des oeuvres d’art, valorisation du patrimoine et des collections, protection pénale des oeuvres d’art, ingénierie du patrimoine. Des enseignements du master sont aussi assurés par des professionnels qui transmettent des connaissances théoriques mais le plus souvent sous l’angle pratique et concret. Il y a des intervenants qui ne dispensent des cours qu’en présentant leur expérience. La mise en pratique passe aussi par le stage, il doit représenter au minium 5 mois dans l’année. L’année s’organise de la manière suivante: - deux mois de formation (septembre à fin octobre) - trois mois de stage (jusqu’à janvier) - retour à l’université jusqu’à avril - période de stage jusqu’à juillet avec rédaction d’un rapport de stage qui est soutenu en septembre. Les cours ont lieu uniquement le lundi, mardi et mercredi, ce qui permet aux étudiants de compléter leur expérience professionnelle en travaillant à mi temps. Depuis la création du M2 il y avait la volonté de l’ouvrir à l’apprentissage. Cela n’a pas été possible les deux précédentes années mais ça l’est désormais. A partir de septembre les étudiants donc pourront faire signer des contrats d’apprentissage Admission : Le pré requis est d’être titulaire d’un M1 en droit, ou en éco-gestion ou en histoire de l’art. Il n’y a pas d’exigence d’avoir une double licence ou un double master 1 néanmoins cela est fortement valorisé tout comme si l’on a pu faire des stages auprès d’acteurs du monde de l’art. Les années de césure ou à l’étranger ne sont pas rédhibitoires au contraire pour ce master. L’an dernier il y avait 220 candidats à ce master pour 25 places. Il est donc préférable de le choisir en premier choix. Pour la sélection, il y a tout d’abord une phase d’admissibilité sur dossier qui constitue une première sélection puis il y a une deuxième sélection qui se fait au terme d’une audition (présentation du parcours, motivation, objectif professionnel entre 10 et 25 minutes). L’audition a lieu début juillet et les résultats sont publiés avant le 15 juillet. Ca master a la chance d’avoir eu deux promotion très dynamiques : la première a notamment créé l’association du master : Cercle des juristes d’art CEJART dont tous les étudiants du master sont membres actifs. Le challenge de ce jeune master 2 est de le dynamiser au maximum et de le présenter au plus grand nombre. Les évènements organisés sont des rencontres avec des professionnels dans le cadre d’After Work (gestionnaires de patrimoine, journaliste spécialisés en art, experts, conservateurs). Un colloque au siège d’Axa Art a également été organisé tout comme un voyage à Rome. A la suite de ce master 2, une bonne partie des étudiants travaillent, d’autres passent des concours notamment celui de commissaire priseur. Des étudiants deviennent également avocats spécialisés en droit de l’art ou s’orientent vers l’ingénierie patrimoniale. Certains étudiants veulent aussi travailler au sein de fondation et d’autres encore veulent lancer leur entreprise de conseil Il y a en effet un cours d’association et mécénat et initiation à l’entreprenariat. Questions : Les deux stages sont-ils forcément dans la même institution ? Le choix est ouvert aux étudiants. Cela est plus difficile comme il y a deux périodes distinctes de stages mais certains étudiants obtiennent le stage en le continuant à mi-temps pendant les périodes de cours. Mais il y aussi possibilité de faire deux stages différents, la deuxième période de stage étant assez extensible. Est-il possible de faire des stages à l’étranger ? Oui un des étudiants du master étudiant a été pris un stage pour deux mois chez Christies à Londres, puis à Philadelphie. Mais il faut savoir qu’il y a plus de contraintes dans les stages à l’étranger et beaucoup de stages ne sont pas rémunérés. Y a-t-il des étudiants qui ont été par la suite employés au ministère de la culture ? Pas actuellement mais certains sont en relation avec le ministère, il y a des possibilité auprès des institutions, une étudiante du master travaille par exemple désormais au service juridique du Louvre. Est-ce qu’on envisage un M1 de droit international privé ça va ? Oui c’est très bien, dans le double M1 et droit ils ont principalement du droit. Il y a un M1 du droit des affaires et patrimoine artistique à Paris 1 est-ce que c’est valorisant pour le dossier de suivre cette formation ? Oui, dans la promotion de cette année il y a aussi beaucoup d’étudiants qui ont fait la double licence de Paris 1. Pour valoriser le CV est-il recommandé de faire un an de licence de l’art ? Oui pourquoi pas mais il faut aussi construire les candidatures en fonction du projet professionnel, une licence d’histoire de l’art est indispensable pour devenir commissaire priseur mais pas ce n’est exigence pour devenir avocat spécialisé en art. Quel est le M1 le plus intéressant dans l’optique d’intégrer ce master 2 par la suite ? Si l’on veut devenir commissaire priseur il est préférable de suivre un M1 de droit privé ou de droit des affaires Est-il nécessaire de maîtriser les langues étrangères ? La maîtrise de l’anglais est importante dans le marché de l’art. Les années de césure pour approfondir ses connaissances dans une langue étrangère sont donc valorisées. Est-ce qu’il y a beaucoup de débouchées à l’étranger ? Oui et beaucoup plus qu’en France.
  5. Compte rendu : M2/MBA Droit des affaires et management co-dirigé par le professeur Gaudemet et le professeur Duval-Hamel Présentation du diplôme Un étudiant en 1ère année de Master de droit a déjà acquis des connaissances théoriques importantes concernant l'entreprise et son fonctionnement. Si ces connaissances lui seront bien évidemment utiles, le temps où des connaissances plus pratiques seront nécessaires approche et l'objectif du diplôme est de les acquérir par le biais de deux vecteurs : en initiant l’étudiant à des disciplines comme la gestion, le management, l’analyse financière, la gestion des ressources humaines ou le marketing et en lui permettant de participer à la vie d’une entreprise grâce à l’apprentissage. Le diplôme a ceci de particulier qu’il est double : il permet d’obtenir un Master 2 (diplôme d'Etat) et un MBA (qui est juridiquement un diplôme d’université mais qui bénéficie du cachet de Paris 2 et d’une reconnaissance à l’étranger). Le MBA est d’ailleurs acquis à des conditions différentes de celles du Master 2, de telle sorte qu’il est possible d’obtenir le Master et pas le MBA. Ce diplôme revêt en outre plusieurs caractéristiques. 1ère caractéristique Le diplôme est bi-disciplinaire : la moitié des enseignements relève du droit des affaires et l’autre moitié relève du management et de la gestion. En droit des affaires, sont notamment enseignés : - Le droit des sociétés ; - Le droit financier ; - Le droit fiscal ; - Le droit de la concurrence ; - Le droit de la propriété intellectuelle. Les enseignements de gestion/management comprennent quant à eux notamment : - La gestion des ressources humaines ; - Le marketing ; - La comptabilité ; - L’analyse financière. 2ème caractéristique: Le M2/MBA est un diplôme en apprentissage. C’est d’ailleurs le seul diplôme en droit des affaires de Paris 2 ayant cette configuration. A compter du 15 novembre commence un apprentissage de 9 mois dans une entreprise partenaire : l’étudiant est alors trois semaines en entreprise pour une semaine en cours. 3ème caractéristique Elle tient au troisième « pilier » de la formation : les « Business Units Junior » (BUJ). Chaque étudiant est intégré dans une BUJ, avec un certain nombre de tâches, et cela participe également à sa formation en lui permettant de développer des aptitudes à piloter un projet d’entreprise, à lever des sommes d’argent, à démarcher des prospects, à documenter une relation contractuelle etc. Ces trois particularités font du M2/MBA ce qu'il est : classement au 1er rang de sa catégorie et retours d’anciens très positifs. Recrutement La procédure de recrutement du M2 / MBA est distincte de celle des autres diplômes et le dossier est téléchargeable en ligne. Ce dossier est à envoyer au secrétariat du M2/MBA accompagné des relevés de notes, d’un CV (dont il faut soigner le contenu et la présentation). Le jury ne prête généralement pas attention aux lettres de recommandations qui sont de convenance pour la plupart. Il y a chaque année beaucoup de candidats, entre 400 et 500 dossiers sont reçus. Qu’est-ce qui est apprécié ? - Les notes, évidemment, notamment en droit des affaires. C'est un critère objectif. Est ici pris en compte le fait qu'il est plus dur d'obtenir une mention à Assas. Les directeurs cherchent notamment à voir s’il y a une évolution positive dans le dossier ; - Le CV est très attentivement étudié. Il faut que le CV et la lettre de motivation donnent l'impression d'une candidature mûrie, réfléchie, cohérente (notamment quant aux choix des matières, des stages, de l’expérience associative). Après cela, 80 dossiers sont retenus pour un oral de motivation devant un jury composé d’enseignants et de professionnels (généralement des directeurs juridiques d’entreprises partenaires). C'est un entretien de personnalité, le sujet n'est plus aux notes, ni aux connaissances mais aux questions de savoir si l’étudiant a des capacités de travail en équipe etc. 35 étudiants sont retenus pour composer la promotion. Une fois la sélection faite il y a une pré-rentrée en juillet au cours de laquelle se déroule notamment le « job dating » (rencontre entre les étudiants et les entreprises partenaires aux fins de trouver un apprentissage). Les cours commencent le 1er septembre. Ni la prérentrée, ni les cours en septembre n’empêchent les étudiants de passer le barreau, les intervenants du Master prenant cet élément en considération. Cette année encore, tous les étudiants ayant passé l’examen l’ont eu. Questions des étudiants Est-ce qu'il est obligatoire d'avoir un parcours universitaire atypique ? Non bien entendu, mais les étudiants se trouvent en position de concurrence et certains aspects du parcours universitaire ou du CV peuvent faire une différence. A titre d’exemple, les directeurs du Master prennent en compte, sans pour autant en faire un facteur déterminant, les expériences à l’étranger (notamment dans des pays anglophones) qui sont le gage d'un bon niveau de langue et d’une certaine maturité. Ces départs ne sont pas rédhibitoires même s’ils ont lieu en Master 1 ? Non. Mais le jury s'assure qu'à l'étranger les étudiants ont fait des choix d’enseignements proches de ceux qu’ils auraient suivis en Master 1 en France. Quels sont les débouchés du diplôme ? C'est très varié. Il est très fréquent que des étudiants appréciés au cours de leur apprentissage se voient proposer un poste au sein de l’entreprise. D’autres étudiants se destinent au métier d’avocat et intègrent l’EFB. On relève d’ailleurs qu’une expérience de 9 mois en apprentissage au sein d’une grande entreprise est un atout particulièrement valorisé par les cabinets d'avocats pour un étudiant souhaitant intégrer un cabinet. Pensez-vous qu’il soit nécessaire de passer le barreau pour être juriste d’entreprise ? Techniquement, ce n’est pas indispensable. Quand bien même, l’étudiant se retrouvera en situation de concurrence et c’est un plus que d’avoir le barreau. Les étudiants rédigent-ils un mémoire ? L'alternance est évaluée mais il n'y a pas de mémoire. Le M2/MBA est-il un diplôme à choisir en 1er choix ? Le recrutement des étudiants du M2 /MBA est indépendant de tous les autres diplômes : il n’y a pas de premier choix ou de second choix. Peut-on partir à l'étranger après le M2 / MBA ? Beaucoup l'ont fait, beaucoup d'anciens partent dans divers pays étrangers avant de revenir travailler en France, souvent très enthousiastes de leur expérience. Est-il possible d’effectuer son alternance en cabinet ? Le rythme de l'apprentissage n'intéresse pas vraiment les cabinets d'avocats, notamment du fait de l’organisation 3 semaines en alternance / une semaine en cours, puisque dans la semaine durant laquelle l’étudiant est en cours, le dossier peut évoluer et l'étudiant n'aura pas pu suivre cette évolution. Quand bien même, cela arrive tous les ans et cette année encore plusieurs étudiants de la promotion font leur alternance en cabinet. Que font les étudiants en apprentissage ? Seulement du travail juridique ? Non, le spectre est assez large et n'est pas qu'exclusivement juridique. Interventions d'étudiants de la promotion 2015/2016 Les Business Units Junior : Les BUJ : il y a cinq business units junior dans le Master 2 / MBA. Ce sont : - Le petit juriste - STRAT / Ecole de droit et management : recherche de partenariats avec des éditeurs juridiques, organisation du forum des Masters, levée de fonds pour le Master etc. - Morgen : BUJ Franco-allemande ; - TVDMA : webTV, en collaboration avec Christine Lagarde ; - B-Culte : développe tout ce qui est industrie culturelle. Quant à l’organisation, il existe quelques positions clés : - Il y a un manager junior par BUJ, un étudiant, qui cogère l’équipe avec un manager senior, un professionnel. - Le secrétaire général qui coordonne l'action des cinq BUJ avec le board du MBA. Les BUJ prennent beaucoup de temps. Les objectifs sont fixés chaque mois avec le board et ces objectifs doivent être remplis. Est-ce qu’il faut avoir des connaissances en gestion avant d’intégrer le Master ? Non. Les stages précédents sont-ils valorisés ? Oui. De manière générale le CV compte beaucoup. Contact : Groupe facebook du M2/MBA
  6. Droit international privé et du commerce international Mme Goré Vendredi 4 mars à 14h00 Le M2 : · Il y a un renouvellement du corps professoral : un rajeunissement mais la maquette ne change pas : ex : Louis D’Avout va intervenir à la place d’Yves Lequette. · Ce Master 2 est un Master recherche : il n'est pas une 5ème année dans le sens où il n'y pas de bachotage comme il peut se passer jusqu'au M1 : il va falloir réfléchir. Beaucoup de recherches personnelles et de réflexion. · C'est LE master de Paris 2 en DIP, centré sur la recherche. Malgré cela il y a de nombreux étudiants qui s'intègrent professionnellement directement après le master 2, peu d’étudiants continuent dans la recherche. · Une des qualités requises est d'aimer le droit international privé, la matière sera très approfondie. · Master premier choix Un partenariat avec l'ESSEC · Ce master a un partenariat avec l’ESSEC : il permet d'avoir l'admissibilité automatique à certaines conditions comme passer le TAGE MAGE et un test d'anglais : l'admissibilité sera directe pour un oral, il n'y a pas d'écrit. · Un partenariat qui a deux ans : peu d'étudiants l'ont tenté : cette année 2, l'an dernier 1. · C'est possible si l'entretien est bien préparé (et les tests requis bien réussis). Madame le professeur Goré pense que c'est une bonne idée d'utiliser cette passerelle mais insiste sur l'importance des tests de langues et des autres tests exigés : IL FAUT DE TRES BONNES NOTES : "il faut passer 1 mois à ne faire que ça". Un Master proche mais différent de celui de Monsieur le professeur Cohen : Rencontre avec le professeur Cohen - Affaires internationales Mardi 12 avril à 19h00 Salle 302 · Séminaires et cours importants du commerce international avec par exemple des cours spéciaux de Louis D’Avout : DIP des affaires. · Il y a d'autres matières que le droit des affaires : c'est plus large que simplement du commerce international mais il y en a une grande partie… => Il faut plutôt se tourner vers le master de M. Cohen si l'étudiant veut plus de commerce international. · Il faut savoir qu'il y a un rapport avec le master de M. Cohen : les profs communiquent informellement à la vue des compétences de l’étudiant : ce dernier en effet, suivant les notes qu'il aura accumulées, aura plus de chance dans l’un des deux masters… · La différence du Master de Mr Cohen est qu'il s'agit d'un Master professionnalisant => stages mars/avril La question des stages : · En recherche, on n'aime pas trop que les étudiants fassent un stage en même temps : normalement, tout le temps doit être consacré à la réflexion … il faut privilégier le master mais le stage est malgré tout possible : il ne faut pas que cela soit au détriment du travail. [Madame le professeur Goré est très réticente sur la question]. La question de la sélection : · Préfère les mentions mais: les profils et la personnalité des étudiants intéressent beaucoup … un étudiant qui a progressé même sans forcément avoir de mentions à chaque fois a toutes ses chances, c'est positif. Les mentions à chaque semestre, c'est bien à la condition que l'étudiant ait de bonnes notes en DIP. · Le manque de mentions n'est pas dirrimant s'il y a une progression de l'étudiant à travers les années. · Les étudiants partis à l'étranger sont valorisés : ils ont toutes leurs chances (pas forcément plus, mais presque). · Essaye de prendre des hommes pour améliorer la parité. Les femmes ayant de bons dossiers sont apparemment nombreuses dans cette filière. · Privilégie les étudiants de Paris 2, Madame le professeur Goré sait que Paris 2 note très sévèrement. · La sélection au master se fait sans entretien (donc uniquement sur dossier) : POUR LE MOMENT : cela peut changer [Madame le professeur Goré y est très favorable]. S'il y en a, il aura lieu fin juin, début juillet… Un entretien pour éviter d'avoir des étudiants peu motivés, « mou» : un bon dossier, d'accord, mais le dynamisme et l'investissement d'un étudiant est très bien vu. · Provenance de tout M1 possible : tout le monde à sa chance… pour preuve, il y a cette année un sciencepiste qui a fait peu de DIP : il s'en sort bien. (Mme Goré prend en compte que l'étudiant peut travailler l'été pour essayer de combler ce défaut). · Quelles notes sont prises en compte ? Est-ce que les notes du second semestre de M1 sont prises en compte ? Les notes du premier semestre forment une présélection qui fera l'objet d'une vérification lors du second semestre… La régularité lors de la licence et les notes de L3 sont aussi regardées. Question de la lettre de motivation / CV · Si l'étudiant vient de découvrir la matière récemment, il faut l'expliquer dans la lettre de motivation, que la matière l'intéresse beaucoup… · Très grande attention portée à l'orthographe. · Une lettre courte et concise ! Pas plus d'une page. · A la main de préférence et signée dans tous les cas. · La lettre n'est pas très importante sauf si c'est pour expliquer le parcours de l’étudiant : pourquoi vous êtes parti à l'étranger, si une matière vous passionne, si vous avez un parcours atypique… il faut marquer sa personnalité, s'investir… · Pour les jobs d'été dans le commerce : à mettre dans le CV si vous deviez le faire pour payer vos études : mais sinon ça encombre le CV pour rien … Madame le professeur Goré est attentive à ce genre d'étudiants, elle souligne que leur détermination est importante et en prend compte. Question des étudiants partis à l'étranger · Double diplôme où l'étudiant a étudié le DIP d'un autre pays [pays de l'UE] : c'est tout sauf un désavantage… => Ce sont des choses à expliquer dans la lettre de motivation… les doubles cursus c'est bien : on ne peut plus raisonner franco-français en DIP aujourd'hui EX : un mémoire DIP français/ espagnol : intéressant. · LLM : c'est préférable de le faire après le M2. Il faut s'investir dans un LLM si vous vous voulez absolument travailler à l'étranger et s'il se déroule dans une très bonne fac ! C'est un investissement onéreux …. Juste pour dire « je sais parler anglais» : c'est dommage, il faut un projet derrière. LLM : c'est un projet qui demande une grande préparation…. · Les lettres de recommandations ont peu de valeur pour les américains (ils savent que le professeur connait mal ses élèves, qu'il les connait depuis peu de temps). Il faut très bien choisir qui vous recommande : idéalement un professeur et un professionnel… · A l'étranger, il est intéressant de prendre des matières originales, absentes en France : ce choix des matières est important : ça montre la curiosité de l'étudiant. Les débouchés · C'est un master recherche : quelques-uns continuent dans ce secteur de la recherche … Beaucoup vont dans des cabinets où ils exercent l'arbitrage international. Mais il ne faut pas avoir une vision idyllique de l'arbitrage, il faut être spécialisé… · Les étudiants qui vont dans les cabinets sont très contents en général, travaillent beaucoup. Les étudiants se débrouillent bien pour trouver un travail, la directrice ne connait pas d'étudiant qui n'en a pas trouvé. · Plutôt orienté pour travailler dans un cabinet plutôt qu'une entreprise. · Un réseau offert par la fac ? Il y a une association mais elle n'est pas forcément performante : les professeurs ont des contacts mais c'est aux étudiants de trouver ! Quand Madame le professeur Goré trouve un étudiant dynamique et bon, elle n'hésite pas à faire des lettres de recommandation… Notations dans le master : 2 cours principaux : · Première matière : une épreuve écrite de 5 heures sans document : réflexion : thème général · Deuxième matière : exposé-discussion : devant un jury de 2 professeurs : le candidat tire un sujet et le prépare en 1h sans document. Exposé de 15 min + 15 min de questions. C’est une épreuve pour laquelle madame le professeur Goré va essayer de préparer au mieux les étudiants Épreuve importante, difficile pour les étudiants. Pour les autres matières : Un contrôle continu : ex : interrogation à l'oral 10/15min sur un texte… Evidemment un mémoire : sous la direction d'un professeur. Il doit être rendu début juin : 40, 50 pages, structuré : plan, introduction, bibliographie,… c'est exhaustif Soutenance obligatoire devant 2 professeurs : celui qui a dirigé le mémoire et madame le professeur Goré. Le mémoire demande beaucoup de travail. Le sujet est choisi en concertation avec le professeur Question du Moot · Les étudiants qui font le moot sont dispensés du mémoire : Daniel Cohen, dans son master, choisit des étudiants qui vont participer à son moot : critère de la parfaite maitrise de l'anglais : il coache les étudiants pour les préparer au mooc : tout en anglais : il sélectionne 1 ou 2 étudiants du Master de Mme Goré. · Travail extrêmement intéressant… vous allez plaider devant des juges ce qui va vous préparer au métier. Etudiants ayant déjà fait un Master : · Par exemple, un master droit privé général : ces étudiants en font un deuxième en DIP. C'est aussi le cas avec le master droit de l'UE comparé. Il faut savoir que c'est lourd, à la fin d'un master on peut avoir envie de partir dans la vie active, il y a un moment où il faut se lancer mais ça reste une carte importante. Il vaut mieux commencer par le master DIP. Question du passage du barreau · Il faut le faire le plus rapidement possible : rien ne dit qu'on l'aurait plus en M2 qu'en M1. Il ne faut pas attendre le M2. · Madame le professeur Goré pense que c'est un examen assez aléatoire. Conseil pour les intéressés ? Allez voir les professeurs à la fin d'une heure de cours ! Mettre un visage sur un dossier, ça montre la motivation, c'est positif… Le rapport personnel, ça vaut aussi pour les autres M2 : ça peut jouer ! Parlez-en aux chargé de TD : les professeurs et chargés de TD discutent entre eux.
