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L'anglais à ASSAS

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Comme vous le savez peut être une nouvelle associationétudiante va faire son apparition à ASSAS: l'American Club Assas: cette association aura pour but de promouvoir la langue anglaise, la culture américaine et anglo-saxonne et pour but de rapprocher les étudiants français d'étudiants étrangers (américains et britannique) par divers ateliers (voici une présentation plus complète: http://americanclubassas.blogspot.com/2010/08/lamerican-club-assas-quest-ce-que-cest.html ou déjà un sujet sur le site Assas.net qui nous a gracieusement autorisé à utiliser son site.

 

L'un des sujets important est donc l'enseignement de l'anglais dans notre chère université. C'est vrai que notre volonté de créer cette association vient notamment de la relative faiblesse de l'enseignement à ASSAS si on COMPARE avec d'autre école comme Science Po ou les écoles de commerce. Notre apport ce veut donc comme un COMPLEMENT.

 

Ce n'est pas seulement une question d'argent pour expliquer la relativepauvreté des TD dont on a le droit mais aussi une question d'approche de l'anglais. Voici donc mes questions: Quelles sont vos avis sur l'enseignement actuels de l'anglais à Paris-2 ? Quelles en sont les qualités et les défauts ?

 

Ce quelle point l'American Club Assas devrait appuyer son apport ? Compréhension écrite, Compréhension orale, parler l'anglais, grammaire (c'est mort je vous le dit mais dite quand même) ?

 

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Salut!

 

Je vais apporter mon point de vue.

 

Tout d'abord les td d'anglais devraient déjà être obligatoire a partir de la 1ère année ( et non qu'a partir de la 2ème). Ainsi cela deviendrait une note a part entière et non un vulgaire QCM a la portée des meilleurs comme des plus mauvais. Donc en gros aucune façon de départager les gens selon leur niveau (or, qui dit examen dit compétitivité dit notes allant de 0 a 20, et pas de 0 a 3 sur comment s'appelle la reine d'Angleterre).

Ensuite (et ceci vaut pour la seconde année, dans laquelle je m'apprête a rentrer, donc qu'on me stoppe si je dis des anneries!!):

il devrait y avoir un examen d'entree pour les niveaux (il existe en 2nde année): faible moyen et fort. Avec une dispense en TOEFL ou autre, par exemple ceux qui ont minimum 90 vont directement dans le groupe fort ( au lieu d'être juges sur un examen dont le contenu suppose être accessible a tout le monde, pourrait en desservir certains et ne pas reveler leur vrai niveau).

J'ai cru comprendre que l'examen d'anglais a la fin de l'année était le même pour tout le monde, tous niveaux confondus.... Clairement un avantage pour le groupe des forts.

Mais chose injuste pour ce même groupe, et la question qui me taraude, je suppose que le contenu des td n'est pas le même selon le niveau, ainsi les forts pourraient ne pas pouvoir se taper plus de 13, alors que si on le mettait dans le groupe des moyens il pourrait aller a 18? Dans ce cas la, par rapport a l'examen qui compense le td c'est d'autant plus injuste. Est-ce bien comme cela que cela se passe? Ceux qui sont dans le niveau fort ont-ils tous 18/20 et dans ce cas la c'est super, sinon comment cela se déroule-t-il?

 

Bon c'est pas trop pour critiquer non plus, mais si j'avais un niveau fort, je me mettrai d'office chez les moyens si cela se passe comme je le pense, histoire d'avoir le plus de points possibles plutôt que le pseudo prestige d'être dans le niveau le plus élevé.

 

(desole pour le manque d'accents, mais clavier étranger)

 

voili voilou, si on pouvait m'eclairer sur comment chaque niveau se configure ce serait cool!

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Je trouve le système actuel pas si mal foutu personnellement. Après on peut critiquer la place qu'a l'anglais à Assas, d'accord, mais là je parle vraiment du système actuel.

 

Comme tu l'as dit, on choisit de se mettre dans le groupe qu'on désire en s'inscrivant. Puis au premier TD, un examen est réalisé par le professeur. Si tu as 6, ou 18, et que tu es en "moyen", il y a de grandes chances que tu rétrogrades ou montes d'un niveau.

Après effectivement, le niveau est plus demandant en "fort", et l'examen semblera d'autant plus simple (et encore, ne crois pas qu'il est si facile, j'ai eu 8/10 au premier semestre, on me regardait comme un Dieu - et j'ai eu 6,5 au deuxième me semble-t-il).

 

Ca me semble enviable que des groupes de niveau soient faits, tant certaines personnes n'ont peu pratiqué leur anglais déjà très moyen en sortant du lycée (pendant que d'autres passionnés - des Etats-Unis, du Royaume-Uni comme de cinéma, sont presque bilingues). Après, que l'examen soit le même pour tous... encore heureux! C'est au final à l'avantage des "plus forts", mais ça semble normal que les meilleurs aient les meilleures notes (ça marche comme le dur monde scolaire!). Et puis, ne pas avoir de traitement de faveur est censé pousser - mêmes les plus "faibles" - à se démener pour avoir un certain niveau le jour de l'examen.

 

Après la différence dans les notes de TD, si vraie, est très légère. En fait, comme partout, ça dépend surtout des chargés! Toi, avec ton niveau, tu pourras avoir 16 comme 12 en TD, si tu te mets en niveau fort.

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Oui bien sur tout est une question de travail, je suis d'accord avec toi que quand tu es bon ba....tu es bon et essaye d'avoir les notes qui vont avec. Prenons ça comme un challenge!