  7. Compte rendu : Master 2 Droit et pratique des relations de travail dirigé par le Professeur Teyssié La promotion recrutée au début du mois de juillet sera la 29ème promotion. Le recrutement : Le recrutement a lieu en 2 temps : - Dossier : il y a environ 350 à 400 dossiers de candidature. A l’issue de ce premier temps, on sélectionne 100 à 120 candidats qui ont des critères de qualité auxquels ne répondent pas les autres. - Entretien individuel : entretien conduit par le professeur Teyssié avec d’autres membres de l’équipe du master 2 : Jean François Cesaro, Patrick Morvan… Ces entretiens ont surtout pour objectif de vérifier la solidité de certaines connaissances indispensables dans le cadre du master. Il s’agit également de mesurer la solidité du projet professionnel. Le candidat souhaite-il vraiment avoir un parcours en droit social ? Certains sont à la recherche d’un master 2 et candidatent partout. Il faut vérifier leur intérêt pour le droit social. Les lettres de motivation sont toujours adaptées au master auquel on est candidat, il faut donc vérifier la véritable motivation du candidat. A l’issue de ces entretiens de recrutement, la liste des personnes admises est établie. L’apprentissage : Aux alentours du 4/5 juillet cette étape de sélection est terminée et le professeur Teyssié rencontre les étudiants retenus pour la conclusion du contrat d’apprentissage. Tous les étudiants du master 2 sont apprentis. Monsieur le professeur Teyssié a un certain nombre de contrats en portefeuille et les propose aux étudiants. Il ne souhaite pas que les étudiants aient à leur charge la recherche d’un contrat d’apprentissage pour éviter les distorsions entre eux. Monsieur le professeur Teyssié présente alors les différents contrats : en cabinet d’avocat et en entreprise. Le master DPRT forme à 2 grands métiers : avocat en droit social et juriste d’entreprise en droit social. On constate qu’il y a une répartition à 50/50 des étudiants entre ces 2 métiers. Les étudiants candidatent alors sur 2 à 4 contrats d’apprentissage qui les intéressent le plus. La secrétaire du master informe les entreprises en question de la candidature, elle envoie le CV et l’entreprise contacte l’étudiant pour fixer des entretiens de recrutement. Chacun des maîtres d’apprentissage potentiel reçoit l’étudiant en entretien. En 4 jours, chacun a trouvé son contrat d’apprentissage soit environ le 8 juillet. Il peut arriver qu’un étudiant n’ait aucun des contrats auquel il a postulé. L’intéressé candidate alors à nouveau sur d’autres contrats. Il y a un nombre de contrats supérieur au nombre d’étudiants de la promotion. Le 12/13 juillet tout est terminé, les contrats doivent partir pour validation administrative au CFA (formasup paris) avant le 14 juillet. Le contrat d’apprentissage commence à être exécuté le 1er septembre. Les enseignements : En ce qui concerne les séquences de formation en entreprise ou cabinet : - 1ère séquence : un mois à temps complet en septembre. Cela permet d’appréhender l’entreprise où l’on va travailler pendant un an. - La 2ème séquence de temps complet a lieu du 20 décembre au début du mois de mars. - La 3ème séquence de temps complet a lieu du 1er juin au 30 septembre. Au total, cela fait 7 mois à 7 mois et demi à temps complet dans l’entreprise ou le cabinet. En ce qui concerne les enseignements : Il y a 600 heures de cours dans le master. - La 1ère séquence d’enseignements va du 1er octobre au 20 décembre. On a cours tous les jours du mardi au samedi de 9h à 17/18h parfois 20h quand les intervenants professionnels ne peuvent venir avant. La présence aux cours est obligatoire, une fiche de présence est signée. Le lundi en revanche, on est en entreprise ou cabinet pour garder le contact entre les séquences à temps complet. C’est une période difficile à gérer pour l’entreprise, elle en profite donc pour confier le traitement de dossiers qui impliquent un traitement de fond aux étudiants. - La 2ème séquence d’enseignements va du début du mois de mars jusqu’à la fin du mois de mai selon le même rythme. Les périodes d’enseignements académiques sont structurées en période d’enseignements articulées autour d’un thème : - La première semaine d’enseignements est consacrée au chef d’entreprise : identification, pouvoirs, délégations de pouvoirs… - Les 3 semaines suivantes ce sont les interlocuteurs du chef d’entreprise : instances représentatives du personnel, syndicats, délégués syndicaux. - 2 semaines sur le contentieux social. Certaines semaines portent sur un thème très précis comme les restructurations, la protection sociale complémentaire… Les enseignements sont faits à plus de 60% par des professionnels. Examens : Les examens ont lieu dans la dernière semaine du mois de mai. Lorsque l’on part dans la 3ème séquence en entreprise/cabinet les épreuves d’examen sont terminées. 3 épreuves écrites : - droit du travail (individuel/collectif) - droit européen, droit international et comparé - droit de la protection sociale (légale, complémentaire, sur complémentaire). Il y a enfin une épreuve d’exposé discussion. On tire un cas qu’on a une heure pour préparer puis on se retrouve devant un jury et on présente la solution au cas. Fin mai, il faut également rendre un mémoire. En plus des enseignements, il y a une obligation de rédiger un mémoire sur un sujet déterminé début juillet. Cela laisse une période importante pour préparer le mémoire. C’est un mémoire de 100 à 300 pages. Cela dépend du sujet et du degré d’approfondissement. Enfin, il y a une note d’apprentissage connue fin septembre à la fin de l’apprentissage. Le maître d’apprentissage est la personne qui connaît le mieux l’étudiant dans ses aptitudes professionnelles. La délibération d’examen du master se situe donc à la fin du mois de septembre. Après le master : Au 1er octobre qui suit le recrutement, l’on sort du master et l’objectif c’est de démarrer sa vie professionnelle immédiatement. Il arrive fréquemment d’être embauché à la suite d’un contrat d’apprentissage. C’est assez fréquent pour les cabinets d’avocat également. Le cabinet d’avocat garde l’étudiant comme juriste salarié. C’est un régime très intéressant à l’EFB, l’étudiant doit alors uniquement assister à quelques cours en fin de journée à l’EFB mais est dispensé de PPI. Il y a parfois des étudiants du master qui à l’issue du master veulent rédiger une thèse. C’est possible à la condition d’avoir un financement par une convention CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche). C’est une convention qui unit un doctorant à un cabinet/entreprise et on retrouve la mécanique de l’alternance : laboratoire de droit social et entreprise/cabinet. Double avantage : cela procure un salaire à l’intéressé et cela assure un contact avec la vie professionnelle. Dans la plupart des cas, l’entreprise/le cabinet propose au doctorant de rester à l’issue de sa thèse. La convention CIFRE est gérée par l’agence nationale de la recherche et de la technologie et dure 3 ans au maximum. En général, ce délai n’est pas un problème et la thèse est soutenue en 2 ans. Dans la promotion de 2015, 4 se sont engagés dans un parcours doctoral. Si le master DPRT permet de s’engager dans un parcours doctoral, ce n’est pas systématique, l’objectif est professionnel. Chaque étudiant du master est parrainé par un professionnel, c’est le maître d’apprentissage. La plupart d’entre eux sont des anciens du master DPRT. La promotion dans sa globalité est parrainée soit par une entreprise soit par un cabinet. Il s’agit cette année d’un cabinet d’avocats d’affaires avec un département de droit social. Le parrainage global a vocation à donner son nom à la promotion. Le prochain parrain sera une entreprise. Il y a deux ans une promotion a été parrainée par une organisation professionnelle. Questions : 1) Quand peut-on passer le CRFPA ? Il y a 2 cas de figure : - Meilleur cas de figure : Les étudiants qui passent le CRFPA à la fin du M1. On peut demander des autorisations d’absence pour passer les épreuves du CRFPA. Si on réussit le CRFPA, on rejoint l’EFB à l’issue du master. - L’étudiant préfère se consacrer au master DPRT et il passe le CRFPA à l’issue du master. Sur la promotion actuelle, 10 ont passé le CRFPA en octobre 2015 et 8 l’ont eu. 5 autres devraient le passer en octobre 2016. 2) Peut-on accéder au DPRT sans avoir fait un M1 de droit social ? Oui. Dans la plupart des promotions, il y a des étudiants qui viennent d’autres masters 1 que le master 1 droit social. Il n’y a pas toujours un M1 de droit social dans toutes les universités. Le professeur Teyssié ne peut donc pas rester uniquement sur des M1 de droit social. Toutefois, dans le cadre du recrutement, une attention toute particulière est portée à la maîtrise des matières de droit social. Il faut suivre les enseignements de relations individuelles, relations collectives, protection sociale et droit social européen. On peut venir d’un M1 DPG, droit européen, droit international, droit des affaires, mais il faut avoir suivi les matières fondamentales. 3) Quelles sont les matières importantes en option ? Droit des affaires, droit des assurances, droit des entreprises en difficulté. 4) Est-ce un avantage d’avoir déjà fait un master 1 en droit des affaires ? Monsieur le professeur Teyssié n’apprécie pas forcément les additions de master 1. Il vaut mieux avoir un parcours fluide. Toutefois si l’on souhaite absolument un master 2 et que l’on n’est pas admis, il est envisageable de faire un 2ème master 1 pour le retenter par la suite. Il ne faut cependant pas s’inquiéter sur la possibilité d’avoir un Master 2, l’offre en M2 est supérieure au nombre d’étudiants en M1. 5) Quid de l’anglais ? Il faut pouvoir justifier de son niveau d’anglais avec un TOEFL ou un TOEIC récent. L’important n’est pas le résultat mais d’avoir un élément objectif d’appréciation du niveau atteint. Il faut par ailleurs savoir que le diplôme de master n’est délivré que si on a une attestation de niveau en anglais. La maîtrise de l’anglais est également nécessaire pour un contrat d’apprentissage. Certaines entreprises/cabinets exigent un niveau d’anglais excellent. Si l’on a un score supérieur à 950 au TOEIC, on peut être orienté vers des entreprises/cabinets où l’on ne peut être pris qu’avec un pré requis en anglais important. 6) Quid des erasmus ? Peu importe qu’un semestre ou une année ait été passée à l’étranger. Par contre, il faut suivre les matières de droit social sinon on aura des difficultés. 7) Est-ce que les notes du second semestre de M1 sont prises en compte ? Oui c’est pourquoi les entretiens ont lieu après la connaissance des notes du second semestre. Toutefois, les notes du second semestre sont généralement dans la lignée de celles du 1er semestre. 8) Quelles notes faut-il obtenir ? Il n’y a pas de barre prédéterminée. Il y a plusieurs critères : - Moyenne : 12/13 - Parcours fluide sans redoublement - TOEIC/TOEFL convenable - Expériences professionnelles - Projet professionnel. Le professeur Teyssié juxtapose les éléments permettant de tracer un profil. 9) Est-ce qu’il y a des étudiants qui font des ressources humaines après le master 2 ? Directement non. Ce qui se produit en revanche, c’est que des diplômés du master, embauchés comme juriste en droit social évoluent ensuite dans des fonctions de direction des relations sociales ou des directions de ressources humaines. Depuis le début des années 2000, les entreprises conduisent vers les fonctions de direction sociale ou de directions des ressources humaines, des personnes qui ont un bagage en droit social solide parce que la mécanique du droit social s’est extrêmement complexifiée. Les entreprises préfèrent aujourd’hui porter vers ses fonctions des juristes de droit social. 10) Est-ce que la parité est appliquée ? NON. Dans la promotion actuelle il y a plus de filles que de garçons et l’année d’avant il y avait plus de garçons que de filles. Sur 24 étudiants, il y a entre 15 et 20 étudiants de Paris II. Cette année ils représentent à peu près les deux-tiers de la promotion. 11) Quel niveau de précision du projet professionnel est attendu ? Pas considérable car les étudiants ne sont qu’en master 1. C’est plutôt la question du pourquoi. Pourquoi juriste de droit social ? Pourquoi vouloir travailler en entreprise et pas en cabinet ? Les stages sont un moyen de justifier son intérêt. 12) Parmi les anciens, certains travaillent-ils dans des organisations internationales ? Non, pas à la connaissance du professeur Teyssié. 13) Quid de l’année sabbatique à l’issue du master 1 ? Pourquoi pas ? C’est un cas de figure déjà rencontré. Il y a une vraie justification pour des étudiants qui arrivent à la fin du M1 sans avoir accompli de stage sérieux dans une entreprise ou un cabinet. Ça peut être également l’occasion de progresser en anglais.
  8. Rencontres avec les directeurs de Master 2 Organisées par Assas.net pour la neuvième année consécutive, les Rencontres avec les directeurs de Master 2 sont de retour ! Le principe est simple : permettre à des étudiants (essentiellement de L3 ou M1, mais les étudiants des autres années peuvent bien sûr venir, il n'est jamais trop tôt pour s'intéresser aux M2 !) de poser au directeur du Master 2 qui les intéresse toutes les questions qu'ils souhaitent autour d'un grand petit-déjeuner ou d'un goûter. Chaque année, c'est ainsi une vingtaine de rencontres qui sont organisées par Assas.net. Après une rapide présentation du Master 2 par son directeur, vous pourrez lui poser toutes les questions que vous vous posez (sur le contenu de l'enseignement, les débouchés, le dossier, la sélection...), ceci dans une ambiance assez informelle. Sauf indication contraire, toutes les rencontres se déroulent au Centre Assas (92 rue d'Assas, Paris 6e). Elles sont ouvertes à tous sans inscription, que vous soyez ou non étudiant à Paris II. Toutefois, si vous n'êtes pas étudiant à Paris II, vous risquez de ne pas pouvoir entrer à l'intérieur du centre Assas : je vous invite dans ce cas à me contacter par mp ou à envoyer un mail à pole-entraide [@] assas.net au moins un jour ouvrable avant pour que nous vous fassions inscrire sur une liste. Planning des rencontres : Contentieux, arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits - M. Jarrosson Lundi 22 février à 18h00 Salle 303 Droit européen des affaires et droit européen comparé - M. Vogel Mardi 1er mars à 18h00 Salle à venir Droit fiscal - M. Blanluet et M. Collet Mardi 1er mars à 19h Salle 214 Droit et pratiques des relations de travail - M. Teyssié Jeudi 3 mars à 9h30 Salle 307 Droit international privé et du commerce international - Mme Goré Vendredi 4 mars à 14h00 Salle 304 M2/MBA Droit des affaires et management-gestion - M. Gaudemet et M. Duval-Hamel Mardi 8 mars à 16h30 Salle 307 Droit immobilier et de la construction - M. Périnet Marquet Mercredi 23 mars à 15h45 Salle 306 Sécurité et défense - M. Gohin Jeudi 24 mars à 11h00 Salle 307 GRH & Relations du travail - Mme de Fabrègues Jeudi 24 mars à 15h35 Salle 308 Droit des affaires - M. Synvet (présentation par l'association du M2) Jeudi 24 mars à 17h Salle 308 Droit public de l'économie - M. Braconnier Vendredi 25 mars à 11H Salle à venir Droit notarial - M. Grimaldi Mardi 29 mars à 17h15 Salle 05 A Assurances - M. Leveneur Mardi 29 mars à 18h15 Salle 305 Droit privé général - M. Leveneur Mardi 29 mars à 19h30 Salle 305 Droit des affaires et fiscalité - Mme Drummond Mercredi 30 mars à 15h35 Salle 306 Droit public approfondi - M. Drago Mardi 5 avril à 14h00 Salle à venir Droit du marché et du patrimoine artistique - M. Pfister Mardi 5 avril à 19h00 Salle à venir Affaires internationales - M. Cohen Mardi 12 avril à 19h00 Salle à venir
  9. Master 2 : Usages sociaux du droit et communication juridique Directrice : Mme le Professeur Cécile PERES 1. Quels sont les objectifs et les orientations du Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique ? Le Master 2 Usages sociaux du droit et communication poursuit plusieurs objectifs : -il offre une formation aux grandes questions actuelles du droit sous un angle peu développé jusqu’au niveau Master 1 : compréhension des modes de création du droit dans un contexte social et politique donné ; élaboration, rédaction et mise en oeuvre des textes de droit (légistique) ; grands enjeux sociaux du droit, … ; -il permet de se former à des secteurs juridiques innovants tels que le lobbying juridique, l’informatique et la communication juridique, la documentation juridique ou le journalisme juridique, … ; -il permet d’enrichir la culture juridique à travers la découverte et l’approfondissement de la pensée des grands auteurs de l’analyse sociologique et politique du droit ; -il offre une initiation aux méthodes sociales appliquées au droit : réalisation d’enquêtes de terrain, conduites d’entretiens, sondages, rédaction d’articles, … ; -de manière plus générale, il offre un éclairage sociologique inédit sur les connaissances juridiques classiques, ce qui est très utile dans le cadre des épreuves des grands concours administratifs (ex : ENM) ou des examens du barreau. 2. Quel est l’historique du Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique ? Le Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique est l’héritier de l’ancien DEA (Diplôme d’études approfondi) de sociologie juridique créé par Jean Carbonnier, dont la contribution au développement de la sociologie juridique dans les facultés de droit en France a été essentielle. Sous l’impulsion du Professeur Nicolas Molfessis, qui en était alors le directeur, le diplôme a récemment changé de dénomination et la maquette a été profondément restructurée vers une réorientation autour des usages sociaux du droit et de la communication juridique. En 2014, le professeur Cécile PERES a repris la direction du diplôme. 3. Que sont les usages sociaux du droit et la communication juridique ? L’expression « usages sociaux du droit » désigne les utilisations non strictement techniques du droit dans la société. En effet, le droit n’est pas qu’une pure technique. Il est l’un des rouages de la vie en société. Il remplit un rôle politique. Il est un référent pour l’action des individus et des organisations. Il a un coût économique. L’apprentissage des usages sociaux du droit permet de mesurer l’importance du rôle du droit pour les acteurs sociaux, politiques ou économiques. Les autres sciences humaines et sociales (sociologie au sens strict ; histoire ; économie ; anthropologie ; …) appréhendent le droit, l’analysent et éclairent le juriste sur le sens et les fonctions du droit. La communication juridique offre de se former à l’application des techniques de communication au droit. Le droit est une information. Comme telle, elle fait l’objet d’une communication, par exemple par les cabinets d’avocats qui ont leur propre service de communication en interne (et qui ont besoin pour cela de communicants qui connaissent le droit) ou recourent à des agences de communication spécialisées dans la communication juridique. L’information juridique est aussi le matériau de travail des éditeurs juridiques. Le droit est un objet professionnel de marketing. 4. Le Master 2 Usages sociaux et communication juridique est-il un Master recherche ou professionnel ? Les deux. Le diplôme propose un double parcours : -le parcours Professionnel s’adresse en priorité à ceux qui souhaitent s’orienter vers des professions juridiques ou para-juridiques innovantes. Les étudiants inscrits dans le parcours professionnel effectuent un stage et doivent rédiger un rapport de stage ; -le parcours Recherche s’adresse en priorité à ceux qui souhaitent approfondir la réflexion et effectuer un premier travail de recherche en rédigeant un mémoire avant, pour certains, d’entreprendre une thèse. Ceux qui souhaitent se présenter ensuite à des concours ou des examens peuvent suivre l’un ou l’autre parcours, suivant leur goût pour la recherche ou la pratique (mais le stage laisse moins de temps à la préparation immédiate des épreuves). 5. Quel est le programme du Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique ? Il y a un tronc commun obligatoire pour les deux parcours professionnel et recherche : sociologie juridique (cours et deux enseignements méthodologiques semestriels) ; légistique et autres techniques d’élaboration des normes (deux semestres). Le programme varie ensuite selon le parcours professionnel ou recherche. Dans le parcours professionnel, l’étudiant choisit : 2 matières parmi : anthropologie juridique ; sociologie du droit privé ; sociologie historique du droit ; sociologie judiciaire ; sociologie politique ; institutions politiques et administratives ; 4 matières parmi : documentation juridique ; lobbying ; presse et journalisme juridique ; management de l’information juridique ; sociologie des professions juridiques. L’étudiant du parcours professionnel doit par ailleurs effectuer un stage et rédiger un rapport de stage. Dans le parcours recherche, l’étudiant choisit 2 matières parmi : anthropologie juridique ; sociologie du droit privé ; sociologie historique du droit ; sociologie judiciaire ; sociologie politique ; institutions politiques et administratives ; documentation juridique ; lobbying ; presse et journalisme juridique ; management de l’information juridique ; sociologie des professions juridiques. L’étudiant en parcours recherche rédige par ailleurs un mémoire, auquel il doit consacrer un temps important. 6. Qui enseigne dans le Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique ? L’équipe enseignante est composée à la fois d’universitaires et de professionnels. Les professionnels qui interviennent dans le Master 2 proposent régulièrement des stages, voire des contrats de travail, aux étudiants du Master 2. Pour l’année 2015-2016, l’équipe enseignante se compose ainsi : 1. Universitaires : Jean-Paul Andrieux (Maître de conférences, histoire du droit, Univ. Assas) ; Pierre-Emmanuel Audit (Maître de conférences droit privé, Univ. Assas) ; Julie Bailleux (Maître de conférences droit public, Univ. Assas) ; Selma Bendjaballah (Docteur science politique) ; Emmanuelle Chevreau (Pr. Histoire du droit, Univ. Assas) ; Dominique Fenouillet (Pr. droit privé, Univ. Assas) ; Claire de Galembert (sociologue, ENS Cachan) ; Stéphane Gerry-Vernières (Pr. droit privé, Univ. Grenoble) ; Marc Millet (Maître de conférences sciences politiques, Univ. Assas) ; Cécile Pérès (Prof. droit privé, Univ. Assas) ; Antoine Vauchez (directeur de recherche CNRS) ; Edouard Verny (Pr. droit privé, Univ. Assas). 2. Professionnels : Guillaume Deroubaix (Lexisnexis, Directeur général Moyen-Orient Afrique du Nord et Directeur du dev. International EMEA) Christophe Droguère (Président du cabinet de lobbying juridique Atlas Publics Affairs) ; Jean Gasnault (documentaliste juridique) ; Karine Gilberg (chef du bureau des questions institutionnelles, européennes et internationales au Ministère de la Justice, expert en légistique pour les organisations internationales) ; Valérie de Senneville (journaliste aux « Echos ») ; Flavie Verrey (Knowledge manager, cabinet Eversheds). 7. Quelle est la durée du stage ? A quel moment s’effectue-t-il ? Quand le rapport de stage doit-il être rendu ? La durée du stage est en principe de trois mois. Les cours se terminant vers la mi-avril, le stage s’effectue en général après la fin des cours. Le rapport de stage est rendu à la fin du mois d’août. Les délibérations ont lieu courant septembre. Il n’est pas possible de manquer les cours pour effectuer son stage. Cependant, l’emploi du temps permet le plus souvent (sous réserve d’exceptions, selon les années, suivant les disponibilités des enseignants) aux étudiants qui le souhaiteraient d’effectuer le stage tout au long de l’année ou au second semestre à raison d’une ou deux journées par semaine (en général, le jeudi et le vendredi). Des aménagements peuvent être apportés à la durée du stage. Certains étudiants effectuent des stages plus longs, d’une durée de six mois. Suivant les structures choisies, d’autres peinent à trouver un stage de trois mois et des dérogations peuvent être exceptionnellement accordées. 8. Quand le mémoire doit-il être rendu ? Donne-t-il lieu à une soutenance ? Le mémoire doit être rendu à la fin du mois d’août. Il donne lieu à une soutenance en présence du directeur de mémoire et d’un autre enseignant. Les délibérations ont lieu courant septembre. 9. Renonce-t-on à ses compétences de juriste en suivant le Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique ? Absolument pas ! Le Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique est un diplôme animé (en grande partie) par des juristes et qui s’adresse à des juristes. Le diplôme permet d’ouvrir les juristes à une autre approche du droit. Il leur permet de comprendre que le droit n’est pas seulement une technique juridique et qu’il s’inscrit dans la société. Mais il ne s’agit pas de devenir sociologue ! On est et on reste juriste. Mais on devient un juriste éclairé, conscient de l’épaisseur extra-juridique du droit, formé aux utilisations sociales du droit dans des professions juridiques ou para-juridiques. Il s’agit d’une véritable ouverture à la pluridisciplinarité et aux autres sciences humaines et sociales qui prennent le droit pour objet d’étude. Cette ouverture est très utile pour les candidats aux concours administratifs et à l’examen du barreau. Elle leur permet d’accumuler une masse de connaissances liées à la culture (juridique, politique, sociologique, historique, …) générale. Des grandes écoles, comme Sciences po Paris, ont bien compris l’intérêt d’une formation pluridisciplinaire pour les étudiants en droit qui se destinent à des concours non exclusivement techniques comme l’ENM par exemple. 10. Comment s’opère la sélection ? Suivant quels critères ? Quelle est la taille des promotions ? La sélection s’effectue en deux phases, l’une avant l’interruption estivale suivant le même calendrier que les autres Master 2 de l’Université, l’autre courant septembre. Il est donc possible de candidater durant l’été (il faut vérifier les dates sur le site de l’Université). La qualité du parcours universitaire de l’étudiant est essentielle. Mais la motivation compte beaucoup. Il faut veiller, dans la lettre de motivation (1 à 2 pages pas plus), à bien expliquer en quoi la formation proposée par le Master 2 s’inscrit véritablement dans le projet professionnel du candidat (il faut éviter les formules toutes faites qui circulent sur internet..). Les stages précédemment effectués peuvent aussi être pris en compte ainsi que les activités extra-universitaires (par exemple, animation d’une association, rédaction d’un journal, organisation d’évènements, …) attestant de profils dynamiques. Un redoublement au cours des études n’est pas toujours rédhibitoire, s’il est compensé par une vraie motivation, exposée de manière précise et personnalisée. La sélection s’opère sur dossier. Exceptionnellement, un entretien peut être organisé pour évaluer la motivation. La promotion comprend en général environ 20 étudiants. 11. Le Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique offre-t-il un cadre de travail spécifique à ses étudiants ? Tout à fait ! Le Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique est rattaché au Laboratoire de sociologie juridique, dirigé par le Professeur Dominique Fenouillet. Ce centre de recherche dispose de locaux très agréables, situés 1 rue d’Ulm (derrière le Panthéon), notamment de deux salles de travail à la disposition des étudiants. Le Laboratoire de sociologie juridique bénéficie d’un fonds documentaire important permettant aux étudiants de préparer leurs séminaires et d’effectuer une grande partie de leurs recherches. 12. Le Master 2 Usages sociaux du droit et communication juridique entreprend-il des actions ? C’est un diplôme dynamique, animé par l’association des étudiants du Master. Chaque année, l’association organise un séjour d’études (en 2014 à Lisbonne ; en 2015 à Toulouse) ainsi que des manifestations (petit-déjeuner débat avec des professionnels par exemple). L’association contribue actuellement à la rénovation du site internet du Master 2.
  10. Master 2 : Justice et droit du procès Directeurs : Cécile Chainais et Bertrand Seiller Il s'agit d'un master centré sur la justice et les procédures. Il s’adresse en priorité aux futurs magistrats (administratifs ou judiciaires), avocats ou universitaires souhaitant se spécialiser autour des questions judiciaires. La maquette été améliorée et refondé récemment. Elle conserve l’approche « pluridisciplinaire » droit privé / droit public, tout en permettant d'affirmer sa spécialité publiciste ou privatiste. Le master repose d’abord sur des matières communes à tous les étudiants. Ce tronc commun comporte tout ce qu’un « processualiste » doit savoir. Le tronc commun comprend un cours de droit processuel approfondi - Droits fondamentaux du procès, un cours de grands problèmes de la justice contemporaine et enfin un cours plus pratique permettant d'appliquer les techniques de cassation dans les différents contentieux des deux juridictions supérieures. Ce dernier cours est particulièrement prisé : il est dispensé par des avocats aux Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. Ensuite, il comprend les déclinaisons des contentieux techniques, dans des domaines spécifiques variés (contentieux constitutionnel, contentieux des Autorités administratives indépendantes, etc.), qui s'avèrent très utiles. Enfin, les vues transversales sur le procès sont développées dans le cadre d’enseignements d’histoire de la justice, d'économie de la justice, de sociologie de la justice avec des blocs horaires assez importants pour faire un travail très sérieux. Un enseignement « justice et littérature » est également un « plus » de ce master. Cela prépare à deux épreuves particulièrement : o Droits fondamentaux (grand oral de l’examen d’avocats) ; o Culture générale ou connaissance et compréhension du monde contemporain (épreuve écrite et grand oral de l’ENM). Ces approches permettent de compenser les lacunes en culture générale dont se plaignent souvent les étudiants à la fin de leurs études juridiques. Puis, le master se scinde en deux, avec 60 heures spécialisées en droit privé ou en droit public : · Du côté privatiste : un choix est possible entre la procédure civile et la procédure pénale et un enseignement de référé et modes alternatifs de règlement des conflits pour le versant technique, dispensé par des magistrats. · Du côté publiciste : un enseignement de contentieux administratif est commun à tous et quatre cours obligatoires sont dispensés : contentieux des contrats, contentieux des étrangers, contentieux fiscal et référés. Il n'est pas interdit d'assister aux cours de l'autre branche, bien au contraire. En outre, la rédaction d’un mémoire de recherche est une occasion importante de se familiariser et de faire une vraie recherche sur un thème choisi par l'étudiant qu'il va approfondir. Le master forme ainsi à la capacité de rechercher, ce qui est extrêmement utile dans le domaine professionnel. Cela peut également permettre de trouver son futur sujet de thèse lorsqu’on souhaite poursuivre dans la voie universitaire. Profil des étudiants : Pourquoi se présenter à ce master assez spécialisé ? Le master est spécialisé en ce sens qu’il s’intéresse à la justice et au procès, mais il est très généraliste et très complet dans sa manière d’aborder ces questions. Pour les étudiants privatistes, la plupart veulent se présenter soit à l'ENM ou devenir avocats pour les privatistes, ou passer les concours d'avocat et de conseillers aux tribunaux administratifs et cours administratives d'appel pour les publicistes. Certains souhaitent également devenir greffiers ou encore huissiers. L'état d'esprit est d’accueillir des étudiants qui s’intéressent avant tout au droit processuel, à la justice. La dualité droit privé / droit public est enrichissante. Pour l'ENM le master est très attractif. Par rapport à des masters de droit substantiel, l'état d'esprit est différent, il y a plus d’enseignements dans ce master. C'est l'idée de se renforcer dans les matières où l’on se sent le plus faible ; de se perfectionner sur le plan de la technique juridique tout en rattrapant son retard dans les approches « parajuridiques ». Questions des étudiants : - Le type de parcours attendu : parfois parcours classique (études de droit de la 1ère année à la 4ème année), parfois en menant le collège de droit en parallèle / parcours parfois plus atypiques : certains ont fait Sciences po (si le dossier est bon et qu'il y a un rattachement aux études juridiques à condition d’avoir étudié un tant soit peu le droit) ; d'autres ont fait une bi-licence (histoire du droit / de l'art par exemple) ou ont effectué des séjours d’études à l'étranger. - L’étudiant rend compte de son parcours dans la lettre de motivation qui doit être cohérente. Il faut bien indiquer son projet professionnel et, le cas échéant, expliquer brièvement les originalités de ce parcours, ou encore les défaillances. Concernant la compétence linguistique (une ou deux langues étrangères), il est évident que la part qui lui est accordée ira croissant puisqu’elle est de plus en plus importante pour développer les approches de droit comparé elles-mêmes en plein essor, même si jusque-là elle n'a pas été discriminante. Niveau requis : il s'élève ces dernières années. La mention est importante. Toutefois, si le niveau est bon dans les matières liées à la justice l’absence de mention n'est pas forcément rédhibitoire. Les dossiers sont examinés par les deux directeurs du master, en fonction de leur niveau (il n’y a pas de quota entre privatistes et publicistes au sein de la promotion : seul le niveau compte). Une attention particulière est portée aux matières procédurales dispensées de la L1 au M1 (institutions administratives et judiciaires, procédurale pénale, procédure civile, contentieux administratif, contentieux constitutionnel, droit processuel etc...). Même si c'est un master justice, les notes obtenues dans les matières de fond sont un indicateur important. L'enseignement de libertés fondamentales est également regardé attentivement. Pour le moment, il n'y a pas d'entretien. Le Collège de droit est un « plus » significatif. Dynamique du Master : Aujourd'hui, la branche civile de Paris 2 s'est dotée d'un centre de recherche sur la justice et le règlement des conflits. Il y a une véritable dynamique du master avec la refonte de la maquette, l'ouverture de la branche publique, la création de l'association, la création de ce nouveau centre de recherche, etc. entraînant, de ce fait, l'élévation