 

Mais néanmoins je pense que ça devrait exister des la 1ère année! Je n'en demordrai pas!!!Lol

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Je pense que la question de mettre des TD d'anglais en première année ou en deuxième année ou jamais est un faux problème.

J'ai toujours perdu mon temps en anglais à la fac, et j'aimerais autant qu'on me file l'heure et demie qu'on me pique une fois par semaine pour me faire apprendre les institutions judiciaires britanniques ou américaines (et dont je me fiche complètement) dans un bouquin mal foutu et vendu une blinde.

Ce n'est pas tellement que les gens à Sciences Po ou en école de commerce ont des meilleurs cours d'anglais qu'à l'université: c'est surtout qu'on les oblige à se barrer au moins six mois à l'étranger pour valider leur diplôme. A la fac, partir six mois à l'étranger, c'est considéré plus ou moins comme une perte de temps, et on terrorise l'étudiant moyen en lui disant qu'il ne faut pas partir en Erasmus s'il veut avoir un bon M2 (alors que je ne vois pas fondamentalement ce que ça peut faire qu'un étudiant loupe un semestre de droit des sociétés. J'entends bien l'argument du "on peut très bien ne rien foutre dans l'université d'accueil", mais à ce titre-là, toutes proportions gardées, on pourrait aussi bien dire que la formation professionnelle dans les entreprises ne sert à rien, puisque c'est vécu aussi par certains salariés comme une possibilité d'avoir la paix pendant une journée, voire plus.)

On en arrive au résultat stupide que non seulement l'étudiant moyen n'aura pas le M2 convoité et hyper sélectif, mais qu'en plus, il ne sera jamais parti nulle part dans sa vie.

Dans ces conditions, même en blindant les emplois du temps de cours d'anglais tous aussi foireux les uns que les autres, je vois mal comment on peut prétendre former des étudiants un minimum "fluent". Mais bon, ça doit être probablement plus utile qu'ils se bouffent pendant 4 ans de façon ininterrompue et sédentaire des monceaux de législation qui seront démodés dans deux ans.

 

Pour faire plus constructif: je proposerais bien qu'on envoie plus de 2 pèlerins dans des pays un minimum utiles (j'exclus les destinations géniales comme Zagreb, ou autres fantaisies du même genre). Cela coûterait probablement plus cher que de demander à trois chargés d'anglais de lire un bouquin, mais après tout, si la fac a les moyens d'envoyer de temps à autre la vingtaine de pèlerins du M2 affaires outre-Atlantique, elle pourrait tout aussi bien faire en sorte que les étudiants de premier cycle ne parlent pas anglais comme Raffarin.

Modifié par Nina_Chabal

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Juste un petit point sur "les forts sont privilégiés à l'examen".

 

Perso, j'étais dans le groupe des forts et résultat, nous n'avions pas fait la moitié du programme en vue de l'examen. On parlait de tout et de n'importe quoi mais on ne préparait pas l'examen.

 

Résultat, j'ai pas eu une note si fantastique que ça et surtout moins bonne que certains dans les groupes des "faibles" car on leur avait fait bachoter à mort l'examen.

 

Après, sur le fond des cours, j'ai eu la chance de pouvoir comparer le cours de langue en L2 avec les cours d'anglais du magistère.

 

Déjà, le nombre d'heures n'est pas le même (de mémoire, il y a du genre 3 h d'anglais par semaine au magistère).

 

Ensuite, il y a des éléments communs (doctrine of precedent, ce genre de chose) mais surtout, et c'est là que c'est fondamental à mon sens, on fait des cas pratiques et des fiches d'arrêt en anglais (à faire en devoirs d'une semaine sur l'autre). On apprend ainsi le droit des contrats et la responsabilité civile.

 

Ca a l'air rébarbatif comme ça mais c'est le seul moyen de pratiquer un anglais juridique utile (les contrats surtout) qui te servira ensuite en pratique dans ton boulot.

 

Sur Science Po/ecole de commerce, oui ils pratiquent l'anglais plus que nous de part les séjours à l'étranger.

 

Mais parler anglais ce n'est pas être opérationnelle pour travailler. Tout dépend de ce que tu recherches.

 

On voit donc des stagiaires ou des collabs qui ont fait science po qui certes parlent anglais mais ne sont pas du tout au point s'il s'agit de rédiger un mémorandum sur un point de droit.

 

Pour obtenir ca, outre le LLM, il faut pratiquer l'anglais juridique et le meilleur moyen - même si ce n'est pas le plus drôle - c'est de profiter des stages pour le faire, car c'est en général aux stagiaires qu'on donne les traductions.

 

Après perso, pour pratiquer l'anglais, je regarde tout en VO et je lis également en VO ^^

Modifié par lucie

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Je suis d'accord dans l'ensemble avec toi Lucie.

Mais le fond de mon idée, c'est que la fac pourrait très bien former de façon plus intelligente les étudiants en anglais, mais qu'elle ne le fait pas, parce que de manière générale, il semble inutile de trop se fouler pour l'étudiant de base du premier cycle.

Cela dit, introduire des cas pratiques et fiches d'arrêt en anglais ne serait pas stupide.

Quant au LLM, je ne suis pas contre en soi: mais clairement, ça ne peut pas être la solution pour le grand nombre, vu le prix de la chose, et la nécessité pour certains d'aller bosser plus vite. D'où mon idée de promouvoir davantage des Erasmus "utiles", qui sont quand même plus démocratiques. Mais cela supposerait AUSSI un changement de mentalité chez certains professeurs.

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Merci à tout le monde de participer à ce topic, ce qui m'aide énormément à comprendre et appréhender la situation actuelle.

 

Sur l'anglais obligatoire, je sais désormais de source sûr (merci Kriska de Assas.net) qu'il sera obligatoire de la L1 au M1.

 

Sur le contenu des cours, il reste très intéressant et sortant du diplôme universitaire de Common Law, le seul avantage acquis est la connaissance et la compréhension de différentes cases.

 

Mais pour moi l'essentiel reste de savoir PARLER, oui savoir faire des cas pratique trop bien c'est stylé mais quand tu arrives à ton entretien d'embauche et que le mec te parle direct anglais et bien tu vas lui sortir que tu a fait des cas pratiques et des memoratum. Non il va attendre un anglais impec. Donc c'est pour ça que nous à l'American Club of ASSAS on va essayer sur l'oral et la compréhension oral qui sont promordiale (films, ateliers discussions...)

 

Pour les semestres à l'étranger c'est clair qu'à Science Po et autres c'est un avantage mais il faut pas croire que cela fait tout et c'est là que je rejoins Lucie.

 

Reste que on sent pas que la fac prenne l'anglais très au sérieux, les TD sont baclés, les notes assez aléatoires, le Pole langues (dont nouus serons partenaires avec la promotion d'ateliers d'anglais juridiques) est très peu promus...Et pourtant c'est le premier truc que les avocats que tu connaissent te demandent "Sinon vous parlez bien anglais" ?

 

Jespère que bientôt beaucoup répondront "Yes, my English is Good" !!!

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Mais pour moi l'essentiel reste de savoir PARLER, oui savoir faire des cas pratique trop bien c'est stylé mais quand tu arrives à ton entretien d'embauche et que le mec te parle direct anglais et bien tu vas lui sortir que tu a fait des cas pratiques et des memoratum. Non il va attendre un anglais impec. Donc c'est pour ça que nous à l'American Club of ASSAS on va essayer sur l'oral et la compréhension oral qui sont promordiale (films, ateliers discussions...)

 

Je vois ce que tu veux dire mais il y a des entretiens où on te demande de parler par exemple de ce que tu a fais en anglais au niveau du travail, pas juste de tes passions.

 

Ce que j'ai constaté, c'est que moins les gens parlent bien anglais, plus ils te posent des questions à la con, du genre : hobby, dernier livre lu, dernier film. Et surtout ils te parlent en français et tu réponds en anglais :lol:

 

A l'inverse , j'ai eu un entretien (pour un stage) dans un cabinet américain. Il y avait 3 entretiens donc l'un avec un partner américain qui a pris mon CV et m'a demandé de lui parler de mon mémoire de DESS ! Donc heureusement que je maîtrise l'anglais juridique car sinon, je ne sais pas trop comment j'aurai fait.

 

Encore récemment j'ai vu un chasseur de têtes et là idem, on a parlé "technique" (les dossiers sur lesquels je bosse, etc).

 

Après, c'est vrai que surtout en tant que français, on est très bloqués à l'oral et que même quand tu commencesà bosser, tu n'as en général que peu l'occasion de parler anglais (c'est pas toi qui réponds au téléphone). Donc effectivement, c'est indispensable de pratiquer.

 

Perso, j'ai pas eu à me poser la question, j'ai des clients qui ont mon n° de ligne directer alors quand tu vois s'afficher un numéro en 44, t'es bien forcée de décrocher :D

 

C'est sur qu'au début c'est pas évident mais plus tu parles, moins t'as de complexes, même si ton anglais n'est pas parfait.

 

Sur l'anglais impec', c'est là que je trouve ça drôle parce que plein de gens sont époustouflés dès que l'accent est bon (même si l'anglais ne l'est pas) et c'est bien souvent la marque des gens qui maîtrisent mal la langue et se laissent impressionner par ça.

 

Encore une fois, tout dépend de ton but : travailler vraiment en anglais, tenter d'épater un recruteur... Est-ce que ton boulot demande plus d'anglais écrit ou oral ? En tant qu'avocat, c'est primordial de très bien écrire anglais. Après bien sûr, il faut savoir parler, mais nos clients ne sont pas rebutés par l'accent français non plus ;)

 

En pratique, je suis la 1ère à demander à tout nouveau stagiaire collaborateur s'il parle anglais car on peine à recruter des gens qui parlent bien anglais (i.e. opérationnels pour travailler en anglais, à l'oral ou à l'écrit).

 

D'ailleurs, en parlant de pratique, le meilleur moyen serait encore de créer un topic où parler anglais (practice makes perfection ;) )

Modifié par lucie

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Reste que on sent pas que la fac prenne l'anglais très au sérieux, les TD sont baclés...

 

Perso, ya deux choses qui me posent problème.

D'abord, c'est peut-être anodin, mais on ne parle que de l'anglais. Ca représente bien l'un des problèmes qui consiste en une sous-représentation de certaines langues à Assas qui rend leur existence, et donc leur enseignement, quasi-inexistant, ou au mieux, secondaire. L'approche des langues à la fac est à mon avis bien plus mauvaise pour ce qui est de l'allemand, l'espagnol, l'italien, etc... qu'en anglais. Je suis frappé de voir à quel point dans d'autres facs, l'approche des langues est beaucoup plus évoluée (je parle pas là de Sciences po ou quoi, mais juste de Paris XII par exemple, qui offre un panel de langues qui m'a beaucoup surpris).

 

Le second point, c'est que le problème des langues à la fac ne provient pas seulement de son approche par la fac elle-même. Le gros problème des langues à la fac, c'est un manque d'intérêt total de la part des étudiants. Je suis désolé, mais de ce que j'ai vécu personnellement de façon continuelle, c'est des étudiants qui viennent totalement à contre coeur en TD d'anglais (car perso, j'ai fait de l'anglais), qui se fichent royalement de ce qui peut s'y passer, ne pensant qu'à finir les fiches d'arrêt pour le TD de civil de la fin de journée qu'ils n'ont toujours pas terminé et donc ne participant pas du tout au groupe.