du niveau. Il y a des conférences très intéressantes organisées pour le master : des professeurs étrangers, grands processualistes européens, sont régulièrement invités à donner des conférences aux étudiants. - Premier / deuxième choix : dans la promo actuelle, tous avaient pris le master en premier choix à une exception près. Les deuxièmes choix motivés et de qualité sont néanmoins les bienvenus (notamment en droit public) même si l’expérience du dernier recrutement montre qu’il vaut mieux avoir choisi le master en premier choix pour fortifier ses chances. - Le nombre de candidatures chaque année et la part attribuée entre motivation et note : la note l'emporte bien sûr mais la motivation est importante. On compte à peu près 150 candidatures et 31 étudiants pour la promo actuelle. Les étudiants sont informés par mail des directeurs (qui vaut acceptation) début juillet pour les premiers choix. - Les notes du second semestre sont-elles regardées ? Il faut les envoyer à la scolarité dès que l'on en a connaissance et par mail aux directeurs en cas de doute. - Peut-on concilier le master avec la préparation à l'ENM ? Oui, dans l'absolu mais il faut penser que de plus en plus, au grand oral de l’ENM par exemple, le jury a le dossier en mains et il a le sujet de mémoire du M2 fait, la note de celle-ci etc. donc le mémoire sur un thème de la justice est important, c'est pourquoi il est important de bien se concentrer sur son mémoire et y obtenir une bonne note ; cela sera très utile pour la suite. Il serait dommage d’obtenir le M2 dans des conditions moyennes, parce qu’on a couru deux lièvres à la fois… - Comment est décidé le sujet de mémoire ? L'étudiant peut choisir de lui-même dès le départ ou alors au bout d'un moment si l'étudiant n'a pas d'idée, une liste de sujets lui est proposée. Le sujet est susceptible d’être modifié pendant l’année. - Outre le mémoire, comment se préparer à la thèse ? Certaines matières permettent par exemple de se concentrer sur la problématisation qui est importante pour rédiger sa thèse. Si le dossier est bon, l'étudiant peut obtenir un contrat doctoral. - Tous les M1 de droit peuvent-ils postuler (option « droit des affaires » ou « droit privé » et non seulement « carrières judiciaires ») ? Si le dossier est bon, oui. - Est-il possible de concilier le master avec un stage ? La maquette a été réaménagée donc il y a moins de matières au second semestre, il n'y a pas d'interdit total mais cela se passe au cas par cas avec les directeurs du M2, et si le projet est cohérent. - Proportion privatiste / publiciste : 1/6ème à peu près (5 publicistes dans la promo actuelle sur 32). - Longueur de la lettre de motivation : une ou deux pages maximum dactylographiée ou manuscrite Présentation de l'association des étudiants et anciens étudiants du M2 Justice : Il y a trois projets cette année : o Les petits déjeuners avec les professionnels : il s’agit de rencontrer des professionnels de tout milieu. C'est assez informel, il y a beaucoup de liberté. o Le voyage de fin d'étude ; à Rome en juin 2014, à Berlin en 2015 o Les « rendez-vous du processualiste » : approfondissement d'un thème lié à la justice Un annuaire est en cours de création afin de constituer un réseau et de pérenniser des partenariats. Les étudiants peuvent poser leurs questions à l'association du master par le biais de la page Facebook (Master justice et droit du procès - U.Paris2 Panthéon Assas) du site internet (http://aemjdp.u-paris2.fr/) ou par mail ([email protected])
  11. Droit du marché et du patrimoine artistique : co dirigé par le professeur Pfister Historique du master : C'est un master qui a été inauguré en septembre 2014. Il s'inscrit dans un vaste plus projet de création de formations entre Paris II et Paris IV. Il existe depuis 2010 un double cursus histoire de l'art et droit et l'idée était de ne pas laisser les étudiants issus de ce double cursus partir étudier dans une autre université et de leur offrir un master 2. Même si le master 2 a été crée pour eux, il ne leur est nullement réservé et ils doivent justifier de bons résultats dans leur cursus. C'est un master 2 réservé aux étudiants qui ont au moins ou master en droit, en économie ou en histoire de l'art. C'est un cursus qui est ouvert à tous les profils. Aucun candidat n'est exclu a priori. Les directeurs du master doivent avoir accès un dossier complet qui met en valeur l'intérêt de l'étudiant pour le patrimoine artistique. Il faut savoir valoriser sa candidature. L'année dernière il y a eu 200 candidatures pour 20 étudiants admis. Les profils sont très particuliers et divers : que du droit, que de l'histoire de l'art, u, double cursus... Les directeurs sont ouverts à toutes les candidatures dès lors qu'elles sont très motivées. Il faut mettre en valeur son parcours, son intérêt pour l'art, le marché. Ex: mettre en évidence les expositions que l'on a vu, un stage chez un commissaire priseur... Toutes les expériences qui ont un lien avec le marché de l'art doivent être mises en évidence. Ex: fouilles archéologiques, participation à la création d'un festival, participation à une association qui valorise le patrimoine, être guide touristique. Un double cursus n'est pas exigé et c'est en cela que cette formation diffère des autres. Esprit de ce double cursus : il existait déjà des formations consacrées soit exclusivement au marché de l'art (Lyon III) ou au patrimoine culturel (Sceaux). L'idée c'est que les deux vont de pair, on ne peut étudier le patrimoine culturel sans prendre en considération l'intervention de l'état. Le classement d'une oeuvre d'art a un impact sur sa valeur. Approche conjointe du droit privé et du droit public des oeuvres d'art. Quelqu'un qui travaille dans un musée doit avoir connaissance des mécanismes d'assurance des oeuvres d'art. Grille d'enseignements : il est indispensable d'avoir des connaissances en histoire des arts et en histoire des mobiliers. Les enseignements de Paris IV ont été ouverts aux étudiants du M2. Il y a 3 enseignements proposés par Paris IV : histoire du mobilier histoire de la muséologie et des expositions histoire du marché de l'art Cours juridiques : Droit des ventes des oeuvres d'art. 40 heures. Droit public des oeuvres d'art. Patrimoine culturel et artistique. L'oeuvre d'art est un bien qui peut être appréhendé à la fois sous un angle privatiste, sous l'angle de la propriété intellectuelle... assurances fiscalité. 25 heures propriété intellectuelle protection pénale : sous l'angle de la contrefaçon, du faux artistique, du traffic illicite des biens culturels. Marketing, gestion et management. Ingénieurie du patrimoine artistique : matière qui doit permettre de prendre en considération les tendances du marché, investissements en matière d'art. Régie des oeuvres d'art Autres modules importants : expertise des oeuvres d'art valorisation du patrimoine Ce ne sont pas des matières à proprement dit, interviennent surtout des professionnels dans ces modules. Comment s'organise l'année ? Rythme d'alternance cette année : 3 jours de cours et deux jours de stage. Le mois de janvier est effectué intégralement en stage. Dans l'ensemble de l'anne les étudiants doivent effectuer au moins 5 mois de stage. Ce rythme présente un certain nombre d'inconvénients : les acteurs du marché cherchent des stagiaires pour des périodes de longue durée. Une évolution de ce rythme est donc envisagée : 3 à 4 mois de cours intensifs entre mi septembre et décembre puis 4 à 5 mois de stage puis un retour à l'université fin mai début juin à la fois pour les cours qui n'auront pu être donnés, période également consacrée aux examens et à la soutenance du rapport de stage qui peut avoir lieu avant les vacances d'été ou en septembre. Examens : Le but d'un master professionnel est de former à une profession, que les étudiants soient capables d'appliquer des connaissances acquises en cours à des cas pratique, des situations concrètes. Les examens sont orientés dans cette direction là : cas pratique, questions concrètes d'application des connaissances, d'évaluation d'un bien, de calcul des assurances. Le but est de permettre le passage de la formation universitaire au monde du travail. Pour réaliser cet objectif professionnel, de nombreux professionnels interviennent dans ce master. Les universitaires qui interviennent sont spécialistes de ces questions. Ex : professeur Lequette qui a beaucoup écrit sur la responsabilité des experts et commissaires priseurs. Les professionnels sont d'abord des directeurs juridiques de maisons de vente. Ex: directrice juridique de Christie's jean jacques Aillagon, comment valoriser sa collection Laurent Lebon président du musée Picasso Directrice du musée du Luxembourg les enjeux et aspect de la création d'une exposition de la conception jusqu'à la réalisation. Experts : Tarantino pour l'archéologie et les tableaux anciens. Directrice adjointe de l'office de répression du traffic illicite. Directeur de Christie's qui a présenté la politique commerciale d'une maison de vente. ... L'actuelle promotion donne entièrement satisfaction. Une association des étudiants du master a été crée le CEJART.fr : cercle des juristes d'arts. Le but de cette association : commencer à créer un réseau avec les promotions futures pour pouvoir s'entraider. Promouvoir le diplôme auprès des professionnels et le faire connaître. Organiser des évènements supplémentaires : petits déjeuners avec des professionnels du monde de l'art. Ex: fondateur d'expertissime. Organisation d'un colloque. Visite du musée Picasso avec l'intervenant. Visite des réserves de Versailles. Création d'un site internet avec la liste des intervenants. Pour les stages : ils ont lieu dans différents types d'entités : maisons de vente, prix d'art contemporains, cabinets d'avocats, galeries, experts, conseils des ventes, investissement en art, assureur d'oeuvre d'art, mécénat, unesco. Questions : Peut on faire son stage à l'étranger ? Ce sera possible si le rythme change l'an prochain. Comment considérez vous les expériences Erasmus ? Elles sont vues de manière très positive. La maîtrise de l'anglais est indispensable sur le marché de l'art. Peut on préparer le barreau pendant le master 2 ? Oui. Il faudra voir avec la nouvelle organisation du master. Avez vous eu des propositions d'embauche suite au stage actuel ? Certains en ont eu mais les stages ne sont pas terminés, il est difficile de savoir. Envisagez-vous de faire une formation complémentaire ? Non, la plupart des étudiants veulent rentrer sur le marché du travail. Certains préparent le concours de conservateur, du barreau. Le master est il complet ou faut il suivre le DU droit et techniques des oeuvres d'art ? Ils se recoupent beaucoup sur la partie juridique mais pas sur la partie technique qui est étudiée de manière moins approfondie dans le master. Pour les masters 1 de droit, y a un il un master privilégié ? Non, aucun. Les cours du M2 donnent ils des enseignements de base remplaçant une licence en histoire de l'art ? Non. Les cours d'histoire de l'art sont des séminaires de M1/M2 très spécialisés qui n'ont rien à voir avec les cours de licence. On ne rattrapera jamais la licence. Mais le master regroupe une grosse partie des matières du concours de commissaire priseur. Si des cours ont déjà été suivis, est il possible d'avoir un aménagement des cours ? Oui, cela va être possible soit avec un cours de remplacement soit en en étant dispensé. Quand se déroulent les candidatures ? Entre le 20 mai et le 10 juin 2015. Les candidatures sont examinées avant fin juin et il y a un entretien début juillet. La réponse définitive est donnée avant le 14 juillet et un engagement ferme doit être donné très rapidement. Est ce un master premier choix ? Non, c'est un master qui peut être mis en 2ème choix mais il vaut mieux le mettre en 1er choix. Quel est le contenu de l'entretien ? C'est un entretien d'environ 15 minutes pour présenter ses motivations. Contenu du dossier : CV, lettre de motivation, résultats ... Il faut mettre tout ce qui puisse valoriser le dossier : conventions de stage, attestations ... Les lettres de recommandation peuvent être utiles. Les résultats du 2nd semestre sont ils pris en compte ? Non la sélection se fait auparavant. D'où viennent les étudiants de la promotion actuelle ? Les étudiants viennent au 3/4 de l'île de France. Il y a eu peu de candidatures de province. Combient d'étudiants sont reçus à l'entretien ? 40 à 50 étudiants. Que se passe il en cas de désistements ? Le système ne permet pas de faire de liste d'attente en raison du délai de deux mois à l'issue duquel le silence vaut acceptation. Il n'est pas exclu qu'il y ait une 2ème période de dépôt des dossiers entre le 1er et le 13 septembre. Y a il des cours en langue anglaise ? Non. Les intervenants sont français. Combien d'heures de cours y a il ? Quelle est la quantité de travail personnel ? Il n'y a pas une charge de travail énorme mais quand on y ajoute le stage, cela peut faire beaucoup. C'est une question d'organisaiton. Il n'y a pas de régularité dans l'emploi du temps. Les conférences doivent être très intéractives, c'est un autre fonctionnement. Il y a 35 intervenants, ce sont des professionnels qui ne sont pas toujours libres comme ils le souhaitent. Où se déroulent les cours ? Le CFP : centre de formation permanente à côté de la rue de rennes. Les débouchés sont elles très orientées juridiques ou pas exclusivement ? Non, les débouchés peuvent être distinctes. L'atout des étudiants, c'est d'apporter la connaissance juridique qui manque aux acteurs professionnels mais les débouchés ne sont pas uniquement juridiques. Peut on faire une thèse par la suite ? Oui, c'est le cas d'une étudiante de la promotion actuelle. Est ce qu'on peut faire ce M2 dans le cadre d'un PPI ? Le directeur du master n'en est pas sur mais cela lui paraît difficile.
  12. Droit public de l'économie dirigé par le professeur Braconnier Présentation générale : Il s'agit d'un diplôme assez ancien qui s'est progressivement professionnalisé au gré de l'évolution des secteurs professionnels. A la Fin des années 80, le profil recherché change, on ressent alors le besoin d'avoir des avocats qui connaissent bien à la foi le droit public et le droit de l'économie. Le master ne forme pas des publicistes généralistes mais spécialisés dans le droit de l'économie. Le master fonctionne selon un système d'alternance sur les deux semestres : 1 semestre de cours du 15 décembre au 15 février Puis tout le monde en stage au second semestre avec des examens entre le 15 février et le 1er mars de manière générale. Le master est parfaitement identifié par le secteur professionnel dont la qualité des étudiants est connue et reconnue. Les étudiants sont immédiatement opérationnels car la méthode d'enseignement est dédiée à la professionnalisation. Le but est de donner les compétences acquises même si les compétences sont en général déjà acquises mais surtout de mettre en oeuvre ces compétences à travers des cas pratiques mais aussi des intervenants qui sont la plupart des universitaires qui ont un contact avec la pratique. Il y a aussi des enseignements menés par des praticiens (avocat, conseiller d'Etat etc...). Les débouchés : Les 3/4 deviennent avocats mais cette proportion tend à décroître car on observe une diversification des carrières. Dans le quart restant, une moitié s'oriente vers la carrière de juriste d'entreprise. Le reste est recruté par des établissements publics, ou fait une thèse ou autre chose. L'effectif se situe entre 25 et 30 étudiants. Pour l'année 2014-2015, on compte 32 étudiants mais c'est exceptionnel car il y a eu un grand nombre de très bonnes candidatures. L'association du master : Il y a une association qui anime de manière efficace le réseau des diplômés pour assurer le placement en stage et aussi le recrutement des étudiants. Avec le site internet, une bonne circulation de l'information est assurée et il est souvent organisé des événements permettant les rencontres entre nouveaux et anciens. Questions des étudiants : - Pourquoi un mémoire est demandé ? Ce n'est pas un mémoire du même type que celui d'un master recherche mais un mémoire de stage. De plus il n'a pas la même importance en termes de note. Il est rédigé à la fin du stage et donne lieu à une soutenance soit en juin soit en septembre. Il est relativement court (30 pages au maximum) et doit être très en phase avec ce qui a été fait pendant le stage. Il part d'une question pratique pour aller un peu vers la théorie. Il s'agit donc d'une réflexion théorique sur un sujet technique. Il est rédigé sous la supervision d'un maître de stage et d'un universitaire. Il permet de sanctionner le stage sinon il serait difficile de noter objectivement. - Peut-on passer pour le CRFPA pendant le master ? Un nombre significatif d'étudiants passe l’examen d'entrée pendant le M2 mais cela pose des problèmes de disponibilités. Mais l'avantage c'est qu'en cas de réussite, on va à l'école directement après le M2. Certains l'ont déjà en arrivant mais la majorité le passe après. Il y a beaucoup de travail personnel dans le master pour un temps donné limité, c'est un élément à prendre en compte. - Le master recense-t-il des étudiants ayant déjà un Master 2 ? On y trouve des étudiants de l'ESSEC. Pour le reste, il faut que les master soient complémentaires (certains viennent du M2 de contentieux public et celui de droit immobilier) mais ces complémentarités ne sont pas fréquentes. Le profil principal est un master 1 juridique, on trouve aussi des étudiants de Sciences po. Il est rare que le directeur du master admette un étudiant du master de Droit public approfondi sauf dossier exceptionnel. - Quels sont les débouchés immédiats après le master ? On peut intégrer le secteur public en tant que contractuel. Cela donne une expérience porteuse pour la suite mais ce n'est pas un statut de fonctionnaire. Idem pour les collectivités territoriales sauf si l'on passe les concours de la fonction publique territoriale. On intègre également l'administration en tant que contractuel. Ce master est parfait pour préparer le concours de la magistrature. D'autres passent le concours de l'ENA. - Quant est-il des conditions d'admission ? On dénombre entre 200 et 250 dossiers par an qui viennent en grand partie de Paris 2 et les 2/3 d'IDF, puis de province ou autre. La sélection se fait début juillet pour avoir une réponse avant le 14 juillet. Une liste principale de plus de 30 noms est établie mais il peut y avoir des désistements avec des excellents étudiants de province qui restent finalement dans leurs universités. Trois séries de critères : les résultats universitaires : attention particulière portée aux résultats de M1 le profil général du candidat : les bons professionnels sont astucieux, rigoureux mais ouverts d'esprit. On regarde si le candidat peut se fondre dans le master. Pour se faire, on s'attarde sur l'examen du CV. Les séjours à l'étranger sont un plus, tout comme les activités sportives et un diplôme d'université. Ce n'est pas pour autant indispensable. la cohérence du projet professionnel : qu'est-ce qu'on veut faire du master ? Dans la lettre de motivation il faut expliquer pourquoi ce master. Il y a un tri très sommaire sur les notes d'abord. Après ce premier tri, il reste 2/3 des dossiers. Les résultats ne sont pas nécessairement rédhibitoires. Une décision négative peut être expliquée par le responsable, il ne faut pas hésiter à envoyer un mail. Le dossier peut être, le cas échéant, ré-examiné si le candidat ne comprend vraiment pas le refus. - L'Ecole de droit constitue-t-elle un vrai plus ? Oui, l'Ecole de droit est important mais pas impératif. Un master privatiste est intéressant aussi. L'idée est de mettre en valeur le cursus. Après, on a aussi des étudiants au cursus plutôt banal ayant de très bons résultats. - Les recommandations sont-elles prises en compte ? Les recommandations peuvent être prises en compte (pas celles des chargés de TD). Les plus intéressantes sont celles d'un professeur du M2 duquel on vient le cas échéant et celles émanant de professionnels. - Peut-on entreprendre des formations après le master ? Il y a trois / quatre ans, ce master pouvait largement se suffire à lui-même. Mais aujourd'hui, il faut prendre en compte l'évolution du marché qui attend parfois que les étudiants aient d'autres capacités. Donc parfois certains font un LLM à l'étranger, d'autres un nouveau M2 et d'autres font des écoles de commerce en dehors du barreau. Ce n'est pas incontournable et il ne faudrait pas, dans ce qu'on pourrait faire après le M2, noyer la spécificité (diplômé du M2 de DPE). - Prenez-vous des étudiants du M1 droit européen ? Oui il y en a. - Est-il possible de déposer une deuxième candidature, si refus de la première, un an après ? Oui c'est possible, mais il faut avoir quelque chose à vendre. Il n'y a pas de systématicité. La lettre de motivation c'est deux pages grand maximum à l'ordinateur ou à la main. - Doit-on insérer dans le dossier les conventions de stage ? Pas besoin de charger le dossier avec les conventions de stage. - Doit-on vous envoyer les résultats du second semestre de M1 ? Dès que l'on a les résultats de M1, on les envoie au service de scolarité qui les glisse dans le dossier, si c'est pas le cas, il ne faut pas hésiter à les envoyer par mail au responsable du master. - Quelle est la proportion des étudiants venant de Paris 2 ? Cette année la moitié des étudiants viennent de Paris 2 mais il n'y a aucun quota. - Un redoublement est-il préjudiciable ? Pas vraiment mais plus embêtant si le redoublement survient en M1 (sauf s'il est justifié). Concernant les stages du second semestre : tous les grands ministères prennent des stagiaires du M2, les TA, les CAA et le Conseil d'Etat. Il y a un processus de soutien très actif à la recherche du stage.