 

En M1, M2 et IEJ par contre, il y a un changement total de comportement, une prise de conscience de la part des étudiants de l'importance de la maîtrise d'une langue étrangère qui se matérialise par une ruée vers les groupes de TD, qui alors sont insuffisants pour tous (perso, il a fallu en M1 créer un groupe de TD "ad hoc", pour les 5 étudiants que nous étions qui avons dû remuer ciel et terre pour créer un TD spécialement pour nous, tous les autres groupes étant complets).

Cette fois, oui, ce sont les moyens de la fac qui ne suivent pas. Mais je persiste à dire qu'il ne sert strictement à rien que la fac mette des moyens dans les langues en licence, tant que ça ne passe pas par une sensibilisation des étudiants à l'importance de la maîtrise d'une langue étrangère. Car on a beau dire, mais le simple fait que des étudiants viennent en touristes au groupe tire l'ensemble vers le bas : le chargé remarque le désintérêt de l'étudiant qui est là plus par obligation qu'autre chose, et va tout faire pour l'intéresser et le faire participer (mélange pour lui d'énervement et de challenge personnel), quitte à se désintéresser des étudiants qui ont réellement envie de participer au groupe. Ca plus le fait que les travaux à faire pour la semaine suivante sont totalement risibles : au début, les étudiants marquent leur désintérêt total pour la chose et ne font pas les exercices, si bien qu'au final, c'est le chargé qui abandonne l'idée des travaux à faire.

 

Je vois mal comment on peut apprendre une langue en se contentant d'écouter un prof pendant 1h30 raconter en anglais comment il fait un pudding ou autre chose. C'est une chose. Mais même si le prof parle de common law et de tout le bagage juridique anglo-saxon nécessaire, cela ne sert à rien sans un minimum de travail personnel de la part des étudiants. Or, ce travail n'existe pas, faute de volonté de la part des étudiants, et faute aussi et surtout de pouvoir de sanction de la part des chargés.

 

Petite précision : les chargés de TD de langues sont les mêmes de la première année jusqu'en M1, et même à l'IEJ. Dès lors, je comprends parfaitement qu'ils mettent tous les étudiants dans le même panier (un L2 qui n'a rien envie d'apprendre et qui s'en fout, et un M1 qui a réellement intérêt à progresser). A mon sens, il serait plus logique de cantonner des chargés aux licences 1 à 3, et de réserver des chargés plus professionnels pour les M1 et IEJ.

Au passage, on règlerait par là même le problème du sous-effectif des chargés, avec éventuellement, de façon ponctuelle, des possibilités de remplacement ou d'inter-échange entre groupes de TD selon les besoins. Plus besoin d'interrompre 3 mois le TD pour un chargé qui s'est cassé le dos ou que sais-je.

 

Dernière chose : les conditions dans lesquelles se font les TD d'anglais favorisent le phénomène précédemment décrit de désintérêt des étudiants. Perso, je trouve que ça décrédibilise pas mal de faire un TD dans un placard à balais. J'entends par là que les conditions seraient bien meilleures si, quitte à poursuivre les TD à l'alliance française, les groupes étaient moins chargés. Faut arrêter de dire que les groupes ne sont pas chargés. C'est vrai qu'au regard de la totalité des étudiants, il y a moins de participants en TD de langues qu'en TD de droit (quoique ce n'est pas vrai dans tous les groupes et dans toutes les années, on a souvent été en pénurie de chaises et certains devaient s'asseoir par terre). Mais ça ne sert à rien de réduire le nombre si c'est pour les confiner dans un petit espace. L'impression de surpeuplement reste le même.

 

En résumé, ya pas mal de boulot, au niveau de la fac et des étudiants, et ce dès la première année. Il faut profiter de la discipline que les étudiants ont acquis à travers l'enseignement des langues au lycée. La discontinuité dans l'enseignement de la matière entre le lycée et la fac favorise le relâchement des étudiants qui n'attendaient qu'une chose au lycée, en finir avec les langues étrangères.

Mettre des moyens à disposition de la fac, ok, mais à condition que ces moyens servent à quelque chose. A l'inverse, discipliner les étudiants dès la sortie du lycée et (j'insiste), les sensibiliser à l'importance de l'apprentissage des langues dès le début des études de droit ne sert à rien si à côté, l'enseignement se passe dans des conditions déplorables.

 

EDIT : super idée, le topic dans lequel il faut parler anglais, à condition qu'il y ait une correction des posts, et un vrai sujet de discussion, sinon ça partirait vite en live.

Modifié par Cameleon

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Merci Lucie et Caméléon pour ces réponses très intéressantes.

 

Je comprends tout à fait ce que tu veux dire Lucie et on va vraiment promouvoir le TD d'anglais juridique du pôle langues qui sera vraiment complémentaire avec nos ateliers discussions.

 

Pour le topic en anglais, ça va arrivé, on va aller étape par étape.

 

Caméléon ta réponse est aussi très instructive pour moi et je sais maintenant que le but sera vraiment d'appuyer sur le fait que l'anglais en générale, et l'anglais juridique aussi, sont INDISPENSABLE pour avoir une chance dans le monde juridique extrêmement compétitif dans lequel nous sommes. Il faudra vriament qu'on essaie de faire passer ce message pour qu'il y ai une prise de confiance dès la première année et que les élèves n'aillent pas à reculons à ces TD

 

Ensuite il est vrai, et là on se rejoins totalement, que les TD ne donnent vraiment pas envie et il faudra réfléchir à des solutions qui devront être présentées à la FAC et au pôle langues qui galère vraiment à sensibilier les étudiants et ça c'est pas normal. Il faut donc aussi avoir des propositions concrètes.