  13. Droit international privé et commerce international dirigé par Mme le professeur Goré C’est un master général d’Assas en recherche. Il faut des connaissances de droit international privé. Il faudra approfondir le DIP fait en Master I. C’est plus du DIP que du commerce international. Il y a un cours sur la faillite internationale donc des notions de commerce. Mais c’est un cours d’approfondissement du DIP. Il y a aura un cours assuré par M. Lequette sous forme de réflexion. Il faut approfondir donc il faut des bases de droit international privé. Par conséquent, la sélection est fondée sur le choix du cursus et les résultats en DIP. Les notes en DIP comptent plus que le cursus en lui-même. Tous les étudiants ne désirent pas continuer en thèse dans ce master. La plupart des étudiants vont dans des cabinets soit anglo-américains, soit français avec du droit international. Certains font de l’arbitrage et certains font une thèse mais peu. C’est un master qui a un partenariat avec l’ESSEC donc cela permet si on remplit certaines conditions d’échapper à la première partie de l’admissibilité pour rentre en 3ème année à l’ESSEC. Articulation entre ce master et celui de M. Cohen : le master droit des affaires internationales est centré sur le droit des affaires (interne et international) contrairement au master droit des affaires et commerce international. Les lettres de motivation sont parcourues mais de travers (conseil = il faut la signer). Les lettres de recommandation ne sont pas lues. Les chargés de TD ne font pas de rapport à Mme Goré. La lettre de motivation ne doit pas être trop longue. Questions Le départ à l’étranger est-il bien vue ? Ce n'est ni un point négatif ni un point positif. Le critère le plus important est la cohérence du parcours et le DIP. Il y a un petit effectif (entre 20 et 24) et ceux qui font du DIP sont privilégiés. De quel master faut-il venir ? ceux qui sortent de master I droit international ont un atout mais c’est un master civiliste donc les dossiers des master I DPG pourront être pris. Ils sont sur un pied d’égalité si le master I DPG a pris DIP en fondamental. Y a-t-il des entretiens ? Non Combien y a il de candidatures ? Entre 200 et 300 candidatures. Si on voit la progression de l’étudiant il peut être pris alors qu’un très bon profil qui repose sur des matières non liées au droit international privé aura moins de chances d'être pris. Si on est parti à Oxford ? Oui on peut postuler même si pas de droit international privé. Le fait d’être parti à Oxford n’est pas rédhibitoire. A-t-on une chance en mettant le master en deuxième choix ? Le gouvernement a précisé que le silence vaut acceptation, donc il faut répondre vite. Donc si on met son master en 1er choix et qu’il n’est pas retenu, il est passé rapidement au deuxième choix. Il faut rapidement répondre si on est pris. Souvent on prend que les 1er choix au vue du nombre de candidature, mais ce système n’est pas parfait. Ex si au premier choix DPG, M. Lequette peut le repasser à Mme Goré. Y a-t-il une importance accordée aux stages ? Non car on apprend peu lors d'un stage en licence. Sauf si cela est dans la matière du droit international privé. Les résultats du second semestre sont-ils attendus ?. oui, même s’il y a une première sélection avant le semestre 2. La réponse sera donnée début juillet. Sauf cas exceptionnel, les résultats sont attendus. Faut-il rajouter des certificats de langue ? Non, rien n’est demandé. Aujourd’hui il faut parler au moins français et anglais. Le fait de parler plusieurs langues est un plus. Donc si on a un certificat on doit le mettre dans le dossier. Y a-t-il des étudiants étrangers ? Avant oui, maintenant cela a réduit car cela ralentit trop le groupe mais certains sont pris. Y a-t-il une parité entre Assas et les autres facultés ? Un peu oui, il faut mélanger. Elle n’est pas exacte. Compatibilité avec le barreau : Cela n’intervient pas dans la sélection mais c’est embêtant car les premières séances sont en plus petit effectif. Donc dans le master il y a plus de cours au deuxième semestre. Thèmes du mémoire : Le choix du thème est assez libre. Mme Goré donne des sujets sur des points récents mais l’étudiant choisit. Ce qui sont pris dans le MOOT (avec M. Cohen) sont dispensés du mémoire. Il doit être rendu en mai. Le cours de grands systèmes de droit contemporains doit-il être obligatoirement pris ? Non, c’est uniquement le cours de droit international privé qui est important. Y a-t-il déjà eu des étudiants qui ne valident pas le M2 ? Oui, cela arrive.
  14. MASTER 2 PROFESSIONNEL – DROIT NOTARIAL C'est une profession prise dans la tourmente Macron mais il ne faut pas trop s'en préoccuper. Il est clair que les professions réglementées sont dans le collimateur du Gouvernement et en raison de contraintes européennes. A Bruxelles on n’aime pas trop les professions réglementées, et le Gouvernement français ayant des difficultés budgétaires, la France s’engage à faire une réforme structurelle (car c’est plus facile que de s’attaquer aux autorités publiques). Le projet Macron passera forcément, cela fera bouger la profession notariale mais la formation au notariat reste la même, les étudiants en sortant seront bons. A supposé même que la profession de notaire soit supprimée demain, on aura toujours besoin de bons juristes. Le notariat est une activité de service public et le notaire est un officier public, ministériel, dépositaire d’une mission de service public. Il n’y a qu’un notaire qui puisse signer un acte et donner une force probante exécutoire à cet acte. La signature d’un avocat ne sera jamais égale à celle du notaire, tout comme on dit qu’un conseil donné par un notaire n’est pas le même que celui d’un avocat. Une certaine activité juridique est déléguée à une profession libérale investie d’un service public. Personne ne critique l’acte authentique et le droit européen aime bien l’acte authentique. La Cour EDH considère que le droit au procès équitable inclut le droit à l’exécution de l’acte de justice, et on peut s’en plaindre. Mais on n’aime pas beaucoup les notaires, or en France il n’y a pas d’acte authentique sans notaire… Au fond, ce que fait le notaire plait et il faut avoir confiance. Le notariat s’en tirera à l’avenir et il est même possible que des réseaux notariaux européens se mettent en place. Les choses vont évoluer, s’agissant de l’installation on va doucement vers une liberté d’installation (ce qui est presque impossible puisque le notaire est un agent de service public). Le notaire est nommé par le Gouvernement, mais il sera plus facile de s’installer. Le notariat correspond à une certaine culture juridique, c’est simplement une manière de faire du droit qui est différente de celle des avocats par exemple. Le notaire n’est pas libre. On peut être attiré par le notariat pour sa culture juridique, mais c’est aussi une activité qui n’est pas forcément contentieuse. Si le métier de notaire nous attire, c’est pour des raisons justes (X ou Y). Le notariat n’est pas en pleine santé, surtout car une crise de l’immobilier est importante et un nombre d’études sont en difficulté. Tous les étudiants sortant du M2 ont cependant trouvé un stage. Pour devenir notaire il y a deux voies : professionnelle et universitaire. La voie universitaire aboutit à un master alors que la voie professionnelle non, mais l’une n’est pas mieux que l’autre. Dans la voie universitaire il y a un concours d’entrée. L’entrée en M2 est sélective. Jusqu’à présent le nombre de demandes était très supérieur au nombre de places (350-400 dossiers). On ne pourra faire du droit notarial en M2 que si on prend le risque de se déplacer dans d’autres villes. La sélection se fait au vu du cursus universitaire à titre principal. Les mentions sont préférées, et chaque année entre 1/3 et la moitié des étudiants viennent de Paris 2 et le reste sont des étudiants de Province. Les lettres de motivation sont importantes, on regarde la façon dont elles sont écrites. Le fait d’être allé à l’étranger est un plus, les cours vus précédemment n’ont aucune importance (on peut avoir fait un M1 droit des affaires par exemple). Parfois, on prend en compte ceux qui ont un cursus particulier (ceux qui ont fait une Ecole de notariat par exemple, ou un doctorat notariat) car ils apportent toujours quelque chose au Master. Ce qui est décisif ce sont les résultats universitaires et le Master fait jouer une discrimination positive : si les filles ont de meilleurs résultats c’est qu’elles travaillent plus, donc c’est légitime de les sélectionner. Le Master 2 Droit Notarial est codirigé par Jean-François Sagaut (notaire) et fait l’objet d’une convention passée avec la Chambre des notaires de Paris (notamment pour le financement). L’enseignement est fait par des notaires et des universitaires et il y a dans les épreuves écrites le droit de la famille (patrimonial) assuré par M. Grimaldi ; le droit des obligations (droit des contrats spéciaux, des actes courants) assuré par D. Mazaud et D. Savouré ; et le droit immobilier assuré par M. Perinet-Marquet MAIS également des épreuves orales avec le droit fiscal avec une partie droit de l’enregistrement et une partie « autres fiscalités » ; droit des sociétés assuré par un notaire ; droit international privé ; droits étrangers ; gestion de patrimoine ; expertise immobilière et compatibilité. C’est un Master qui fait le pont entre l’enseignement universitaire et pratique. Dans l’ensemble ça se passe bien, la plupart des années sont sans échec et les étudiants sont reçus. Plusieurs rencontres se font dans l’année (avec des étudiants en droit notarial de Liège par exemple). L’année de M2 est une année sérieuse, après quoi on passe des « semestrialités » avec des enseignements fondamentaux (acte courant, société, immobilier et famille) pour obtenir le Diplôme Supérieur de Notariat. Il faut IMPERATIVEMENT trouver un stage. Les semestrialités ne sont pas faciles, et il arrive que certains étudiants n’y arrivent pas. Après quoi, on doit faire un rapport de stage et on devient diplômé notaire mais ON N’EST PAS NOTAIRE. On le devient une fois nommé(e) par le Garde des Sceaux (soit quand on achète une étude, soit quand on achète des parts d’un titulaire d’une étude, soit quand on concourt à une office créée). Là encore il ne faut pas avoir peur, les étudiants ont toujours fini par trouver un travail. L’expérience montre que le coût des offices n’a jamais empêché des étudiants de devenir notaires (les prêts existent et sont là pour ça). Donc d’une part la profession en elle-même survivra, et d’autre part accéder à cette profession est possible même pour ceux qui ne sont pas fils/filles de notaires ou millionnaires. La voie professionnelle était à l’origine vraiment professionnelle, ceux qui s’engageaient étaient déjà dans des études et qui, parallèlement, suivaient cette formation (époque des unités de valeur). Ce sont généralement des étudiants différents, ils connaissent la pratique (contrairement aux étudiants universitaires qui sont plus dans le théorique). Petit à petit la voie professionnelle s’est mis à ressembler à la voie universitaire, mais elle est en constante évolution. C’est surtout pour ceux qui ne sont pas sûrs du tout d’être pris en M2. Ne pas hésiter à présenter sa candidature dans tous les M2 du bassin parisien. Tous les masters se connaissent, ils organisent tous les ans un colloque. Après le M2, peut-on partir à l’étranger pour un stage ? Le mieux est de partir quand on en a fini avec l’université. Après le M2 il y a les semestrialités et c’est purement scolaire ! Le moment idéal serait donc à ce moment-là, pour la profession de notaires (qui sont des nationaux par la force des choses car sont dépositaires du service public) il faudrait l’internationaliser mais cela se fera beaucoup plus par la pratique de réseaux européens (cela commence petit à petit) et le fait de connaître des notaires en Europe peut être utile, mais pour l’instant ils n’ont pas d’activité à l’étranger (contrairement aux avocats). Il faut partir si l’on peut, mais c’est mieux de partir après l’obtention du diplôme de notaire – DSN (mais à condition que les notaires soient d’accord, qu’on soit sûr d’avoir une place en office au retour). Partir à l’étranger avant le M2 par exemple c’est créer une rupture avec les études. Les semestrialités se reprennent quand on veut, mais M. Grimaldi n’est pas très favorable aux « empilements de diplômes » (par exemple faire un M2 immobilier et après venir en M2 notariat) même si cela peut apporter quelque chose. Le notariat est très structuré, voie sur-organisé et c’est ce qui fait sa force. Le notariat est très présent sur le plan international et on aura l’occasion de « bouger » un jour, certains notaires exercent même leur profession comme des avocats. Cependant, contrairement à l’avocat le notaire est obligé d’instrumentaliser, il ne peut refuser un dossier. Certains ont des activités plus générales, plus institutionnelles… Le métier de notaire est très varié. Jamais un riche notaire expérimenté ne regardera de haut un petit notaire rural. Comment se démarquer pour être pris en stage ? A Paris, les notaires aiment les universitaires. En province, avant, on préférait ceux venant de la voie professionnelle. Les notaires regarderont notre cursus, souvent ils nous repèrent (notamment les notaires qui enseignent) et certains notaires demandent à M. Grimaldi s’il a des stagiaires à proposer. A Paris 2 tous les étudiants ont trouvé un stage. Beaucoup d’étudiants ont été pris en stage par des notaires qui enseignent. Ce qui attire dans ce master est son côté généraliste dans sa formation. 10% des étudiants se rendent compte que finalement le métier de notaire n’est pas fait pour eux (mais ça reste rare). M. Grimaldi a parfaitement conscience du caractère artificiel qu’il y a à faire des sélections à partir des mentions puisque certains étudiants sans mention réussiront mieux que ceux qui en ont. Mais que faire ? Ce n’est pas parce qu’on n’est pas pris dans le Master de ses rêves qu’on n’est pas bon ! Parfois ils lisent des lettres de motivation extravagantes. La sélection se fait très tôt (sûrement avant d’avoir les résultats de M1), ils procèdent en deux temps : ils prennent 15-16 étudiants fin juin-début juillet (les « meilleurs ») ; puis ils en reprennent fin juillet voire début septembre selon les résultats. Mais cela peut changer car les candidatures en droit notarial en France diminuent. Auparavant, on savait tôt, dès le mois d’avril, combien de candidats il y avait mais maintenant c’est plus compliqué. Les formations sont bonnes partout, il ne faut pas hésiter à candidater partout. Le M1 importe peu, cela n’a aucune importance. Il y a parfois des candidatures atypiques, d’étudiants qui viennent de Sciences Po, d’HEC, etc. Des étudiants étrangers sont aussi pris quelques fois, mais cela est peu cohérent notamment au vu du caractère national de la profession (il est préférable d’être ressortissant européen). Dans les formations juridiques on devrait avoir des développements plus importants sur les professions juridiques (on apprend en L1 ce qu’est l’acte authentique/notarié dans la théorie des preuves, mais on ne connaît pas bien le métier de notaire finalement). En droit notarial, on a insisté en droit des obligations avant le M2, de mettre en place des cours sur ce que sont les actes authentiques et son parcours. Les notaires finissent pas exercer comme un avocat, mais ils ne peuvent pas le faire en gardant leur monopole, il faut obligatoirement une contrepartie. Les stages ne sont pas forcément pris en compte, mais s’il y a dans le dossier une lettre de notaire qui dit qu’on travaille dans son étude depuis 2-3 ans c’est intéressant. Mais à côté de ça, si on veut devenir notaire on va passer notre vie dans une office de notaire donc autant profiter aujourd’hui. Ce qui plait à M. Grimaldi c’est quand à la fin de l’année il dit à la Chambre des notaires que tous les étudiants ont quelque chose de particulier et qu’ils sont bons. Après ils se débrouillent. Le plus important est de voir où sont les points de droit difficiles, d’apprécier la bonne solution, d’anticiper. Les avocats ont pour mission de donner envie au juge par exemple, de plaider leur cause. En notariat, il faut sentir ce que veulent les gens et trouver le montage juridique qui permettra de les « protéger » voire de les rassurer et c’est ce que le M2 Droit Notarial de Paris 2 prône. Les bons notaires sont des gens qui sentent et savent le droit. Ils savent ce qui est juste. Une fois le M2 acquis, on peut s’inscrire dans des semestrialités mais ce n’est pas obligatoire. On peut très bien faire un autre M2 ou autre chose, et se réinscrire l’année d’après ! Dès la fin du M2 droit notarial, on peut demander à faire un stage directement, on peut même partir à l’étranger étudier/faire un stage un an (et c’est bien vu).