 

De mon côté je pense vraiment que le programme est intéréssant mais oui les TD sont assez peuplé et les chargés n'arrangent pas les choses....Changé les programmes, le fonctionnement des TD, des examens oraux en anglais pour mettre un peu plus de pression aux étudiants pour qu'ils bossent ??

 

Enfin moi ce m'intéresse aussi c'est de savoir ou pourrait se situé l'American Club of Assas dans tout cela et quel devrait être notre angle d'approche sur la situation ??

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Je suis d'accord avec Caméléon sur le comportement des étudiants vis-à-vis des TD d'anglais.

 

Après, comme tu l'as très justement remarqué, il y a beaucoup de TD où on échange sur la recette du pudding ou le dernier film à voir...

 

En pratique, ce qui ont vraiment envie de progresser progressent également d'eux-mêmes. C'est pareil dans la vie active, il y a bp de gens qui veulent parler anglais mais peut qui veulent se sortir les doigts des ... poches.

 

Le nombre de fois où j'ai entendu : je veux pas regarder les films en anglais, ca me fatigue de lire les sous-titres (ben déjà mets les en anglais ou ne les mets pas :D ), j'aime pas lire, etc...

 

Quant à la place de ton assoc', Hipster Lawyer, je pense que c'est pareil, les gens motivés suivront. La difficuté si tu mélanges des étudiants français et des étrangers, c'est que les étrangers sont là pour parler français et les français veulent parler anglais :D

 

S'agissant de la sensibilisation, franchement de mon point de vue, j'ai l'impression parfois de parler dans le vent. Parce qu'en réalité, tu peux toujours exercer une profession juridique sans parler un traitre mot d'anglais donc ça ne motive peut-être pas non plus de ce côté là. Plein de gens le font et s'en sortent très bien. Et je ne vous parle pas des discours d'avocat du genre : tant qu'on ne plaidera pas en anglais, je ne m'y mettrai pas...

 

Chacun est responsable. Parler anglais t'ouvres plus de portes au niveau du boulot, et surtout souvent des boulots mieux payés. Après c'est sur tu peux vivre sans, le but n'est de forcer personne.

 

En pratique, et là je ne parle que de mon expérience personnelle, je suis très contente de travailler dans les deux langues. Je fais beaucoup de conseil en anglais, je me récupère les contentieux où il faut savoir parler anglais pour lire les pièces ou parler au client mais j'ai également une importante activité en français (c'est pas parce que tu parles anglais que tu dois perdre toute compétence en français :D ). Perso, cela me permet d'avoir une activité variée donc moins lassante, d'expliquer les choses de manière différentes (nous avons des systèmes juridiques très différents et ce n'est donc pas la même chose de répondre à la même question à un client français et à un client anglais ou américain).

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Je suis d'accord il faudrait vraiment un programme particulier en langage juridique qui evoluerait plus specifiquement en passant en annee superieure, un programme qu'il faudrait avoir respecte a la fin de l'annee. Avec un bon coefficient, ce qui je pense motiverait beaucoup de monde pour pouvoir gagner pas mal de points, tout en apprenant un vocabulaire specifique, ou courant, qui ferait d'une pierre deux coups. Et contrairement a certaines personnes qui pensent que "l'anglais ca sert a rien", je reponds "l'anglais vous servira toujours"!

 

et au pire, si on se casse le c** a faire de ces td 1h30 de pur bonheur cote apprentissage, on n'a qu'a les rendre optionnels, ainsi les charges n'auront au mieux que des personnes motivees par le td, et pas des gens qui viennent et passent leur temps sur facebook derriere leur ordinateur!

 

mais c'est clair que si deja le contenu s'arrangeait ce serait une avancee assez geniale (pour des gens comme moi qui veulent aller en td et en ressortir en ayant appris quelque chose!)

 

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Quand a l'American Club lui meme, ce que je vais dire est tres general, je ne sais pas trop comment ca va se passer mais peut-etre pourrait-il recouvrir plusieurs branches comme:

- branche examens d'anglais (infos toefl et autres, entrainement, benevolat au bachotage de l'examen, aide a la correction des td...)

- branche culture (avec organisation sorties cine vo, projections privees de restrospective americaine chez certains des membres qui se porteraient volontaires, un gouter par mois typiquement americain brownies et autres cookies pour rameuter des gens dans le local de l'assocation si il y en a un, etc)

- branche en rapport direct avec la fac et les professeurs pour faire avancer les choses en mode reel, branche informatique pour tout ce qui est de tenir le blog a jour de toutes les actualites de l'assoc, et j'en passe....

Avec une ou plusieurs personnes en charge de chaque chose.

(comme marque sur le site dans les objectifs de l'assoc)

 

avec bien sur une cotisation annuelle de chaque membre ou quelque chose comme ca.

peut-etre organiser un voyage a new york (ou autre) a la fin de l'annee juste pour les membres, etc...

 

essayer d'entrer en contact avec les universites americaines et leur faire comprendre qu'il faut evoluer et que la sorbonne c'est pas la seule universite francaise et qu'elle a bien perdu de son prestige depuis!!

 

c'est pas les idees qui manquent!!

 

bon apres c'est peut-etre pas ce que vous cherchiez comme idees...mais je trouve que si l'assocation arrive a demontrer a quelle point elle peut etre un atout tant pour les eleves que pour la reputation de l'ecole elle-meme, ce serait pas mal...

 

(encore desolee pour le manque d'accents, promis a partir de la semaine prochaine vous en aurez! :p )

Modifié par gagau

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Après, bien sûr, c'est toute la question de savoir si on peut forcer une personne à travailler une langue qu'il n'a pas du tout envie d'étudier.

 

A mon avis, il y a deux catégories de personnes : ceux qui veulent (comme moi :D ) atteindre un niveau professionnel le plus haut possible et qui vont mettre tous les moyens en oeuvre pour y parvenir (et l'apprentissage de la langue en fait partie, car on ne sait jamais...), et ceux qui dès le début savent qu'ils veulent se contenter de rester dans la norme "bête-mais-pas-trop-non-plus-car-la-moyenne-l'est-encore-plus", se contentant de faire le minimum pour surnager mais pas trop non plus car on sait jamais, dès fois qu'on nous file encore plus de boulot après...

 

Toute la difficulté sera donc de mettre tout ce petit monde au même régime et de les faire travailler ensemble. Mais après tout, dans les études, on est bien amenés à faire des choses qui plaisent pas forcément (droit administratif, histoire, économie). Le tout est de trouver un moyen d'intéresser les étudiants, mais aussi et surtout un moyen de coercition. Le terme peut paraître fort, mais après tout, c'est un peu ce qui se fait dans les TD de droit.

 

Ce qui est certain, c'est que si on veut donner plus d'importance aux langues à la fac, il faut que cela se traduise par une pondération à la hausse des notes. Difficile de prétendre donner de l'importance à la matière si à côté, l'échec n'est pas pénalisant.

 

Je tiens quand même à préciser que de ce que j'en sais, à Paris X, l'enseignement de l'espagnol juridique en droit(sans doute est-ce pareil pour l'anglais) se fait dès la première année avec un cours magistral de droit espagnol exclusivement en espagnol et une notation sur 20 points (des questions), comme n'importe quelle autre matière juridique. A la réflexion, je ne me souviens pas s'il y a un contrôle continu avec des TD, mais ça se peut. Et je peux vous dire que ça n'est pas du tout de la rigolade. A la fin, le niveau est très haut...

Modifié par Cameleon

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Quand a l'American Club lui meme, ce que je vais dire est tres general, je ne sais pas trop comment ca va se passer mais peut-etre pourrait-il recouvrir plusieurs branches comme:

- branche examens d'anglais (infos toefl et autres, entrainement, benevolat au bachotage de l'examen, aide a la correction des td...)

- branche culture (avec organisation sorties cine vo, projections privees de restrospective americaine chez certains des membres qui se porteraient volontaires, un gouter par mois typiquement americain brownies et autres cookies pour rameuter des gens dans le local de l'assocation si il y en a un, etc)

- branche en rapport direct avec la fac et les professeurs pour faire avancer les choses en mode reel, branche informatique pour tout ce qui est de tenir le blog a jour de toutes les actualites de l'assoc, et j'en passe....

Avec une ou plusieurs personnes en charge de chaque chose.

(comme marque sur le site dans les objectifs de l'assoc)

 

avec bien sur une cotisation annuelle de chaque membre ou quelque chose comme ca.

peut-etre organiser un voyage a new york (ou autre) a la fin de l'annee juste pour les membres, etc...

 

essayer d'entrer en contact avec les universites americaines et leur faire comprendre qu'il faut evoluer et que la sorbonne c'est pas la seule universite francaise et qu'elle a bien perdu de son prestige depuis!!

 

c'est pas les idees qui manquent!!

 

bon apres c'est peut-etre pas ce que vous cherchiez comme idees...mais je trouve que si l'assocation arrive a demontrer a quelle point elle peut etre un atout tant pour les eleves que pour la reputation de l'ecole elle-meme, ce serait pas mal...

 

 

 

Merci pour le com, et oui nous avons contactés Stanford et New-York University et nous aurons des ateliers discussions avec des élèves de ces universités qui sont à Paris. La présidente de Stanford si l'expérience marche bien cette année (on a déjà expérimenté le système au 2ème semestre l'année dernière) pourrait demander qu'on nous mettent sur le site internet de Stanford. !!

 

Et oui l'objectif ultime est l'organisation d'un voyage à New-York dans les bureaux du cabinet qui sera notre sponsor.

Modifié par Hipster Lawyer

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Etant une grande amatrice de la langue anglaise et trouvant cette langue très enrichissante dans le cadre de mes études de droit, je compte prendre cette option qui m'est proposée lors de mon m2 droit de la propriété littéraire, artistique et industrielle.

J'aurais donc voulu savoir si cette option en m2 est d'un bon niveau.

 

Merci !

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Je pense un peu comme Nina, rendre les Tds obligatoires en M1 ou en L1 ne changera pas grand chose parce que ce n'est pas en passant 1h30 par semaine à commenter un article du New York Times que personne n'a lu qu'on peut améliorer significativement son niveau en anglais. Ça ou rien, ça ne fait pas une grosse différence, à moins de passer à un minimum de 3h par semaine et/ou avoir une vrai charge de travail juridique.

 

Cela dit, Caméléon a raison, c'est en partie la faute des étudiants. Je le sais vu le 'travail' que j'ai fourni aux 3 Td d'anglais auxquels j'ai assisté en maitrise :fuck: (après, j'ai abandonné parce qu'en fait, ça me faisait me lever plus tôt le vendredi matin).