  15. Compte-rendu de la rencontre avec M. Le professeur LEVENEUR : M2 Assurances A quoi peut servir le M2 Assurances ? Le M2 assurances a été créé au lendemain de la transformation des DES, en 1973. Il avait été conçu comme un DESS M2 d’assurances « garde », (incendie, accident, risques divers). C’était la branche la plus ancienne de l’assurance. S’est ajoutée une autre branche dans la vie des assurances, au tournant du 21ème siècle, assurance des personnes, assurance-vie. Il a donc fallu réorganiser le M2 assurances au début du 21ème siècle, pour le rééquilibrer, et ainsi lui donner cette nouvelle dimension d’assurances de personnes et de placements financiers à côté de son côté traditionnel concernant les assurances gardes. Le M2 Assurances a vocation à préparer à tous les métiers des assurances. L’assurance est un contrat, le M2 assurances a pour objectif de former, de préparer aux métiers des diverses parties de ce contrat : l’assureur, le souscripteur (entreprises importantes qui ont des départements risques et assurances, départements responsabilité civile et assurances), et parfois des intermédiaires entre les parties (courtiers, agents d’assurances). Le domaine de la banque est également un débouché possible. On peut également ajouter un débouché, fréquemment utilisé : avocat, avec une compétence particulière en assurances, qui sont très présentes dans la vie contentieuse. C’est une spécialité non négligeable. Q° : des étudiants sont-ils dirigés vers la gestion des risques ? Oui, il y en a du côté des souscripteurs. Comment est organisé le M2 assurances ? Les étudiants peuvent suivre ce diplôme en formation initiale ou en formation d’apprentissage (qui ont plus d’enseignements). 4 groupes d’enseignements : Les fondamentaux de l’assurance sous la gestion du Professeur Leveneur : il s’agit de voir l’actualité législative, jurisprudentielle + séminaires assurés par le Professeur Lecuyer qui traitent des mécanismes civilistes appliqués aux assurances (ce qui est parfois enseigné sous l’appellation « Régime général de l’obligation »). Ce 1er groupe d’enseignements donne lieu à un examen écrit et à un contrôle continu correspondant aux séminaires assurés par M.Lecuyer Assurances de personnes et gestion de patrimoine, sous la gestion du Professeur Lecuyer : plusieurs intervenants, on traite de l’assurance-vie, de la gestion de patrimoine, de la fiscalité. Ce 2ème enseignement donne lieu à un Examen oral Assurances de dommages et responsabilité civile, sous la gestion du Professeur Cesaro : c’est le pilier garde du diplôme, avec une très forte dose de responsabilité. Ce sont des séminaires assurés par M.Cesaro lui-même et des enseignements d’assurances de responsabilité et d’assurances de choses, pris en charge par des professionnels, qui doivent donner la vision la plus pratique possible de la matière. Techniques de l’assurance, sous la responsabilité de Mme Candeille : des professionnels de l’assurance interviennent pour évoquer leur secteur, l’expertise notamment, les conventions entre assureurs, le contentieux … Pendant l’année, doit être réalisé un mémoire, choisi en liaison avec le maitre de stage (puisqu’un stage d’au moins 2 mois est obligatoire) et l’équipe enseignante. En réalité, les entreprises souhaitent des stages long, cela sera donc plutôt des stages de 6 mois. Possibilité de faire le M2 en apprentissage : cette année, sur les 24 étudiants, 19 ou 20 sont apprentis. Les étudiants qui choisissent cette formule sont généralement satisfaits. L’apprentissage se fait dans des entreprises d’assurances, des cabinets d’avocats (mais peu), et éventuellement des apprentis dans des entreprises de courtage ou ailleurs. Ceux qui sont apprentis ont des enseignements complémentaires : « gestion et mangement de projet », anglais (possiblement suivi par les étudiants en formation initiale également), et un tutorat. Pour ceux qui sont apprentis, l’année dure un an (septembre/octobre à septembre). Pour ceux non-apprentis, l’année se termine début juillet. Pour être admis, il faut la moyenne (50/100). Q° : ceux en apprentissage, de juillet à septembre lorsque les enseignements universitaires sont terminés, vont-ils toute la semaine en entreprise ? Il faudrait vérifier mais a priori oui. Quels sont les critères de sélection du M2 assurances ? La sélection va changer cette année : les procédures ont changé, les dates ont été modifiées : pour les divers M2, le dossier doit être déposé du 27 mai au 10 juin. Les universités sont obligées de répondre dans un délai de 2 mois, sinon cela vaudra acceptation. Le délai commence à courir lorsqu’on aura constaté que le dossier est complet. La réponse sera reçue au maximum le 27 juillet. Pour le M2 Assurances, une fois que les dossiers seront tous complets avec le résultat du M1, les dossiers seront examinés début juillet et la réponse sera donnée début juillet. Il n’y aura pas de liste d’attente pour éviter l’acceptation automatique au bout de 2 mois. Un étudiant ayant reçu une réponse négative peut se manifester durant l’été pour montrer sa motivation, au cas où il y ait un désistement. Sélection sur dossier. Ceux qui ont obtenu leurs examens depuis le départ sans redoubler, avec au moins une mention de Paris 2 (au moins 13) dans le cursus, bonne note en droit des assurances en M1 (7/8 sur 10) sont pris pour le M2 assurances. Si on ne remplit pas les 3 critères, il y a une marge : cela dépendra du nombre de ceux qui sont candidats et qui remplissent les 3 critères, qui viennent dans le M2 Assurances… Des ajustements sont possibles. Ici, la motivation compte (une lettre de motivation est demandée), la qualité du dossier. Q° : Un passage aux rattrapages vaut-il redoublement ? Non, comme on ne redouble pas, cela ne compte pas. Q° : Quelle place pour le projet professionnel de l’étudiant dans la lettre de motivation ? Le projet professionnel fait partie de la motivation de l’étudiant. La lettre ne doit cependant pas être trop longue (2 pages manuscrites, ok). Q° : Pour ceux qui ont déjà un M2 ? le M2 est spécialisé, donc c’est possible. Q° : Combien de pages pour le mémoire ? Au moins 60 pages. Q° : Les candidatures sont-elles examinées quand le M2 est placé en 2ème choix ? Oui, sinon on ne laisserait pas la possibilité du 2ème choix. On examine donc les candidatures mis en 2ème choix, mais ici il y a une question de stratégie, qui dépend du dossier. Q° : est-ce qu’on déconseille de passer le CRFPA en parallèle ? Non : certains étudiants passent le CRFPA à la fin de la maitrise, certains l’obtiennent et ont envie d’être avocat, et donc font le M2 en PPI (projet pédagogique individualisé), les 6 mois du M2 valent au titre de l’EFB. D’autres, pendant l’année du M2 assurances, préparent l’examen du CRFPA. Il y a donc les deux cas. Q° : Est-il compliqué de passer le CRFPA à la fin du M2 Assurances, avec l’apprentissage ? Il y a des vacances. Q° : les élèves en apprentissage ont-ils réussi à combiner le début du M2 et le CRFPA? Plusieurs étudiants ont réussi le CRFPA et étaient en apprentissage, le professeur n'a pas entendu parler de difficultés spécifiques. Q° :Quelle Importance pour le CV ? Il est regardé. Q° : est-ce rédhibitoire de ne pas avoir fait de stage en assurances ? Non. Mais pour quelqu’un avec un dossier un peu limite, s’il s’est investi dans l’associatif, s’il a fait des stages, cela peut être intéressant. Q° : un départ en Erasmus, est-ce rédhibitoire ? Pour le M2 Assurances, ce qui est important c’est de bien maitriser le droit des contrats et obligations. Celui qui est parti en L3 ou M1 et qui n’a pas traité ces matières peut être refusé. Q° : Avoir un M1 pas en rapport avec le droit des affaires ou le droit civil, est-ce rédhibitoire ? Non. Q° : pour les étudiants hors d’Assas, d’autres critères sont-ils demandés? Non. Traitement égal, les 3 critères sont les mêmes. Q° : Les profils internationalistes sont-ils valorisés ? Il y a souvent eu des étudiants internationaux. Si on peut donner de temps en temps, de façon juste, des places à des étudiants étrangers, cela est fait. S’agissant des profils internationaux des étudiants français, ce n’est pas plus mal. Q° : le fait d’avoir fait autre chose en parallèle du droit, de manière professionnelle ou personnelle, peut être valorisé ? Oui, cela peut être un plus.
  16. Master 2 Droit immobilier et de la construction Le diplôme a été créé dans les années 1970 sous la forme d’un DEA, puis est devenu DESS avant de se transformer en Master 2. Dans ce diplôme, le corps enseignant essaye de tenir un équilibre entre matières de droit public et de droit privé. L’objectif de la formation est de former des spécialistes généralistes de l’immobilier en leur donnant une culture générale du droit immobilier. Il y a trois grands cours obligatoires de 75 heures, droit de la construction, droit de l’urbanisme et droit de la promotion immobilière et des montages d’opérations. S’ajoute l’anglais et le cours de pratique de droit de la construction fait par le groupe Bouygues. Les étudiants doivent également choisir des enseignements à option, cinq parmi une liste de huit. Les cours sont généralement bloqués du lundi midi jusqu’au mercredi soir afin de libérer la fin de la semaine. Afin de valider ce Master 2, un stage de trois mois est obligatoire. La possibilité est également offerte d’effectuer ce Master 2 en apprentissage. Quel est l’état du secteur de l’immobilier ? Les étudiants de ce Master 2 ne semblent pas en souffrir car ils avaient tous un stage à Noël. De plus, le réseau d’anciens du Master 2 est important et fonctionne bien. Ainsi, quelques Petits-déjeuners sont organisés par l’association des étudiants et anciens du Master, quatre ou cinq par an, au cours desquels des acteurs du monde immobilier viennent présenter leur quotidien. Le Master 2 est un petit groupe de 30 étudiants où la cohésion est importante. Chaque année, un voyage de promotion est organisé. Une fois rentré dans le Master 2, il n’y a pas d’assurance d'obtenir le diplôme, même si la grande majorité des étudiants réussissent leurs épreuves. Le recrutement : Premier stade : le dossier (Il est important de préciser, pour rassurer certains, que le Professeur Périnet-Marquet a conscience de la différence de notation entre les Universités) En moyenne 360 dossiers sont reçus, 90 passent cette première étape. Deuxième stade : entretien de 15 min début juillet. A l’issue de cet entretien, 30 personnes sont retenues et 5 sont en liste d’attente. Au final, il y a à peu près la moitié d’étudiants d’Assas et le reste d'autres universités parisiennes ou de province. Concernant le classement SMBG, ce M2, classé 4ème en droit et management de l'immobilier, reste le premier juriste. Question d’un étudiant : En quoi consiste le cours de Bouygues ? Réponse du Professeur : On y fait du droit des contrats, des montages contractuels que les deux directeurs juridiques qui animent le cours rencontrent au quotidien. Question d’un étudiant : Ne risque-t-on pas une bulle immobilière dans les prochaines années ? Réponse du Professeur : Nous ne sommes pas à l’abri, le tout est de savoir quand elle éclatera, où et comment, tout en sachant que dans certains secteurs de l’immobilier, la bulle se dégonfle naturellement. Question d’un étudiant : Proportion des étudiants en apprentissage ? Réponse du Professeur : 4 cette année, 8 l’an dernier. Question d’un étudiant : Est-il possible de faire un Master 2 avant et de retenter celui-ci si on n’a pas été pris du premier coup ? Réponse du Professeur : Oui. Informations générales : La réponse suite à l’entretien est le lendemain de celui-ci. Les cours du Master 2 commencent fin septembre.
  17. MASTER 2 PROFESSIONNEL – CONTENTIEUX, ARBITRAGE ET MODES ALTERNATIFS DE REGLEMENT DES CONFLITS DIRIGE PAR M. JARROSSON Historique : C'est un master qui a été créé à Paris 2 en 1995, M. Jarrosson a repris le master en 1998 et l’a fait évoluer en fonction de son expérience personnelle, des retours des étudiants et des autres enseignants. Enseignements : Sa particularité est qu’il fonctionne sur trois piliers : le contentieux l’arbitrage les modes amiables de règlement des conflits L’idée générale étant qu’aujourd’hui si on veut être spécialiste du contentieux soit comme avocat ou juriste d’entreprise il faut connaître les modes de règlement des conflits individuellement et savoir comment passer de l’un à l’autre. On ne peut être bon connaisseur du contentieux si l'on est spécialisé dans un contentieux particulier. Si devant le juge on se rend compte qu’une médiation est nécessaire par exemple il faut savoir comment cela fonctionne. La philosophie de ce master le règlement des conflits ce n'est pas l'arbitrage ou le contentieux mais les deux. Pour le contentieux : garanties fondamentales d’une bonne justice, procédures accélérées droit processuel économique (cela concerne les autorités administratives indépendantes) contentieux particuliers. Ex : technique de cassation. procédure civile Il y a aussi deux matières à choisir parmi : contentieux communautaire des affaires contentieux administratif contentieux pénal (procédure pénale) procédures d’exécution Pour l'arbitrage : droit interne et droit de l'arbitrage : complété par un séminaire d'une semaine avec la chambre de commerce internationale : cas pratique fictif, préparation de mémoires et de plaidoiries mais également de sentences. arbitrage d’investissement et de l’arbitrage sportif. Pour les modes amiables de règlement des conflits : cours général séminaires d'application : procédures d’exécution et pénale. Un cours est appelé prévisions et règlement contractuels du contentieux où il s’agit à la fois de prévenir le contentieux avec certaines clauses ou sinon par le contrat de transaction de régler le conflit une fois qu’il existe. atelier pratique « technique de négociation » qui a lieu en début d'année et facilite l'intégration des étudiants. Un cours de terminologie juridique en anglais devrait être mis en place, spécifique au contentieux et à l’arbitrage. Organisation des cours : La rentrée a lieu le 25 septembre. Il y a 4 mois de cours intensifs suivis d'un stage de 3 mois à temps complet. Un rapport de stage est réalisé à l'issue du stage et se divise en deux parties : le contenu du stage en lui même un mémoire d'une quarantaine de pages (le mémoire fait l'objet d'une soutenance en juin ou septembre). Débouchés : avocat plus rarement juriste d'entreprise 5% huissiers Ce master a très bonne réputation et les étudiants n'ont pas de difficultées à trouver un stage ou un emploi. Une association d’anciens étudiants existe ainsi qu'un google groupe pour la cohésion et l'organisation de la promotion. M. Jarrosson prend toujours 20% d’étudiants étrangers ce qui donne une vision internationale au master. Ces étudiants étrangers sont souvent très qualifiés et il n'est pas rare qu'ils aient passés 2-3 ans dans un cabinet dans leur pays. Sélection : Avant le dossier scolaire c'est la cohérence du parcours qui est appréciée. Sont privilégiés les étudiants qui montrent qu’ils savent réfléchir par eux mêmes, et ne sont pas scolaires. Le professeur recherche avant tout des étudiants motivés, avec de la personnalité, ouverts sur le monde. La présence de mentions n'est pas indispensable mais il faut alors pouvoir observer une évolution favorable entre les années. Des gens hors cadre des juristes sont également pris, dans les grandes écoles, mais ils doivent avoir fait du droit. Le professeur Jarrosson essaie au maximum de trouver des personnes rigoureuses car il est souvent reproché aux stagiaires de manquer de rigueur d’esprit et de méthodologie. La maîtrise de la langue française est EXTRÊMEMENT IMPORTANTE ! Il n'y a pas d'entretien oral pour une raison d'égalité entre les étudiants parisiens et provinciaux qui se déplaceraient de loin. Une fois admis, il faut confirmer sa présence au plus vite. Des entretiens téléphoniques sont cependant possibles. Il y a beaucoup de concours de plaidoirie, M. Jarrosson trouve que c’est divertissant, mais que ce n’est pas très compatible avec le Master car les cours sont concentrés sur une assez courte période. Une fois le master terminé, il y a plein d’occasions d’y participer. En outre, au cours du master, il y a deux ateliers pratiques, de médiation d’abord, d’arbitrage ensuite, qui remplissent le même rôle et même au-delà. Questions posées par les étudiants : Attendez-vous des lettres de recommandation ? Non, sauf si c’est un enseignant qui nous a eu et qui peut motiver son opinion. Les lettres de recommandation ne sont acceptées que si l’enseignant nous connaît TRES bien. Les lettres de personnalités mais qui ne connissent pas l’étudiant sousun angle juridique sont inutiles. C’est plus utilisé pour les élèves étrangers, c’est plus avantageux si M. Jarrosson connaît l’enseignant. MAIS LA LETTRE DE MOTIVATION EST IMPORTANTE ! M. Jarrosson n’aime cependant pas les lettres de motivation standards où on change 2-3 termes, 2-3 mots, cela doit être PERSONNEL. Le nombre de filles et de garçons est souvent égal, c’est souvent 50-50 ou 40-60. Ne privilégiez-vous pas les étudiants sortant d’un autre Master 2 ? M. Jarrosson aime bien ceux qui ont déjà fait un master mais à condition qu’on ait eu des bons résultats. Comme c’est un master professionnel, le but est de trouver de suite un travail après les études. Mais il faut que le Master précédemment effectué soit cohérent avec celui-ci, et il prend surtout en compte les notes obtenues dans les matières à TD choisies : DIP, droit civil, droits des affaires sont des matières importantes. Prenez-vous en compte toutes les notes du Master 1 ? Dès qu’on a ses résultats il faut les envoyer : M. Jarrosson ne convoque par les étudiants mais il ne s’interdit pas de les appeler (et souvent c’est là qu’il voit la motivation de l’étudiant). S’il n’a pas de notes mais que le dossier est intéressant, il appelle. Pour des étudiants souhaitant travailler à l’international, qu’en est-il ? Le Master comprend 25% d’étrangers, le stage peut être fait à l’étranger et tous ceux qui font ensuite une carrière dans l’arbitrage international sont très bons en langue. Pour lui il n’y a pas de distinction entre l’interne et l’international. L’ensemble d’un profil est aussi important que les notes ? Oui, même si M. Jarrosson regarde quand même les notes. Parfois, dans les lettres de motivation les étudiants peuvent expliquer pourquoi ils n’ont pas eu de très bons résultats une année. Il est important de préciser ses activités extrascolaires, divertissements… Acceptez-vous des étudiants qui passent le Barreau ? Oui mais la priorité est d'assister aux cours. La préparation du barreau ne doit pas prendre le dessus sur le Master. Des enseignants très reconnus se déplacent et il n'est pas envisageable que la moitié de la promotion soit absente. Que se passe-t-il si on n’a pas toutes nos notes ? étudiants de Paris 2 : les notes lui seront transmises étudiants provinciaux : il est judicieux de donner le nom d'un référent auprès duquel le professeur pourra se renseigner. Étudiants internationaux : il est préférable d'avoir fait un M1 ou un DU ou DSU préalablement en France pour pouvoir s'acclimater. Que pensez-vous d’un étudiant ayant fait un Master 1 à l’étranger ? C’est très positif mais les notes ne seront pas considérées comme révélatrices du niveau de l'étudiant en raison de la diversté des métodes de notation à l’étranger. Sur l’enseignement facultatif de langue y a-t-il plusieurs choix ? Cela se fait en-dehors du Master et en fonction des notes on aura des points en plus. M. Jarrosson aimerait inclure en plus, un cours concret de terminologie juridique avec un apprentissage de rédaction d’actes par exemple. Plus les langues sont nombreuses à être pratiquées, mieux c'est. Comment évaluez-vous la situation du marché de l’emploi en rapport à l’arbitrage ? Il y a peu de places pour beaucoup de demandes. Assez vite, pour les stages, beaucoup se rendent compte de ce qu’ils veulent faire : s’ils aiment plus le contentieux, l’arbitrage, ou les deux. M. Jarrosson n’aime pas trop ceux qui s’entêtent à ne vouloir que de l’arbitrage ou que du contentieux. Il y a une forte concurrence dans le monde de l’arbitrage. Beaucoup partent avec une idée, et font autre chose. D’autres font une expérience dans un gros cabinet et se rendent compte qu’ils préfèrent travailler dans un cabinet plus petit. Pour la magistrature, le Master de recherche de Mme le professeur Cécile Chainais est plus approprié (pour des questions de dates d’examens et de cntenu des enseignements). Quelle est votre opinion sur le fait que beaucoup de professionnels critiquent le le système juridique français qui ne mettrait pas en avant les modes alternatifs de règlement et que le droit ne permette pas de le développer ? C’est de moins en moins vrai, en France comme à l’étranger. La pratique des MARC est de plus en plus importante. C’est une révolution culturelle même si elle prend du temps pour se mettre en place. Attachez-vous une importance aux stages / jobs pour l’admission ? Un stage est toujours une bonne chose. Si on n’a pas fait de stage ce n’est pas grave, si on a fait des choses hors du droit on doit le préciser. Ça n’a pas de véritable incidence, mais si des activités annexes peuvent éclairer sur le profil de l’étudiant ou montrer sa motivation, il faut l’indiquer.