 

Pour la question anglais oral vs anglais juridique écrit, c'est master of the obvious mais ça dépend du but et du niveau de chacun. Je me rappelle encore du commentaire d'une étudiante à la sortie d'un cours d'anglais en L1 "Putain à un moment la prof elle m'a dit 'What's your name?', je savais trop pas quoi répondre, j'étais trop en panique". C'est un cas extrême mais tout le monde n'est pas capable de suivre des cours avancés d'anglais juridique (d'où l'intérêt de vrais groupes de niveau). Être capable de travailler en anglais c'est bien mais il faut d'abord avoir un niveau suffisant en anglais "de base".

 

Après, bien sûr, c'est toute la question de savoir si on peut forcer une personne à travailler une langue qu'il n'a pas du tout envie d'étudier.

Pour moi, la réponse est toute simple et c'est non. Je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait un niveau suffisant en anglais pour pouvoir bénéficier de cours de droit. Du coup, une forte pondération pour l'anglais, des moyens de coercition, pénaliser l'échec... je suis évidemment contre.

 

 

A mon avis, il y a deux catégories de personnes : ceux qui veulent (comme moi :D ) atteindre un niveau professionnel le plus haut possible et qui vont mettre tous les moyens en oeuvre pour y parvenir (et l'apprentissage de la langue en fait partie, car on ne sait jamais...), et ceux qui dès le début savent qu'ils veulent se contenter de rester dans la norme "bête-mais-pas-trop-non-plus-car-la-moyenne-l'est-encore-plus", se contentant de faire le minimum pour surnager mais pas trop non plus car on sait jamais, dès fois qu'on nous file encore plus de boulot après...

Je ne vais pas m'étendre, c'est pas le sujet, mais c'est pas un poil caricatural ça?

Modifié par Chupito

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Merci pour le com, et oui nous avons contactés Stanford et New-York University et nous aurons des ateliers discussions avec ces universités. La présidente de Stanford si l'expérience marche bien cette année (on a déjà expérimenté le système au 2ème semestre l'année dernière) pourrait demander qu'on nous mettent sur le site internet de ASSAS.

 

Et oui l'objectif ultime est l'organisation d'un voyage à New-York dans les bureaux du cabinet qui sera notre sponsor.

 

 

aaah on se comprend ca fait plaisir!lol

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L'anglais à Assas, cette vaste blague.

Tous les cours imposés à tous les élèves sont de grosses arnaques daubées (même en M2).

 

Le seul truc qui fonctionnait (et fonctionne) c'est le volontariat.

De mon temps (je suis un vieux con), l'anglais en L1 était facultatif. On te disait "allez au 2ème étage de vaugirard y a des dvd anglais et des journaux anglais en accès libres". On proposait des préparations en groupe pour des examens de cambridge.

Résultats : des élèves motivés et impliqués. des résultats, des progrès.

 

Autre saccage made in Assas... la suppression du CAJ (certificat d'anglais juridique)

Un diplome en 2 ans préparé à assas. 3 heures par semaine (moitié cas pratique de droit anglais, moitié apprentissage des techniques de rédactions)... et c'était Génial ! Personnalisé, progressif, d'excellent niveau.

Le HIC, il y avait une sélection à l'entrée. seuls 40 élèves de L3/M1 étaient pris.

 

La bonne solution aurait été de doubler ou tripler les effectifs de ce diplome d'excellence doté de professeurs d'excellente qualité.

 

La solution ASSAS : imposer à TOUS de mauvais cours avec des profs pas motivés, des élèves pas motivés, des sujets pas adaptés des Td d'anglais.

 

Un bien beau gâchis....

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quel dommage j'aurai adore passe ces deux diplomes dont tu parles!

 

a titre informatif, je me suis renseignee sur ce qui pourrait remplacer les diplomes dont tu parles et voici le nouvel examen qu'il me semblerait interessant de passer(site du british council):

 

INTERNATIONAL LEGAL ENGLISH CERTIFICATE (ILEC)

 

Le nouvel examen d'anglais juridique d'envergure internationale

 

L’ILEC (International Legal English Certificate) est un nouvel examen d’anglais juridique, qui correspond aux niveaux B2 et C1 du Cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe. Il teste les compétences communicatives de ceux qui utilisent l’anglais dans le contexte international et juridique. Toutes les compétences sont évaluées, avec des épreuves de compréhension et expression orale, ainsi que de compréhension et expression écrite.

 

L’ILEC a été conçu par University of Cambridge ESOL Examinations (English for Speakers of Other Languages), en collaboration avec Translegal, experts européens de l’enseignement des langues et de la traduction dans le domaine du droit.

 

Compréhension écrite : 1 heure et 15 minutes

Expression écrite : 1 heure et 15 minutes

Compréhension orale : 40 minutes

Expression orale : 15 minutes par paire de candidats

 

Les épreuves d’expression orale et les écrits peuvent se dérouler à des dates différentes. Vous recevrez une convocation précisant les dates des épreuves orales 1 mois avant l’examen.

 

 

Lieu : British Council Paris ou une salle d'examens dans les environs.

 

Prix : €253

 

 

Pour vous inscrire, téléchargez le formulaire d'inscription et renvoyez-le au British Council avant la date limite d’inscription avec votre règlement par chèque.

 

Plus d’informations

Visitez les sites web ci-dessous pour plus d’informations sur cet examen :

www.legalenglishtest.org

www.translegal.com

www.CambridgeESOL.org

www.cambridge.org/europe/france

 

Institutions

 

Si vous avez 25 candidats ou plus, nous pouvons organiser l’examen dans votre établissement. Des dates d'examens supplémentaires sont alors disponibles et vous pouvez bénéficier d'une remise. Contactez-nous par e-mail à [email protected] si possible en début d'année scolaire.

 

 

Très attendu au niveau international, ce diplôme sera un véritable atout pour les avocats et étudiants en droit. L’examen a déjà été reconnu par des associations telles que European Company Lawyers Association, European Law Students Association, International Association of Young Lawyers, European Young Bar Association, etc

Modifié par gagau

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Pour le first certificate et le proficiency de Cambridge, ca doit toujours exister. A assas, je n'en suis pas sûr...

 

Quant à la spécificité assassienne qu'était le CAJ, c'est fini.

Les enseignants géniaux qu'étaient Mme Smart, MM Fowler et Yeago ont été ecoeurés par l'administration d'assas.

Ils se sont rabattus sur l'EFB et Dauphine... et ouais c'est comme ça qu'on perd les talents.

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Pour le first certificate et le proficiency de Cambridge, ca doit toujours exister. A assas, je n'en suis pas sûr...

 

Quant à la spécificité assassienne qu'était le CAJ, c'est fini.

Les enseignants géniaux qu'étaient Mme Smart, MM Fowler et Yeago ont été ecoeurés par l'administration d'assas.

Ils se sont rabattus sur l'EFB et Dauphine... et ouais c'est comme ça qu'on perd les talents.

 

 

pour les avoir passer, oui les examens de cambridge existent toujours! mais c'est pas du tout de l'anglais juridique pour le coup. d'où ce nouvel examen qui (outre le prix tres eleve) pourrait etre assez sympa a avoir dans la poche.

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Un autre truc que je regrette c'est de n'avoir jamais été au courant de l'option Common Law (en fait un diplôme universitaire à passer en plus, à Assas) qui en plus de l'anglais forge une culture juridique intéressante.

 

Bon évidemment j'ai découvert ça en allant m'inscrire au sport à Vaugirard. C'était le dernier jour, il fallait donner une tonne de paperasse et une super lettre de motivation de la mort, en anglais. Et souvent les L1 ne sont absolument pas au courant que ça existe. Mais ça c'est souvent le cas à l'université: des super trucs sont proposés, sans même qu'on le sache.

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Un autre truc que je regrette c'est de n'avoir jamais été au courant de l'option Common Law (en fait un diplôme universitaire à passer en plus, à Assas) qui en plus de l'anglais forge une culture juridique intéressante.

 

Bon évidemment j'ai découvert ça en allant m'inscrire au sport à Vaugirard. C'était le dernier jour, il fallait donner une tonne de paperasse et une super lettre de motivation de la mort, en anglais. Et souvent les L1 ne sont absolument pas au courant que ça existe. Mais ça c'est souvent le cas à l'université: des super trucs sont proposés, sans même qu'on le sache.

 

 

agree! j'ai ete degoutee. et c'est dommage qu'on puisse pas le faire en l2, comme c'est sur 2 ans.

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Etant une grande amatrice de la langue anglaise et trouvant cette langue très enrichissante dans le cadre de mes études de droit, je compte prendre cette option qui m'est proposée lors de mon m2 droit de la propriété littéraire, artistique et industrielle.

J'aurais donc voulu savoir si cette option en m2 est d'un bon niveau.

 

Je ne sais pas du tout ce qu'il en est pour ce M2, mais selon ma propre expérience, les M2 ne sont pas concernés par le problème de langues. Perso, j'ai pris l'option anglais en M2 et les directeurs de M2 intègrent des profs spécialisés en droit anglo-saxon et américain, selon le type de M2 (perso, en M2 d'assurances, on avait des profs qui s'y connaissaient en insurance law, mais là encore c'était à Paris XII).

 

Je pense un peu comme Nina, rendre les Tds obligatoires en M1 ou en L1 ne changera pas grand chose parce que ce n'est pas en passant 1h30 par semaine à commenter un article du New York Times que personne n'a lu qu'on peut améliorer significativement son niveau en anglais. Ça ou rien, ça ne fait pas une grosse différence, à moins de passer à un minimum de 3h par semaine et/ou avoir une vrai charge de travail juridique.

 

Là-dessus, on est d'accord. C'est pourquoi je pense que cette solution seule ne sert à rien, si on ne met pas les moyens derrière. J'entends par là des chargés de TD d'anglais plus pros que ceux qu'on a actuellement.

Je vois pas pourquoi le travail demandé serait respecté en droit, et pas en anglais, dès lors qu'il s'agit purement d'anglais juridique, et pas d'un article du Times sur la folie Barbie à New-York.

 

Pour moi, la réponse est toute simple et c'est non. Je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait un niveau suffisant en anglais pour pouvoir bénéficier de cours de droit. Du coup, une forte pondération pour l'anglais, des moyens de coercition, pénaliser l'échec... je suis évidemment contre.

 

Il ne s'agit pas d'avoir un bon niveau d'anglais pour bénéficier de cours de droit. Seulement, Assas se veut une fac qui forme d'excellents juristes ? Je pense perso qu'un bon juriste sur le marché du travail aujourd'hui, c'est un juriste qui maîtrise au moins une langue étrangère. Soit c'est une fac qui se veut concurrentielle, soit pas. Mais être concurrentiel aujourd'hui, c'est sans doute pas rester collé à sa langue maternelle.

Alors oui, tu pourras valider tous tes diplômes en ne parlant pas un mot d'anglais. Mais le jour où les recruteurs se rendront compte que les étudiants d'assas ne parlent pas un mot d'anglais, alors que ceux de paris X, XII ou que sais-je ont un bien meilleur taux de bilingues, je suis pas sûr que la réputation de la fac tienne longtemps... Pour l'instant, ce qui la sauve, c'est que les étudiants vraiment motivés se débrouillent seuls pour apprendre la langue. Et ça n'a rien à voir avec formation de base dispensée à la fac.

Modifié par Cameleon

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