  18. Compte rendu : M2/MBA Droit des affaires et management co-dirigé par le professeur Gaudemet et le professeur Duval-Hamel I présentation du master C'est un diplôme qui a été crée il y a 7 ou 8 ans par le président Vogel sur le modèle des diplômes Law & Management aux USA. Ce diplôme s'est très vite imposé dans le paysage universitaire : 1er au SMBG pour le droit des affaires et management 3ème au niveau européen (Eduniversal). 2 particularités fondamentales : Diplôme bi-disciplinaire : droit des affaires et de management-gestion. Diplôme en apprentissage : les étudiants commencent le 1er septembre et jusqu'au 15 novembre environ phase de cours intensifs en droit des affaires et management-gestion. Et à partir du 15 novembre apprentissage pendant 9 mois. 3 semaines par mois apprentissage et une semaine par mois, cours intensifs. L'apprentissage se trouve facilement de par le réseau du master : l'an dernier, 80 demandes d'entreprises pour 35 étudiants dans le master. Ce sont des sociétés du CAC40 et des cabinets d'avocats importants : L'Oréal, BNP, LVMH, Natixis, Airbus, etc. Les apprentissages ont lieu dans différents services : Direction juridique, des risques ou corporate, principalement. L'apprenti est comme un salarié de l'entreprise. On peut adapter ce qu'on veut faire plus tard avec notre parcours. Les étudiants sont rémunérés pendant leur apprentissage. Parmi les enseignements, il y a des BUJ (business unit junior) qui participent de l'évaluation des étudiants. 5 juniors entreprises : communication relations franco-allemandes le petit juriste TVDMA art industriel Elles participent de la formation, en particulier en management-gestion. Il y a des équipes de 7 personnes par junior entreprise. Réparties entre manager et exécutants. Ce ne sont pas de petits projets, les étudiants les gèrent de A à Z, puis ils sont vendus aux entreprises. Ce sont des gros événements. Ex : organisation d'un colloque sur la compliance. Sélection : Il y a beaucoup de dossiers de candidatures. Entre 400 et 500 candidatures. Dans le dossier de candidatures, il n'y a pas de lettre de motivation. Qu'est ce qui est déterminant ? les notes et les résultats sont un élément objectif. Surtout en droit des affaires pour les juristes il faut qu'on ait le sentiment d'une candidature réfléchie et mûrie. Ex : stages, associations. Il faut qu'on ait le sentiment que la candidature est naturelle. 95% des lettres de recommandation sont de convenance. Elles ne peuvent pas pénaliser le dossier ni agacer, mais œil distrait dessus. On ne peut pas leur accorder un crédit trop important. A l'issue de la sélection des dossiers effectuée au début du mois de juin, 80 dossiers sont retenus pour l'oral, c'est le maximum. Les étudiants passent devant un jury composé des directeurs du master, d'un directeur juridique d'une entreprise du CAC 40 et d'un associé d'un cabinet d'avocats. La pré-sélection c'est pour le dossier. Une fois passé l'étape du dossier, l'entretien ne porte que sur la personnalité, il faut que le jury ait envie de travailler avec vous. Il n'y a pas de questions de cours. Il faut se préparer aux entretiens de personnalité. On vous demandera notamment de vous présenter. A l'issue de la sélection, 35 étudiants sont pris. Peut on passer en même temps le barreau ? Oui, les directeurs du M2 sont tolérants. La moitié des étudiants passent le CRFPA, ils l'ont tous eu. Que font les étudiants à l'issue du diplôme ? Certains font le choix de travailler directement, surtout si l'apprentissage s'est bien passé et qu'on leur propose un CDI (fréquent). La plupart ne veulent pas travailler aussitôt : ils partent alors en LLM. Ex : un étudiant à Berkeley. Ou enchaînent avec l'EFB. Ou font un 2ème M2 plus spécialisée. Ex : droit bancaire et financier. La plupart ne travaillent pas immédiatement, alors qu'ils le pourraient. Ils ne le souhaitent pas pour parcourir le monde et faire d'autres choses. II questions des étudiants Les Erasmus sont ils un handicap ? Les échanges à l'étranger ne sont pas un handicap, sinon on ne permettrait pas de partir. Par contre à l'étranger, il faut essayer de suivre les matières que l'on ne pourra pas faire en France. Ex : semestre de M1, il vaut mieux suivre procédures collectives, droit des sûretés. Autant que possible, il faut essayer de partir dans un pays anglophone. Partir à l'étranger témoigne d'une forme d'ouverture d'esprit, ce sont des étudiants qui sont recherchés. Ce sont des étudiants plus murs. Il y a dans la promotion actuelle beaucoup d'étudiants étrangers ou d'étudiants qui ont été à l'étranger. Peut-on garder un apprentissage trouvé avant de trouver la sélection ? Il est possible d'avoir son apprentissage avant de commencer le master. Mais dans tous les cas, il n'y a aucune difficulté à trouver un apprentissage. Si l'apprentissage n'est pas à Paris, cela peut poser problème. Est ce que le fait d'avoir fait le programme UEP est pénalisant ? Non. Si c'était rédhibitoire, cela n'existerait pas. Cela peut attester d'une forme d'ouverture d'esprit. En 6 mois de stage, on apprend des choses, il y a un gain de maturité qui peut être utile. Est ce que venir d'une fac privée est un problème ? Non. Dans les dossiers, il y a pas mal de gens qui ont débuté dans des instituts catholiques (Lille, La Roche sur Yon). Il est préférable d'observer une augmentation dans les notes que l'inverse, s'il y a une évolution. Les matières de droit des affaires sont examinées, on observe la progression. C'est un master qui cherche une logique dans le parcours de l'étudiant. Y a il une université d'origine préférée ? Pas de quota pour les étudiants d'Assas. Environ 50% d'étudiants qui viennent d'Assas. Y a-t- il un mémoire ? Non, le mémoire est une spécialité des master recherche. A la fin du master il y a un grand oral. La charge de travail est déjà très intense. Il y a des travaux écrits, on valorise des pédagogies alternatives : cas, travaux de groupe... Le travail est centré sur l'actualité. Comment se passent les examens ? Les examens sont lissés sur l'année. 20 examens dans l'année plus en droit qu'en gestion. En gestion, ce sont plutôt des oraux, surtout lors du grand oral. Toutes les 2 semaines, examen le samedi matin à partir de début décembre jusqu'en juillet. Le 2ème semestre du M1 est il pris en compte ? Oui, quand on examine les dossiers papiers en juin, le secrétariat arrive à extraire les notes avant les résultats afin de pouvoir les regarder. Calendrier de l'été : 8 juillet environ : réponse d'admissibilité mi juillet : oral. Réponse de l'oral le soir même. 22 juillet environ : entretiens pour répartir les étudiants dans les juniors entreprises. 24 juillet : job dating avec les entreprises août : le travail avec la junior entreprise commence. 1er septembre : début des cours Faut-il y avoir des bases en gestion ? Il ne faut pas avoir d'inquiétudes. Dans la promotion actuelle seuls 5 étudiants ont déjà suivi des cours en gestion. Il y a une remise à niveau en début d'année. Est-ce un point positif d'avoir une bi-licence en droit éco gestion ? Oui, cela veut dire que la candidature est cohérente, que l'on s'intéresse au droit et à l'éco gestion. Est ce que les apprentissages en cabinet d'avocats sont fréquents ? Ils sont moins fréquents. Il y a en a 2 cette année : Fidal et Landlwell. D'autres cabinets sont intéressés mais ils sont plus réticents parce que ce sont des professions libérales et qu'il n'y a pas de salariat. L'entretien est il en français ? En règle générale il est en français mais pourquoi pas en anglais. Beaucoup d'étudiants sont bilingues. La question n'est pas de savoir si vous avez un très bon anglais; mais de savoir si vous n'avez pas peur de vous exprimer en anglais. Qu'étudie on en anglais des affaires ? C'est du droit des contrats. Comment rédiger des clauses ? Comment rédiger un contrat en anglais ? L'examen porte sur un contrat qu'il faut annoter, commenter, remettre en forme. Est ce que tous les étudiants pris ont eu des mentions ? Non, certains ont un profil atypique mais il n'y a personne qui a 11 tous les ans. 50% d'étudiants viennent d'Assas, les autres étudiants viennent de partout en France et dans le monde. Un profil est recherché plus que des notes. Tout ce qui fait de vous quelqu'un d'original doit être mentionné dans le CV. Est d'abord recherché des étudiants ouverts d'esprit. Il faut savoir comment fonctionne une entreprise. Il faut des gens investis, prouver son leadership. C'est intéressant de préciser les tests de langue : TOEFL, TOEIC... Faut il mettre en avant le côté en associatif ? Oui.
  19. Compte rendu : M2 Droit des affaires internationales : M. le professeur Daniel Cohen Origine : Ce diplôme vient d'être crée en raison d'un constat : le maillage du droit international et du droit des affaires se fait rarement. C'est une anomalie et c'est donc un diplôme qui a le vent en poupe. Il y a peu de diplômes de ce type. De plus, il y a un avenir important dans ces matières. Les étudiants viennent souvent de droit international ou de droit des affaires mais attention : En droit international on ne fait pas de droit substantiel, on fait de la méthode sans regarder le fond du droit. En droit des affaires, on fait du droit interne et tous les aspects internationaux passent à la trappe. Pourquoi y a-t-il un besoin ? Beaucoup d'étudiants sont amenés à travailler dans de grands cabinets ou de grandes entreprises, on ne raisonne plus sur une logique franco-française, un grand nombre d'opérations sont transfrontières. Une partie importante de la clientèle des grands cabinets d’avocats est internationale. C'est un M2 professionnel. Le stage permet d'éviter la trop grande disparité qui peut exister entre la formation universitaire et la vie professionnelle. Enseignements : La rentrée a lieu fin septembre. De fin septembre à fin mars se déroulent les enseignements. Un stage de 3 mois est ensuite organisé. Ce master est centré sur les matières principales. Il n'y a pas de fiscalité dans ce diplôme parce qu'on ne peut être juriste et fiscaliste à un haut niveau. 4 matières essentielles, piliers du droit des affaires internationales, sont enseignées et approfondies : droit des contrats (activités) droit des sociétés (structures) droit des financements (moyens) droit de l'arbitrage (résolution des conflits) S’agissant du corps enseignant, Il y a un croisement entre professeurs de Paris II et praticiens. Les praticiens sont des avocats reconnus de grands cabinets. Il y a 350 heures de cours réparties par tranche de 10h pour les praticiens et de 15 à 25h pour les professeurs. 75h pour les 4 matières essentielles. Dans ces matières il y a un professeur responsable et des praticiens. Il y a beaucoup de droit interne, de droit international et du droit comparé. Par thème : souvent 5 cabinets intervenant 10h et un professeur 25h. 20 à 25% des cours sont en anglais. Certains intervenants sont purement anglophones. Le contrôle continu ou la participation orale peuvent parfois se dérouler en anglais De nombreux documents communiqués aux étudiants avant les séminaires sont issus de la pratique internationale et sont donc assez souvent rédigés en anglais. Il n'y a qu'une seule option à choisir : soit le séminaire : Etats et commerce international (50 heures). soit le concours d'arbitrage international (Moot) : certains étudiants sont sélectionnés (5 cette année). Le professeur Cohen effectue la préparation sur le plan universitaire et le cabinet Gide s'occupe des aspects pratiques (rédaction, plaidoirie). Ce moot se déroule intégralement en anglais à Vienne en compétition avec 170 universités. Sélection : C'est un diplôme sélectif. Entre 20 et 25 personnes sont prises chaque année parmi les 450 demandes reçues (chiffre 2014-2015). Il faut donc s'auto-censurer un minimum. Les stages antérieurs n'ont pas une importance primordiale. Les parcours internationaux sont favorisés. Les mentions sont très importantes (aucun étudiant n'a été pris sans mention. En moyenne 2 à 3 mentions). Sur les 450 demandes, 35 étudiants environ accèdent à l'entretien. Ce dernier se déroule à la fois en anglais et en français. La sélection est faite très généralement avant les résultats du second semestre. Sont donc analysées les 3 premières années et le premier semestre de M1. Quel M1 vaut il mieux faire ? Droit des affaires bien sûr, droit privé très recherché ou droit international. Il faut avoir un caractère qui n'est pas faible ni surdimensionné pour savoir travailler en équipe. Est-il préjudiciable de ne pas avoir suivi toutes les matières de droit des affaires ? Ce n'est pas rédhibitoire mais il faudra beaucoup travailler dans la matière manquante. Une matière manquante en droit des affaires, cela reste possible. La matière reine, c'est le droit des contrats qui irrigue également les sociétés, les financements et en partie l’arbitrage. Ce master peut-il être mis en 2ème choix ? Non, ce master ne peut être demandé qu'en premier choix. Que font les étudiants après le M2 ? La vocation est d’intégrer généralement de grands cabinets d’avocats ou des entreprises de taille importante. Répartition équitable entre les différents piliers : contrats, financements, sociétés et arbitrage. Le « marché » de l'arbitrage ne peut à l’évidence absorber tous les étudiants qui s’y intéressent en France. Faut-il un test de langue ? Pas pour les anglophones de naissance. Sinon il faut pouvoir justifier de son niveau d'anglais. Mais il vaut mieux être honnête et ne pas se dire bilingue si ce n'est pas le cas. Si on a passé un test de langue, on l'indique. Ce n'est pas l'essentiel, le critère de sélection ce n'est pas la langue mais le droit. Y a il des partenariats pour les stages ? Les cabinets sont de plus en plus réticents à réserver des places automatiques. Il y a des partenariats. Ce n'est pas le stage de sa vie, il vaut mieux parfois un stage dans un cabinet modeste pour commencer. Il est important de trouver son stage par soi-même. Le CV doit il faire une page ou deux pages ? Une page devrait suffire. Les emplois non juridiques n’ont pas d'importance, il ne sert à rien de les mentionner. Passage de l'examen CRFPA ? Il vaut mieux le passer le plus vite possible et s’en débarrasser afin de pouvoir évoluer rapidement ensuite. Faut-il faire un LLM ? Ce n’est pas indispensable mais aujourd'hui les recruteurs, au moins en grands cabinets d’avocats, ont souvent fait un LLM, il peut être donc conseillé d'en faire un aussi, à l’issue du M2. Mais que s’il est intéressant et reconnu. Pourquoi ce M2 plus qu'un autre M2 de droit des affaires à Paris II ? Droit des affaires recherche : très peu étudiants veulent faire de la recherche ; le diplôme n’est donc pas éloigné des perspectives professionnelles. Les différences sont ailleurs : il n’y a pas de matière internationale ; seuls des professeurs interviennent ; 8 à 10 heures de cours par semaine (il faut faire le travail par soi même, avec peu d'accompagnement). Droit des affaires et fiscalité : la perspective professionnelle est également très présente. Les différences essentielles portent donc sur l’existence très importante de la fiscalité (là où il n’y a en a pas dans ce M2, consacré à 100% au droit des affaires) et la place réservée au droit interne (là où la matière internationale est omniprésente dans ce M2). Tous ces M2 sont intéressants et fonctionnent très bien, c’est ensuite une question de choix d’intérêt ou de préférence personnelle.
  20. Bonjour à tous ! Un sujet pour centraliser toutes les infos sur les candidatures en M2 Notarial N'hésitez pas à partager vos expériences et vos informations sur le contenu des Masters, les dates de réponses, vos préférences... Et bon courage !
  21. Bonjour à tous, J'ouvre ce topic destiné à réunir toutes les informations sur les candidatures dans les différents M2 (délais, documents à fournir, modalités etc). Première info, les candidatures par Internet pour Assas auront lieu du 18 mars 2013 à 10h au 28 avril 2013, sauf exceptions consultables ici. ATTENTION, un certain nombre de M2 ne sont ouverts qu'en 1er choix (liste ici). Les inscriptions par Internet se feront en suivant ce lien. Le coût d'inscription pour Assas est fixé à 18€, pour 2 M2 maximum (hors cas dérogatoires comme les MBA). Avez-vous déjà réuni des informations sur les candidatures dans les autres facs ? N'hésitez pas à poser vos questions !
  22. Bonjour, Je me peremts de vous écrire car j'ai fait l'entretien pour le master 2 DPS à Montpellier. L'entretien c'est très bien passé, j'ai eu un bon contact avec le jury. Puis j'ai appris que j'ai été sélectionnée sur liste d'attente. Je suis plutôt bien classée sur cette liste d'attente. La rentrée du master est fixée au 26 août à 14h. Ce qui m'angoisse c'est que je n'ai plus aucunes nouvelles. Personne ne veut me dire s'il y a eu des désistements. J'ai écris au directeur du master 2, je n'ai aucune réponse. Les seuls contacts que j'ai eu depuis l'entretien, on été avec les étudiants de la promo actuelle. Ils m'ont dit qu'ils n'ont aucun lien avec le directeur de la promo et ses décisions. J'en conviens. En épluchant le site de la faculté de droit de Montpellier, je me suis rendue compte que la faculté est fermée jusqu'au 19 août. J'attends et rien ne bouge, que dois-je faire ? J'ai peur d'avoir été oublié ..... Est-ce que certains sont dans le même cas que moi ? Quand vont-ils me contacter ?
  23. Rencontres avec les directeurs de Master 2 Organisées par Assas.net pour la sixième année consécutive, les Rencontres avec les directeurs de Master 2 sont de retour ! Le principe est simple : permettre à des étudiants (essentiellement de L3 ou M1, mais les étudiants des autres années peuvent bien sûr venir, il n'est jamais trop tôt pour s'intéresser aux M2 !) de poser au directeur du Master 2 qui les intéresse toutes les questions qu'ils souhaitent autour d'un grand petit-déjeuner ou d'un goûter. Chaque année, c'est ainsi une vingtaine de rencontres qui sont organisées par Assas.net. Après une rapide présentation du Master 2 par son directeur, vous pourrez lui poser toutes les questions que vous vous posez (sur le contenu de l'enseignement, les débouchés, le dossier, la sélection...), ceci dans une ambiance assez informelle. Sauf indication contraire, toutes les rencontres se déroulent au Centre Assas (92 rue d'Assas, Paris 6e). Elles sont ouvertes à tous sans inscription, que vous soyez ou non étudiant à Paris II. Toutefois, si vous n'êtes pas étudiant à Paris II, vous risquez de ne pas pouvoir entrer à l'intérieur du centre Assas : je vous invite dans ce cas à me contacter par mp ou à envoyer un mail à [email protected]@Assas.net au moins un jour ouvrable avant pour que nous vous fassions inscrire sur une liste. Planning des rencontres : Nota Bene : Ce planning est provisoire et est susceptible d'être modifié. De nouvelles rencontres vont être ajoutées très prochainement. M2 Droit notarial - M. Grimaldi Lundi 18 mars - 12h SALLE 302 M2 Administration et politiques publiques - M. Surel et Mme Broyelle Mardi 19 mars - 11h SALLE 202 M2 Droit de la propriété littéraire, artistique et industrielle - M. Gautier Mercredi 20 mars - 19h15 AMPHI 5 M2 Juriste d'affaires / Magistère - M. Germain MBA Droit des affaires et Management - M. Germain Jeudi 21 mars - 11h SALLE 306 M2 Droit et pratique des relations du travail - M. Teyssié Vendredi 22 mars - 10h SALLE 202 M2 Droit des affaires et fiscalité - Mme Drummond Lundi 25 mars - 10h SALLE 08 (sous-sol) M2 Droit de la communication - MM. Truchet et Passa M2 Droit du multimédia et de l'informatique - M. Passa Lundi 25 mars - 12h45 SALLE 202 M2 Droit pénal et sciences pénales - M. Mayaud Lundi 25 mars - 17h15 SALLE 202 M2 Droit public de l'économie - M. Braconnier Mardi 26 mars - 11h SALLE 202 M2 Droit de l'immobilier et de la construction - M. Périnet-Marquet Mardi 26 mars - 15h40 SALLE 306 M2 Droit public approfondi - M. Drago Mardi 26 mars - 18h SALLE 307 M2 Droit privé général - M. Lequette Mercredi 27 mars - 12h30 SALLE 306 M2 Droits de l'homme et droit humanitaire - M. Decaux Mercredi 27 mars - 14h SALLE 203 LLM Droit des affaires des pays arabes - M. Khairallah Mercredi 27 mars - 17h15 SALLE 307 M2 Sécurité et défense - M. Gohin Jeudi 28 mars - 11h SALLE 407 M2 Droit européen des affaires - M. Vogel M2 Droit européen comparé - M. Vogel Mercredi 3 avril - 9h30 SALLE 202 M2 Droit des affaires (recherche) Jeudi 4 avril - 14h SALLE 208 Les professeurs sollicités ne pouvant pas se déplacer, c'est Alice Theret, la présidente de l'association du M2, qui assurera la présentation du Master et qui répondra à toutes vos questions. M2 Assurances - M. Leveneur Mercredi 10 avril - 17h15 SALLE 202 M2 Contentieux, arbitrage et modes alternatifs de règlement des conflits - M. Jarrosson Jeudi 18 avril - 15h40 SALLE 203 Annoncez ici votre venue et n'hésitez pas si vous avez des questions Tous les comptes-rendus des rencontres sont publiés ici !
  24. M2 Droit et pratique des relations de travail M. le Professeur Teyssié Rencontre du 22 mars Présentation du Master 2 par le Professeur Teyssié : Le Master 2 « DPRT » a fêté son 25ème anniversaire très récemment. Ce Master 2 est un master par alternance. Lalternance peut se concevoir selon deux mécaniques : Soit létudiant alterne des périodes denseignement académique et des périodes de stage. Soit létudiant alterne des périodes denseignement et apprentissage en cabinet ou en entreprise. Lapprentissage a chassé les stages classiques. Ainsi la promotion 2012/2013 du DPRT est entièrement en apprentissage. Chaque étudiant a un contrat dapprentissage qui lunit à une entreprise ou un cabinet davocat pendant les 12 mois du master. Ce plébiscite est assez logique puisque létudiant apprenti a un contrat de travail. Par conséquent, il sera beaucoup plus intégré dans lentreprise et pourra acquérir une véritable expérience professionnelle. En outre, un contrat dapprentissage assure à létudiant une rémunération mensuelle quil soit en période de cours ou en entreprise. LA SELECTION : Les étudiants du master DPRT sont au nombre de 24 et font lobjet dun recrutement en deux temps. Premier temps de la sélection (sélection sur dossier) : Courant mars/avril entre 300 et 500 dossiers sont soumis. Cette première sélection se fait sur la base de la qualité académique du parcours et porte notamment sur deux critères : Fluidité du parcours : un redoublement pourrait poser problème, il faudra pouvoir expliquer cet accident. Notes obtenues au cours de la scolarité : pas dobsession sur les mentions, il faut environ 12/13 de moyenne. A lissue de cette sélection, entre 110 et 120 dossiers sont retenus. Second temps de la sélection (entretien individuel) : cet entretien se déroule avec Monsieur le Professeur Teyssié et des professeurs de léquipe du Master 2. Ils sefforcent alors dapprécier la qualité et la profondeur du projet professionnel. : juriste dentreprise en droit social ? avocat en droit social ? Le master est trop sélectif pour se permettre daccueillir des étudiants qui ne savent pas vraiment ce quils veulent. De manière générale, seront également pris en compte : Le niveau danglais : il est conseillé de passer le TOEFL ou le TOEIC dans les 6 mois précédent la soumission du dossier. En effet, le cours de Droit Social Européen est prodigué en anglais. Les stages accomplis Les « petits boulots » qui peuvent avoir donner à létudiant une vision de lentreprise Les 24 étudiants sélectionnés en sont informés au tout début du mois de Juillet (le 1er ou 2 juillet). LE DEROULEMENT DE LA FORMATION : Début juillet senclenche le Master 2 qui va courir jusquau 1er octobre de lannée suivante. Dès la sélection, une première réunion a très vite lieu début juillet pour déterminer deux éléments majeurs : Détermination du contrat dapprentissage : chaque année, Monsieur le Professeur Teyssié dispose dune cinquantaine de contrats dapprentissage que lui proposent les partenaires du Master (cabinets davocats ou entreprises). Les étudiants voient donc avec le directeur quel contrat leur correspondrait le mieux. Une fois ce choix effectué, la candidature est communiquée et un entretien aura lieu avec le maître dapprentissage. Détermination du sujet de mémoire : le sujet sera arrêté dun commun accord entre létudiant et le directeur du M2. Fin août, une nouvelle réunion a lieu pour faire état de lavancement du mémoire (les mois de juillet et août étant propices à la recherche) mais aussi pour préparer les étudiants au début de leur contrat dapprentissage qui arrivera début septembre. Début septembre, se met en place la mécanique de lalternance : Tout le mois de septembre : létudiant est à temps plein dans son entreprise ou son cabinet. Octobre, Novembre, Décembre : période denseignement académique fait à 60% par des professionnels. Les cours ont lieux dans les locaux du laboratoire de droit social (295 rue St Jacques Paris 6ème). Néanmoins, létudiant retourne dans son entreprise ou son cabinet tous les lundis pour continuer à rendre compte des dossiers qui lui ont été confiés. Ces enseignements prennent fin aux alentours du 20 décembre. A partir du 20/23 décembre jusquau 15 mars (3 mois) : létudiant retourne à temps complet dans son entreprise/cabinet. Monsieur Teyssié estime quau cours de cette séquence, un véritable changement sopère chez létudiant qui devient un jeune professionnel. A partir de mi mars jusquà mi mai : une nouvelle séquence denseignement se met en place avec la même mécanique de présence dans lentreprise ou le cabinet tous les lundis. Semaine dexamen en mai : Trois épreuves écrites Droit du travail Droit de la protection sociale Droit social comparé, européen et international Une épreuve orale : exposé-discussion à partir dune étude de cas préparée pendant une heure A partir du 1er juin jusquau 30 septembre : retour dans lentreprise ou le cabinet à temps complet. Au bout du compte, létudiant aura passé plus de 7 mois à temps complet dans lentreprise, durée à laquelle sajoutent tous les lundi durant lannée. Chaque étudiant a un parrain individuel qui est un professionnel qui est son interlocuteur privilégié durant lannée. Puisque lapprentissage est dorénavant généralisé, ce parrain sera le maître dapprentissage (avocat ou directeur juridique). Outre ce parrain, la promotion est parrainée par une entreprise ou par un cabinet davocats. La promotion 2012/2013 est parrainée par le cabinet Flichy Grangé. Exemples de parrains de promotion : pour les entreprises on peut citer Vinci, Air France, Thalès, Saint-Gobain, pour les cabinets davocats, Francis Lefebvre, Fidal, Baker et McKenzie. Ce parrain de promotion essaie de conduire des activités danimation de la promotion et les activités sont très variables. Par exemple, le cabinet Flichy Grangé a organisé un séjour de trois jours à Milan auprès de leur partenaire italien pendant lesquels les étudiants ont pu travailler dans le cabinet avec les avocats qui parlent parfaitement français. Le Master 2 saccompagne dun annuaire de tel sorte quon dispose, sur 25 ans, de la quasi-totalité des noms et adresses professionnelles des étudiants du DPRT. Cest ainsi quau 25ème anniversaire, 650 personnes étaient présentes. Un effet de réseau très fort se met en place. Questions des étudiants et réponses du professeur Teyssié : Le départ à létranger en M1 (notamment dans le cadre du Master intégré à Oxford ou UCL) a-t-il une influence sur la sélection ? Monsieur Teyssié affirme que cela na pas dinfluence particulière sur le recrutement : un étudiant peut tout à fait être admis tout en ayant fait un M1 à létranger. Néanmoins, ces étudiants partent avec un handicap sur le droit de la protection sociale et sur le droit social européen et devront fournir un effort de mise à niveau. Faire un Master 2 professionnel en droit social a-t-il une influence sur une possible continuation en doctorat ? Les textes prévoient que tout titulaire de Master peut sinscrire en doctorat si le directeur de lécole doctorale est daccord, et aucune distinction nest faite entre un M2 professionnel ou un M2 recherche. Dès lors, rien nempêche de faire un doctorat en sortant de ce Master 2. Dailleurs, le DPRT présente la particularité de fournir tous les ans quelques doctorants. Lexplication est assez simple et repose sur le fait quau cours de son master, létudiant aura du écrire un mémoire. Ainsi, létudiant prenant du plaisir dans cette activité décriture et de recherche pourrait décider de continuer son parcours. Monsieur Teyssié est daccord pour cette continuation détude. Mais il souhaite très vivement que létudiant voulant écrire une thèse le fasse dans le cadre dune convention CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche) qui se traduira par une alternance entre un cabinet ou une entreprise et le laboratoire de droit social. Cette volonté du professeur sexplique par une raison de facilitation du démarrage de la vie professionnelle. Quand létudiant sera docteur en droit, lentreprise ou cabinet laccueillant dans le cadre de la convention lembauchera la plupart du temps. Ainsi, la promotion sortie au mois doctobre 2012 a fourni quatre doctorants, tous les quatre étant titulaires dune pareille convention leur permettant de poursuivre leur alternance. Peut-on être refusé en doctorat ? Lorsquon souhaite sengager dans un projet doctoral, il faut un directeur de thèse, qui étudiera le mémoire pour savoir si létudiant a les qualités de rédaction, de construction et de réflexion nécessaires pour poursuivre dans cette voie. Il faut toutefois noter quil ny a jamais eu détudiant du M2 DPRT refusé en Doctorat. Une fois quon a un directeur de thèse, les directeurs décole doctorale ratifient toujours la décision. Avoir fait deux Master 1 (par exemple droit privé puis droit social) a-t-il une influence sur la sélection ? Ce nest ni bien, ni mal. Néanmoins, il faut quil y ait une cohérence dans ce parcours et il faut pouvoir lexpliquer. De manière générale Monsieur Teyssié nest pas favorable à laddition des étapes et privilégie les parcours « courts » (25 ans pour entrer dans la vie professionnelle reste la limite quil ne faudrait pas dépasser). Avoir fait deux Master 2 a-t-il une influence sur la sélection ? Ceci est rédhibitoire, je ne suis pas favorable à une telle addition, dautant que les étudiants auront souvent fait des M2 très éloignés du droit social. Monsieur Teyssié préfère donner leur chance à des étudiants sortant de M1. Mais bien sûr, des exceptions sont possibles, tout dépendra du dossier. Sortir dun Master 1 mention Droit privé général est-il pénalisant ? Ce nest pas forcément pénalisant puisque le recrutement est national, or beaucoup duniversités nont pas de Master 1 en droit social. Cela étant, si au moment du choix final il y a deux candidats de niveaux équivalents, le M1 droit social primera. Quen est-il de la lettre de motivation demandée dans le dossier ? Elle ne répond à aucune exigence de forme. Elle na vraiment pas dimportance car au fond, toutes se ressemblent. Ce qui a de limportance dans la première phase de sélection, ce sont les résultats académiques. Cest durant lentretien quune discussion doit sétablir entre le professeur et létudiant. Cest à ce moment-là que sa motivation doit transparaitre. Quand passer le CRFPA ? Il est préférable de passer le CRFPA à la fin du Master 1 car cest le moment où létudiant est le plus apte à le passer et surtout à le réussir. Sinon, létudiant peut le passer à la fin du M2 mais cela sera très difficile. En effet, pendant tout le temps du DPRT, létudiant ne peut pas suivre les formations de lIEJ (du fait de sa présence en cours tous les jours jusquau samedi ou en entreprise, selon les périodes). En outre les épreuves du CRFPA tombent en septembre quand létudiant est en phase finale dapprentissage et travaille donc à temps complet. Est-ce que seuls les résultats en droit sont pris en compte ? Tous les parcours sont pris en compte (école de commerce, IEP). Dans la promotion actuelle par exemple un étudiant a fait en parallèle un M1 Droit et une Ecole Supérieure de commerce. Dautres profils ont pu être admis, par exemple le titulaire dune maîtrise de droit et élève dun IEP. Cela peut favoriser larrivée à lentretien individuel. Si létudiant est refusé au DPRT, que se passe-t-il pour sa demande au M2 Droit Social Recherche ? Une fois son choix effectué (dès début juillet), nous envoyons les dossiers refusés aux responsables du M2 Recherche presque instantanément. Le recrutement du M2 Recherche ayant lieu vers mi-juillet, les directeurs auront donc reçu les dossiers des étudiants pour les prendre en compte dans leur sélection. Les résultats du second semestre de M1 sont-ils pris en compte ? Lentretien début juillet permet davoir les résultats du second semestre puisquils sont connus au plus tard le 30 juin. Dans le M2 DPRT, il existe une parité homme/femme, mais existe-t-il une parité Paris 2/autres universités ? Non. La promotion 2012/2013 est majoritairement composée détudiants de Paris 2, mais il y a eu parfois des promotions où les étudiants de Paris étaient une toute petite moitié. Tout dépend des dossiers qui se présentent. En règle général, les étudiants de Paris 2 occupent une place majeure (dans lensemble luniversité est pleine de bons étudiants et il semble logique quun étudiant de Master 1 à Paris 2 puisse y continuer ses études). Mais, cela fait la richesse du Master de pouvoir confronter des promotions détudiants venant de divers horizons. Monsieur Teyssié encourage les étudiants pouvant craindre la sélection à tenter leur chance malgré tout. Les seuls combats perdus davance sont les combats quon ne mène pas. LIENS UTILES : Site du Laboratoire de droit social : http://ldsocial.u-paris2.fr/ Fiche formation : http://www.u-paris2....he___formation/ Site du Master 2 DPRT : http://m2-dprt.u-paris2.fr/
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